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1,1
II
Bulletins d'arboriculture,
de culture potagère et de floriculture
TT
J^iUllT
3 2044 106 335 656
<S,A.B»lt
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arnollr ^rboretum i/i&rarg
THE GIFT OF
FRANCIS SKINNER
OF DEDHAM-
IN MEMORY OF
FRANCIS SKINNER
(H. C. i86a)
Received (0^^' 'J^H
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BULLETINS
D'ARBORICULTURE
DE FLOEIOULTUEE
° - . ET .
DEÇU LT U RE POTAGÈRE
. , ^^ RÉDIGÉS PAR
Fr. Btxrvonioli, Éd; Fynaert^ Ém. Bodigas, H. J. Van Huile
Profesaenrs à l'Ecole d'horticulture de l'Etat
annexée au Jardin botanique de l'Université de Gand
ORGANE DU
CERCLE P'AEBORICULTURE DE BELGiaUE
FONDÉ EN 1864
1876
GA-ND
AU SECRÉTARIAT DU CERCLB D'ARBORICULTURE
^ •' ^ ■■-•»■" l^^y^:*-\.. ^■i^:"'^^^ > ^ . ^ ... cf-'-' ;iHh„ÇioaaIp
L'édition complète des BULLETINS se compt ae de :
l'B SÉRIE.
Francs.
1866. — Un vol. ia-8o de 98 pages 2 00
id. id. en langue flamande . 2 00
1866-1867. — Un vol. in-8« de 289 pages, enrichi de 20 figures
dans le texte (français et flamand) et de 4 planches. . .5 00
1868. — Un vol. in-8» de 312 pages, illustré de 6 gravures dans le
texte (français et flamand) e( de 4 planches 5 00
1869. — Un vol. in-8<» de2C4 pages, 16 fig. dans le texte, i planche
gravée (texte français) 5 00
-* — id. id. id. (flamand) 5 00
1870. — Un vol. in-8« de 500 pages, 21 figures dans le texte, 2 plan-
ches gravées, 1 portrait (texte français) 5 00
— — id. id. id. (flamand)* 5 00
1871. -- Un vol. in-8o de 304 pages, 22 fig. dans le texte, 1 planche
noire, I portrait, i planche coloriée (texte français) . . 5 00
— — id. id. id. (flamand) ....*... 5 00
— Le jardin d'agrément et le potager — supplément aux Bulletins
pour 1871, in-8<», 96 pages, 15 gravures dans le texte . . 2 00
Les vol. de 1866-1867 et de I8(>9 étant épuisés, les éditeurs offrent de les
racheter au prix de dix francs ou de les reprendra en échange d'un" volume
de la nouvelle série avec planches coloriées
Les années 1868, 1870, 1871 sont disponibles séparément au prix de publi-
cation, en petit nombre d'exemplaires.
2« SÉRIE
avec planches coloriées,
1872. — Un vol. in-8<» de 384 pages, enrichi de 31 gravures dans le
texte, 1 pi. noire, 1 portrait et 12 planches coloriées de
fruits (français) . . . 10 00
id. id. id. (flamand) 10 00
1878. — Un vol. in-8® de 388 pages, illustré de 63 figures dans le
texte, 1 portrait, 2 planches noires et 12 planches coloriées
(français) 10 00
id.* id. id. (flamand) . . 10 00
1874. — Un vol. in-8° de 384 pages, 37 figures dans te texte, 2 por-
traits, 2 grandes planches noires et 12 planches coloriées
(français) 10 00
id. id. id. (flamand) 10 00
1876 — Un vol. in-8«de 384 pages, illustré de 40 figures dans le
texte, 1 portrait, une grande planche hors texte et 12 plan-
ches coloriées (français) 1000
id. id. id. (flamand) . . 10 00
1876. — Un vol. in-8o de 384 paees, illustré de 50 figures dans le
texte, un portrait et 12 planches coloriées (français) . . 10 00
id. id. id. (flamand) 10 00
La 2'»* série des Bulletins est entièrement disponible dans les deux langues.
La collection complète étant devenue très rare, les éditeurs sont disposés
à reprendre au double du prix de publication les volumes manquants.
Prière d'adresser les off'res à M. VAN HULLE, au Jardin botanique de
Gand.
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BULLETINS D'ARBORICULTURE
DE FLORICULTURE
ET
DE CULTURE POTAGÈRE
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DEPOSE CONFORMEMENT A LA LOI
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BULLETINS
D'ARBORICULTURE
DE FLORICULTURE
DE CULTURE POTAGÈRE
RéDIGéS PAR
Fr. BarTenich, Éà. Fynaert, Ém. Bodigas, H. J. Van Halle
Professeurs à l'École d'Horticulture de l'Etat
annexée au Jardin botanique de l'Université de Gand
ORGANE DU
CERCLE. D'ARBORICULTURE
DE BELGIQUE
FONDÉ EN 1864
1876
GAND
IMPRIMERIE ET LITHOGRAPHIE C. ANNOOT-BRAECKMAN
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CONSEIL D'ABMINISTRÂTIOU
DU CERCLE D'ARBORICULTURE DE BELGIQUE.
Président:
Vice^PrésidefUs :
Secrétaire général :
Secrétaires adjoints :
Trésoriers-
Bibliothécaire :
Conseillers:
Année 1876.
MM.
LE Comte de KeRCHOVE DEDENTERaHEM.
F. RoDiGAS, H. J. Van Hullb.
Ém. Rodigas.
Ch. De Vis, Et. Griffon.
Fr. Burvenich.
Éd. Pynaert.
H. Berghgracht-de Raeve, V. Biebuyck,
L. Boddaert, F. Crépin, Osw. de Ker-
CHovE DE Denterghbm, J. N. Horde-
BiSE, Ad. Wiringer.
sténographe du Cercle: A. Bastenier.
Président :
Membres:
COMITÉ CENTRAL.
MM.
OswALD DE Kerchove DE Denterghem, à Gand.
Fr. Burvenich, à Gendbrugge ;
Éd. Pynaert, rue de Bruxelles, 142, à Gand ;
Ém. Rodigas, boulevard du Château, 4, à Gand;
H. J. Van Hulle, au Jardin botanique, à Gand.
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CERCLE D'ARBORICULTURE DE BELGIQUE.
Admissions prononcées en décembre 1875.
3"° SÉRIE. — Membres protecteurs.
MM.
Bruynsteen (Ch.), arboriculteur, Audenarde; présenté par
M. J. De Wilde.
DeKoninck (Joseph), jardinier chez M. H. Rey, Droogenbosch
(Brabant); présenté par M. Van Huile.
Geernaert (B.), pépiniériste, Sleidinge; présenté par M. Van
Huile.
Haeck-Poelman (Léop.), propriétaire, quai des Moines, Gand;
présenté par M. Vande Male-Lanszweert.
Leva-Sifroid, propriétaire, La Madeleine lez Lille (Nord) ; pré-
senté par M. Éd. Pynaert.
Roville, propriétaire, Gerbeviller (Meurthe et Moselle); pré-
senté par M. Ed. Pynaert.
Schietse, instituteur en chef, Middelbourg (Flandre Orientale);
présenté par M. F. Burvenich.
Sommen (Joseph), jardinier chef au château de Gerbeviller
(Meurthe et Moselle), France; présenté par M. Éd. Pynaert.
Van Naemen, propriétaire, Saint-Nicolas ; présenté par M. Éd.
Pynaert.
Verbeke (Aug.), jardinier chez M. le baron Grenier, Gavere;
présenté par M. J. De Wilde.
Voets (V.), propriétaire, Diepenbeek (Limbourg) ; présenté par
M. F. Burvenich.
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— 6 —
Les pèches et les raisins de rEzposition inter-
nationale de fruits, à Oand(^).
Une plume plus expérimentée que la nôtre décrira sans doute
la splendide Exposition de fruits dont le Cercle d'arboriculture
de Belgique vient d'offrir le spectacle. Nous nous permettons
d'en dire quelques mots, afin de passer en revue les pèches et
les raisins.
Et d'abord les pèches. Dans cette saison avancée, on ne devait
guère s'attendre à rencontrer parmi les pèches vineuses et les
succulentes nectarines que les variétés tardives qui en général,
ne sont ni les plus belles ni les meilleures ; et cependant quels
magniâques fruits, quel superbe coloris ! Parmi les pèches de la
collection que M. Maurice de Ghellinck de Walle avait exposée,
nous avons admiré plusieurs fruits d'élite, pèches et nectarines,
entre autres Lori Palmersion, Lady PalmersUm, variétés des
plus distinguées dans celles que M. Thomas Rivers, Theureux
semeur de Sav«rbridgeworth, a eu la bonne fortune de produire.
Le regretté président du Cercle d'arboriculture fut heureusement
inspiré quand il introduisit dans la Flandre ces nouvelles varié-
tés pleines de vitalité, robustes et fertiles, appelées à détrôner
les variétés décrépites, que l'âge a rendues sujettes à mille ma-
ladies. Nous partageons avec conviction l'opinion émise par
M. P. de Mortillet à l'égard de la dégénérescence des variétés
fruitières : le temps amène sur son aile la destruction ; tout
dans la nature subit la suprême loi : ou mourir ou se métamor-
phoser. Il importe donc d'encourager la production des variétés
ou si l'on veut, la conservation de l'espèce, par la voie des semis,
afin de remédier à ce que les procédés factices de l'horticulture,
le bouturage et la greffe, ont d'affaiblissant.
(l) La notice qui suit a été remise à la Rëdaction peu de jours après
la clôture de PEzposition. L'abondance des matières n'a point permis
de la livrer plus tôt à Pimpression. Béd.
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Mais poursuivons notre rapide examen. Les Double Montagne
et les Madeleine de Zoisel, de la collection de M. le professeur
DugnioUe, sont des fruits exquis et de toute beauté. M. Baltet,
l'excellent auteur de rArt de greffer^ montre de superbes
exemplaires de pèches telles que Boulez, Tardive d'Oullins, Belle
de Toulouse et bien d'autres. Les Madeleine blanche, mûries
en plein vent, à Courtrai, sont ravissantes. Elles fournissent
un argument de plus en faveur de la culture du Pêcher sans
abri, en petites formes , demi tiges , buissons et surtout
colonnes ; seulement, il s'agit de faire choix de variétés jeunes
et d'une robusticité qui les mette à même de braver les intem-
péries de notre climat trop capricieux et trop variable.
Dans un petit coin, nous faisons une trouvaille intéressante :
deux semis belges. L'un, désigné aous le nom de Marie de Bor-
deaux, est une grande et belle pèche jaune, issue probablement
de V Admirable j aune (^) ; Tautre, sans nom, nous semble provenir
de la Chevreuse tardive. Ces deux fruits sont exposés par un
élève de l'École d'horticulture de Gand, M. Omer Van Lierde,
de Scheldewindeke.
Nous regrettons l'absence à l'Exposition de la pèche également
obtenue de nojau, par M. V. Liefmans, d'Audenarde. C'est un
fruit moyen, légèrement aplati au sommet, à suture peu pro-
noncée; peau mate, d'un blanc d'ambre, veinée, striée de rose du
côté exposé au soleil (2). Chair très fine, compacte, d'un blanc
(1) Telle est aussi Vopinion de plusieurs membres du Congrès à qui
ces fruits furent soumis. Les pêches à chair jaune sont beaucoup culti-
Tées à Bordeaux, et c'est de cette ville que provenaient les fruits dont
les noyaux furent semés ici. B^d.
(2) Le Comité central a mis à l'étude le jrain de M. V. Liefmans,
gain très remarquable et d'autant plus heureux qu'il reproduit dana
ses meilleures qualités un fruit très apprécié naçruère et qui tend à
disparaître. On ne peut mieux le comparer, en effet, qu'à une Mode'
leine blanche bien venue. Ajoutons à cela que l'arbre est d'une fertilité
hors ligne. M. Aug. Tahon, d'Audenarde, s'est empressé de mettre
cette variété en multiplication, et M. de Pannemaeker en a fait une
belle planche coloriée destinée à paraître dans notre Bulletin.
Éd. P.
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— 8 —
jaunâtre sans teinte de rouge, sans filaments, se détachant
parfaitement du noyau. Celui-ci est ovale arrondi, à sutures
peu profondes ; couleur blanc jaunâtre. La saveur de ce fruit est
sucrée, parfumée et vineuse. Maturité, en plein vent, fln d'août.
Une autre pêche encore peu connue est celle de M. l'ingé-
nieur De Munter. Probablement se reproduira-t-elle de noyau ,
comme la belle et bonne pêche éCOignies,
L'avenir de la culture du Pêcher réside, suivant nous, dans le
semis successif des noyaux de pêches provenant elles-mêmes
d'arbres francs de pied. Ainsi les bons fruits viendront remplacer
ce que nos campagnards appellent p^r^m^e^, ces fruits sauvages
qui ne valent pas la place que l'arbre occupe.
Mais voici ce que M. le D' Pigeaux appelle, dans son langage
énergique, c les pilules de soleil. > Les tablettes des raisins de
MM. Lane et fils éblouissent la vue. Les grappes de Trébliano
(blanc) et de Barbarossa (noir(l)) ne sont que des grappes de
montre, mais elles sont énormes.
Les Muscai Bowood, d^ Alexandrie, Eambro (Hambourg),
Pince' s, sont des exemplaires parfaitement bien venus. Mais le
Madre^eld court Muscat prime tout : grappe et baies sont
superbes. Le Duke ofBuccleugh est également admirable. En
voici la description , d'après Téminent pomologue anglais ,
D' Robert Hogg.
Duhe of Buccleuçh. — Grappes grandes, longues de 8 à
10 pouces, largement ramifiées. Rafie épaisse, même grossière
et charnue. Grain énorme, arrondi, avec tendance à s'aplatir
aux pôles. Peau mince, d'un vert pâle d'ambre; mais à parfaite
maturité, d'un bel ambre doré. Chair tendre, très juteuse avec le
goût prononcé d'un Black Hamburgh, relevé et riche, extrême-
ment agréable. Les baies possèdent rarement plus de deux
pépins et la pulpe contenue dans une seule baie est vraiment
(1) Il existe deux variétés de Barbarossa ; mais le type est couleur
ambre doré.
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— 9 —
considérable. De tous les raisins blancs, c'est celui qui a le plus
gros grain. La vigne réussit bien et se comporte comme le Black
Hamhirgh; cependant le raisin mûrit quelques semaines avant
ce dernier. Le cep est robuste et vigoureux comme Canon-
Bail; il est en outre fertile et fructifère. Cette variété est un
gain de M. W. Thompson, de Clavenforth. Il obtint le certificat
de première classe à la Société royale d'horticulture de Londres,
en 1862. Ce magnifique raisin, presque un inconnu pour nous,
prendra place à côté de ses rivaux : Golden Champion, Golden
Queen, M'* Pearson, Waltham Cross,
En face des produits de TAngleterre, nous trouvons ceux
d'un vétéran des expositions florales belges, M. Ambroise Ver-
schaffelt, qui ne craint pas d'entrer en lutte avec MM. Lane. Sa
défaite est encore une victoire, tellement ses fruits sont beaux.
La grappe de BucUand Sweetwater est sans contredit la mieux
réussie de l'Exposition. Quel beau coloris d'ambre doré! Quelles
pilules de soleil !
Le Muscat provisoirement nommé Charles Alberdienst et le
Black Alicante égalent, s'ils ne surpassent les Hamburgh ou
Frankenthaler divers. Voilà deux variétés exquises qui peuvent
figurer à tout concours et orner la plus riche table.
Les longues files de raisins suspendus et constituant la coUeC'^
tion remarquable exposée par M. Besson, de Marseille, ces
produits du midi, de toutes les formes, ces cornichons et ces
muscats dorés ou flétris par le voyage, ne sont pas sans nous
effrayer ; d'ailleurs, timeo Danaos et dona ferentes, nous crai-
gnons le Phylloxéra, ce petit monstre qui déclare actuellement
une guerre acharnée à la plupart des vignobles de la France.
Maintenant que nous avons donné un libre cours à notre
admiration, et puisque nous tenons la plume, profitons-en pour
faire connaître aux lecteurs du Bulletin, quelques gains dignes
en tous points de prendre place au premier rang dans les cul-
tures belges. Les variétés que nous allons décrire, d'après
le remarquable ouvrage du Dr Hogg, t British Pomology, »
ouvrage que devrait posséder toute bibliothèque pomologique,
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— 10 —
ont été obtenues par M. John Pearson, de Chilwell, près de
Nottingham.
Ghilwell Alicante. — Grappe grande, longue de neuf pouces
à un pied, largement ramifiée, à rafle robuste. Le pédoncule des
baies est délié, légèrement verruqueux. Le grain est grand,
long d*un pouce et davantage, oblong ou ovale. La peau est
épaisse et membraneuse, tout à fait noire et bien couverte de
pruine. La pulpe est tendre, juteuse, sucrée et d'un goût relevé.
Pépins rarement plus de deux et d'ordinaire un seul. Excellente
variété, bien supérieure à Blach Alicante dont elle est issue.
Dr Hogg. — Grappe conique, longue d'un pied, bien rami-
fiée. Grain au dessus de la grandeur moyenne, rond, de 3/4 ou
7/8 d'un pouce en diamètre, pédoncule délié. Peau mince, mem-
braneuse, pas du tout astringente, mais douce, d'un jaune
verdâtre d'abord et puis, à parfaite maturité, ambre doré. La
chair est ferme, sucrée, chaude, avec l'arôme des meilleurs
Muscats. C'est le meilleur des Muscats blancs égalant en goût
le Chasselas musqué, mais de beaucoup supérieur quant à la
grandeur des grappes et des baies, ayant de plus l'avantage de
ne pas crevasser. Médaille de l'* classe à la Société royale
d'horticulture de Londres, en 1872.
Ferdinand de Lesseps. — Grappe semblable à celle de
Royal muscadine. Peau franchement ambrée, chair tendre,
juteuse, avec une saveur qui rappelle le mélange de l'arôme du
Muscat et de la fraise. Fruit délicieux! Médaille de première
classe à la Société royale d'horticulture, en 1870,
Golden Queen. — Grappe longue de neuf pouces, à ramures
fortes, longues, coniques et bien ramifiées. Le pédoncule du
grain est allongé, mais fort et verruqueux. Grain haut d'un
pouce et parfois long de 1 p. 1/4, oblong ou ovale. Peau mem-
braneuse, d'une couleur d'ambre clair. Chair ferme et croquante,
très juteuse, à saveur riche. C'est une belle grappe et la consti-
tution du cep est vraiment bonne. Variété issue d'une hybrida-
tion entre le Black Alicante et Ferdinand de Lesseps de même
que Mrs Pearson. Médaille de !'• classe, en 1873.
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— 11 —
Histress Pearson. — Grappe grande, longue, 9 pouces à
1 pied, conique, bien ramifiée. Ramure épaisse et robuste;
pédoncule du grain court et fort, avec un large réceptacle.
Grain long d'un pouce et de 7/8 p. en largeur, d'un ovale arrondi
Peau membraneuse, couleur d'ambre et avec une teinte rose
à parfaite maturité. Chair ferme, très juteuse^ excessivement
riche et sucrée, à saveur à la fois fine et vive. Fruit délicieux!
Le cep est d'une constitution robuste, comme le prouvent la
rafle vigoureuse, la forte grappe, le gros grain et le feuillage
épais semblable à du cuir. Médaille de 1" classe, en 1874.
Nous aurons Toccasion de signaler plus tard d'autres variétés
d'élite.
n est juste que Tobtenteur d'un fruit de mérite en exige
un prix rémunérateur. Malheureusement l'élévation de ce prix
met les nouveautés hors de la portée du grand nombre des cul-
tivateurs. Il serait désirable que nos Écoles d'horticulture
ou même nos Sociétés pussent acquérir ces primeurs, afin de les
répandre à des prix accessibles à tout le monde.
Bt a. Ceutmck,
Revue pomologique.
Les pêctaes Frans Eoelitz et Baron Dnfonr. — La 3Mi vrai-
son de 1875 de Vlllustrirte Gartenzeitunç contient le portrait de
ces deux variétés qui appartiennent aux plus belles et plus
volumineuses du genre. Elles ne mesurent pas moins, en effet.
Tune et Tautre de dix centimètres de diamètre.
La première est d'origine sud-allemande. Elle a été gagnée
par M, Wagner, jardinier grand ducal à Swetzingen. Elle
mûrit de la mi-août à la fin du même mois.
Ce qui paraît la recommander spécialement, c'est sa grande
rusticité et sa force de résistance aux gelées printanières.
Cuant à la pêche Baron Bufour, elle est déjà assez bien
connue. Elle a été figurée dans la Revue horticole de M. C. A.
Carrière et a été parfaitement accueillie dans le monde pomolo*
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— 12 -
gique, sous les auspices de la maison Simon-Louis frères, de
Metz, qui Ta mise au commerce. Les qualités essentielles de
cette variété sont : magnificence du fruit en grosseur et en
coloris, chair excellente, maturité précoce et végétation vigou-
reuse de l'arbre.
Deux poires nouvelles. — Nous avons reçu de M. Hage,
Theureux amateur de Courtrai, dont tout le monde a encore
présents à la mémoire les magnifiques lots de fruits à notre
Exposition internationale, des échantillons de deux fruits nou-
veaux, que dès à présent le Comité du Cercle a mis à Tétude.
Ce sont :
1° Beurré de Marche, — Fruit moyen, pyriforme obtus.
Chair très fine, parfumée, juteuse, de qualité tout à fait remar-
quable pour un fruit gagné à haut vent. Époque de maturité :.
novembre-décembre .
2° Beurré de Courtrai. — Plus gros que le précédent et plus
tardif. En ce moment (courant de janvier), il ne commencé pas
encore à entrer en maturité. Egalement propre à la culture en
grand, en verger, en raison de la rusticité de l'arbre.
Ces deux variétés, encore inédites, sont dignes d'être large-
ment propagées. M. Hage en offre gratuitement des greffes à
tous les amateurs, nos confrères du Cercle, qui désireraient
en essayer la culture. Éd. P.
« *
Linneons Fippin. — Il résulte d'une communication faite
dernièrement à la Société centrale d'Horticulture de France,
que la pomme Linneous Pippin qui était connue sous ce nom
en France et qui a reçu du Congrès pomologique de 1874 le
nom de Belle Jleur jaune, est connue dans les cultures anglaises
sous les noms de Tellow Belle Fleur et Seek nofarther.
»
La Poire Episcopale et le Doyenné d'Âlençon. — Ces deux
fruits sont deux variétés bien distinctes et ne peuvent aucune-
ment être considérés comme synonymes. Le goût des deux
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— 13 —
fruits diffère essentiellement, Tépoque de la maturité est autre,
ainsi que la couleur de la peau. Le Doyenné d'Alençon est
toujours fortement ponctué et taché de brun à la maturité,
ce qui n'est point le cas pour VÉpiscopale. L'eau du premier
fruit est vineuse ; celle de ce dernier fruit est plus sucrée.
Rarement le Doyenné d'Alençon se garde au delà des premiers
jours de mars. Notre confrère M. V. Biebuyck, de Courtrai,
nous a fait goûter VÉpiscopale en bonne conservation le 11 avril
dernier.
Les Raisins de PExposition. — M. Puis nous a communi-
qué la liste des variétés de raisins formant la collection
de M. Lane. Cette communication complétera les observations
de M. le D*^ Ceuterick sur le même objet. M. Lane avait
exposé en tout vingt trois grappes en deux lots ; sept grappes
étaient répétées deux fois : il sufOit donc de nommer les
16 autres.
1. filack Hamburgh.
2. Buckland Sweetwater.
5. Muscat Hamburgh.
é. Foster's seedling.
5. Frankenthaler.
6. Black prince.
7. Madresfield court.
8. Trentbam black.
9. Duke of Buccleugh.
10. Muscat d*AIexandrie. ^
H. Lady Downe's seedling.
12. Trebbiano.
15. Alicante.
14. Barbarossa.
15. Bowood Muscat.
16. M^* Pince's Muscat.
Les neuf premières variétés mûrissent parfaitement en serre
froide ou sous simple abri vitré ; les sept dernières ne con-
viennent que pour les serres ayant un appareil de chauffage.
Le Barbarossa exposé n'était point le vrai dont le grain
est plutôt rouge ou roux. Il existe deux variétés de Barbarossa,
Tune à feuilles découpées et dont le fruit mûrit plus tardivement
que celui de Tautre variété dont les feuilles sont cotonneuses.
La grappe de Barbarossa admirée à TExposition, et elle était
la plus grande, avait les grains noirs. C'était le véritable
Grros Guillaume.
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— u —
Nous ajoutons à ces détails la liste des variétés très remar-
quables exposées par M"« la Baronne van Loo-Malfait :
9. Frankenthaler Queen Victoria.
10. Lady Downe's seedling.
i 1 . Muscat Canon Hall.
i% Muscat Hamburgh.
15. Prince Albert.
1. Bruxelloise.
2. Chasselas rose.
5. Chasselas de Fontainebleau.
i. Cambridge Botanic Garden.
5. Chavousch.
6. Cypro.
7. Duc de Magenta.
8 . Frankenthaler.
14, Trebbiano.
15. Trentham black.
Raisin Oamay Nicolas.— Lors de notre Congrès de septem-
bre, un de nos confrères qui habite Carvin (Nord, France),
M. Ch, Baggio, avait apporté à titre d'échantillons quelques
grappes d'un excellent raisin noir qu'il cultive depuis longtemps
et qui, à raison de sa maturité précoce, lui semble mériter, sous
nos climats, une culture plus répandue. Plusieurs personnes
ayant manifesté le désir d'en essayer la culture, M. Baggio eut
Tobligeance de nous envoyer un paquet de boutures que nous
avons eu soin de distribuer à leurs destinataires. A l'égard de
ce fruit, M. Baggio nous a fourni la note suivante : c Autant
que j'en puis juger par mes recherches et surtout d'après les
renseignements puisés dans « La Vigne i par M. Carrière,
et c L^Ampelographie » du Comte Odart, ce raisin noir doit
être un Gamay, probablement le Gamay Nicolas, désigné
comme étant légèrement musqué. Il est vigoureux, très fertile,
se coursonne fort bien et donne des raisins même par ses yeux
de base. » Nous remercions M. Baggio de son envoi et de ses
renseignements. Ém, M.
Les Pignons perdus.
(Suite, voir Bulletin 1876, page 322.)
Par les deux modèles que nous avons déjà mis sous les yeux
de nos lecteurs (pages 260 et 324, année 1875), ils ont pu se
convaincre qu'il n'est pas difficile, même malgré quelques petits
obstacles, de garnir régulièrement les j[>ignons.
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— 15 —
Nous donnons cî-contre un dessin dans lequel nous avons fait
entrer avec intention toutes les entraves qu'on peut rencontrer.
Quoique le cadre de notre travail ne permette pas d'indiquer
les différents cas de percement pouvant se présenter dans
les pignons, nous avons tenu à figurer l'exemple d'un bâti-
ment percé d'une porte au milieu. Ce cas se présente souvent et
nous avons remarqué qu'alors on est toujours embarrassé de
Fig. 1. — Pignon avec porte centrale.
bien garnir le pignon. En effet, il est fort difficile, pour ne pas
dire impossible, d'arriver à un bon résultat avec un seul arbre.
La fig. 1 montre, qu'en plantant deux arbres, on réussit sans
peine à garnir ces pignons d'une façon à la fois avantageuse et
extrêmement élégante. L'arbre planté à droite de la porte,
garnit le côté gauche du pignon ; celui de gauche est dirigé sur
le flanc droit. Si le même pignon était percé en outre d'une
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— 16 —
lucarne dans la partie supérieure, comme dans la fig. 32,
page 324 (année 1875), on donnerait aux deux branches mères
le même écartement qui est indiqué dans ladite figure.
Les pignons bas offrant peu de surface angulaire peuvent être
garnis au moyen de la grande palmette Verrier basse tige,
comme l'indique la ôg. 3.
Fig. 1. — Palmette ponr pignons bas.
Les constructions à toitures hollandaises ou à quatre faces,
ainsi que celles à plates formes, n*offrent pas de véritables
pignons; les pans sont à surface rectangulaire et pourront de
même être garnis par une forme pleine, comme Tindique la
flg. 2.
Aux petites constructions on adossera de préférence le poirier
demi tige greffé rez-terre surcoignassier. On sait que le Beurré
StefcKmans, la Bergamotte Bsperen, le Beurré Diel, la Poire de
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— 17 —
-^^4^
Tongre, le Beurré cTAmanlis, la Louise bonne d'Avranches
ont assez de vigueur sur coignassier pour s'élever en tiges ou
demi tiges et avoir ainsi une modeste envergure de branches
douées d'une fertilité extraordi-
naire. D'ailleurs, si Ton tenait
à cultiver ainsi des variétés
plus ou moins antipathiques au
coignassier , on élèverait à demi
tige Tune ou l'autre variété for-
mant du bon bois qu'on regreffe-
rait en tête avec telle variété
qu'on désire. La fig. 3 montre
un de ces petits espaliers élevés
en tige sur pied de coignassier.
Dans le cas où l'on aurait à
garnir un pignon de deux arbres,
fig. 1, et que l'on craindrait une
exubérance de vigueur pour le
peu de surface qui reste à parcourir à chaque arbre, on
pourrait encore avoir recours aux tiges ayant le Coignassier
pour pied. Comme on le voit, il y a toujours possibilité de tirer
parti des pignons, quelles que soient leur exposition, leur
étendue, leur forme et leurs dispositions particulières.
Peut-être nous reprochera-t-on d'avoir été trop exclusif à
regard des essences fruitières que l'on pourrait cultiver dans
les conditions en question. Notre intention n'est pas de pronon-
cer l'impossibilité de la culture d'autres arbres que des poiriers.
Certes non, mais c'est l'arbre qui s'y prête le mieux et avec le
plus d'avantage, en ce sens que partout le fruit est d'une vente
assurée et facile, que Tarbreestleplus docile à conduire et le plus
rustique. Ces réserves faites, nous accorderions volontiers une
place au pignon sud à un pêcher haute tige vigoureux de noyau
ou greffé sur prunier franc ; il y donnerait un beau rapport
chaque fois que l'impossibilité de l'abriter n'aurait pas donné
aux gelées tardives trop facilement raispn 4e sa délicate fleur.
Fig, 3. — Espalier sar coignassier
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- 18 —
La Pêche d^Oiçnies^ franche de pied, conviendrait à cette culture.
Nous avons vu un pignon presque totalement couvert d'un
Brugnon de Filigny de noyau et produisant une profusion de
beaux fruits. Toujours les abricotiers en espalier à haute tige,
quand on ne les greffe pas sur myrobolan, mais bien sur prunier
vigoureux de semis, donnent à bonne exposition d'abondantes
récoltes.
Au Congrès pomologique réuni à Gand, M. Baltet a appelé
spécialement l'attention sur le beau produit de rAbricotiercultivé
en éventail à haute tige.
La Cerise du Nord ou griotte n'est jamais plus fertile qu'en
haute tige; sa culture pourrait, dans des cas donnés, faire
compte aux pignons mal exposés, de même que celle de la
Cerise de Charmeux et la Belle de Chatenay.
Nous ne parlons pas du Pommier; on est si habitué à
dédaigner sa culture hors du verger, qu'aucune expérience n'est
encore venue nous affirmer si oui ou non il serait possible
d'obtenir à l'exposition de l'ouest par exemple, de bons résultats
avec la culture à haute tige en forme palissée du pommier
Calville blanc, Reinette franche. Reinette grise au Haute lonté et
autres variétés de !'• qualité dont la culture en plein verger ne
réussit que rarement. Notre confrère M. Ch. Baltet nous
affirme que cette culture a toute chance de réussir, à la condition
que l'on prenne le doucin pour sujet et non le pommier franc.
Toutefois, il est hors de doute que dans ces conditions, nous
aurions à compter plus que partout ailleurs avec le puceron
lanigère.
{Sera continué.) Fr. Burvenich.
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— 19 —
Le Raisin Comte de Eercliove.
Les initiés seuls se seront arrêtés devant les raisins obtenus
de semis par M. Besson, de Marseille. Ceux-là seuls qui savent
apprécier la nécessité du renouvellement des variétés fruitières
par les semis, peuvent apprécier à sa juste valeur l'importance
des travaux de Thorticulteur marseillais. Sa collection, quoique
riche et nombreuse, n'attirait pas Tœil, ne produisait pas
réblouissement du groupe merveilleux de MM. Lane, de Berk-
hampstead. Il faut dire aussi qu'elle n'avait pas été soumise à
ce mode à' entraînement, au procédé spécial de culture en vue
des expositions, dans lequel nos voisins d'Outre-Manche excellent.
Toutes les grappes de M. Besson étaient venues en plein air,
naturellement, devrait-on dire, sans soins spéciaux, sans éclair-
cissage et sans cisellement, et Ton sait combien ces opérations
bien exécutées ajoutent à la grosseur des grains.
Parmi les semis de M. Besson, un des plus beaux était
le n*» 402, dont M. le Comte de Kerchove, président du Cercle
d'arboriculture, a bien voulu accepter la dédicace. Le Comité
de rédaction en a fait peindre un modèle d'après des échantillons
d'une dimension un peu restreinte, afin de pouvoir figurer
le dessin dans le format de notre publication.
Nous avons la conviction que cotte variété nouvelle a
de l'avenir. Nous n'avons pu jusqu'ici que déguster quelques
fruits mûris sous le soleil généreux du midi de la France.
Mais nous ne doutons pas que dans une serre ou même sous
simple abri vitré, elle n'atteigne aisément sa complète maturité
dans nos contrées septentrionales et ne constitue une des meil-
leures variétés pour la culture sous verre.
Nous complétons celte courte notice en reproduisant l'extrait
suivant du Rapport de la Société d'horticulture de Marseille,
au sujet de ce nouveau gain.
c 402. — Vigne très vigoureuse et fertile, d'un feuillage
fort et plein; grappe allongée à gros grains arrondis et dorés.
Goût de muscat très prononcé. » Éd. PynaeH.
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^ 20 —
Coup d'œil sur rarboriculture dans le
Danemark.
Peu de branches de Thorticulture ont fait autant de progrès
que rarboriculture fruitière. Si c'est en France qu'il faut cher-
cher les premiers maîtres dans Tart de la taille des arbres, si
c'est là encore que la culture a le plus avancé, les heureux
résultats qu'on y a obtenus, n'ont pas échappé à l'observation des
voisins immédiats et les Belges surtout n'ont pas tardé à se
mettre à l'œuvre.
On sait tout ce que le Gouvernement belge a fait dans
l'intérêt de l'agriculture et de l'horticulture; mais parmi les
mesures qu'il a prises, celle qui devait produire le plus grand
résultat et qui l'a produit, est l'institution de renseignement
théorique et pratique, public et gratuit, de l'horticulture orga-
nisé dans tout le pays.
Dès le principe, nos Écoles d'horticulture furent peuplées nou
seulement par des élèves régnicoles, mais bientôt en grande
partie par des étrangers, à tel point que certaines personnes en
firent un grief à nos gouvernants. Heureusement on ne fit
aucune attention à ces appréciations égoïstes, et annuellement
Allemands, Hollandais, Américains, Danois, Espagnols, Russes,
et même des Français, fils de nos premiers maîtres, sont venus
s'asseoir sur les bancs de nos écoles et étudier nos procédés de
culture.
Dans les premières années, les conséquences de ce régime ne
pouvaient guère être appréciables : les élèves étrangers sortis de
nos écoles, formés à nos conférences, guidés par nos livres ou
exercés à nos travaux, devaient non seulement se tremper
encore par l'expérience, mais se frayer un passage à travers le
monde et démontrer aux incrédules combien les procédés ratio-
nels sont supérieurs à la vieille routine.
Tout cela a pris du temps ; mais petit à petit et à mesure qu'on
a pu les comparer, les idées nouvelles, les procédés raisonnes ont
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- 21 —
éveillé rattention des amateurs les plus clairvoyants; ceux-ci
se sont à leur tour mis bravement à Tœuvre et aujourd'hui
seulement se montre dans certains pays ce qu'un de nos
correspondants nous désigne comme la fin du commencement.
Il est à peine besoin de le dire, la Belgique ne perdra rien à
cet état de choses, bien au contraire : ceux qui sont venus s'j
instruire, s'empressent aussi de s^j approvisionner de plan-
tes, et cela est tellement vrai, ce que les pays du Nord nous
prennent d'arbres fruitiers est tellement considérable, que nous
connaissons des hommes qui ont renoncé à une belle position
pour se faire pépiniériste et organiser dans leur pays une école
d'horticulture à l'instar de ce qui existe en Belgique.
Tel est le cas pour M. Stephan Nyeland, jadis professeur à
l'Académie d'agriculture de Copenhague. Il nous fut adressé
d'abord par un de nos amis danois, M. Tyge Rothe, autre vail-
lant promoteur de l'horticulture. Pendant le peu de temps qu'il
demeura chez nous, nous lui donnâmes les premières notions
d'arboriculture fruitière et de taille d'arbres. M. Nyeland séjourna
ensuite à Vilvorde. Rentré dans son pays et promu dans ses fonc-
tions de professeur, il s'attacha surtout à inculquer à ses élèves
les principes arboricoles qu'il avait puisés lui-même à l'étranger.
Il s'est établi récemment pour son propre compte comme pépi-
niériste, et il a annexé à son établissement une école libre
d'arboriculture.
Nous relatons ce fait pour démontrer que l'avenir de l'arbori-
culture doit être considérable, que les eflfbrts tentés dans son
intérêt sont très significatifs, lorsque des hommes en excellente
position quittent celle-ci pour s'adonner entièrement et exclu-
sivement à cette branche spéciale du commerce horticole.
D'un autre côté, il paraît que tout est encore à faire dans ce
pays du Nord ; aussi les quelques hommes compétents qui s'y
rencontrent, sont très appréciés ; ils ont fort à faire et, il faut le
dire en leur honneur, ils ne laissent échapper aucune occasion
pour pousser au progrès. C'est ainsi que notre ami, M. Tyge
Rothe, directeur des Jardins royaux, à Copenhague, a eu soin
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— 22 —
de réserver, dans les dépendances du nouveau Jardin bota-*
nique qu'il est chargé de créer, une assez grande étendue de
terrain qui sera exclusivement consacrée à renseignement de
Tarboriculture, à la culture et à la taille des arbres fruitiers.
Un autre promoteur est M. Djbdahl, et si ce n'est pas avec la
serpette ou la bêche qu'il travaille, il rend avec sa plume
d'autant plus de services. Il ne se passe presque pas de mois que
dans son excellent journal mensuel, le Tidsskrift for Have^
vasen, il n'y ait un article arboricole ou pomologique ; il y
émet des idées sur ce qu'il y aurait encore à faire, passe en revue
tout ce qui se produit dans son pays, et cite, recommande avec
chaleur ce qu'il trouve de bon et d'imitable dans les publications
étrangères. De notre Bulletin en particulier il parle souvent avec
éloge et en reproduit, en les citant, articles et figures. Tout
cela, on le comprend, entretient singulièrement le feu sacré chez
ses compatriotes.
Le plus courageux peut-être est M. Hofman Bang, ama
teur, propriétaire, qui possède des cultures arboricoles très
étendues à sa campagne d'Odense. D'aucuns prétendent que
c'est un arboriculteur fanatique, que ses idées et les systèmes
qu'il préconise ne sont pas toujours pratiques. Nous n'avons
jamais vu ses cultures; mais quand nous voyons un homme de
près de quatre-vingts ans quitter encore le Danemark pour venir
en France et en Belgique, visiter les cultures et y acquérir
des milliers de sujets pour les cultiver chez lui et les distribuer
ensuite à ses fermiers ; quand cet homme, dans la visite qu'il
vous fait, ne parle durant des heures entières et avec passion
que d'arboriculture et de taille ; quand enfin les lettres qu'il
vous adresse sur telle ou telle expérience tentée par lui,
n'ont jamais moins de 6 à 8 pages de fine écriture, nous disons
qu*il faut être doué d'une énergie, d'une volonté exceptionnelles
et que les efforts qu'il fait ne peuvent que tourner à l'avantage
de l'arboriculture.
Au surplus, M. Hofman Baiig ne pratique pas seulement,
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il écrit et publie aussi des brochures (1); nous reproduisons
ci-dessous quelques figures qu'il a bien voulu nous adresser.
M. Hofman Bang convient que chez lui, domme chez nous, la
culture en verger est la plus productive ; aussi fait-il tout son
possible pour faire comprendre à ses compatriotes que leurs
arbre» ont besoin d'être régénérés quant à leur constitution et
Fig. i. — Cordons doubles.
que les variétés de fruits surtout laissent beaucoup à désirer.
Toutefois, il ne se dissimule pas que les arbres en haut vent
ont énormément à souffrir dans son pajs si
exposé aux ouragans, et que d'ailleurs, neuf
fois sur dix, le véritable amateur tient à
jouir plus vite et à pouvoir soigner lui-
même ses arbres.
Dans ce but, et frappé, comme il nous le
disait, par les bons résultats que nous obte-
nons au moyen des petites formes d'espa-
lier, il les a imitées et parfois il a très bien
réussi, ainsi que le montre la ûg. 4. ^^«' »• - ^^^^""'^ «*^«-
Ayant à se plaindre de la quantité et de la vigueur des bour-
(1) Voir Bulletin, année 1872, p. 256, une notice bibliographique de
notre confrère M. Ém. Rodigas.
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Fig. 6. — Bank form.
- 24. —
geons qui se développent toujours sur Farrête supérieure,
quand on ne soigne pas bien
rébourgeonnement et le
pincement, il imagina une
série de tortures dont les
figures 5 et 6 donnent une
idée. Courber la branche
mère et y laisser se former
(en B) un dépense-sève,
tel était son système et
il lui a assez bien réussi,
assure-t-il ,àtel point même
qu'il ne procède plus autre-
ment ; mais il y a apporté
du perfectionnement.
Il n'établit donc plus que ce qu'il, appelle son Bank form ^
Pour l'obtenir, il commence par
planter des cordons horizontaux
à deux bras et quand ceux-ci
se touchent, il les greflPe par ap-
proche àTétat herbacé, comme
le montre la figure 7. Puis il
y laisse se développer, à des
distances régulières et conve-
nables, des gourmands qui ne
sont en principe que des dépense'
sève, mais qu'il incline après
^ très obliquement et en les
faisant, à l'aide d'attaches,
zigzaguer comme l'indique la
figure 8. Quand ces branches
ont acquis environ deux mètres
,. , ^ „ ^ de longueur, il les réunit en
Fig. 7. —Greffe par approche. © * .
un nouveau cordon horizontal, où la greffe par approche inter-
vient encore, et sur ce cordon il laisse se développer autant de
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— 25 —
gourmands ou dépense-sève que la trop grande vigueur des arbres
le rend nécessaire. Ensuite
il traite ceux-ci en cordons
verticaux ou les fait dispa-
raître suivant le besoin.
Nous ne savons jusqu'à
quel point ce système est
recommandable ; toujours
est-il que M. Hofman Bang
en est très enthousiasmé.
Là, du moins, dit-il, je Flg. s. - cordons obliques.
cueille de beaux et beaucoup de fruits : un peu de paille ou
des roseaux répandus sur mon Bank-form, j préserve les fleurs
des gelées printanières, et les vents d'automne, qui anéantis-
sent si souvent les plus belles récoltes sur nos arbres de plein
vent, sont tout à fait inoffensifs sur mon Bank^form,
Le système suivi par M. Hofman Bang, quand bien même il
paraîtrait quelque peu excentrique, n'est donc pas sans mérite.
n prouve dans tous les cas que les efforts tentés dans le domaine
de l'arboriculture sont loin d'être nuls dans le nord de TEurope
et qu'avec le sérieux et la dextérité propres à ce peuple, il
marche à pas rapides sur nos traces.
H. J. Van Huile.
Les arbres à branches renversées.
Depuis qu'on s'occupe de la taille et de la conduite rationelles
des arbres fruitiers, on a vu, outre les formes les plus fantasti-
ques et les plus diverses, préconiser pour les branches charpen-
tières toutes les directions imaginables : depuis les branches
coudées dans le système suivi par les Chartreux et par Cadet
deVaux, jusqu'aux branches verticales ascendantes, les branches
obliques à 45**, les directions sinueuses, celles à effet con-
traire, les cordons géniculés et en escalier, les branches con-
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26
duites en tire-bouchons et jusqu'aux branches tout à fait
horizontales et à l'inclinaison à 112" i/s sans négliger la fraction.
Jusqu'ici, il n'était encore venu à
l'esprit de personne de recommander
des formes dont les branches partant
du haut d'une tige plus ou moins élevée,
descendent verticalement vers la terre
comme de gigantesques stalactites. C'est
ce que MM. Maître et Dolivot ont osé !
M. Dolivot, Fauteur du curieux et
intéressant livre portant pour titre :
Les arbres fruitiers à branches renver-
sées, ne s'est pas fait illusion sur
l'accueil que le public ferait à son tra-
vail ou plutôt de la première impres-
sion que produirait son système, qui
va à rencontre de toutes les doctrines
répandues, de tous les principes pro-
fessés, de toutes les méthodes généra-
lement pratiquées. M. Dolivot s'est
attendu à toutes les objections et ce ne
sera pas pour lui une surprise d'ap-
prendre que ceux qui jugent à la légère,
traitent son système d'aberration, de
produit insensé d'une imagination ma-
lade, ou de toquade d'un maniaque, ou de
s'entendre appeler libre penseur de la
sève, révolutionnaire arboricole, M. Doli-
vot aurait pu éviter les appréciations
de ses détracteurs en se tenant sur les chemins battus,
changeant une forme par-ci, mettant un degré d'inclinaison
de plus ou de moins, pinçant à 4 feuilles au lieu de rogner
à cinq. 11 aurait pu, dans la même voie, se combler de dédi-
caces arboricoles : taille Dolivot, pincement Dolivot, palis-
sage Dolivot, palmette Dolivot. Mais il n'était guidé par aucun
Cordons verticaux
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— 27 —
mobile d*intéret personnel ou d'amour propre. Comme il le
déclare lui-même, sa seule ambition est de devancer les jouis-
sances et d'accroître le bien-être de ceux qu'il pourrait réussir à
convaincre en livrant à la publicité la méthode quelque para-
doxale qu'elle puisse paraître, dont M. Maître, homme persé-
vérant et consciencieux, et lui-même ont obtenu les plus beaux
résultats.
Mais comme l'auteur le dit très bien, en citant une réflexion
philosophique peu
encourageante pour
lui. I Quand une idée
nouvelle surgit dans
ce monde, quand un
homme vient ensei-
gner à ses sembla-
bles des procédés
nouveaux pour aug-
menter leur bien,
être, on peut être
certain , que dans
l'un ou l'autre cas,
quatre-vingt-dix-
neuf individus sur
cent le repousse-
ront. »
Nous rappellerons
à ce même propos,
que lorsqu'il y a un Flg iO. — Espalier à branches renversées.
peu plus de vingt ans, le célèbre professeur Dubreuil faisait
connaître son système des plantations rapprochées, on a jeté les
hauts cris. Des arbres plantés à 30-40 centimètres ! Mais c'est
une dérision î Cette idée a été couvée dans un cerveau malade !
Tout cela est fort beau sur papier, mais dans l'exécution ce
sera autre chose. On sait aujourd'hui ce que valurent toutes ces
exclamations et les vives attaques dirigées contre Tinventeur
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d'un système qui est devenu d'une application générale, le seul
qui réponde complètement à cette question qui résume le but
de Tarboriculture :
Produire dans le plus petit laps de temps possible autant de
fruits qu'on peut en récolter sur une surface déterminée sans
nuire à l'existence des arbres.
Si le système Dolivot ne peut être appliqué partout et pour
tous les arbres, il est appelé à rendre de grands services dans
la restauration des arbres vigoureux qui ne fructifient pas,
et il offre des fantaisies utiles pour bien des autres cas. Il aura
enfin un avantage et ce ne sera pas le plus minime, celui de
faire réfléchir et de faire méditer les hommes de profession ;
presque tous nous sommes trop enclins à nous attacher quand
même à ce qui est et à ce que nous connaissons. Je ne le dissi-
mule pas, l'auteur des arlres à branches renversées aura atteint
un but dont lui-même ne s'est peut-être pas douté. Je ne suis
nullement d'avis de recommander le système de M. Dolivot à
l'exclusion de tout ce que nous pratiquons aujourd'hui. Mais il
entre tout aussi peu dans mes intentions d'en parler avec
dédain. Je désapprouve les hommes de profession qui veulent
arrêter l'élan de ceux qui n'ont pour but que le progrès et la
propagation des choses utiles et qui par la publicité de leurs
essais et de leurs découvertes, contribuent à élargir le domaine
de la science. Comme le disait dans son discours humoristique,
le savant Docteur Pigeaux, au Congrès pomologique de Gand,
la prévention systématique est un malheur pour la culture
fruitière.
Quand il s'agit de ces hâbleurs qui veulent effacer tout le
monde, tout bouleverser pour ne rien mettre à la place, de ces
Mangin^ de Tarboriculture, je suis le premier à les désigner.
Nous dirons enfin à ceux auxquels il semble entièrement
impossible de conduire les branches dans la direction inverse
indiquée par M. Dolivot, qu'il y a dans les agissements de la
nature quelquefois des mystères dont la clef échappe à nos
investigations. D'ailleurs, la question de la sève n'est pas
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encore résolue au point de vue de rarboriculturé, et la méthode
Dolivot pourrait bien contribuer pour une certaine part à
rélucidation de cette base des théories qui doivent guider le
praticien.
Comme le dit fort bien M. Dolivot, il en coûte peu de tenter
un essai de cette méthode. Le caractère destructif consiste dans
le renversement complet des branches et leur direction perpen-
diculaire, c'est à dire que toutes les branches doivent partir du
haut pour être dirigées vers le sol. On peut donc varier les
formes à Finâni et imiter à rebours presque toutes celles à
branches verticales, telles que Palmette Verrier, Vases, Candé-
labres, et jusqu'aux formes les plus compliquées (fig. 9 et 10).
Nous ne pouvons entrer dans les détails de ces formes, nous
ne recommandons pas Touvrage de M. Dolivot comme un livre
classique, un Vade mecum à mettre entre les mains du
premier jardinier venu, mais nous n*hésitons pas à déclarer
que tous les amateurs, tous les professeurs surtout et enfin tout
arboriculteur sachant discerner et qui veut ou qui doit progres-
ser, devrait posséder le livre de M. Dolivot, l'étudier et le
méditer. Fr. Bun^enich.
Expositions horticoles du printemps 1876.
La Société royale de Flore, de Bruxelles veut célébrer
dignement sa lOO* exposition, fixée au 30 avril de cette année.
Le programme en est immense et si Ton répond quelque peu
aux 238 concours qui y sont ouverts, ce sera certes l'exposition
horticole la plus imposante.
A part les six médailles d'or données par LL. MM. le Roi,
la Reine et les membres de la Famille rojale, le président de
la Société en donne une de 1,000 fr. ; les membres du Conseil
d'administration et la Fédération en donnent huit de 500 fr.
et puis il y a encore 25 médailles d'or de 200 fr., 80 de 100 fr.,
plus 209 médailles en vermeil et 150 en argent. Soit ensemble
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— 32 —
qui pourraient être faites dans les serres et dans les jardins
pour servir le plus utilement les progrès de la Physiologie des
plantes.
t Chacun ici pourrait apporter ses idées, exprimer ses désirs.
Ainsi, par exemple, on peut signaler les phénomènes périodi-
ques dans leurs rapports avec la chaleur, l'énergie de la végéta-
tation, la motilité des plantes, la conservation du pollen et des
graines, l'hybridation, les rapports du sujet et du greffon et une
quantité d'autres questions qui peuvent éveiller Tattention des
amateurs de jardins. Dans la même section, on pourra exposer
ses opinions sur la sève et la circulation végétale. »
Calendrier du primeuriste.
JANVIER.
Le jardinier intelligent doit veiller constamment à Tétat
des cultures. Il doit renouveler les réchauds autour des cou-
ches dont la chaleur commence à diminuer, et régler cette
opération en raison de la température extérieure et intérieure.
On sème les premiers melons, les petits pois et les haricots.
Les petits radis, la laitue à couper, les carottes sont semés sous
châssis. On transplante la laitue de la passion sur couche pour
la faire pommer. On fait une deuxième plantation de choux-
fieurs, pour y entresemer du pourpier et entreplanter quel-
ques touffes de persil et d'oseille qui donnent bientôt leurs
premiers produits. On porte sous châssis les fraisiers en pots
destinés à être forcés plus tard, ainsi que les souches d'asperges.
Pour conserver la chaleur des couches, il est nécessaire de les
remanier au bout de trois semaines. Le point essentiel pour
réussir parfaitement dans la culture des primeurs est de renou-
veler l'air aussi souvent que possible, tout en conservant con-
stamment une chaleur de 15 à 20 degrés.
Ém, Rodiçat.
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SUB
LA SITUATION ET LES TEAYAUX DU CERCLE D'AEBO-
RICULTUSE DE BELGIQUE
EN 1875,
PAR Emile Rodioas.
Messieurs,
L*aQnée qui vient de finir a été pleine d'événements impor-
tants dont rhistoire du Cercle d'arboriculture de Belgique gardera
le souvenir.
Le 16 avril 1875, notre Cercle perdait son Président, Edmond
de Ghellinck de Walle, le digne successeur de Victor vanden
Hecke de Lembeke dont les membres de notre Société se
rappelleront toujours le caractère distingué et le dévouement
sans bornes. Le décès du Président de Ghellinck a été pour notre
Société une perte très sensible. Comme on Ta dit dans la notice
consacrée à sa mémoire (1), Edmond de Ghellinck de Walle était
un de ces hommes probes et just-es qui placent leur conscience
au dessus d*un intérêt jaloux ou d'une vaine popularité, et son
nom sera cité comme celui d'un homme de bien.
La mort du Président, survenue à l'heure même où le Conseil
d'adtidînistration s'occupait des préparatifs du prochain Congrès,
aurait pu donner lieu à de graves embarras.
Devant les circonstances difficiles qui allaient surgir inévita-
blement, une des personnalités les plus sympathiques de Thorti-
culture nationale voulut bien promettre au Cercle son concours
le plus efficace. M. le Comte de Kerchove de Denterghem, déjà
appelé à la présidence effective de la Société rojale d^agricul-
ture et de botanique de Gand, en acceptant les fonctions de
(1) Voir Btaietin 1875, p. 131.
1876,2.
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- 34 -
Président du Cercle d'arboriculture de Belgique, a voulu donner
une preuve nouvelle de son dévouement à notre Association.
D'autre part^ le Comité central a appelé M. Os^ald de
Eerchove aux fonctions de Président de ce Comité.
Le Comité central n'a rien négligé de ce qui touche aux
intérêts de la Société; il a tenu de nombreuses séances. Aussi la
vitalité dont le Cercle d'arboriculture à donné déjà bien des
preuves, ne s'est pas relâchée un instant: il suffit, pour le
démontrer, de citer le Congrès de septembre et l'Exposition de
fruits qui en fut le complément.
Le Congrès de la Société pomologique de France, organisé à
G^nd avec le concours de notre Cercle, est un événement trop*
récent pour qu'il faille en parler longuement. Toutefois, il me
sera permis de dire que la Société française, en se transportant
pour la première fois hors de son pays, a donné par là un
incontestable témoignage de sympathie à notre Cercle, dont les
travaux, d'ailleurs, sont aujourd'hui appréciés aussi bien à
l'étranger que dans le pays même. Il me sera permis d'ajouter
que les hommes les plus distingués de la pomologie. Français,
Anglais, Allemands et Néerlandais, ont répondu avec empresse-
ment à l'appel du Cercle et sont venus nous tendre une main
fraternelle comme pour encourager nos persévérants efforts.
Mais avant de parler des travaux du Congrès, je ne puis
m'empécher de reporter ma pensée vers un nouveau deuil qui
nous frappe et qui a eu un douloureux retentissement dans le
monde horticole. L'homme éminent que la Société pomologique
de France avait placé à sa tète et qui fut nommé président du
Congrès, M. Mas nous quitta, désireux de revoir ses cultures favo-
rites et de reprendre ses remarquables travaux sur les fruits de
nos climats. Hélas ! la mort guettait son retour, et la nouvelle de
son décès est venue nous surprendre au moment où nous allions
lui envoyer le diplôme d'honneur que le Comité du Cercle se
proposait d'offrir à celui qui a si brillamment contribué par ses
ouvrages (1) aux progrès de la science pomologique.
^1) A. Mas. Le Verger. — Le Vignoble.
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— 35 —
Je n'essayerai pas, Messieurs, de faire ressortir toute Timpor-
tance de cette session du Congrès, au double point de vue de la
pomologie générale et de Tarboriculture fruitière de notre pays.
Les travaux du Congrès ont eu un, résultat immédiat que des
esprits étroits oseraient seuls méconnaître : le choix des meilleu-
res variétés, l'admission de celles-ci, le rejet de quelques autres.
Mais ces travaux ont encore un autre effet, peut-être plus grand
et dans tous les cas aussi durable, c'est l'établissement d'une
union intime entre des hommes de cœur poursuivant ensemble
Taccomplissement d'une œuvre utile au bien général. Ce motif
seul ne suflSrait-il pas pour rendre le souvenir du Congrès
de 1875 impérissable ?
Est-il besoin. Messieurs, de parler de l'Exposition pomologi-
que organisée à l'occasion de la session du Congrès et dont la
splendeur à dépassé tout ce qui fut jamais -tenté de semblable
non seulement en Belgique, mais dans n'importe quel autre
pays ! Grâce à l'appui bienveillant de plusieurs sociétés nationa-
les, grâce à l'empressement désintéressé d'un grand nombre de
concurrents qui ont sacrifié leurs convenances personnelles à
l'intérêt général, l'Exposition internationale de fruits de 1875,
la troisième que le Cercle a organisée, eut ce caractère de gran-
deur imposante devant laquelle la louange est sobre mais vraie,
tandis que l'envie est réduite au silence.
Je regrette de ne pouvoir rappeler, même en résumé, les
rapports élogieux que les organes les plus importants de la
presse horticole ont publiés et sur le Congrès et sur l'Exposition.
Il faut lire les rapports de M. Michelin et du Docteur Pigeaux
à la Société centrale d'horticulture de France, à Paris; celui de
M. Cusin, dans le Bulletin de la Société pomologique de France ;
celui du D' Éd. Lucas, dans les Monatshefte fiir Ohst» und
WeinbaUy organe de la Société des pomologues allemands ; celui
du D*" Rob. Hogg, dans le Journal of Horticulture; puis les paro-
les de M. Gaudy, président de la Société centrale d'arboriculture
de Belgique, contrastant d'une façon si digne avec l'appréciation
amusante et légère d'un délégué malcontent, prenant le Pyrée
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— 36 —
pour un homme ; il faut lire enfin les intéressants articles que
le Gardeners' Chronicle a consacrés à rExposition, pour com-
prendre les mérites réels de ceux qui ont bien voulu y
prendre part.
Je ne résiste pas cependant au désir de vous signaler un pas-
sage d'un article récent du Garieners' Chronicle (^), dans lequel
le D' Masters passe en revue les événements horticoles de
l'année 1875.
c Les deux Expositions les plus vastes et les plus importantes,
dit-il, qui eurent lieu sur le continent, sont celles de Cologne et
de Gand ; la première, tout en étant remarquable sous divers rap-
ports, ne répondit pas cependant à ce qu'on pouvait en attendre.
Nos exposants nationaux: MM. Veitch, Williams, Barron,
Laing, Carter, y soutinrent vaillamment le renom de l'horticul-
ture anglaise.... L'Exposition de fruits à Gand, en coi'ncidence
avec un Congrès de la Société pomologique de France, fut un
grand succès. Elle fut remarquable non seulement par le beau
choix des fruits, mais aussi par cette large hospitalité que nos
amis les Belges déploient en toute occasion. •
Vous, Messieurs, qui venez aujourd'hui recevoir les palmes
que le Jury vous a décernées, vous avez le droit de partager
notre satisfaction en voyant vos efforts si hautement appréciés.
N'est-ce pas pour vous une grande récompense que de voir
l'étranger applaudir à vos triomphes î
Vous avez contribué à faire briller les produits de notre
heureuse Belgique aux yeux des hommes les plus éminents de
la science pomologique ; vous les avez retenus huit jours entiers
dans cette ville, aidés d'ailleurs dans vos sortilèges — et vene'-
Jlcia mea, Quirites, haecsurU! — par l'accueil cordial et distin-
gué que les amateurs les plus haut placés ont fait à nos hôtes
qui en ont emporté un souvenir ineffaçable.
Non seulement les serres et les jardins de M. le Comte de
Kerchove de Denterghem, de M"« la Baronne van Loo-Malfait,
(1) Gardeners' Chronicle^ numéro du Ic^ janvier 1876, p. 16.
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-S7 -
de M. J. de Poorter, de M. Jules van Loo, de M. Isid. van Loo,
de M. Maurice de Ghellinck de Walle et de M"* la Douairière
de Meester de Ravestein ont été gracieusement ouverts aux
investigations des membres du Congrès et du Cercle ; mais
partout ceux-ci ont été reçus d'une façon aussi charmante que
généreuse. Les festivités qui ont accompagné le Congrès et
TExposition, ont revêtu par là le cachet caractéristique de la
vieille hospitalité flamande.
Aussi le Conseil d^administration du Cercle a-t-il décidé d'offrir
un témoignage public de gratitude à ceux qui ont bien voulu
contribuer de la sorte au succès de Tœuvre qu'il avait entreprise.
Nous offrons nos remerciements publics à S. M. le Roi qui a
daigné donner un nouveau témoignage de son auguste sympathie
à notre Cercle en mettant à noire disposition une grande médaille
d'or. Celle-ci a été décernée à M. Grégoire-Nélis, le vétéran heu-
reux des semeurs belges.
Nous sommes persuadé d'être également l'organe du Cercle
entier en offrant l'expression d'une vive reconnaissance à tous
ceux qui ont bien voulu faire partie des commissions spéciales :
le Comité espère que les présidents de ces commissions voudront
accepter la médaille et le diplôme d'honneur qui leur sont
réservés.
Nous remercions aussi le Gouvernement, qui, grâce à l'inter-
vention obligeante d'un membre de la Députation gantoise, a
promis à notre œuvre un concours efficace ; nous remercions
TAdministratlon communale de Gand et le Conseil provincial
de la Flandre Orientale, la Fédération des Sociétés d'horti-
culture de Belgique et la Société royale d'agriculture et de
botanique de Gand de la générosité avec laquelle ils ont voulu
encourager les efforts du Cercle.
On le comprend, sans ces ressources, notre Société n'aurait
pu tenter seulement de faire face aux dépenses d'une entreprise
aussi importante. Encore les frais de l'Exposition se sont élevés
à fr. 7,629 08; les ressources étaient de 3,197 25. Le déficit
momentané est donc de fr. 4,431 83,
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— 38 —
Nous disons momentané, parce que le Gouyernement a
promis d'allouer cette année au Cercle un subside extraordinaire,
et nous avons lieu d'espérer qu'en présence du résultat qui a
été constaté, le Conseil provincial aussi n'hésitera pas à majo*
rer le subside voté par lui en 1875.
Ce déficit ne compromettra donc pas la situation florissante
de notre Société. Nous n'avons rien à retrancher de ce que
nous avons dit Tannée derniëre(l) à propos de cette situation.
Le nombre de nos membres a eu cette année encore un accrois-
sement très notable qui compense largement les pertes que
nous avions subies antérieurement.
Le déficit dû aux dépenses de TExposition de Vienne était de
fr. 1308 66 à la fin de 1873. Il était réduit à fr. 881 53 à la
fin de 1874, malgré les dépenses extraordinaires nécessitées par
l'Exposition organisée dans le but de mettre à profit la récolte
exceptionnelle des fruits de cette année. Nous ne prévoyons pas
dUci à quelque temps de nouvelles dépenses extraordinaires,
aussi avons-nous la conviction d'arriver rapidement à l'équi-
libre de notre budget. Au 31 décembre 1875, le déficit n'était
plus que de fr. 406 18.
Quant à la publication des Bulletins, elle a marché aussi
régulièrement que l'ont permis les nombreux travaux dont les
membres du Comité de rédaction ont été assaillis par les néces-
sités du Congrès et de l'Exposition. Des mesures sont prises
pour que les plaintes légitimes auxquelles a pu donner lieu le
retard de la distribution de l'édition flamande, n'aient plus à
(I) A ce propos, le bureau de la ci-devant Section liégeoise adressa,
le 25 avril suivant, au Secrétaire firénéral du Cercle, une lettre dont le
Conseil n'a pas autorisé la publication dans le Bulletin, c^tte pièce
n'ayant quelque intérêt que pour ses auteurs et n'en ofl'rant aucun pour
rimmense majorité des membres du Cercle.
Du reste, elle a été publiée dans l'organe de la Société liégeoise, à
Huy, avec accompagnement d*une note explicative qui fait le plus
grand honneur à ceux qui l'ont rédigée.
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- 3Ô —
se produire : à Tavenir, les deux éditions paraîtront simulta*
nement le 15 de chaque mois.
Les deux volumes complets de Tannée comptent 884 pages
chacun et 40 figures la plupart inédites, intercalées dans le
texte. Les planches coloriées, dues au pinceau de M. De Panne*
maeker, sont à la hauteur de celles des années précédentes.
Il serait superflu, je pense, de faire mention ici de TAssem-
blée générale d'Audenarde et des travaux publiés en 1876.
Permettez-moi toutefois de signaler les noms de ceux qui par
leur collaboration ont aidé les rédacteurs ordinaires des BulU"
Uns: MM. Osw. de Kerchove, 0. Klipp, de Stappaert,
0. Thomas, Ch. Baltet, Delrue-Schrevens, A. Pillot, Ad.
Baguet, P. H. Olivier, le D' Ceuterick, Léon Spéder nous ont
fourni des communications dont vous aurez apprécié Timpor-
tance.
Il ne sera pas inutile de mentionner que les Bulletins ont été
cités récemment avec honneur du haut de la tribune nationale :
en effet, Thonorable rapporteur de la section centrale (i) a invo*
que le témoignage de notre publication en faveur du développe-
ment à donner à renseignement de Thorticulture dans les écoles
primaires.
Je dois faire ressortir également, à cause même de Timmense
intérêt qui s'y attache, la question soulevée par M. Burvenich
concernant l'utilisation des pignons aujourd'hui perdus. Il est
incontestable que la réalisation d'une minime partie seulement
des sages conseils émis par notre collègue, augmenterait de
beaucoup la production des fruits ci, k ce titre, le travail de
M. Burvenich mérite la plus sérieuse attention ; il démontre
que tout n*est pas dit encore, qu'il reste même beaucoup à
faire dans le domaine de l'arboriculture.
Et pourtant, ceux qui fondèrent le Cercle en 1864, peuvent
jeter hardiment un regard en arrière, se souvenir avec orgueil
(1) Document parlementaires^ session de 1875-1876, p. 60.
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— 40 —
du point de départ et mesarer avec satisfaction la route déjà
parcourue !
Et vous, Messieurs, qui n'avez cessé de les aider dans Taccom-
plissement de leur tâche ; vous qui n'avez épargné ni temps ni
peines pour relever la pomologie belge, en coopérant à la réussite
de nos expositions, vous avez le droit d'être fiers du succès de
tant d'efforts réunis : vous avez la conscience d'avoir coopéré
à une œuvre utile dont le but est le développement d'une branche
importante de l'agriculture et qui contribue à augmenter la
prospérité de notre patrie !
CERCLE D'ARBORICULTURE DE BELGIQUE.
ADMISSIONS
prononcées en janvier 1876.
3"* SÉRIE. — Membres protecteurs.
MM. •
Beaujean (Ferd.)t jardinier, aux Granges par Nandrin; présenté
par M. H. Monville.
de Pierpont (Oscar), étudiant, rue longue des Violettes, 2T7,
Gand; présenté par M. Em. Rodigas.
De Sohaepmeester(Ch. L.), jardinier chez M. VanNuffel, avenue
Lorraine, St Job sous Uccle ; présenté par M. Fr. Burvenich.
Herremans (Ch.), horticulteur, chaussée de Wavre, 104, Auder.
ghem ; présenté par M. Fr. Zone.
Isselée (Th.), jardinier à Thospice civil, Damme; présenté par
M. J. S. Houtave.
Lagaet (Is.), horticulteur, Eecloo ; présenté par M. Cattoor.
Schotsaert (Alp.), élève à l'École d'horticulture de l'État, place
d'Artevelde, Gand; présenté par M. Ém. Rodigas.
Velleman (Silvio), propriétaire, Sleydinge; présenté par M. Ém.
Rodigas.
Verbrugghen (Oscar), élève à l'École d'horticulture de l'État,
rue Magelein, 35, Gand; présenté par M. Ém. Rodigas.
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— 41
Assemblée générale du 23 janvier 1876.
La séance est ouverte à 11 h. du matin, dans la salle de
l'Arsenal de l'Hôtel de Ville de Gand.
Prennent place au Bureau :
MM. Oswald de Kerchove de Denterghem, président du
Comité central ;
Ch. Pickaert, échevin de la ville de Gand ;
J. J. Kickx, directeur de TÉcole d'Horticulture de
rÉtat;
H. J. Van Huile, vice -président du Cercle ;
H. Berghgracht-de Raeve, Boddaert, Burvenicb,
Pjnaert et Wiringer, membres du Conseil ;
Ém. Rodigas, secrétaire général.
M. LE Président donne la parole à M. le Secrétaire général
pour la communication de son rapport sur la situation et les tra-
vaux du Cercle en 1875.
M. Em. Rodigas donne lecture de ce rapport qui est approuvé
(voir ci-dessus, page 33).
M. LE Secrétaire donne ensuite lecture des comptes du
Cercle pour l'exercice écoulé, ainsi que du compte spécial du
Congrès et de FExposition. Il dépose ces pièces sur le bureau.
L'approbation des comptes du Trésorier par le Conseil est
ratifiée par l'assemblée. En voici le libellé :
2'
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— 42 —
Reddition des comptes pour 1875.
CERCLE.
PASSIF.
1. Déficit au 31 décembre 1874 . . . . . . fr. 88153
2. Annuité à la Fédération des Sociétés d'horti-
culture i » 30 »
3. Secrétariat » 800 •
4. Administration, circulaires et imprimés . . • 87 45
5. Bibliothèque, abonnements ..'.... i 52 20
fr. 1,851 18
ACTIF.
1. Subside de l'État pour 1875 . fr. 500 y
2. Somme payée par les Editeurs
des Bulletins sur les quittan-
ces perçues de 1875 ...» 945 » fr. 1,445 »
Déficit au 31 décembre 1875"!^ '. ~ . fr. 406 18
CONGRÈS ET EXPOSITION.
DÉPENSES.
Dressage, placement, enlèvement des tables. Décoration des
salles, habillage des tables. Excursions. Réception. Salaires,
gardiens, ouvriers, concierge. Location de 11,000 assiettes,
de grands plats, soucoupes; casse. Correspondance, ports,
réexpédition. Décoration florale de la salle. Impression, cir-
culaires, catalogues. Confection des médailles; dont compte
détaillé. Total . . . . . fr. 7,629 08
RECETTES.
Entrées à TExposition. Subside de la ville de
Gand. Subside de la province (à recevoir). Prix
de la Fédération des Sociétés d'horticulture. Prix
de la Société royale d'agriculture et de botanique
de Gand. Prix de M. de Ghellinck de Walle. Total, f r. 3,197 25
Déficit au compte de l'Exposition . . fr. 4,431 83
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— 43 —
n est procédé ensuite à la remise d'une médaille de vermeil et
d'un diplôme d*honneur décernés pour services rendus au Cercle,
à Toccasion du Congrès et de TExposition^aux personnes et aux
Sociétés dont les noms suivent :
MM. le Comte Ch. de Kerchove de Denterghem, bourgmestre,
à Gand;
Ambroise Verschaffelt, propriétaire, à Gançl ;
J. J. Kickx, directeur de TÉcole d'Horticulture, à Gand ;
Ch. Pickaert, échevin, à Gand;
M™® la Baronne van Loo-Malfait, à Evergem ;
J. de Poorter, propriétaire, à Evergem;
Jules van Loo, propriétaire, à Lovendegem ;
Isid. van Loo, propriétaire, à Lovendegem ;
Maurice de Ghellinck de Walle, à Wondelgem ;
M™» de Meester de Ravestein, à Gendbrugge ;
La Société royale d'agriculture et de botanique, à Gand ;
La Société royale des Mélomanes, à Gand.
M. LE Secrétaire proclame ensuite le résultat des concours.
La plupart des lauréats viennent recevoir, aux applaudisse-
ments de rassemblée, les médailles et les diplômes qui leur sont
décernés.
Quelques-uns se sont fait excuser de ne pouvoir assister à la
réunion, entre autres :
MM. Grégoire-Nélis, la Société Horticole de Lierre, M. Jacobs,
M. G. Verrydt, la Société Horticole deHasselt, M. Jules van Loo.
M. LE Président remet ensuite les médailles spéciales votées
par le Conseil à MM. Jules Burvenich, Octave Burvenich
et Charles Van CompernoUe, pour leur coopération à l'arran-
gement de TExposition ; les deux médailles spéciales décernées
par le Comité central à M. le chevalier de Biseau d'Hauteville,
deBinche, pour ses fruits obtenus de semis; les médailles spé-
ciales attribuées à M. J. B. Lotens. instituteur, à Lebbeke, pour
son lot de poires, et à M. Ivo Geirnaert, jardinier, à Evergem,
pour ses remarquables sculptures de feuilles et de fruits.
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-44-
NouR donnons, fîg. 11 et 12, le dessin de la médaille frappée
au coin du Cercle.
La séance publique est levée à midi.
— Les membres de la V" section, procèdent ensuite au renou-
vellement d*un tiers du Conseil :
MM. Fr. Rodigas, vice président, Burvenich, Crépin et
Pynaert, conseillers sortants, sont réélus.
Fig. 1 1. — Coin du Cercle. pig. 12. — Médaille de l'Exposition de i 878.
M. J. de Poorter, propriétaire, à Evergem, est proclamé
membre du Conseil en remplacement de M. Griffon, dont le
mandat n'a pas été renouvelé.
Le Comité désignera ultérieurement le lieu et le jour de ras-
semblée générale suivante.
Le Président du Comité,
Oswald deKerchove de Denierghem,
Le Secrétaire général,
Ém, Rodigas.
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— 45 •-
Les Pignons perdus.
(Saite, voir page 14. y
Après les exemples et les modèles que nous avons donnés, il
sera facile, avec un peu d'imagination, de trouver des combi-
naisons pour garnir avantageusement et d'une façon agréable à
la vue, les pignons les plus diversement percés. En tous cas, il
est bon de tracer sur papier les places irrégulières à garnir et
d'j chercher la disposition la plus pratique en slnspirant de nos
modèles et des formes d'arbres qu'on adopterait si le pignon
était plein. Il est d'ailleurs des cas où Ton peut négliger les
lucarnes et ouvertures, quand celles-ci ne servent qu'à aérer
les combles et non à y amener le jour. Lorsque la chose peut
être prévue, il vaut bien la peine de disposer les percées à
jour de telle sorte qu'elles mettent la moindre entrave possible à
la conduite des arbres, ou même de ne pas prendre du tout le
jour et l'air sur le pignon.
En faisant les plus strictes recommandations de donner aux
arbres une forme qui plaise à la vue, nous n'entendons pas préci-
sément que les formes doivent être rigoureusement symétriques.
On peut sans inconvénient conduire les branches partout où il
y a une place à remplir, pourvu que toutes les branches com-
posant l'ensemble soient droites etmenées sur toute leur longueur
à 25 ou à 30 centimètres de distance. Comme on peut le voir
par la figure 13 ci-contre qui est en opposition avec toutes
les formes que nous avons préconisées, il y a plus d'un procédé
pour couvrir les murs pignons.
Nous laissons un moment la parole à M. Dolivot, le promo-
teur du nouveau système de la culture des arbres fruitiers à
branches renversées, et au moyen duquel il est en voie de faire
des arbïes de pignon.
t Le mur-pignon d'un petit bâtiment servant de fournil et au
milieu duquel se trouve la porte d'entrée, est garni d'un double
es^ier que repi^ésente la figure 13.
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— 46 —
• Deux sujets haute tige ont été plantés, Tun à droite et
l'autre à gauche de la porte. Au niveau du sommet de la porte,
Fig. 13. — Double espalier & branches renversées.
se trouve formé, sur chaque tige verticale, un rideau carré
composé de trois cordons perpendiculaires qui viennent se
greffer sur le cordon de raccord préparé à la base.
« Le double rideau carré étant formé, on a procédé à la for-
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— 47 —
matîon d'un rideau pignonné superposé de la manière suivante :
« Au niveau du sommet de la porte, un bourgeon de prolonge-
ment a donné lieu à l'allongement vertical de la tige. Ce
prolongement a été couché horizontalement à 30 centimètres
au dessus de la porte, s'est croisé avec la branche de prolonge-
ment issue de la tige opposée ; puis ces deux branches ont été
redressées verticalement, avec un écartement de 30 centimètres
entre elles, jusqu'à 60 centimètres au dessous de la pente du
toit. A partir de ce point, commence de chaque côté la formation
d'un rideau pignonné, dont les cordons perpendiculaires viennent
se greffer, dès qu'ils ont la longueur suffisante, sur les cordons
horizontaux de l'étage inférieur.
• Enfin, un tire-sève formé de deux bourgeons empruntés au
sommet de chaque tige et réunis par la greffe, complète cet
espalier, dont l'effet est aussi gracieux que les produits seront
rémunérateurs des soins qu'il aura coûtés (1). >
Nous croyons que cette disposition ne sera pas préférée à
celle figurée dans le Bulletin 1875, page 324 ; mais quoi qu'il
en soit, nous revenons toujours à dire que, de quelque manière
on parvienne à couvrir ces belles surfaces et à les rendre pro-
ductives, le but sera toujours atteint.
A ceux qui travaillent plutôt en amateur, nous pouvons
encore recommander de garnir le haut du mur pignon avec un
espalier haute tige, comme dans la figure 3 (page 17), et de
remplir le dessous de cordons verticaux simples, ou doubles
(forme U). Ils pourront jouir plus tôt de la plantation et
réunir un plus grand nombre de variétés. Les pignons de
petites constructions pourront être entièrement garnis de
cordons verticaux simples ou doubles ou bien des deux réunis,
c'est à dire de cordons simples au nombre de 1, 3 ou 5 dans
(1) L'ouvrage de M. Dolivot, Traité de la culture des arbres fruitiers
à branches renversées, se trouve à la libraixùe générale de Ad. Hoste,
i*ue défi Champs, à Gand. Prix : 5 fi*.
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— 48 —
l'angle, et les formes en U sur les parties plus basses, en ayant
soin de regreffer toutes les extrémités à la complète formation.
En commençant ce travail, nous avions exclusivement en vue
l'utilisation des pignons ; nous ne pouvons cependant omettre de
signaler en passant que les autres faces des bâtiments peuvent
être parfois utilisées d'une façon aussi attrayante que profitable.
Les moindres trumeaux entre les portes et les fenêtres peuvent
Fig. 14. — Espalier de façade, branches renversées.
servir à des arbres conduits en petites formes. Par certaines
combinaisons plus ou moins compliquées, on parviendrait faci-
lement à tapisser toute une maison. L'habitation de M*"" veuve
Hellebuyck et ûls, horticulteurs, à Gendbrugge, dans mon voisi-
nage, est entièrement tapissée de poiriers.
La façade qui donne en plein midi, produit de belles et
bonnes poires d'hiver. Les arbres sont conduits irrégulière-
ment et le tout fait pourtant un ravissant effet au printemps
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— 49 -
et en été ; inallieureusement on n'a pas observé la distance entre
les membres de charpente.
La figure 14 représente une partie de façade garnie d^arbres
par le système de la direction à rebours, mis en lumière par
M. Dolivot, dans son Traité de la culture des arbres fruitiers
à branches renversées. Ce mode de conduire les arbres paraîtra
difficile et impossible peut-être à ceux qui n'ont point connais-
sance du système Dolivot. Pour cette raison, nous faisons encore
une fois place à Tauteur.
c La figure est un espalier planté entre deux fenêtres, au
milieu d'un trumeau de 1"*20 de largeur, devant le mur latéral
d'un petit bâtiment de cinq mètres de longueur. De la tige plan-
tée au milieu du trumeau, partent à la hauteur de 25 centi-
mètres du sol, deux cordons horizontaux qui s'étendent sous
chaque fenêtre, l'une à droite, l'autre à gauche, et qui sont
destinés à former les cordons de raccord. A 90 centimètres plus
haut, deux bourgeons latéraux se sont développés et ont formé
de chaque côté de la tige, le premier étage d'un rideau carré,
composé de sept cordons perpendiculaires, dont l'extrémité est
réunie par la greâ<e au cordon de raccord.
t La tige s'élève à 30 centimètres au dessus du niveau du
sommet des fenêtres, et de ce point partent trois cordons qui
descendent perpendiculairement, l'un sur la tige elle-même et
les deux autres de chaque côté de la tige, à 30 centimètres de
celle-ci, et viennent se greffer sur le premier étage, quand ils
ont atteint une longueur suffisante.
« Au point où ces deux derniers cordons quittent la direction
horizontale pour prendre la direction perpendiculaire, on favo-
risa et on provoque au besoin l'émission de deux bourgeons qui,
en se prolongeant, s'étendent horizontalement au dessous des
fenêtres, descendent perpendiculairement du côté extérieur de
chacune d'elles de manière à les encadrer, et viennent se fixer
par la greffe sous le cordon horizontal qui surmonte le premier
étage.
t Enfin, à. 30 centimètres au dessus de ce dernier cordon^ un
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— 50 —
autre cordon parallèle à celui-ci, le contourne et l'entoure hori-
zontalement d'abord, puis perpendiculairement, et vient, comme
lui, se souder par la greffe sur le cordon horizontal qui a déjà
servi d'attache au cordon précédent. •
Ce n'est pas ici le moment, d'examiner au fond le système
Dolivot. Que cette méthode soit ou non appelée à avoir de
l'avenir, cela ne peut avoir aucune influence sur Futilité qu'il
y a toujours à tirer parti des murs perdus, par telles ou telles
formes d'arbres que l'on se décidera à y conduire. Nous répétons
encore ici notre principe : tapissez la place le plus exacte-
ment possible, en observant partout la distance réglementaire
entre les branches de charpente. Conduisez les arbres beau-
coup, taillez-les peu et vous transformerez les murs stériles en
surfaces de production.
Nous ne voulons pas nous écarter de notre sujet que nous
avons déjà traité bien longuement ; mais nous croyons qu'une
culture fruitière encore nouvelle et qui serait en quelque sorte
le corollaire de celle de l'utilisation des pignons, peut prendre
place dans ce travail. Il s'agit de la culture du contre espalier
de haute tige.
A la campagne, il est assez d'usage de placer à proximité de
lliabitation, surtout quand la façade donne en plein soleil, des
rideaux à haute tige pour empêcher les rayons solaires de
darder trop vivement dans la maison. A cet effet, on cultive dans
notre pays le Tilleul, tandis que, en Hollande, on préfère généra-
ment l'Orme à larges feuilles. Les pépiniéristes de ce dernier
pays préparent même un assez grand nombre de ces arbres,
dressés pour rideaux à haute tige. On atteindrait le but en culti-
vant des arbres fruitiers à haute tige en palmette à branches
légèrement obliques qu'on laisserait s'étendre et s'enchevêtrer
en losanges sur quelques ôls de fer galvanisés E, tendus à des
poteaux, fig. 15, ABCD, qui soutiendraient les jeunes arbres
pendant les premières années. Nous avons vu l'idée réalisée en
pratique et nous n'hésitons pas à déclarer que c'est là encore
une très belle culture. Ce sont les poiriers^ pommiers et bigar-
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- 51 —
reaux vigoureux, greffés sur fortes tiges, qui se prêtent particu-
lièrement à la formation de ces rideaux.
Ce serait certes déjà une bonne chose, de voir dans toutes nos
petites fermes, supprimer les abris en ormes et en tilleuls;
mais là ne devrait, ce nous semble, pas s'arrêter la culture de Tés-
palier de plein vent à haute tige. On trouverait aisément maintes
occasions de les placer, soit plantés au pied des murs de hauteur
ordinaire, portant leur cime aplatie et dressée dans l'espace qui
E
A
B C
Fig. 15. — Contre espalier ponr hantes tiges.
D
ne coûte rien, soit autour des cours de service, ou comme
mojen de masquer la vue des voisins dans la propriété.
Soins spéciaux à donner aux arbres de pignons.
Nous n'entrerons dans aucune explication concernant le&
questions d'arboriculture générale, relatives à la plantation, à la
taille et à toutes les opérations et aux soins que les arbres
réclament dans n'importe quel emplacement.
Les espaliers à haute tige se trouvent bien d'avoir le tronc
blanchi de chaux tous les deux ans, et la 1'® année on fera même
chose utile de l'envelopper de paille. Là où ces arbres sont
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— 52 —
exposés au bétail, on garantit la tige par deux planchettes
cloaées à angle, Y, ou en j attachant deux ou trois lattes
traversées de quelques pointes de fer.
Il est recommandable d'éviter pour ces espaliers, l'ombrage
des arbres voisins. Au cas où il faut planter contre des pignons
se trouvant en partie ombragés par des plantations voisines, il
faut faire choix d'essences et de variétés faciles n'exigeant pas le
plein soleil. Dans ces circonstances, il pourra être de bon calcul
de planter au midi des arbres qui se contentent d'une exposition
au nord.
Le meilleur mode de palissage à suivre, est le palissage à la
loque. On fera bien d'écarter les branches du mur en interposant
entre elles et le mur de petites rondelles de bois où de liège.
Cette précaution est de rigueur, là où les branches passent sur
les parties de murs exposées à être fortement chauffées par les
cheminées des foyers.
Quant à la taille, elle est identiquement la même que pour les
autres arbres, mais comme ils sont souvent hors de portée,
on fera bon usage du coupe greffe pour toutes les opérations
d'été surtout.
On le voit, les soins spéciaux que ces arbres réclament,
ne sont pas de nature à pouvoir servir de prétexte pour ne pas
admettre partout cette culture essentiellement utile ; elle doit
se généraliser au point qu'il n'y ait plus nulle part de pignons
perdus. Fr. Burvenich,
Poire Williams' Duchess.
La variété de poire que nous figurons ici, appartient aux
colosses de Tespèce. Le volume sous lequel nous la représentons
n'est ni exagéré ni exceptionnel ; notre format noué a même
obligé de réduire le dessin, l'original fidèlement reproduit l'eût
de beaucoup dépatssé ; il pesait 625 grammes, poids énorme
pour un fruit à chair fine et fondante, d'une contextare légère.
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- 53 —
V arbre est d'une végétation vigoureuse , venant parfaitement
sur coignassier ; pour la forme, il tient un peu du Beurré Diél;
tous ses rameaux se terminent, comme cette variété, par un ren-
flement charnu, mais il n'en a pas le port tourmenté et un peu
pleureur. Le lois a une direction bien dressée ; les rameaux
vigoureux se couvrent de brindilles qui fleurissent sur leur
extrémité dès la première année, comme cela se passe dans la
variété Duchesse d/Angoulême.
Jj^ipiderme est brun, à lenticelles nombreuses, de forme allon-
gée. Les ioutons sont arrondis, durs, à écailles lisses, brun foncé,
qui les font différer totalement de la Duchesse, dont on croit
qu'elle provient et qui a des boutons lâches, brun très cl^ir,
étoffés. L2L feuille rappelle celle du Beurré Diel.
Le fruit est toujours gros ou très gros, souvent colossal, rappe-
lant par son épicarpe et ses mouchetures petites, grises et clair-
semées, sa tavelure fauve autour du pédoncule et du calice, le
fruit de la Duchesse d" Angoulêr/le dont elle n'a ni les bosselures
ni les formes parfois irrégulières.
Le fédoncule est court et charnu, implanté dans une cavité
assez profonde.
La chair est fine, juteuse et de très bonne qualité. La matu-
rité a lieu en octobre. Cette variété est très méritante, parce
qu'elle produit un bon fruit de dessert et un beau fruit d'ap-
parat mûrissant à une époque où les Belle Angevine, TuerlincJiX
et autres poires colosses, classées dans le r^ugium peccatorum,
les poires à cuire qui ne deviennent mangeables que par la
sauce, n'ont pas encore acquis leur volume complet.
Cette variété, d'origine anglaise, a été obtenue par M. Wil-
liams. Nous ne connaissons pas de plus grosse poire à couteau.
En Angleterre, elle est estimée surtout à cause de sa rusticité.
A peine répandue dans le commerce, elle a déjà une synony-
mie, celle àe Pitmasion' s Duchess; d^n^ cQiie description, nous
sommes obligé de la signaler, mais nous faisons des vœux pour
qu'on l'oublie, ne conservant que le nom primitif et tel qu'il a
été donné : Williams' Duchess tout court. Fr. Burvenich.
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— 54 —
Les Pommiers en espalier.
Dans un article du Bulletin d'arboriculture, année 1876, p. 14,
intitulé: les Pignons perdus, par M. Fr. Burvenich, je lis :.
f On est si habitué à dédaigner la culture du Pommier hors du
verger, qu'aucune expérience n'est encore venue affirmer si, oui
ou non, il serait possible d'obtenir à l'exposition de l'ouest, par
exemple, de bons résultats avec la culture à haute tige en forme
palissée des pommiers CahUle ilanc. Reinette Manche^ Reinette
crise et autres variétés de première qualité dont la culture en
plein verger ne réussit que rarement. »
Je pense avec l'auteur de l'article que la culture du Pommier
hors du verger est trop dédaignée, ou pour dire plus vrai, presque
négligée.
Quant aux expériences de culture des variétés citées plus
haut, à l'exposition de l'ouest, je suis charmé de pouvoir en dire
quelques mots. J'ai à cette exposition une terrasse très longue,
située sur les anciennes fortifications de Binche, à environ
18 mètres du sol; là haut, existe un espalier de Calville blanc
dont la palmette supérieure est palissée sur le revers du chape-
ron du mur à 4"50.
Ce pied âgé de 40 ans environ, est greffé sur franc ; il produit
des fruits magnifiques, jaune pâle, presque toujours colorés de
carmin rosé à l'insolation, d'une saveur délicieuse et d'une
longue conservation, jusqu'en juillet-septembre.
Il y a aussi à ce même mur, une autre variété, Unique; mais là,
le soleil ne donne que deux heures; j'obtiens également sur ce
jeune arbre greffe sur paradis, de très beaux fruits.
Au bas de cette terrasse, se trouve le jardin de deux grands
amateurs de beaux fruits, MM. Éric et Emile Grégoire ; là est
planté depuis 20 ans un pied de pommier Reifiette blanche du
Canada palissé à haute tige au nord-ouest ; presque sans soleil,
terrain humide et froid, il porte une abondance de fruits qu'on
peut appeler monstrueux, si beaux , que les visiteurs s'arrêtent
tous pour les admirer.
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— 55 —
J'ajouterai que j'ai encore d'autres pieds de Reinette crise du
Canada, Warner's King, Pomme Reine, Reinette grande plate, à
demi tige et haute tige, espaliers en plein nord, où le soleil ne
donne pas une heure. Ce mur est de plus dominé par de très
forts cerisiers haut vent, et vis à vis, à 2'"50, il y a une haie
de framboisiers.
Tous ces inconvénients n'empêchent pas de récolter de bien
beaux fruits, pas aussi volumineux cependant qu'à d'autres
expositions moins défavorables.
J'espère pouvoir constater bientôt si le Calville pourrait réussir
dans d'aussi mauvaises conditions, car j'en ai planté plusieurs
pieds contre ce même mur il y a 2 ans.
Je ne saurais finir cette note, sans engager mes confrères
amateurs à augmenter leurs cultures de pommiers, en faisant
un surchoix parmi les nombreuses et riches collections de nos
principaux horticulteurs-pépiniéristes; car cet arbre, comme
on le voit, est d'une culture facile, d'un bon rapport, pro-
duisant des fruits plus variés de forme et de coloris que ceux
du Poirier, et d'une conservation plus longue et moins difficile.
Je ne parlerai pas ici de tant et de si belles variétés déjà
connues depuis longtemps ; il suffit d'en nommer quelques-unes :
Reinette royale d'Angleterre, Calville St Sauveur, Grand
Alexandre, Reinette Parmentier,
Je citerai quelques variétés plus récentes d'un grand mérite,
d'un fort volume et tardives, telles que : Rosée du matin,
Waffener, S^ Barle, Tauben Apfel, Golden Noile, Reinette
Diel, Belmont, Calville ananas. Unique, Zelieur, Meriam, Du-
chesse de Brabant, Pomme du Prince, Guelton, Lorenzo Rooth.
Il s'en trouve aussi de bien jolies dans les variétés de troi-
sième grosseur : Api rose. Api noir. Api étoile. Pigeon blanc de
Mayer, Pigeon Lucas j Pigeon d^Oberdieck, Sops ofwine (noire),
Petite Emma et Pretiosa. A . de Biseau d^Hauteville.
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56
La fraise Marguerite.
M. Lebpeton, n'eût-il produit d'autres variétés de fraises que
la Marguerite, son nom pourrait dignement figurer à côté de
ceux des plus célèbres obtenteurs, les Gloede, De Jonohe,
Myatt, Bradley, Docteur Nicaise et autres.
La fraise Marguerite est des plus précoces, des plus fertiles,
des plus rustiques. Elle produit une telle multitude de stolons
que ce caractère seul suffit pour la distinguer dans une collection.
Ce qui la rend particulièrement remarquable, c'est sa culture
facile sous verre en bâche ou en
serre, qu'on la fasse en première
ou en dernière saison de forçage.
Elle n'est jamais atteinte de grise,
ce terrible fléau qui n'épargne
presque jamais certaines variétés,
comme la F. Louis Vilmorin
qu'on a beaucoup recommandée
aux primeuristes et qui mérite
tout simplement une grande place
au jardin.
La fraise Marguerite est la
variété par excellence pour la
culture de spéculation, à cause
de son beau volume, de sa forme
Fig. 16. — Fraise Margaerite (Lebrelon). , ,., , , t • «i»
régulière et de son coloris vif
vernissé. Le fruit est très sensible au froissement; il se fane
vite, tellement il a la texture délicate. Cette imperfection rend
la variété peu propre à la culture en pleine terre où on ne peut
ni manier, ni transporter les fruits avec ces soins minutieux
qu'on accorde volontiers et sans peine aux produits forcés.
Nous engageons vivement les amateurs à garnir leur serre
à vignes de quelques potées de cette bonne variété.
Fr. Burvenich.
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— 57 — ^
Le Puceron lanigère.
Depuis quelques années, dans plusieurs jardin s, on a planté le
Pommier en cordon horizontal : on se plaint généralement du
peu de succès qu'a donné cette plantation. J'ai constaté que
la cause principale du résultat négatif de cette culture pro-
venait de ce que le Pommier est infesté par le Puceron lanigère
qui attaque tous les sujets sans exception. Le préserver de cette
engeance, c'est s'assurer un succès certain en même temps
que des fruits d'une rare beauté» Voici le remède qui m'a réussi
à merveille.
Prenez un kilo de soufre, un kilo de chaux vive, ajoutez six
litres d'eau, faites bouillir jusqu'à réduction du liquide de moitié,
laissez refroidin et mettez cetf^ décoction en bouteille. Vers jan-
vier, par un temps sec et beau, faites un lait de chaux assez épais
(4 litres environ), ajoutez une pinûe de la préparation ci-dessus,
mélangez et badigeonnez le Pommier après l'avoir bien brossé ;
répétez cette opération 15 jours avant le travail de la sève :
vous êtes presque certain que vos arbres seront préservés
du Puceron rouge ou lanigère. J'ai appliqué le même procédé aux
pêchers et j'ai obtenu les meilleurs résultats ; même application
en serre, jamais elles n'ont été atteintes de l'oïdium ; aux vignes
mais toujours, chose essentielle, l'arbre doit être parfaitement
nettoyé et brossé. A, Morel,
Le Thym panaché.
(Thymus citriodora fol, aur. marginatis,)
On a dit du Thym ordinaire : « Pauvre petite plante, on parle
peu de toi, on en écrit moins encore : tu ne %ures ni dans
DOS jardins à la mode, ni dans nos squares publics ; mais les
humbles parterres, ceux qu'on appellerait volontiers les jardins
de famille, ne te dédaignent pas : tu tiens sur la fenêtre du
pauvre une place d'honneur et tu la garderas. »
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- 58 —
Ub sort plus brillant a été réservé aa Thym panaché, à odeur
de citron. Ses belles touffes dont les milliers de petites feuilles
vertes sont encadrées régulièrement d'un liséré d or et dont les
feuilles terminales sont tout à fait dorées, produisent un effet
charmant. Le Thym panaché figure dans tous nos parterres ;
on en borde les allées, on en fait même de beaux tapis gazon-
nants. Cultivé en serre ou en appartement, il forme de belles
potées. Cette plante est entièrement rustique, conserve ses
feuilles Thiver et elle est dans toute sa beauté dès le premier
printemps. Sa multiplication est des plus faciles par boutures
qu'on pique en pleine terre de bruyère à Tombre, ou par sépa-
ration des touffes. Ce dernier mode est surtout recommandable
aux amateurs.
Quant à sa culture, elle est des plus faciles. Moins on lui donne
d*arrosement, plus la terre est maigre et sablonneuse et les
rayons solaires brûlants, plus sa panachure est prononcée. On
pjut aussi la cultiver à tiges et en faire ainsi de jolis petits
arbustes rivalisant d*élégance avec certaines petites Ëricacées
de serre et le gracieux Solanum capsicastrumfol. var.
Cette plante dont le parfum est plus relevé que celui du Thym
et du Serpolet, pourra encore remplacer ceux-ci parmi les plantes
condimentaires. Fr. Burvenich.
Exposition intematioiiale de Philadelphie,
en 1876.
La Direction générale de l'Exposition vient d'arrêter son sys-
tème de classification générale des produits. 1! Horticulture
forme la Vll^ division de l'Exposition.
vn« Département. — Horticulture.
Arl^res d'ornement, arlustes et fleurs.
100* Classe. — Arbres et arbustes d'ornement.
101* Classe. — Plantes herbacées vivaces.
702* Classe. — Plantes bulbeuses et rhizomateuses.
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— 59 —
703* Classe. — Plantes à feuillage décoratif et ornemental.
704« Classe. — Plantes annuelles et autres à tiges molles
destinées à être exposées successivement à différentes périodes
de la saison.
705* Classe. — Roses.
706* Classe. — Cactées.
707* Classe. — Fougères, leur culture à Tair libre et dans
des bâches ou serres, etc.
708*» Classe. — Plantes nouvelles avec indication de leur
origine.
709" Classe. — Dessin de fleurs, etc. Fleurs coupées, bou-
quets, fleurs conservées, feuilles, herbes marines. Représenta-
tions graphiques de plantes et de fleurs. Matériaux pour les
dessins de fleurs. Matériaux pour les bouquets, porte-bouquets,
papiers à bouquets, modèles de fruits, de végétaux et de fleurs.
SerreSy conservatoires, serres à raisins et leur conduite {ou
direction),
710' Classe. — Serres et conservatoires.
71 !• Classe. — Arbres à fruits sous verre.
712*' Classe. — Orchidées et plantes parasites.
713*' Classe. — Forçage et propagation des plantes.
714« Classe. — Plantes aquatiques sous verre ou dans des
aquariums, etc.
715* Classe. — Constructions horticulturales, serres à multi-
plication, couches chauçles, etc., et les divers modes de les
chauffer. Constructions pour la propagation et le forçage des
fruits.
716* Classe. — Serres portatives et mobiles pour le verger
et pour la Vigne, sans mode de chauffage artiflciel. Châssis,
couches.
Outils et accessoires de jardinage,
720 Classe. — Outils et instruments. Machines pour la
transplantation d'arbres, d'arbustes, etc. Pompes portatives,
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- 60 —
pour Tarrosage des plantes dans les serres et méthodes d'arro-
sage des jardins et prairies.
721* Classe. — Pots à fleurs, caisses, cuves, jardinières et
autres objets destinés à renfermer les plantes. Supports pour
plantes et fleurs, ornements en fer, bois et fil de fer.
722® Classe. — Travail ornemental en fil de fer, clôtures,
portes, bordures de plates bandes, portiques, sièges de jardins,
chaises, statues, vases, fontaines, etc. Étiquettes et matériel
de numérotage.
Architecture de jardins, construction et installation,
730* Classe. — Tracé des jardins et des bâtiments qui en
dépendent. Tracé de pépinières, de jardins maraîchers, etc.
731* Classe. — Emploi de Teau à titre d embellissement ;
cascades, fontaines, réservoirs, lacs.
732* Classe. — Formation et entretien des pelouses.
733* Classe. — Constructions pour le jardin, bâtiments, etc.
— Travaux et rocailles, grottes, constructions rustiques et
embellissements pour les jardins privés et les parcs publics.
734* Classe. — Plantation, fertilisation et culture.
Boutures herbacées de Vignes.
Un de nos confrères, M. Bjuisseret, professeur d'arboriculture,
à Thuin, a eu l'idée d'utiliser comme boutures, les sarments
herbacés de la Vigne qui tombent sous la serpette lors de
rébourgeonnement en mai et juin.
Nous pensons avec M. Buisseret qu'aucun auteur n'a encore
mentionné ce mode de multiplication. André Leroj a fait con-
naître, par la voie du Journal de la Société centrale d'horticuU
ture de Paris, la marcotte herbacée de la Vigne, mais c'est
tout ce que nous avons jamais trouvé de plus approchant de la
découverte de notre confrère de Thuin.
Nous en avons remarqué, à notre dernière Exposition de fruits,
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— 61 -
des spécimens enracinés, cultivés en pots. La masse des matériaux
a fait perdre de vue cet intéressant apport dont il n'est pas ques-
tion dans le compte rendu. Cette omission bien involontaire
nous engage à en parler.
M. Buisseret fait les boutures en pots, dans un mélange de
terre de feuilles et de terre ordinaire ; il les place en serre
froide ou à lombre en plein air.
Dans sa publication périodique t L'Arboriculteur, » n° de la
2** quinzaine de septembre dernier, M. Buisseret exprime la
pensée que son procédé ferait double emploi avec ceux déjà
connus, sauf pour les variétés rares.
Notre avis est pourtant qu'en opérant en serre et en prati-
quant le rempotage successif, comme nous le faisons pour les
boutures d'un œil, on arriverait aux mêmes beaux résultats avec
bien moins de peines et de dépenses de chauffage. Nous nous
proposons d'en faire l'essai. Fr. Burvenich.
Expositions annoncées.
Indépendamment des floralies indiquées déjà pour cette
année(l) à Bruxelles, Arnhem, La Haye, Gand et Amsterdam,
nous avons encore à enregistrer les suivantes :
Leeds (Angleterre). — Du 15 au 16 mars. — Société rojale
d'horticulture. Exposition de printemps.
Boordwyk (Néerlande). — Du 15 au 19 mais. — Société
Flora.
AllTers. — Du 2ô au 28 mars. — • 126"»° exposition, au local
d'hiver de la Société d'harmonie, par la Société royale d'horti-
culture et d'agriculture.
Ijondres. — Le 29 mars. — Exposition de printemps, à Re-
gent's Park, par la Société royale de botanique.
TJtrecht. — Du 31 mars au 2 avril. — Société néerlandaise
d'horticulture et de botanique.
(1) Voir BuU., pp. 29 et 30.
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- 62 —
Bruges. — Le 9 avril. — Exposition â*hiver au local des
Halles, par la Société provinciale d'horticulture et de botanique.
South Eensington. — Le 19 avril. — Société royale d'hor-
ticulture de Londres.
Brème. — Du 22 au 24 avril. — Exposition de printemps
(48 concours dont plusieurs très importants), par la Société
horticole. S adresser à M. H: Ortgies, à Brème.
Liège. — Les 23 et 24 avril. — Société royale d'horticulture.
Exposition au Manège de la Fontaine.
Manchester. •— Le 25 avril. — Société d'horticidture et de
botanique. Exposition florale à THôtel de ville.
Ém, Bodiças,
Variétés.
Remède contre la coulure de la Vigne. — M. Ch. Baggîo
nous communique la note suivante que nous nous empressons
de mettre sous les yeux de nos lecteurs.
c A propos du raisin Grosse perle de Hollande, vous savez qu'en
plein air, au mur, ce raisin, comme ses frères ou cousins le Crros
Coulard et le Chasselas Duhamel, coule presque toujours au
point de ne présenter que quelques gros grains par grappe. J'ai
essayé cette année contre cet inconvénient un moyen qui m*a
parfaitement réussi. Dès le commencement de la floraison, j'ai
mis les grappes ou plutôt la moitié des grappes en sacs de papier
(noir ciré, servant aux emballages) ouverts par le bas. J'ai eu
beaucoup de coulure sur les grappes laissées à Tair, tandis que
mes grappes en sacs étaient pleines de grains égaux et gros.
Lorsque le raisin a commencé à tourner, j'ai remplacé mes sacs
de papier opaque, par des sacs en papier blanc, mince, passé
à l'huile, et ces grappes qui ont toujours vécu en sacs, ouverts
par le bas, m'ont donné un raisin très transparent et plus
croquant que le raisin non ensaché, i
Nous invitons nos confrères du Cercle à essayer la même
expérience, afin de vérifier si le procédé est vraiment sûr.
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— 63 —
H. Em. Bodigas vient d'être appelé à prendre la direction
du Jardin Zoologique de Gand. Il conserve ses fonctions de
professeur à l'École d'horticulture de l'État et de Secrétaire
général du Cercle d'arboriculture de Belgique. Toutefois, la
partie administrative du Cercle passe entre les mains de M. Van
Huile qui s est chargé en outre de l'expédition des Bulletins.
Consommation des fruits à Paris. — Un journal scienti-
fique c les Mondes » nous donne quelques détails qui permettent
d'apprécier approximativement l'énorme consommation de fruits
qui se fait à Paris. On y importe annuellement plus de cinq
millions de kilog. de raisins, ce qui, à raison de 4 fr. le kilog.,
rapporterait 20,000,000 de francs. Aussi la culture des raisins
de table a considérablement augmenté dans ces dernières années.
A propos da Beurré Bretonnean, au sujet duquel le Bulletin
a publié récemment une note sjnonymique , de notre ami
M. Ch. Baltet, le Comité a reçu de M. K. J. W. Ottolander,
le pépiniériste bien connu de Boskoop, le renseignement suivant:
Lors d'une visite que M. Ottolander fit à M. de Bavay, à Vil-
vorde, en 1847, ce dernier lui fit voir une figure de la poire D^Bre-
tonneau, gagnée, lui dit-il, par Esperen et dédiée par lui, M. de
Bavaj, auD*^ Bretonneau. M. Ottolander on acquit un pied au prix
de 12 francs. A Boskoop, le fruit vient bien au mur et il est coloré.
M. Jamin père vient de mourir à Paris. Il faisait avec M. Le-
père, de Mon treuil, et M. Hardy père un triple faisceau repré-
sentant la vieille et respectable génération d'horticulteurs qui
ont consacré leur vie entière à travailler au progrès de l'horti-
culture. M. Jamin était une des gloires de l'horticulture française.
Buste de H. Mas. — Une souscription est ouverte en France
par la Société d'horticulture de l'Ain, en vue défaire exécuter un
buste en marbre du regretté président A. Mas. Nul doute que la
souscription ne soit digne de l'homme éminent à la mémoire
duquel la Société de l'Ain veut rendre cet hommage. Les sous-
criptions peuvent être adressées à M. Van Huile, au Jardin
botanique de Gand, ou au trésorier de la Société d'horticulture
de l'Ain, M. Baudoin, à Bourg en Bresse.
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— 64 —
Calendrier du Frimeuriste.
FÉVRIER.
On sème sur couche le deuxième céleri, le céleri-rave, des
choux fleurs, des cardons à mettre à l'air à leur sixième
feuille, des tomates dont le fruit est mûr en août, la baselle dont
on veut récolter des graines, les concombres. On continue le
semis de carottes hâtives avec entre-semis de radis roses. On
peut semer également Taubergine, le piment, les melons de
deuxième saison, de la vieille graine d'endive d'Italie sur
couche chaude. Les haricots et les pois sont semés sur place ou
en petits godets pour être dépotés à leur troisième feuille.
On plante les choux fleurs de troisième saison, les pommes de
terre sur couche. On continue à chauffer les vieux pjants
d'asperges et les fraisiers à demeure. On replante les laitues du
semis de décembre.
Les concombres de décembre peuvent être taillés. On butte les
pommes de terre de janvier. On dresse des couches neuves. Le
fumier de celles qui sont usées est réservé pour faire du terreau.
Au besoin, on renouvelle les réchauds.' Les couches non usées
reçoivent d'autres semis ou plantes à mesure que les récoltes
sont enlevées.
Le jardinier qui chauffe au thermosiphon, a l'immense avan-
tage de pouvoir donner au sol de la couche une chaleur constante
qu'il peut augmenter ou diminuer à son gré. Cet excellent sys-
tème permet aussi d'aérer plus souvent et d'éviter ainsi les
coups de soleil si funestes aux végétaux de primeur.
Ém, Roiigas,
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— 65 —
CERCLE D'ARBORICULTURE DE BELGIQUE.
Admissions prononcées en février.
2""' Section. — Membre associé,
M. Cornelis(Ég.), pépiniériste diplômé, St Gilles lez Termonde;
présenté par M. Fr. Burvenich.
3"« Section. — Membres protecteurs.
M"»» Bouillard, propriétaire, Baudour (Hainaut) ; présentée par
M. Van Houtte.
MM.
de Gérin (le marquis), propriétaire, Paris; présenté par
M. Ém. Rodigas.
De Meert (Jos.), propriétaire, Ajwaille; présenté par M. Èm.
Rodigas.
De Pauw (Sér.), médecin vétérinaire, Maldegem ; présenté par
M. J. De Smet.
Dervaes (Jos.), pépiniériste, Wetteren; présenté par M. Fr.
Burvenich.
Dutrieux (Victor), jardinier, Neufvilles ; présenté par M. Éd.
Pjnaert.
Jolivet (Alph.), filateur de lin, Somme près de Lille; présenté par
M. Boutmans.
Mechelynck (Oscar) , place St Michel , Gand ; présenté par
M. Osw. de Kerchove.
Mercier (Omer), propriétaire, Poissant près de Binche; pré-
senté par M. Éd. Pynaert.
Storme-Voortman (Henri), Boulevard du Jardin Zoologique,
Gand ; présenté par M. Osw. de Kerchove.
Van Tricht, libraire, rue St Jean, Bruxelles; présenté par
M. Van Huile.
Verbeke (J. F.), jardinier, Elversele (Waes); présenté par
M. Van Huile.
Vorsterman-Van Oyen, instituteur, Aardenburg (Zélande) ;
présenté par M. J, De Smet.
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Alphonse Mas
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— 67 —
NOTICE BIOGRAPHIQUE
SUB
M. ALPHONSE MAS,
Président de la Société pomologiqm de France,
Membre correspondant du Cercle d^ arboriculture de Belgique, etc.
La science pomologique a fait à la an de l'année dernière
une perte immense dans la personne de M. Alphonse Mas,
décédé à Bourg, le 15 novembre 1875.
Président de la Société pomologique de France et de la
Société d'horticulture pratique de l'Ain, auteur de divers
ouvrages de pomologie très estimés, M. Mas a occupé dans le
monde horticole une place considérable. Ses travaux scienti-
fiques, son ardent amour d'un art que nous cultivons avec
prédilection, sa bienveillance naturelle et l'aménité de ses rela-
tions lui avaient conquis des sympathies universelles. Aussi,
M. le comte de Kerchove, bourgmestre de la ville de Gand
et président du Cercle d'arboriculture de Belgique, avait été
véritablement l'interprète des sentiments unanimes des mem-
bres de notre association, lorsque répondant au toast de M. Mas,
au banquet offert aux membres de la Société pomologique de
France, il prononça ces paroles :
€ Nous nous séparons à regret de vous ; de l'un de vous
surtout, qui nous a été sympathique entre tous. C'est votre prési-
dent, c'est M. Mas. Ses paroles ont été pour nous une révélation.
Pendant son court séjour parmi nous, il a fait un bien immense
à l'avenir de la pomologie ; il en a démontré l'incontestable
utilité. Nous nous séparons à regret de lui ; mais nous espérons
le revoir et le souvenir de cet homme éminent demeurera en
tous cas ineffaçable parmi nous »
Et ces paroles, couvertes de longues acclamations, trouvèrent
un écho dans tous nos oœurs !
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Pourquoi faut-il aujourd'hui que cette séparation soit devenue
éternelle !
Pour nous et pour ceux de nos amis qui avions appris à
apprécier la noblesse de ce caractère, l'élévation de cet esprit,
de cette intelligence d'élite, la mort de M. Mas a été un véritable
deuil ; elle Ta été également pour tous ceux de nos confrères
qui ont assisté aux séances du Congrès pomologique, dont les
assises ont eu lieu à Gand au mois de septembre dernier.
Le Cercle d'arboriculture de Belgique avait contracté envers
cet homme de bien une dette de profonde reconnaissance.
Disons-le bien haut, ce fut pour notre Cercle un grand hon-
neur d'être associé aux travaux de la Société pomologique de
France, et plus que tout autre M. Mas avait coopéré de toutes
ses forces à faire prévaloir cette décision.
Le Comité rédacteur des Bulletins a cru qu'il était de son
devoir d'honorer la mémoire de celui qui a si dignement con-
tribué aux progrès de l'arboriculture et de la pomologie, et
de reproduire son portrait en faisant connaître quelques détails
sur sa vie et ses travaux.
Plus d'un d'entre nos collègues, en revoyant ces traits dont
la ressemblance n'est pas douteuse, mais qui sont loin d'avoir
cette expression de douceur et de bonté qui constituaient le
fond du caractère de ce savant estimé, dira avec M. Michelin,
membre délégué de la Société centrale d'horticulture de Paris,
dans la note biographique qu'il vient de lui consacrer :
t Le nom de M. Mas appelle chez tous les amis des jardins,
le souvenir d'une vie utilement vouée à l'étucje des fruits, qui
en sont une des richesses; mais nous. Messieurs, associés pour
répandre les bienfaits de l'horticulture, nous devons à la mémoire
d'un homme qui a consacré toutes ses forces à la pratique de
cet art, en l'appuyant sur la science, l'expression publique de
nos regrets, et plus encore le tribut de nos éloges (1). i
(l) Journal de la Socmé centrale d'horticulture de France, 2« série,
t. IX, 1875, p. 566.
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Simon Alphonse Mas est né, le 28 février 1817, à Lyon où
son père s*était créé, par son travail et son intelligence dans le
commerce, une position importante et des plus honorables.
Diverses circonstances furent cause qu'il ne suivit pas la même
carrière. Ses dispositions naturelles, peut-être aussi Tétat de sa
santé qui fut toujours délicate, l'amenèrent peu à peu à Tétude
des sciences naturelles et spécialement à celle de la bota-
nique qui avait pour lui une attraction particulière, surtout
dans ses applications pratiques. C'est ainsi qu'à peine arrivé
à sa majorité, il entrait dans la ferme d'un agriculteur
distingué et j séjournait deux ans pour en suivre les divers
travaux.
En 1843, par son mariage avec la ûUe d'un ancien député de
l'Ain, M. Sirand, il fut conduit à se axer à Bourg, auprès de
la famille de sa femme.
C'est là que bientôt il occupe toute son activité à la création
d'un vaste jardin d'expérimentation où il réunit toutes les
sortes fruitières des diverses régions de l'ancien ainsi que du
nouveau Continent.
Ce jardin, après plus de trente années d'études et de recher-
ches, est peut-être unique en son genre, par le nombre immense
des variétés qui s'j trouvent collectionnées aujourd'hui.
Et ce qu'on ne saurait trop mettre en relief, dit à ce sujet
VAnntcaire de la Société pratique d'horticulture de T Ain pour 1876,
c'est que ce jardin a toujours été ouvert à qui, savant ou non,
était désireux de le visiter; c'est que quiconque demandait
quelques indications, quelques conseils pratiques ou encore des
grejfes des variétés d'arbres fruitiers les plus rares, les plus
nouvelles, était certain de les obtenir de la complaisance de
réminent pomologue, de telle sorte que ce dernier était plutôt
l'administrateur d'un jardin .public, pour la propagation des
meilleures variétés de fruits.
Au moment de sa mort, ce jardin ne contenait pas moins de
huit mille pieds d'arbres de toutes formes, tant en espaliers
qu'en hauts vents, en pyramides et en fuseaux, soigneusement
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étiquetés, catalogués, expérimentés. Toutes les variétés décrites
dans ses ouvrages, y avaient été l'objet d'essais minutieux, de
patientes études.
Voici ce que M. Mas écrivait en 1865, dans le prospectus de
son Verger, recueil périodique d'arboriculture et de pomologie :
« J'ai créé, il y a plus de vingt ans, un vaste jardin fruitier
dans lequel je prends soin de réunir le plus grand nombre de
variétés anciennes ou nouvelles, connues en France et à l'étran-
ger. J'ai attentivement étudié les caractères des organes des
arbres, j'ai pu apprécier par une longue pratique la qualité de
leurs fruits et leurs dispositions végétatives. J'ai fait des expé-
riences comparatives sur les meilleurs modes de culture qui
conviennent à chaque variété »
Avons-nous besoin de constater que M. Mas fut ûdèle à ce
programme, dans la publication de son précieux ouvrage, qui
était pour ainsi dire le résumé de ses travaux et de ses recher-
ches ?Ztf Fer^^riO comprend huit volumes; quatre volumes
sont consacrés aux poires, un aux pommes, un aux pèches, un
aux prunes, un aux cerises et aux abricots. Bref, tous les bons
fruits de nos jardins y sont soigneusement passés en revue.
Chacun d'eux y est exactement représenté par une figure chromo-
lithographiée, accompagnée d'une description minutieuse et d'une
remarquable précision. Sous ce rapport surtout, l'ouvrage du
regretté pomologue de Bourg restera comme un monument
d'érudition et de science pomologique.
Aussi cette œuvre établit^lle au loin la réputation de M. Mas
et son nom était-il l'objet de la vénération universelle. EL
était considéré partout comme une lumière, comme une autorité.
Nous avons été témoin en France de l'estime profonde avec
laquelle l'accueillaient les représentants les plus éclairés de la
pomologie française, et lors de la visite qu'il fit dans notre
(1) Le Verger, 8 volumes grand in-S® jésus. — Paris, G. Masson;
libraire éditeur, Place de PÉcole de Médecine.
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pays Tan dernier, nous le constatons ici avec bonheur, tous
nos confrères de la presse horticole ont rappelé avec éloges,
les témoignages nombreux de considération qu'il reçut au milieu
de nous, non seulement de la part des autorités et du Comité
directeur, mais de tous les membres du Cercle. Et ces témoigna-
ges étaient aussi sincères que mérités. M. Mas n'était pas seu-
lement un savant consciencieux, d'une modestie rare; mais son
désintéressement était apprécié de tous ceux qui le connais-
saient; son affabilité et sa bienveillance le faisaient aimer de
tous ceux qui rapprochaient.
M. Mas ne s'est pas arrêté à la publication du Verger y qui a
été toutefois son œuvre capitale. La pomologie n'est pas et ne
sera jamais stationnaire; comme en horticulture, les acquisi-
tions nouvelles, les semis, les introductions en augmentent sans
cesse le domaine. Quelque vaste qu'il soit, un ouvrage descriptif
ne peut donc jamais être complet et doit pouvoir se perpétuer
pour ainsi dire. Voilà pourquoi l'auteur du Verger entreprit bien-
tôt la publication d'une œuvre nouvelle, sous le nom de Pomo^
logie générale W, destinée à comprendre l'étude de tous les
bons fruits qui n'avaient pu trouver place dans son premier
ouvrage.
Deux volumes de la Pomologie générale ont vu le jour. Es
traitent des poires et des prunes. Ils sont illustrés de simples
figures au trait, ce qui les rend moins dispendieux, mais plus à
la portée de la bourse des cultivateurs. Nous avons appris avec
une satisfaction qui sera partagée par tous les véritables amis
de la science, que la matière de douze volumes de la Pomo-
logie générale est à l'état de manuscrit et que nous pouvons
espérer les voir livrés à l'impression.
Cela ne suflSsait pas encore à l'activité infatigable du célèbre
pomologue. Concurremment avec ses cultures fruitières propre-
(1) Pomologie générale, 2 volomed, grand in-8* Jésus. Un volume de
Poires, un volume de Prunes. Parîs, G. Masson, éditeur.
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ment dites, il se livrait depuis de longues années à des re-
cherches comparatives sur les diverses variétés de vignes à
vignobles. En 1874, voulant faire profiter son pays de son expé-
rience, il entreprit en collaboration avec M. PuUiat, de Chi-
roubles, en Beaujolais, la publication d'un important ouvrage
d'ampélographie, sous le titre de Le Vignoble (1). Il comprend
rétude des meilleures variétés de vignes, à raisins de table
et de cuve, cultivées dans le monde entier. Deux années en
ont paru. Le succès devait nécessairement lui échoir; il était
rédigé avec le même soin que le Verger et exécuté surs un plan
analogue.
Voilà les travaux que nous devons à M. Mas, travaux impé-
rissables, car ils sont le fruit de profondes études, faites sur la
nature, le plus souvent au pied des arbres. Il s'était si bien
familiarisé avec la description des poiriers, notamment, qu'il
reconnaissait la plupart des variétés au bois, ou plutôt ^m fades
de Tarbre.
Mais déjà, à une époque antérieure à ses premiers écrits,
M. Mas avait rendu d'autres services à son pays. Il y a plus
de vingt-cinq ans, lorsque les premières conférences sur la
culture étaient instituées dans notre pays, grâce à l'intervention
du Gouvernement, il avait organisé, lui aussi, des cours publics
de botanique, de physiologie végétale et d'arboriculture frui-
tière, concurremment avec quelques autres personnes remplies
de zèle en faveur du progrès. Bientôt encore son ardeur trouva
un nouvel aliment.
En 1851, il fonda à Bourg, avec le concours de M. Lahérard,
un autre nom cher à la pomologie, la Société d'Horticulture de
l'Ain, dont il fut nommé, le jour même de sa constitution, pré-
sident. Sauf quatre années (de 1856 à 1860), pendant lesquelles
(l) Ztf Vignoble, histoh-e, culture et description, avec planches colo-
riées, des vignes à raisins de table et à raisins de cuve les plus générale-
ment connues. Paris, G. Masson, éditeur.
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l'état de sa santé le retint éloigné de ses collaborateurs, il fut
constamment réélu en cette qualité. C'est le plus bel éloge que
Ton puisse faire de son mérite et de la façon dont il sut diriger
les généreux eflforts de ceux qui venaient se grouper autour de
lui. Car c'est là encore une des qualités les plus remarquables
de son caractère ; malgré son grand savoir et sa haute intelli-
gence, M. Mas n'était pas une de ces personnalités absorbantes
et exclusives, capables d'enrayer le progrès, plutôt que de le
voir réaliser par d'autres que par eux-mêmes. Nous en trouvons
la preuve dans la notice, parfaitement écrite qui lui est consacrée
dans l'Annuaire de la Société qu'il présida jusqu a sa mort,
t Chacun sait, y est-il dit, quelle part lui revient dans les progrès
constants de l'Association, dans ses développements, dans les
résultats si heureux, si féconds qu'elle a donnés. Ces résultats
sont surtout saisissants pour qui, ayant pu voir l'état des
cultures horticoles aux environs de Bourg, il y a trente et
quelques années, observe aujourd'hui l'état de ces mêmes
cultures, i
c II ne serait pas juste, toutefois, d'attribuer à M. Alphonse
Mas exclusivement le mérite des progrès réalisés. Il a été
secondé dans son œuvre, par nombre d'hommes dévoués.... Il
est plus vrai dédire qu'il s'est produit ici comme une collectivité
éPe forts dont il a été Vâme et le principal instigateur. »
N'est-ce pas une grande vertu que de savoir diriger vers un
but utile les aspirations généreuses qui se font jour autour de
soi et de réaliser ainsi un bien immense en laissant à chacun
l'honneur d'apportar sa pierre à l'édification de l'œuvre commune?
Cette qualité si rare, M. Mas la possédait pour ainsi dire
d'intuition. C'était chez lui un vrai don de nature. A le voir
présider les séances de la Société pomologique de France, on
reconnaissait immédiatement Thomme supérieur. Il faisait
appel aux connaissances de tous, mettant chacun à son aise,
écoutant toujours avec intérêt les observations du plus humble
travailleur, provoquant à émettre leur avis les plus modestes
auditeurs. M. Michelin exprime le même sentiment lorsqu'il dit;
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« Autour de lui nous nous sentions plus forts et plus confiants
en nous-noémes. » C'est surtout dans la Société pomologique de
France, qu'il avait été appelé à présider en 1872, que sa mort
laisse un vide qu'il sera bien difficile de combler. Par son
initiative, cette Association formée des principaux poraologues
de France, sous le nom de Congrès pomologique de Ljon, avait
refondu ses statuts et sous son impulsion énergique, elle était
en voie de prendre une extension plus considérable.
Jusqu'alors le Congrès pomologique n'avait pas été une
Société proprement dite, ^ constitution permanente. A partir du
jour où M. Mas en accepta la présidence, elle devint la Société
pomologique de France. On comprend le rôle immense que
celle-ci est appelée à jouer. En effet, de même que dans notre
pajs le Cercle d'arboriculture, la Société pomologique de
France avec un cadre d'action plus vaste que celui des Sociétés
locales, à l'aide d'assemblées générales ou de sessions périodiques
sur divers points du territoire, pourra donner à Tarboriculture
fruitière un développement dont beaucoup de localités ont été
sevrées jusqu'à ce jour en France.
Espérons que la mort prématurée de son digne président ne
viendra pas arrêter l'élan et que, grâce à sa nouvelle organisation,
la Société saura persévérer dans sa marche progressive.
Néanmoins, répétons-le, sa mort est pour la Société pomolo-
gique une perte immense. Nul ne prenait une part plus active à
l'œuvre commune, nul ne pouvait faire preuve de plus de dévoue-
ment à la science. Il n'a jamais mesuré les sacrifices pécuniaires
qull faisait dans l'intérêt de celle-ci. Dans toutes les circonstan-
ces, il s'est montré d'un désintéressement complet.
Les distinctions honorifiques n'ont pas manqué à -M. Mas,
dans sa carrière si utilement remplie.
La Société pomologique de France lui avait décerné, comme
elle le fit en 1874 à M. André Leroy, à Angers, et en 1875 à
Gand, à M. Ch. Rogier, ancien ministre de l'Intérieur, la
médaille d'or qu'elle accorde dans chacune de ses sessions à la per-
sonne qui a rendu le plus de services à la pomologie. Depuis 1866,
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il était chevalier de la Légion d'honneur et cette haute distinc-
tion avait été un juste hommage à ses travaux si considérables
et si utiles.
Il avait fait partie autrefois, à titre de membre correspondant,
de la Commission rojale de pomologie de Belgique et, depuis sa
fondation, notre Cercle d'arboriculture lui avait accordé le même
titre. II est mort, hélas, au moment où le Comité directeur
projetait de soumettre à l'Assemblée générale la proposition de
lui offrir, au nom de notre Société, un diplôme d'honneur pour
les services éminents qu'il a rendus à la science pomologique !
Ces services sont considérables, plus considérables que ne le
témoignent ceux de ses travaux publiés jusqu'ici. Nous avons
dit que ses manuscrits achevés, prêts à être livrés à l'impression,
fourniront la matière de douze volumes. Mais tout cela ne
donne que la mesure de son ardeur au travail et de son activité
infatigable. Ce que Ton ne saura jamais trop estimer et ce qui
doit augmenter les regrets que nous éprouvons -de sa perte, c'est
la somme immense de savoir et d'expérience qu'il s'était acquise
par le travail et l'étude. Semblable à l'arbre dont les fruits
savoureux et brillant au soleil font naître les plus belles espé-
rances, et dont un ouragan funeste vient détruire la tige, sa car-
rière a été brisée alors que ses écrits nous promettaient encore
une ample récolte d'observations précieuses.
Il laisse le souvenir d'un homme juste, bon, généreux et dont
le noble et bienveillant caractère inspiraient une profonde sym-
pathie à tous ceux qui l'ont connu.
Éà, Pynaert,
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Les pucerons du Pêcher.
Les pucerons {Aphis) se rencontrent sur presque toutes les
plantes, mais ils différent entre eux sous plusieurs rapports : les
uns sont couverts d'un duvet blanc, cotonneux ; les autres sont
enduits d'une poussière farineuse. Le plus grand nombre de ces
insectes ont la peau lisse et diaphane ; il y en a de noirs, de
bruns, de rougeâtres, de bleuâtres, de verts, aux nuances
variées.
Je suis porté à croire que cette diversité de couleurs provient
de la nature des sucs propres que les pucerons absorbent et
j'appuie mon assertion sur les faits suivants. Le 20 mai 1875,
— j'ai eu la patience d'observer à la loupe les pucerons,
pendant une année entière, depuis leur sortie de l'œuf jusqu'à
la nouvelle ponte — j'ai trouvé sur un pied de fève de marais un
puceron ailé occupé à mettre bas ; les premiers nés devenaient
graduellement noirs, tandis que ceux qui venaient de naître,
étaient verts. A la un d'avril, lorsque les fleurs des pêchers
commençaient à se développer, les pucerons qui s'j nourris-
saient des sucs des pétales, étaient de couleur rose ; plus tard,
lorsqu'ils purent se nourrir sur les jeunes pousses des feuilles,
ils devinrent d'un vert pâle. Les pointes des épines et le» dents
des feuilles de la Rose moussue laissent suinter une liqueur
visqueuse d'une teinte rosâtre et les pucerons qui s'y tiennent,
sont pour la plupart de cette même couleur.
Les pucerons sont généralement connus de tout le monde
par les ravages qu'ils exercent sur les plantes, mais c'est
surtout pour les dégâts qu'ils produisent sur les pêchers que je
voudrais les faire connaître.
L'insecte a la tête petite avec deux yeux très vifs; les
antennes, aussi longues que le corps entier, restent abaissées le
long du dos lorsque le puceron est en repos, et se relèvent
lorsqu'il est en mouvement ; à la partie inférieure de la tête, il
porte une trompe qu'il applique aux stomates ou pores des
feuilles pour en sucer la sève; l'abdomen, qui constitue la
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grande masse de ranimai, est surmonté à la partie supérieure de
deux tubes ou mamelons d'où s'écoule, en globules, cette
liqueur sucrée dont les fourmis sont si friandes : c'est pour ce
motif qu'on donne souvent aux pucerons le nom de vaches des
fourmis.
Les pucerons offrent différentes particularités qui méritent
d'être signalées. D'abord, ils sont ovipares pendant quelques
jours, vers la fin de l'automme, et vivipares après leur éclosion,
depuis le printemps jusqu'à la pondaison nouvelle et même
pendant cette période.
Si après la chute des feuilles, on veut examiner attentivement
un pécher, on découvrira bientôt de petits points li^isants. noirs
comme du jais ; ce sont les œufs des pucerons, déposés à l'abri,
aussi bien que possible, entre les boutons à fruit et le bois(l).
Ils deviennent vivipares à la sortie de l'œuf et conservent cette
faculté jusqu'à la pondaison suivante. L'époque à laquelle
l'éclosion a lieu, ne peut être fixée qu'approximativement ; elle
dépend des jours de chaleur que nous amène la fin de l'hiver.
Ainsi, l'année dernière, vers la fin de janvier, à la suite de
quelques jours de beau soleil, un petit nombre de pucerons quit-
tèrent l'œuf, mais ils furent bientôt détruits par les gelées qui
suivirent. Tour à tour les jours froids succédèrent aux beaux
jours et produisirent les mêmes effets. Les derniers éclos, au
commencement de mai, échappèrent seuls à la destruction.
Il résulte de tout ceci que la plus ou moias grande quantité de
pucerons dépend chaque année des gelées plus ou moins tardives.
Au reste, un seul puceron sur un pêcher, s'il peut s'y pro-
pager librement, est capable d'épuiser l'arbre et d'anéantir tout
(1) Sur le Poirier, ces œufs en tout semblables sont déposés delà
même manière; sur le Pommier, on les trouve agglomérés en longueur
sur les jeunes tiges du côté nord-est ; toutefois, ce n'est que sur les
jeunes poiriere et pommiei"s qu'on les découvre et seulement sur ceux
que les pucerons ont occupés durant tout Pété ; sur les rosiers, ces œufs
adhèrent à la partie inférieure des épines, et les fj-aisiers les portent
attachés à la. partie inférieure des pétioles et des feuilles.
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espoir de récolte, Tarbre fût-il chargé de fleurs, les pêches se
fussent-elles nouées. En effet, un puceron qui vient de naître,
demeure environ douze jours sous la forme de nymphe ; pendant
ce temps, il change plusieurs fois de peau et devient apte à se
reproduire. S'il ne lui faut que douze jours d'âge pour être en état
de se reproduire, un puceron peut atteindre à dix ou douze géné-
rations eu une saison ; chaque femelle peut donner de quinze à
cinquante petits et cette production a lieu sans accouplement.
Prenons donc pour multiplicateur le chiffre le plus bas, quinze :
nous obtiendrons, pour cinq générations, soit deux mois, un
total de 1,096,875 pucerons; dix générations fourniront
576,650,390,625 individus provenant d'un seul, en une seule
année. Il est vrai, ces insectes ont leurs ennemis : les larves
des hémérobes, nommés lions des pucerons, en font leur nourri-
ture habituelle et dévorent en peu de temps une génération
entière, puisqu'on moins d'une demi-minute une larve peut
sucer le plus gros puceron. Mais on voit rarement ces larves
sur le Pêcher, tandis qu'elles abondent sur le Rosier. Les larves
des Coccinelles et de quelques espèces de Sjrphes font aussi une
ample consommation de pucerons.
Une autre particularité qu'on observe dans les pucerons, c'est
que dans Tespèce il j a des femelles ailées et des femelles
aptères (sans ailes), tout en étant des insectes parfaits. En
temps de repos, ces ailes, deux fois aussi longues que le corps,
restent élevées en toit au dessus de l'abdomen.
On comprend aisément comment il se fait que des pêchers
sur lesquels on n'avait remarqué aucun puceron en mai ni en
juin, se trouvent, en quelques jours, infestés de ces désagréables
hôtes : les femelles ailées se transportent sur une inûnité
de plantes, tant annuelles que vivaces, pour s'y propager.
Cette particularité de pucerons ailés, mâles et femelles, n'ap-
paraît pas d'une manière suivie, puisque durant l'été on n'en
aperçoit qu'un nombre restreint, tandis que vers l'époque de la
ponte, Tair en est rempli presqu'à l'égal des éphémères à
l'approche de l'orage.
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C'est de préférence sur les pêchers que les pucerons s'abattent
vers la fin d'octobre, pour y déposer une dernière génération de
petits vivants, parmi lesquels se trouvent les femelles pon-
La quantité de pucerons qu'on trouve sur les pêchers à la fin
d'octobre est vraiment prodigieuse. Ainsi l'un des derniers jours
de ce mois, j'ai cueilli au hasard cent feuilles en longeant un
espalier et parmi ce grand nombre il n'y en avait pas une sur
laquelle je ne découvrisse des pucerons, parfois jusqu'à cent
sur un seul disque. Aussi, la quantité d'œufs, sur cet espalier,
est en ce moment plus que le double de celle de Tannée précé-
dente.
Lorsque la chute des feuilles a lieu, on voit les mâles (tous
ailés) et les femelles (toutes aptères), quitter les feuilles et se
rapprocher de l'endroit où les œufs vont être déposés ; l'accou-
plement se fait et la femelle pond un œuf, vert d'abord, qui
devient brun ensuite et finalement noir.
Si, au temps où les boutons à fleur du Pêcher atteignent leur
plus grand développement, on veut jeter un regard attentif
sur l'arbre, on découvrira bientôt sur ces boutons prêts à
s'ouvrir, de tout petits insectes noirâtres : ce sont les pucerons
nouvellement éclos. Ils sont alors bien frêles, succombent au
moindre attouchement, et ils ne peuvent trouver aucun endroit
où ils puissent se mettre à couvert. . . . C'est le moment pro-
pice pour les détruire tous ! Mais quels moyens employer?...
Tous les moyens prônés peuvent donner de bons résultats. Les
fumigations de soufre ou de tabac sont les plus difficiles à bien
faire et ne réussissent pas toujours, parce qu'ils ne produisent
souvent qu'une asphyxie passagère de l'insecte. Les aspersions
sont préférables. A cette fin on peut se servir d'eau salée, de
lessive, d'une décoction de feuilles de noyer' ou de tabac. Ce
dei^nier remède peut être considéré comme le plus efficace, à
cause de la nicotine qu'il contient, surtout si Ton se sert de
tabac indigène ; dans celui-ci, la proportion de nicotine étant de
sept parties, tandis que le tabac de la Havane n'en contient que
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deux. L'infusion de tabac ne nuit nullement aux arbres, il est .
même préférable de ne pas l'enlever par des aspersions d'eau
pure, parce que les boutons de fleurs, déjà dilatés, s'itnprègnent
plus ou moins de nicotine et les pucerons échappés trouvent la
mort là où ils voulaient chercher la vie.
Seringuer les pêchers lorsque les fleurs sont épanouies, c'est
enlever le pollen et empêcher la fécondation de l'ovaire. Atten-
dre que les fruits soient noués, c'est permettre aux pucerons de
se réfugier sur les jeunes bourgeons où ils deviennent plus
robustes par une nourriture copieuse et peuvent se tenir dans
des touffes, hors d'atteinte du liquide destructeur, qu'on
emploie.
A la suite des piqûres faites par les pucerons au moyen de
leur trompe, la sève des feuilles se trouve contrariée, celles-ci se
contournent et c'est dans leur creux que les insectes s'attrou-
pent. A cette époque, les pêchers ont le plus à souffrir : le suc
ascendant est absorbé en grande partie par les pucerons, le
cambium ne peut s'élaborer, les jeunes feuilles se dessèchent,
l'arbre s'épuise et n'est plus en état de parfaire ses fruits.
Je le répète, si Ton veut préserver ses pêchers des fâcheux dégâts
que je viens d'énumérer, il faut les seringuer avec une infusion
de tabac, immédiatement avant l'épanouissement des fleurs. J'ai
fait l'expérience de ce moyen et elle est concluante (1). L'année
dernière, après avoir découvert un grand nombre de jeunes
pucerons, j'ai fait seringuer à trois reprises — car il faut
renouveler l'opération, à deux ou trois jours d'intervalle, afin
que les pucerons tardivement éclos n'échappent pas — un
espalier d'au-delà de cent mètres de longueur, et tous les
pucerons furent détruits.
(1) Je me sers d'environ un demi kilog. de tabac indigène que je
laisse infuser pendant un jour ou deux dans un hectolitre d'eau chaude.
Cette quantité peut suffire pour un espalier de cent mètres; mais pour
l'opération, il faut se servir d'une seringue à pomme d'arrosoir — à
grand nombre de petits trous — et se placer, obliquement à l'espalier,
pour éviter une trop grande déperdition de liquide.
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— 81 —
Il est vrai, de nouveaux pucerons ailés viennent s'abattre
sur les pêchers, mais cela n a lieu que tout à la fin de mai ou
au commencement de juin et alors la végétation est déjà trop
vigoureuse pour que les pucerons puissent encore causer de
grands dégâts. Ce qu'il y a de mieux à faire dans cette occ"Ur-
rence, c*est d'enlever avec précaution toute la touffe infestée, afin
qu'aucun insecte n'atteigne d'autres feuilles en tombant.
Quant aux pucerons qu'on découvrirait après la maturation
des pèches, on n'a guère à s'en occuper; en contrariant la sève
dans les bourgeons, ils remplacent, dans un sens, le pincement
pour en faire des rameaux à fruit. Tant, il est vrai que dans la
création aucun être n est absolument nuisible ou inutile.
P, J, Ronsmans.
La Pomme Lord SufBLeld.
De même que dans le genre Poirier les semeurs s'appliquent
à obtenir des variétés tardives, ils pourraient en ce qui con-
cerne les pommes» viser davantage à l'obtention de fruits pré-
coces méritants. Après les variétés Madeleine ou Pomme neige,
les Transparentes rouge et Manche et la Duchess of Oldenhurg,
nous ne possédons en pommes précoces rien de bien remarquable.
Aussi nous saisissons avec empressement Toccasion de faire
connaître aux lecteurs de ces BuUeHns la pomme Lord Svffield
comme devant former le premier chaînon de la série des pommes.
Pour ne pas nous exposer à être taxé d'exagération, nous
avons choisi les modèles, que notre artiste a consciensieusement
reproduits, l'un, le plus gros qui était entièrement mûr au
1® août, sur un arbre en cordon, l'autre sur un arbre en vase,
totalement couvert de fruits sur ses deux parois.
Avec le portrait qui accompagne ces lignes, nous pouvons
nous dispenser d'une longue description.
Le fruit e^tgros, très gros sur cordon, vert satiné unicolore
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— 82 -
avant la maturité, d'un jaune nacré presque transparent quand il
est mûr. Sa forme est généralement en cône tronqué, à grandes
côtes obtuses et arrondies. Œil petit, clos, à segments réunis en
houppe pointue, enfoncé dans un bassin creux. Le pédoncule est
long, ligneux^ flexible et inséré dans une cavité très profonde.
La chair est blanche, tendre, neigeuse, légère, très juteuse, à
saveur aigre douce très relevée. Le fruit convient aux usages
culinaires et est pour sa saison un bon fruit à couteau.
L'extrême finesse âe son épicarpe et la texture délicate de sa
chair, font que cette pomme ne se prête pas du tout au transport;
sans ce défaut, sa vigueur et sa fertilité extraordinaire lui
assureraient une place dans les vergers, comme fruit de
marché.
Dans son ouvrage méritant sur les fruits cultivés dans la
Grande Bretagne, The Fruit Manual, le savant pomologue
D' Hogg intitule la pomme Lord Suffield: one qf the very best
early kitchen amples.
La culture de la pomme Lord Sujfleld se fera principalement
en cordon, en vase et en demi tige greffée rez-terre sur doucin.
L'entrecueillette prolongera pendant tout le mois d'août, la matu-
rité du fruit qui commence fin juillet. Fr. Burvenich.
L'Exposition française du Palais de l'Industrie
en 1876.
Le concours agricole ouvert au Palais de l'Industrie, à Paris,
le 12 février dernier, était aussi remarquable par la valeur des
produits exposés que par le bon goût qui avait présidé à leur
arrangement. Les animaux appartenant aux espèces bovine,
ovine et porcine, avaient été placés dans des boxes élégamment
agencées dans la grande nef centrale. Tout autour de celle-ci se
trouvaient les cages contenant les animaux de basse-cour au
nombre de plus de 1500, et certes ce n'était pas la partie la
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— 83 —
moins bruyante de TExposition. Au centre, autour d'un rocher
artificiel, étaient exposées les coupes destinées à être offertes
comme prix d'honneur aux exposants des animaux les plus
parfaits. Ces œuvres d'art, signées Froment Meurice, étaient
dignes de la réputation artistique de leur auteur. Au premier
étfige, étaient exposés les beurres, les fromages, les volailles
mortes, les miels, les cires, les fruits frais, secs et con-
servés, les légumes, les semences de céréales, les pommes de
terre, etc., etc.
C'est de cette dernière partie de l'Exposition que nous allons
nous occuper. Quelque vif qu'eût été pour nous Tattrait de
rendre compte de cette magnifique Exposition dans tous ses
détails, le cadre du Bulletin nous force de maintenir notre
compte rendu dans de sévères et étroites limites. Nous ne
parlerons que d'arboriculture et de culture maraîchère et si
parfois, malgré nous, nous sommes conduit à examiner cer-
tains produits au point de vue de la grande culture, c'est que
nous j aurons été entraîné à notre corps défendant et nous
sollicitons d'avance notre pardon.
L'Exposition des pommes de terre méritait à elle seule l'hon-
neur d'un compte rendu spécial : elle était des plus curieuses et
des plus intéressantes : elle occupait presque toute la longueur
de la galerie de la nef principale et les échantillons n'étaient
pas — comme souvent chez nous — réduits à quelques spéci-
mens choisis ; les exposants étaient prodigues et plusieurs kilog.
de chaque variété représentaient le type. On pouvait mieux
constater ainsi la valeur réciproque des variétés exposées. De*
nombreux producteurs avaient pris part aux concours qui
s'adressaient l'un à ceux qui cultivent des jardins, l'autre à ceux
qui se livrent à la grande culture. Un troisième concours, et
c'était chose utile et juste, était réservé aux négociants. Deux
concurrents avaient pris part à celui-ci : M. Chauvet et
MM. Vilmorin Andrieux, de Paris. Ce concours était le plus
important et le plus remarquable. MM. Vilmorin (médaille d'or)
avaient exposé trente trois variétés de haut choix et de première
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qualité. M. Chauvct (médaille d'argent), soixante sept variétés
intéressantes.
Les variétés très hâtives, destinées surtout à la culture des
jardins étaient nombreuses. Parmi elles, on rencontrait la pomme
de terre Marjolin hâtive, se distinguant par son extrême préco-
cité ; il en est de même de la variété Royal Ashleaved Kidney qui,
à peu près aussi hâtive que la MarjoHUy est plus productive ; la
variété Marjolin Têtard est un peu moins précoce que les précé-
dentes, mais elle rachète ce défaut par deux grandes qualités :
elle est beaucoup plus productive et ses tubercules oblongs,
aplatis, ont une chair extrêmement fine. La pomme de terre
Early rose qui est de toutes les variétés américaines la plus
répandue, figurait dans beaucoup de collections. Les renseigne-
ments que nous avons obtenus sur cette pomme de terre,
corroborent les observations personnelles que nous avons faites
dans nos Flandres, notamment dans le Comice agricole de
SaflFelare. Cette variété est extrêmement productive, très
précoce, mais sa qualité diffère d'après les sols où elle est plantée.
Excellente dans certains terrains, elle est savonneuse dans la
plus grande partie des terrains argileux. La pomme de terre
Princesse semble en France être très recherchée pour les cul-
tures potagères. C'est une fort jolie variété, peu productive
toutefois. Ses tubercules sont longs, et donnent une fécule
jaunâtre excellente. Tout au contraire de cette variélé, la
pomme de terre à feuilles amorties est une de celles que Ton
cultive en France principalement pour la Halle. Elle est très
productive ; ses tubercules jaunâtres sont longs et générale-
ment plus beaux que ceux delà pomme de terre Marjolin hâtive.
Les variétés demi hâtives étaient très nombreuses. Celles qui
semblaient le plus généralement cultivées étaient les variétés
Caillaud blanc, Marceau, Rognon rose. Ruban rouge et les variétés
américaines : Incomparablede Bresse {Bresee' s fairless), Farineuse
rouge {RedsUnned flourball) et Belle de Brmmull {BrownelTs
beauty).
La pomme de terro Caillaud blç^nc est très reconnaiss^-ble : ses
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tubercules très abondants, sont très réguliers, complètement
lisses et présentent généralement la forme de galets. La pomme
de terre Marceau est une variété très fertile, à tubercules volu-
mineux, tandis que la variété Rognon rose, tout en présentant
la même fertilité, n'émet que des tubercules jaunes rosés plus
petits, très bien faits et se gardant aussi longtemps que notre
pomme de terre rouçe de Hollande si répandue dans les cam-
pagnes flamandes. Des tubercules bien distincts qui attiraient
Tattention des visiteurs de l'Exposition dans plusieurs apports
et surtout dans la magnifique collection de MM. Vilmorin
et C'^, étaient ceux d'une variété connue sous le nom de
liuban rouge ou ruhanée (Calico), Ces tubercules jaunes sont
marqués d'une large bande rouge. Cette variété semble être
aussi méritante que jolie; elle est rustique et très productive.
Les variétés américaines semblent se naturaliser en France.
Les succès de la pomme de terre Early rose ont attiré l'attention
sur d'autres variétés. Il j avait à l'Exposition plusieurs lots des
Pomme de terre Incomparable de Bresee, Redshinned Jlour-
tall et BrownelTs leawty. Ces deux dernières variétés sont
très fertiles et de bonne garde. La Redshinned Jlourhall [Fari-
neuse rouçe) est une variété extrêmement productive, très
vigoureuse et de bonne conservation, sur laquelle nous crojons
devoir appeler d'une façon spéciale l'attention des agronomes
belges. C'est une des meilleures variétés.
Les pommes de terre Quarantaine de la Halle et Quarantaine
violette sont toutes deux d'excellente qualité et se conservent
facilement jusqu'en été ; la variété Confédérée émet des tuber-
cules blancs, lisses, très réguliers de forme et très abondants.
Elle semble être une variété de choix, mais elle est encore peu
répandue dans les cultures. L'ancienne Vitelotte lui est souvent
préférée, parce qu'elle est d'un débit plus facile et qu'elle est
presque toujours exempte de la maladie. Il en est de même de
la Pomme de terre de Zélande,
M. le baron d'Avène, de Villemareuil (Seine et Marne), indique
comme rendements obtenus par les pommes de terre qu'il a
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employées dans sa grande culture, les résultats suivants. La
pomme de terre Saucisse rouge (à tubercules ronds et très
farineux) a produit 18,000 kilogrammes à Thectare; la pomme
de terre Lorraine 16,000 kilogrammes à l'hectare ; la pomme de
terre Chardon 17,000 kilogrammes à Thectare. Quelque beau
que soit ce résultat, il est encore insignifiant à côté de ceux
obtenus par MM. Vilmorin dans leurs cultures expérimentales. La
pomme de terre Chardoni}) semble en effet devoir disputer à la
variété Early rose le premier rang parmi les variétés très
productives. Elle rend en effet jusqu'à 30,000 kilogrammes a
l'hectare. C'est la plus productive de toutes les pommes de
terre et une des plus tardives.
Nous venons de citer les cultures de MM. Vilmorin. Inutile
d'ajouter qu'à l'Exposition de Paris, cette maison s'était signalée
au premier rang et avait brillé d'un éclat sans égal. Son expo-
sition de pommes de terre comprenait, outre les variétés que
nous venons de citer, les variétés suivantes :
Pomme de terre Reine de mai, très belle, de première
saison ; ses tubercules sont très réguliers et très lisses :
c'est une variété productive quoique un peu délicate pour
notre pays. Pomme de terre Sainte Hélène : très bonne
variété nouvelle, extrêmement précoce, à fanes peu développées,
pouvant se cultiver très bien sous châssis. Pomme de terre
Blanchard : cette variété est plus productive que les autres
et présente de grands avantages : sa végétation est très
vigoureuse et elle donne un produit précoce.
Parmi les variétés demi hâtives, exposées par cette maison,
nous rencontrons l'excellente pomme de terre jaune ronde hâtive,
les variétés anglaises Snowjlake (flocon de neige), à chair légère
et farineuse, et la Bresee's prolific (prolifique de Bresee), très
précoce ; et enfin une variété toute nouvelle, la Pomme de
terre premier, à superbes tubercules arrondis, un peu aplatis,
(1) Cette pomme de terre convient surtout à l'altmentation du bétail.
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très lisses. Cette variété, à petites fanes et d'un grand produit,
semble être appelée à un brillant et rapide avenir.
Nous avons encore remarqué parmi la collection de pommes
de terre de moyenne saison, les variétés Soi des Jlakes, d'une
qualité tout à fait supérieure ; la crosse jaune deuxième hâtive
qui est si estimée dans la grande culture, et enfin la pomme de
terre recherchée par dessus toutes par les marchands des Halles,
Isi jaune de Hollande {Quarantaine de Noisy ou Marjolin tardive).
Cette dernière variété est une des meilleures que Ton connaisse
tant au point de vue de la garde qu'à celui de la qualité.
L'Exposition des légumes était également fort intéressante.
De splendides poireaux exposés par M. Têtard (Isidore), à Deuil,
méritent au plus haut point de fixer notre attention; il semblerait,
à en croire le catalogue officiel, que Fart d'élever des poireaux
puisse rivaliser avec celui d'engraisser les lapins en vue de se créer
cent mille livres de rente. M. Têtard déclare qu'il vend annuel-
lement pour 10,000 francs de poireaux ! Un autre cultivateur,
M. De Cuyer, avait exposé un lot d'oignon rouge pâle produisant
400 hectolitres à l'hectare. M. Telliez sur les cultures duquel
nous reviendrons, nous a montré les beaux résultats qu'il a
obtenus par son système de culture forcée des pommes de
terre. Ses tubercules étaient petits, mais la chair en était ferme
et pleine de fécule. Ils provenaient de tubercules plantés dans
les premiers jours d'août. M. Turrel avait exposé des patates
douces provenant d'une série de graines importées de la Mar-'
tinique.
L'Exposition des fruits était également belle. Nous avons été
heureux d'y voir figurer la collection d'un instituteur. Le Bul-
letin porte depuis longtemps un vif intérêt à tous les essais
tentés par les instituteurs en vue d'obtenir des fruits dans les
locaux d'écoles, et nous voyons avec plaisir que l'arboriculteur
scolaire, qui a pris naissance chez nous, tend à prendre d'année
en année plus d'extension et plus d'importance. Dans les
diverses collections exposées, on remarquait surtout les poires
suivantes :
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Belle Angevine.
Beurré d' Arenberg.
n rance.
n gris d'hiver.
Bergamotte cl'E8peren(*).
Doyenné d'hiver (*).
Bergamotte d'Alençon.
Colmar des invalides.
Léon Leclerc de Laval.
Passe Colmar.
Tardive de Toulouse.
Joséphine de Mallnes.
Doyenné Jamin.
Doyenné Perrault.
Prince Albert.
Muscatel d'hiver.
De livre (Beurré de Louvain).
Beurré Diel.
Grande Bretagne ou Bon
Chrétien d'Espagne (*).
Bézy Gendron.
Passe Crassane (*).
Catillac (*).
Louise bonne de printemps.
Bon Chrétien d'hiver.
Duchesse d'hiver.
Tardive Van Mons.
Martin sec(*).
Broom-Park.
Saint-Germain.
Doyenné du Comice (*).
Madame Millet.
Auger.
Bergamotte Hertrich.
Curé (').
Beurré Bruneau.
Double fleur (Rose d'hiver).
Olivier de Serres.
Suzette de Bavay.
Bézy des Vétérans.
Royale Vendée.
Sœur Grégoire.
Général Duvivier.
Vauquelin.
Marie Guise.
Duchesse de Toulouse.
Beurré d'Hardenpont.
Prince Napoléon (*).
L'Exposition des pommes était assez nombreuse, mais de gran-
des inexactitudes existaient dans les dénominations. Il j avait
des pommes Reinettes désignées sous des noms impossibles, et
les Court-pendus eux-mêmes avaient dans certaines collections
des appellations toutes fantaisistes. Beaucoup de pommes locales
étaient venues enrichir l'Exposition, mais sans apporter aux
collections d'autre valeur souvent que leur étrangeté. Parmi
les plus belles, nous citerons plusieurs lots de pommes Reinette
du Canada, grise, hâtive, dorée, de Caux et d'Angleterre, dont
(1) Voici les prix de quelques-unes de ces poires : Doyenné d* hiver,
Doyenné du Comice, Doyenné d'Alençon, la pièce 1 franc. Prince Napoléon^
Bergamotte d^Esperen, Curé, Passe Crassane, la pièce fr. 0,50. Catillac,
Grande Bretagne et Martin sec (toutes poires à cuire), fr. 0,25 la pièce.
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les exemplaires bien conservés se vendent 0,50 pièce. Il en est
de même de la pomme Calville et de la Reine des Reinettes.
Les raisins étaient assez bien conservés, mais ne présentaient
toutefois rien qui, comme forme, approchât de ces magnifiques
grappes de M. Lane que nous avons admirées à Gand au mois
de septembre dernier. M. Salomon, de Thomerj, avait exposé
le lot le plus méritant (médaille d'or).
Une Exposition tout à fait intéressante était celle des fruits
do Midi et de l'Afrique. On y rencontrait toutes les variétés
possibles d'Oranges depuis l'ordinaire jusqu'à celle qui ne s'em-
ploie que confite. Il y avait une collection très curieuse envoyée
par M. Turrel, de Toulon (Var). On y voyait des régimes de dat-
tes, fruits du Phoenix dactylifera gagnés en France, encore
adhérents aux panicules et dont la teinte jaune rougeâtre exci-
tait la curiosité; de colossaux épis à'Eryanthus Mon^tieri,
les premiers qui aient été récoltés en France ; des fruits à' Euca-
lyptus glohilus, de Jujubes et de Pistaches récoltés à Aubagne
(Bouches du Rhône); des Cédrats d'Algérie, aux formes parfois
bizarres et toujours curieuses. Les lots de fruits conservés pré-
sentaient des espèces de tous genres et de toute nature : le Chou
Caraïbe et les Couscouches de la Martinique y rencontraient les
Pampelmouses de leur pays natal, les Dattes de Biskra, les Fi-
gues marseillaises, les Châtaignes du Bourbonnais, les Marrons
de Lyon, le Manioc, les Patates douces de Coleah, d'Alger et
de Mondovi.
Une salle tout entière contenait ces beaux fruits; une
autre, une collection de céréales, de plantes industrielles et de
plantes fourragères, exposée hors de concours par la Maison
Vilmorin- Andrieux, de Paris. Nous n'avons pas mission d'ana-
lyser leur collection de Blés d'hiver, de Poulards, de Blés durs,
de Blés de mars, de Blés vétus^ d'Avoines, de Seigles, de Maïs.
Cette collection unique au monde comptait 161 numéros du
catalogue. Celle des plantes fourragères comprenant les gra-
minées cultivées en prairies artificielles et celles des prai-
ries naturelles, présentait le plus grand intérêt. Il en était
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— go-
de même de leurs plantes fourragères légrumîneuses et de leurs
fourrages-racines où Ton remarquait de beaux spécimens des ex-
cellentes Betteraves jaune globe et disette jaune j ces races si pré-
cieuses pour les terrains calcaires; de beaux Navets de Norfolk
Uanc et à collet rouge, de magnifiques échantillons du Navet
tumips ou raUoule, l'un des meilleurs pour culture dérobée; des
Choux raves très bien venus et enfin une curieuse espèce de
JRadis blanc de Russie, nouvelle, très productive et pouvant
rendre de nombreux services à la grande culture. Ce navet se
sème en mai.
Nous ne pouvons pas quitter ce salon ni terminer notre compte
rendu sans parler de la partie de l'Exposition de MM. Vilmorin
consacrée aux plantes industrielles : Colza, Chanvres, Lins
et surtout Betteraves. A ces dernières étaient jointes la désigna-
tion du rendement par hectare et de la richesse en sucre. Nous
nous bornerons à les indiquer succinctement.
Betterave à sucre blanche à collet
rose (race française)
» à sacre blanche à collet
vert (race française)
» à sucre blanche à collet
gris (race française)
n à sucre allemande accli-
matée 50,000
n à sucre blanche amé-
liorée Vilmorin . .
Toutes les betteraves se distinguaient par leur racine nette
et lisse. La dernière variété qui se prête parfaitement à la
culture serrée est celle généralement recommandée aujourd'hui
pour obtenir des betteraves sucrières de toute première qualité.
Nous ne pouvons parler plus longuement ici de cette Exposi-
tion qui a été Tune des plus remarquables de celles que nous
avons vues en France ; il nous sera toutefois permis d'émettre
une opinion générale sur cette magnifique réunion de bétail,
de produits agricoles et de machines. Chaque partie de cette
Rendemeot par
hectare.
Reodemeot en
sucre.
60,000 kil. quelquefois.
10 à 12 p. c.
50,000 n
11 à 12 p. c.
80,000 n parfois.
10 p. c.
50,000 n
Ilàl4p.c.
30 à 40,000 kil.
15 à 18 p. c.
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— 91 —
Exposition a été, en tous points aussi intéressante que celle
que nous avons décrite. L^Exposition de 1876 a présenté spé-
cialement au point de vue des machines, un caractère tout par-
ticulier. Elle prouvait en effet que non seulement les machines
françaises se sont améliorées notablement depuis ces dernières
années, mais qu'elles peuvent aujourd'hui par l'entente du méca-
nisme et le fini de la construction, rivaliser presque avec les
machines anglaises en l'emportant de beaucoup sur ces derniè-
res par la modicité du prix.
Osfdald de Kerchove de Denterghem.
Greffage à longs greffons.
Depuis rinvention du greffage, qui ne date pas d'hier, on a
recommandé de se servir comme greffons de fragments de
rameaux, munis de 2 à 3 yeux au plus.
Les pépiniéristes anglais les premiers ont rompu avec cet
usage en employant pour leur whif-graft (greffe anglaise) des
greffons munis de 4 yeux au moins.
Au congrès pomologique tenu à Gand en septembre dernier,
un des membres a indiqué l'usage de rameaux longs et forts,
munis de 7 à 8 yeux, pour regreffer sur branches les pyramides
stériles et les transformer en colonnes. Les yeux si nombreux,
dit M. Courteaud, se développent peu et l'arbre ainsi rajeuni se
met directement à fruit.
La chose nous paraissait neuve et nous nous proposions d'en
faire un essai ce printemps ; il semble que bien décidément il
n'y a rien de neuf sous le soleil. En effet, un de nos auditeurs,
M. Préd. Rigole, de Courtrai, a présenté dernièrement à une
de nos contérences en cette ville, des poiriers greffés en fente
sur des coignassiers trop gros pour subir Técussonnage ; cet
habile arboriculteur s'était servi de greffons munis de 7 à 8
yeux qui tous s'étaient développés, de sorte que les jeunes
arbres obtenus étaient ramifiés comme des quenouilles de 2 ans.
Sur un des arbres, la greffe s'était desséchée jusqu'à l'œil qui
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s© trouve au rez du tronçonnement du sujet; cet œil était sorti
avec vigueur et avait produit un beau scion simple. M. Rigole
présenta à la même réunion des poiriers produits par le whip-
graft sur sujet de Tépaisseur d'un tuyau de plume, où toute trace
de soudure avait disparu après deux années de greffage.
Comme on le voit, si ancienne que soit la pratique du greffage,
elle est encore susceptible de perfectionnement. Nous engageons
nos lecteurs à essayer le procédé dont nous venons de parler.
Fr, Burverdch,
Du Prunellier ou Épine noire comme sujet.
En qualité d'amateur de beaux arbres et de bons fruits, je
prends la liberté de soumettre à l'appréciation des lecteurs du
Bulletin, le fait suivant, que je certifie.
Depuis une quinzaine d'années environ, il existe dans la
propriété d'un de mes voisins, un prunier nain dont les fruits
sont appelés vulgairement au pays Grrosse Mirabelle ou Mira-
belle àbricotière (ce doit être la Mirabelle double de Metz) greffé
rez-terre sur un prunellier commun {Prunus spinosa vulgaris)
ou Épine noire ordinaire.
Cet arbre ou plutôt cet arbuste est taillé annuellement à peu
près en boule; il n'a jamais dépassé 1"»40 en hauteur, et son
pied n'a que la grosseur d'un de ses congénères du même âge ;
sa fructification est complète et annuelle, c'est vous dire que les
gelées prin tanières n'ont que peu ou point de prise sur ses bour-
geons; cependant, je dois faire observer que l'arbre en question
est abrité des vents du nord par le pignon de la maison de son
propriétaire, distante néanmoins d'une douzaine de mètres.
Le fruit dépasse en grosseur celui de l'arbre mère et il est aussi
plus juteux, plus suave et beaucoup plus sucré que celui produit
par ce dernier; il se colore et se pointillé vers l'époque de la
maturité, arrivant en août, d'une belle teinte carmin orangé en
regard des rayons solaires.
J'ai voulu moi-même, expérimenter le cas et voici, à ce
jaur, ce que j'ai obtenu :
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Pendant l'hiver de 1873-1874, j'ai transplanté dans mon jar-
din clos de murs, il est vrai, mais pas moins exposé à tous les
vents, j*ai transplanté, dis-je, deux pieds sauvages de prunel-
lier; en 1874, j'ai greffé en fente à 1 mètre sur l'un, la
Urine Claude diaprée et en 1875, sur l'autre à 0'»40 la Mira-
belle double. La greffe du premier s'est développée assez vive-
ment et a commencé à fleurir en 1875, mais sans laisser de
fruits, ce que j'ai lieu d'attribuer bien certainement à sa trop
tendre jeunesse; toutefois, j'en espère cette année. Le second
s'est développé et ramifié après un seul pincement, avec une
telle vigueur et rapidité que j'en suis encore émerveillé.
En ce moment, sur l'un comme sur l'autre, les bourgeons
existent à foison.
Si cela peut intéresser les lecteurs de votre Bulletin, je
vous ferai connaître, au fur et à mesure, les résultats que
j'obtiendrai.
Quel vaste champ nous est ouvert si, comme je le crois et
comme je l'ai vu, la prune mûrit sur l'Épine noire! Combien
de ces milliers de haies incultes existant à peu près partout,
pourraient devenir productives, et les lisières de nos forêts
quelle belle ceinture d'or on leur donnerait !
Gerbevillers (Meurthe et Moselle), 17 février 1876,
Hoville.
Culture du Melon sur buttes.
Dans les jardins bien abrités et non loin d'un mur exposé au
midi, on peut réussir dans la culture du Melon sans le secours
de coffres ni de châssis, en les plantant sur butte. Voici comment
on procède.
Dans les premiers jours de mai, on creuse à une distance de
Fig. 17. — Fosse pour couche à melons.
2 mètres, prise du centre, ûg. 17, des fosses de O^Tô de dia-
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mètre et de 0^20 de profondeur; la terre extraite est répandue
autour des fosses. Dans ces creux on établit les buttes : on dépose
au fond une couche de feuilles ou de litière sèche ; sur ce
premier lit on amoncelle jusqu'à une hauteur de 0"75 envi-
Fig. 18. — Batte à ineloos,
ron, du fumier à moitié consommé, sortant de couches éteintes.
Ces buttes se terminent en cône tronqué, ûg. 18.
On tasse bien les buttes afin de prévenir tout affaissement
ultérieur. Dans les terrains frais, les buttes peuvent être
montées au niveau du sol, et partant au lieu d*étre des cônes
isolés, former une espèce de meule continue d'une longueur
indéterminée de 0">75 de basé et d'autant de hauteur. De
quelque manière qu'on juge à propos de les construire, on
charge les buttes d'une couche de terreau mêlé de moitié
gazons décomposés ou de bonne terre franche, le tout bien
serré, et retenu au besoin par une bordure de planches, de
tuiles ou d'ardoises.
Au sommet des buttes, on creuse de petites fosses dans les-
quelles on dépose une bonne pelletée de terreau léger, où on
2 m. 2 m. 2 m. o
O
Flg. 19. — Heule à melons.
place 2 plantes à 0™12 de distance ; ces groupes de deux plantes
sont à 2 mètres dlntervalle ; elles sont conservées toutes les
deux, fig. 19.
Les plantes doivent être immédiatement protégées. Nous
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recommandons de les couvrir à cet effet d'une petite verrine
improvisée composée d'un cadre de 4 planchettes de 0*"30
sur 0*10, clouées entr'elles et recouvertes d'un carreau de
vitre. Ces petites verrines se fixent faci-
lement sur les buttes et on peut les
couvrir pendant les nuits froides. Lors-
que les jeunes plants remplissent leur
casier vitré, on soulève celui-ci en le
plaçant sur des briques pour laisser
échapper les sarments par dessous.
A ce moment, on habitue peu à peu pig. 20. — Noir des carmcs.
les plantes à l'air libre et on leur donne un copieux arrosage
de bouse de vache ou de tourteaux délayés
dans Teau. On coupe l'extrémité des sar-
ments, afin qu'ils se ramifient assez pour
couvrir plus tard toute la surface de la
butte sur laquelle on les ûxe en les cro-
ehetatU. Lorsque les plantes commencent à
s'étendre, on couvre toute la butte d'une
couche de tan à moitié décomposé ou mieux Fîg.2i.-caDuioiip précoce
de déchets de lin ou de chanvre ou de regain vert. Ce paillage
conserve la chaleur et la fraîcheur des buttes.
Dans les pays où les ardoises sont communes,
on s'en sert pour remplacer la couverture
dont nous venons de parler.
Dans cette culture, on emploie avant tout
les variétés précoces les moins délicates et en
première ligne Texcellente et fertile variété
Noir des Carmes, fig. 20. Les Melons Catitaloup ^, ^^ __ c^nteioop
précoce, ûg. 21, et Cantaloup orange (Lekker- o"''»«-
^*J6), ûg. 22, conviennent également bien à cette culture,
ainsi que le Melon vert à rames dont il a été tant parlé ces deux
dernières années et que MM. Vilmorin- And rieux et C*®, de
Paris, ont propagé par tout le monde.
Nous n'entrerons pas dans les détails concernant la culture
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— 96 —
ordinaire du Melon, notre intention étant de signaler seolement
la culture sur butte. Les soins relatifis aux arrosements, à
Taérage, à Tombrage, à la taille et à Téclaircissage des sar-
ments, etc., sont d^ailleurs assez généralement connus.
Fr. Burvmich.
Calendrier du primeuriste.
MARS.
Un des premiers soins du jardinier doit être de mainteïiir
la chaleur aux couches à melons, haricots verts et autres légu-
mes, et de donner de Tair aux plantes sous châssis chaque fois
que le beau temps le permet, afin de les y habituer graduelle-
ment. Il vaut mieux pratiquer les arrosements le matin, parce
que les nuits sont encore trop froides. Le jardinier soigneux
veillera aussi à ce que ses plantes soient garanties contre les
coups de soleil, les vents et le haie.
On sème les melons de troisième saison, les derniers con-
combres en petits pots ; on continue tous les semis de février,
surtout si la température est généralement froide ou trop plu-
vieuse et, par suite, défavorable aux cultures de plein air. On
sème le piment et la tétragone. On transplante les concombres
du semis de février; on repique les choux-fleurs qui seront mis
en place à la fin du mois; on plante les tubercules de patates.
On dresse des couches pour les melons, pour les endives, pour
les dernières asperges; on active la croissance du houblon pour
récolter les jets; on butte les pommes déterre; on chauffe
une nouvelle série d'ananas et Ton rempote ceux du plant
d'automne; on dispose les planches de fraisiers pour recevoir
les coffres. Ceux-ci sont rehaussés partout où les plantes tou-
cheraient au vitrage. En cas de pluie douce, on peut momenta-
nément enlever les châssis, mais toujours les remettre à la
soirée. £m. Roiigas.
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— 97 —
Espalier superposé.
Cette dénomination n'est peut-être pas strictement exacte,
mais nous n'en trouvons pas qui rende mieux notre pensée et
l'objet qu'elle doit désigner.
Il arrive souvent qiie les murs sont trop bas pour qu'on puisse
y maintenir des espaliers vigoureux, et la mise à fruits de ces
arbres offre alors beaucoup de difficulté. Nous avons vu, en ce
Fig. 23. — E<pHÎier .«upoipo^é.
cas, ajouter au mur une partie treillagée, afin depouvoirlaisser
s'allonger les branches. Ce procédé qui n'est pas toujours prati-
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- 98 - ^
cable, n'est pas à rejeter si rallongement des branches ne doit
pas dépasser certaines limites, hors desquelles il deviendrait
impossible de tenir les parties inférieures bien garnies.
Un autre expédient que nous avons vu mettre en œuvre et
qui est essentiellement défectueux, nous a suggéré une idée qui
bien des fois trouvera une application utile.
Un propriétaire ne pouvant venir à bout de ses palmettes
de poiriers trop vigoureuses, eut la pensée de laisser s'allonger la
flèche au dessus du mur et d'y former une couronne pyramidale,
à rinstar de ce qui se pratique pour le vase-pyramide de
M. Dubreuil. Le résultat se devine aisément : la tête prit à elle
toutes les forces et bientôt le mur ne portait plus que des bran-
ches charpentières affamées. C'est ce qu'un simple raisonne-
ment pouvait à la fois faire prévoir et prévenir.
En pareil cas, voici ce que nous conseillons : Tarbre étant
conduit en palmette Verrier, c'est à dire à branches redressées,
on greffe la tête ou flèche en a, fig. 23, le plus près possible de
son point de départ, avec une variété fertile et de peu de
vigueur dont on conduit les branches en sens inverse des
étages inférieurs, dans une direction horizontale.
La fig. 23 représente un arbre établi au moyen de deux formes
superposées sur le même pied et composées de deux variétés diffé-
rentes, rinférieure d'une variété vigoureuse: Beurré Diél, Beurré
rance, Triomphe de Jodoigne, Beurré Sterckmans, Conseiller à la
cour; la supérieure, d'une variété fertile et de vigueur modérée :
Beurré Clairgeau, Louise bonne d'Avranches, William, etc.
La forme d'espalier superposé pourrait encore s'appliquer uti-
lement à un genre de culture que nous avons traité longuement
dans ces Bulletins, la culture fruitière sur pignons. Un mur
de ce genre, lorsqu'il n'est pas trop vaste, pourrait être complè-
tement tapissé d'un seul arbre formé de deux variétés, l'une
vigoureuse, formant la base et couvrant la partie carrée du mur,
l'autre, à branches horizontales, garnissant la partie pignonnée.
Nous avons recommandé et appliqué cette même pratique
pour modérer la branche de milieu des petites palmettes à 3 et
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— 99 —
à 5 branches qu'on équilibre difficilement. On est toujours cer-
tain d'avoir un arbre fertile et facile à mener lorsqu'on regreffe
une variété à végétation lente sur les branches frop favorable-
ment placées d'une variété trop vigoureuse.
Ft. Burvenich.
Abris pour garantir les vignes et les arbres
fruitiers contre les gelées printanières.
On ne saurait trop recommander aux vignerons de conserver
chaque année, avec soin,' au lieu de les brûler, les sarments de
leurs vignes, pour les employer au fur et à mesure, à protéger
les ceps et à garantir les pieds de vignes de la gelée printa-
nière. Il convient de tresser des claies avec les sarments hors
de service, ainsi que Ton façonne les mannes grossières desti-
nées au transport des fruits ; ou bien encore des paillassons que
l'on consolidera avec du fil de fer galvanisé dont l'emploi a
plus de durée que la ficelle communément en usage.
Tous les menus bois pourraient à la rigueur être employés,
mais le sarment leur est de beaucoup préférable à cause du
vernis dont il est naturellement enduit et qui le défend contre
l'humidité qu il n'absorbe pas comme le fait la paille ; il a en
outre l'avantage de laisser plus librement passer l'air et la
lumière, indispensables aux plantes.
Il faut tendre des fils de fer. galvanisés de l'un à l'autre des
échalas et les fixer à leur sommet, puis poser ses abris dessus.
On pourrait à la rigueur se contenter d'étaler sur eux les sar-
ments, mais le vent les déplacerait trop facilement; cela suffit à
remplacer les prétendus nuages artificiels.
Si les toiles dont on se sert pour garantir les arbres fruitiers,
les touchent, s'il n'y a pas une certaine distance entre elles et
les fruits, ces derniers sont perdus. L'air qui circule entre
Tarbre et l'abri, est donc indispensable pour les protéger de la
^elée et des rayons solaires.
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— 100 —
En hiver, les vêtements amples ne nous garantissent-ils pas
mieux du froid que les habits collants? Le principe est le
même.
Si, à Tautomne, le raisin n'est pas arrivé à maturité, on peut
remettre les abris et attendre sans crainte les premières gelées.
Les claies garantissent également de la grêle.
La main d'œuvre ne sera pas considérable, puisque Ton peut
consacrer à préparer ces abris, la saison d'hiver, alors que tout
travail est suspendu. Quelques personnes m'ont objecté Tim-
portance des frais ; qu'importe une dépense minime de cin-
quante francs, je suppose, si elle assure à la récolte une plus
value de mille francs, et enlève tout souci quant au résultat?
Que le produit de ses vignes soit abondant ou nul, les façons
demeurent les mêmes pour le vigneron. Comment hésiterait-il
donc à assurer un bon rendement, grâce à un supplément
momentané de travail au temps du chômage, et à l'emploi
de simples matériaux de rebut? Les abris une fois faits se
conservent pendant plusieurs années. C'est donc une main-
d'œuvre première et un entretien peu important qu'il faut
envisager.
Il en est de même pour les blés : si on les laisse envahir par
les mauvaises herbes, la récolte devient inférieure; aussi le fer-
mier a soin d'y veiller.
Les vignobles n'ont pas seuls intérêt à ce que la Vigne soit
protégée. Les récoltes mieux garanties rendront plus rares les
falsifications malsaines et feront baisser partout le prix du vin.
Raphaël Gaulhier.
Rosiers en corbeilles.
Il n'y a peut-être pas de corbeille aussi ancienne que celle de
rosiers; aujourdTiui encore il y a peu de jardins qui n'aient
un parterre consacré à la reine des fleurs. Si nous nous en
occupons dans cet article, c'est à la fois pour proposer une
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— 101 —
forme qui s'écarte quelque peu du vieux contour classique, du
rond ou ovale, et ensuite pour émettre notre idée sur la manière
de distribuer les plantes.
On a beaucoup vanté les rosiers remontants et plusieurs méri-
tent en effet d'être prônés plus ou moins. Mais on conviendra que
généralement la refloraison laisse énormément à désirer et que,
au contraire, les rosiers remontants, après leur première et abon-
dante floraison, restent non seulement vierges de fleurs ou à
peu près, mais ont de plus leur feuillage rôti, bruni par le
^X^XX¥X^
x^x^x^x^x
¥ ¥¥¥¥■¥¥¥¥
*X¥XX^X^
X ¥ -k ¥ ¥ ¥■ ¥ ¥ X
Fig. 94. — Corbeille de rosiers.
X Rosiers remontants à tige.
•K Rosiers de Chine en baissons.
• Annuelles ou autres fleurs.
soleil et sont alors loin d'avoir un aspect riant. C'est ce dont nous
nous étions aperçu depuis des années dé^ et ce qui nous a fait
imaginer la manière de planter indiquée par la flgure ci-contre,
que nous avons mise en exécution au Jardin botanique de Gand
et dont nous avons lieu d'être satisfait.
Nous avons tout simplement alterné les rosiers remontants
et à tige avec les rosiers de Chine, tels que Duc d'York,
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— 102 —
Cramoisi supérieur^ etc. ; ces derniers, on le sait, fleurissent
moins abondamment à la fois, mais par contre on y trouve
encore des fleurs jusqu'aux premières gelées, et leur feuillage
reste frais : ils entretiennent donc la gaieté et la fraîcheur dans
la corbeille bien mieux que les rosiers remontants seuls ne
pourraient le faire.
Dans la figure 24, les X représentent des rosiers remontants,
les ¥ des rosiers de Chine ; tous se trouvent à environ 75 cen-»
timètres de distance. Si le sol est un peu convenable, on ne peut
guère les planter plus près sans exposer les plantes de Tinté-
rieur à manquer d'air. Enfin, dans les quatre saillies de la
corbeille, nous proposons de mettre Tune ou Tautre plante
à fleurs ou à feuillage, du Réséda même, pour rompre un peu
la monotonie. Rien n'empêcherait non plus d'encadrer les
rosiers d'une bordure de plantes quelconques, ni de remplacer
les rosiers en buissons entre les rosiers à tiges par des plantes
florifères.
JSr. /. Van Huile.
Du sol.
Les conditions physiques de la culture sont complexes, soit
qu'elles se rapportent aux influences météorologiques, soit
qu'elles concernent la composition du sol lui-même. Il importe
que le jardinier se rende compte qu'une des choses essentielles
est de bien approprier la terre et l'engrais aux plantes qu'il se
propose de cultiver. Il a à résoudre un triple problème et doit
étudier avec soin : 1° la nature de la terre, 2'» la composition de
l'engrais et 3** la dose qui convient à chaque plante.
Le premier point qu'il importe de connaître est la nature de
la terre. Il y a en eifet autant de natures de terre qu'il existe
de jardins, bien que Ton soit généralement d'accord pour
diviser les sols en trois catégories principales qui sont les sols
argileux, calcaire et siliceux, suivant que l'élément qui y
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— 103 —
domine, est Fargile, la chaux ou la silice. A côté de ces terres
naturelles, il y a celle que le cultivateur a modifiée ou enrichie
par les énormes quantités de fumier qui s'y sont décomposés
depuis nombre d'années et qui forment de véritables composts.
On lui donne communément le nom de terre de jardin. L'horti-
culteur compose encore des terres destinées à des cultures
particulières : la plus importante, la plus anciennement connue,
celle qui est produite avec le plus d'abondance et dont on fait
le plus fréquent usage, est le terreau proprement dit ou terreau
de couches, résultant de la décomposition des fumiers.
Un propriétaire soigneux, désireux de se rendre compte de
la valeur exacte de son exploitation, devra tenir à connaître
parfaitement la nature et la richesse réelle du sol. Dans ce
but, il fera faire l'analyse des diverses espèces de sols qui
composent son domaine et marquera même sur le plan de la
propriété, les diverses compositions qui auront été observées.
La création de nombreuses stations agricoles rend aujourd'hui
ce travail aussi prompt que facile.
Mais à côté de cette base scientifique, il faut recourir aux
données de l'expérience. Chaque jour apporte un nouveau
contingent d'observations précieuses et utiles dont il faut tenir
compte.
M. Jaeger, dans le Qartenflora, M. Duchartre, dans le Bulle-
tin de la Société centrale d'horticulture de France, viennent
d'appeler l'attention des horticulteurs, des jardiniers et des
cultivateurs sur les avantages que présente l'emploi du fumier
en couverture dans les terrains argileux, devenant pendant l'hi-
ver généralement durs et compacts. L'expérience a démontré à
M. Jaeger qu'il vaut mieux, lorsqu'on veut ameublir un sol,
le couvrir à l'automne d'une couche de fumier et le laisser
ainsi, pendant tout Thiver, plutôt que de l'enterrer. L'expé-
rience a été faite par lui, sur une pelouse qui n avait jamais
été travaillée et qui était formée de terre argileuse. Il voulait
la disposer pour la culture maraîchère. Dans ce but, il fit cou-
vrir une partie du sol d'une couche de fumier d'environ 10-12 cen-
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— 104 —
timëtres, et au mois d avril suivant, la terre placée dessous était
parfaitement ameublie et même fine, tandis que la portion qui
n'avait pas été couverte, était devenue, pendant l'hiver, dure et
compacte. Aussi, dit M. Jœger, bien qu'il y ait une perte
d'ammoniaque quand, au lieu d'enterrer le fumier à l'automne,
on le met en couverture, néanmoins l'effet produit est bien
meilleur, et ce procédé ne saurait être trop recommandé pour
la préparation des terres dures et compactes.
Le procédé de M. Jaeger produit des résultats surprenants,
mais il est coûteux, car la déperdition de force et partant de
valeur du fumier étalé pendant plusieurs mois sur la terre est
évidente. Aussi a-t-on cherché à remédier à cette dépense
trop considérable ; au lieu de fumier, M. Carrière conseille
d'employer une bonne et épaisse couche d'herbe ou d'immon-
dices, de plâtras même.
Le résultat produit est identique dans les deux cas : car il
suffit d'intercepter l'air extérieur en plaçant sur le sol une
couche de substances susceptibles de former une sorte d'écran.
Elles s'oppcsent à l'évaporation de la chaleur interne du sol qui,
se concentrant à sa superficie, modifie la nature de celui-ci et le
rend aussi friable que le froid l'eût rendu compact. Nous
croyons, avec Téminent publiciste de la Revue horticole, qu'il
est inutile de faire remarquer que si la couche formant écran est
susceptible comme le fumier, de se décomposer et de fournir au
sol des éléments azotés, le jardinier obtiendra un meilleur
résultat, car il retrouvera sa terre friable et enrichie des engrais
qui conviennent le mieux aux cultures, à celles des légumes
surtout. 11 est utile en effet de se rappeler que la plupart des
plantes potagères contiennent une grande quantité d'azote.
M. Petermann, le savant professeur de l'Institut agricole de
Gembloux, constate, dans son tableau indiquant la composition
moyenne des principales plantes cultivées (l), que mille parties
des plantes suivantes contiennent :
(l) Bruxelles, imprimerie Gauweloos, 1875.
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— 105 —
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Pois verts . . .
815
171,1
13,9
1,5
5.1
0,5
3,5
1,4
5,0
Betteraves fourra-
.
'
gères (feuilles) .
907
78,9
14,1
0,8
4.1
2,9
1,6
1,?
3,0
Betteraves (ra-
cines) . . .
883
109,5
9,8
0,6
4,1
1,2
0,3
0,3
1,8
Fèves de marais
(paille) . . .
180
776,1
43,9
:î.2
15,5
1,1
9,8
3,3
16,3
Fèves (graines) ,
141
828,3
30,7
11,9
13,1
0,4
1,5
2.2
40,8
Carottes (racines).
860
I3e,2
7,8
1,0
2,8
1,7
0,9
0,4
2,1
Carottes (feuilles).
803
171,0
26,0
1,0
2,9
5,2
8,5
0,9
5,1
Chicorée (racines)
800
193,3
6,7
0,8
2,6
1,1
0,5
0,3
2,5
Chicorée (feuilles).
©0
133,5
16,5
1,0
4,3
2,9
3,2
0,4
3,^
Choux blancs . .
885
99,0
16,0
1,4
6,3
0,9
3,1
0,6
2,4
D'autres observations également importantes ont été faites,
dans ces derniers temps, par M. Louis, Jules, jardinier chef au
château de Villerme (Seine et Oise), au sujet de la valeur rela-
tive des diverses natures de sol. Il a publié dans la Revue
horiieole, le résultat de ses essais, et nous engageons tous nos
jardiniers à suivre vis-à-vis de nous l'exemple que leur donnent
leurs confrères français. Nous répétons encore que nous sommes
heureux et le serons toujours, d'accueillir toutes ces observa-
tions précieuses qu'une pratique journalière leur permet si
aisément de faire.
Première observation. Au mois de janvier dernier, M. Jules
rempota des plants de Melon dans le compost suivant: moitié
terre de jardin, un quart terreau et un quart terre de brujère.
Au bout de huit jours, ces melons étaient tous jaunes et toutes
les racines qu'ils avaient lors du rempotage, étaient pourries,
tandis que les mêmes plants rempotés dans de la terre de jardin
9
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— 106 —
pure sont devenus de toute beauté ! Il en résulte que les melons
n'aiment pas la terre mélangée : une bonne terre de jardin,
ni trop forte ni trop légère et bien fumée de Tannée précédente,
est celle qui leur convient le mieux.
Deuxième observation. Les pommes de terre de primeur
plantées dans une trop bonne terre ou dans un sol qui en a
produit depuis peu, poussent d'abord très vigoureusement, mais
les tubercules ont à peine la grosseur d'un œuf de pigeon, que
les plantes meurent presque subitement, tandis que celles plan-
tées dans une terre de jardin à laquelle on ajoute un cinquième
environ de sable, si la t>erre est compacte, donnent les plus
brillants résultats.
Troisième observation. Des fraisiers plantés dans une terre
de potager, très riche et très bonne, ne voulaient pas pousser.
On en planta deux planches dans une terre à laquelle on mélan-
gea 8 ou 10 centimètres d'épaisseur de boue de route dans
laquelle il j a beaucoup de sable. Dans ces conditions, les frai-
siers poussèrent fort bien, et M. Jules déclare s'être parfaitement
bien trouvé chaque fois qu'il empote des fraisiers destinés à la
culture forcée, d'ajouter au sol un quart de sable de route.
Quatrième observation. Si on plante des haricots de primeur
dans une terre trop légère et ayant déjà produit des haricots
les années précédentes, les plants prennent un aspect jaune,
lors même qu'on fumerait le terrain ou qu'on y mettrait moitié
de terreau. Si au contraire les plantes sont dans une terre forte
et neuve, sans engrais, elles pousseront des feuilles d'un beau
vert foncé, mais elles donneront leur produit dix ou douze jours
plus tard que celles plantées en terre un peu sablonneuse.
Cinquième observation. Les radis semés dans une terre à
Melon deviennent durs et véreux dès qu'ils sont à peine tour-
nés ; si on les sème dans une terre légère ou bien dans du terreau
pur, ils resteront tendres et bons, même longtemps après être
formés.
Sixième observation. Les carottes sont bien plus hâtives et
tendres dans une terre légère que dans une terre forte.
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— 107 —
Septième obseniation. A Cherbourg, M. L. Jules a vu des
choux fleurs, plantés dans les sables du bord de la mer, donner
des produits de toute beauté dès les mois de février et mars. A
Chambourg, près Saint Germain en Laye, où la terre est forte,
on obtient àTautomine des choux fleurs extraordinai rement gros,
ce qui démontre que, pour une même plante, il faut quelquefois
employer des sols différents suivant la saison où Ton opère.
En effet, pour avoir de beaux choux fleurs au printemps,
il faut les planter en terre légère, tandis que, pour l'automne,
une terre plus forte convient beaucoup mieux.
Ces observations précieuses, dictées par une sage et longue
expérience, montrent suffisamement quel puissant appui Thorti-
culture peut trouver dans les faits que la nature offre tous les
jours aux jardiniers assez intelligents pour savoir les observer.
Nous ne pouvons assez engager ceux qui nous font l'honneur de
nous lire, de noter tous les faits intéressants qu'ils rencontrent
dans leur pratique journalière ; qu'ils se persuadent bien qu'au
point de vue des progrès de la culture, la science n'est vrai-
ment puissante que lorsqu'elle s'appuie sur l'expérience et sur
l'observation.
Oswald de Kerchove de Denterghem.
Soins à donner anx couches à Melons.
Dernièrement nous avons expliqué (1) un mode facile et peu
coûteux de cultiver au moins les variétés les plus rustiques de
melons.
Il paraît que nous nous étions trompé, en supposant qu'il était
superflu d'entrer dans les détails concernant la culture de ce
fruit; plusieurs de nos lecteurs ont demandé que nous com-
(1) Voir Bfau 1876, page 94.
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— 108 —
plétions notre article' en indiquant les soins généraux de la
culture du Melon sur couche.
Afin de combler cette lacune qu'on nous signale, nous allons
brièvement, sans commentaires, indiquer toute la marche à
suivre :
1° On récolte les meilleures graines sur les melons de
Saison, c'est à dire mûrissant en juillet-août.
2° On sème de préférence de la graine ayant au moins deux
ans et au plus quatre années de conservation.
3*" Il faut semer à haute température^ la germination et le
premier développement des plantes devant se faire rapidement.
Les arrosements d'eau tiède facilitent beaucoup la germination.
4** On repique le plant en petits pots dès Tapparition des pre-
mières feuilles.
5** La plantation en place se fait par deux plantes au milieu
d'un châssis, aussitôt que les racines tapissent bien les pots.
6** Les premiers jours qui suivent la plantation, on tient les
châssis fermés et on ombrage les jeunes plantes.
l"" Après la reprise, on n'ombrage plus ; on combat les effets
du soleil trop ardent en
ouvrant les châssis ou
même en les enlevant en-
tièrement.
S'* L'arrosement se fait
au moyen de l'arrosoir à
pomme et avec de l'eau
tiède. Penclant la floraison,
on arrose peu et au goulot.
- „ Q"» Pendant les temps
froids, larrosement se fait le matin, et le soir après les jour-
nées chaudes.
10» Lorsque les fruits sont définitivement noués, on les pose
sur des briques ou sur des ardoises. On les laisse sous le feuillage.
11" Pendant le grossissement des fruits, on les tourne de
temps en temps sur une autre face.
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— 109 —
12'* Les melons sont mûrs dès que le pédoncule se fendille
autour du point d'insertion ; après les avoir coupés, on laisse
s'achever leur maturité sous le châssis pendant un jour au moins.
Les variétés les plus recommandahles pour la culture sous
châssis sont, outre celles que nous avons préconisées dans la
culture sur butte, les suivantes :
Le Melon Prescottfond Uanc, fig. 25, le beau melon gros plat à
côtes très saillantes. C'est
la variété la plus recher-
chée dans le commerce à
cause de son bel aspect.
Son écorce est épaisse, ses
graines nombreuses ; la
chair mangeable n'est que
la petite part, mais c'est
un fruit d'apparat par
excellence.
Le M, Cantaloup noir
galeux de Portugal fig. 26,
en est une sous- variété plus
volumineuse, d'une forme
moins parfaite et dont les *'*»' "* " ^"''^'""^ ""''' *'" ^"''"^"'•
côtes sont garnies de grosses et nombreuses proéminences ou
verrues.
Le Melon de Cavaillon, ^g, 27, est encore une bonne variété
rustique, à côtes peu prononcées et
à surface couverte d'un réseau. Il
appartient à la catégorie des Melons
brodés; il fait en France l'objet d'une
grande culture en plein air. Il est
extrêmement fertile. Il a une sous
variété à chair verte.
Le Melon hrodé de Siam, fig. 28,
est une variété très recommandable
à écorce vert foncé, chair rouge. ^i»- "• - >*«»<»° ^« cavaiiion.
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— 110 —
La maison Vilmorin Andrieux et C*«, de Paris, recommande
encore d'une manière particulière parmi les melons Cantaloups,
les variétés Cantaloup d'Alger et C'
d!Eyinaly et dans les M, Irodés, le M,
Ananas et le M, composite. D'ailleurs,
les variétés sont très nombreuses, puis-
que toutes se croisent entre elles avec
une facilité déplorable pour celui qui
tient à la conservation exacte des types.
Les Melons sont influencés même par
le voisinage des concombres lorsque la
. floraison de ces deux plantes coïncide.
Les autres Cucurbitacées n'y produisent aucune hybridation,
contrairement à l'opinion de beaucoup de jardiniers.
F. Buroenich.
Pommes de terre permanentes.
On s'est beaucoup occupé en France des essais tentés par
M. Telliez pour obtenir par la culture, des pommes de terre en
toute saison. Le procédé est très simple.
Au mois d'août, on sème des pommes de terre récoltées l'année
précédente, à une profondeur de 20 centimètres environ, après
avoir bien préparé la terre et l'avoir fumée d'une façon suffi-
sante ; la végétsTtion se poursuit, les fanes deviennent grandes
et lorsque les gelées arrivent, c'est à dire dans le courant de
novembre, on butte et on couvre les fanes avec de la paille,
puis on laisse le tout dans cet état ; les petites pommes de terre
formées grossissent et on peut les récolter dans le courant de
février, mars, avril et même en janvier, ce qui est moins utile
puisque à cette époque, les pommes de terre récoltées en sep-
tembre de l'année précédente sont encore très bonnes et qu'il
n'est pas nécessaire d'avoir recours aux nouvelles. Jl n'en est
plus de même en février et surtout en mars ; alors on est bien
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— 111 —
aise de trouver dans la terre des tubercules déjà assez gros dont
la qualité est excellente. On nous a même assuré que le prix de
ces pommes de terre serait assez élevé et qu'il atteindrait 3 à
4 francs le kilogramme. Nous engageons, dit M. Telliez, les
cultivateurs à conserver en plein air des pommes de terre de
l'an dernier, à les empêcher ainsi de pousser de longs germes,
puis à les planter au mois d'août prochain. Il est fort agréa-
ble et fort productif d'avoir du produit nouveau aux mois de
février et de mars.
La méthode préconisée par M. Telliez a été fort discutée
dans la presse française ; nous devons même ajouter que les
résultats sont encore contestés, niés même par certains publi-
cistes. Les divers essais tentés par M. Pluchet, membre de la
Société d'agriculture, par MM. Laizzier et Va vin, membres de
la Société centrale d'horticulture, sont loin d'être favorables à
ce système de culture. Douze tubercules furent récemment
plantés au Jardin du Luxembourg, en suivant minutieusement
les indications de M. Telliez. Six avaient été trempées dans
l'eau salée, trois dans l'eau ordinaire, trois dans rien du tout.
Les six trempées dans l'eau salée étaient pourries quinze jours
après ; les autres végétèrent. La récolte eut lieu au mois de
mars dernier et donna le résultat suivant :
Poids des 12 tubercules semés . . 767 grammes.
Poids de la récolte 2,110 »
Si on tient compte, dit M. Buchetet, dans le Journal de
TAgHmlture, du résultat obtenu et de l'argent dépensé pour la
culture, on doit reconnaître que ce procédé n'est guère aussi
économique que le proclame son auteur.
Quoi qu'il en soit, il est intéressant de répéter l'expérience, ne
fût-ce que pour s'assurer par soi-même de rineflScacité du pro-
cédé et pour apprendre, à ses dépens, à se méfier des humbtogs
quel que soit le pays qui leur ait donné naissance.
Oswald de Kerckove de Deniergheiti.
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— 112
Pêche lord Fabnerston.
La pèche dont nous reproduisons l'image est encore un des
nombreux gains de M. Rivers, de Sawbridgeworth ; elle fait
partie de la catégorie des pêches tardives.
Elle présente en beaucoup de points des analogies avec son
aïeule la Pavie de Pomponney par son volume, sa beauté et par
l'adhérence de sa chair au noyau. Cette dernière propriété
qui n'est pas une bonne qualité, est un caractère de famille des
Pavies.
Le fruit est très gros, fond blanc légèrement teinté de rose,
épiderme très duveteux. La chair est marbrée de rouge clair,
fondante, très juteuse, d'un parfum relevé, et un peu filandreuse
quoique ferme lorsque la maturité n'est arrivée qu'à un degré
insuffisant, défaut qui se manifeste quand elle n'a pas une
exposition en plein midi.
Les feuilles sont grandes munies de glandes globuleuses ; les
fleurs sont d'une forme rosacée. L'arbre est d'une grande
vigueur.
M. Rivers dit l'avoir obtenue d'un noyau de la pèche Princéss
qf Wàîes qui, oh le sait, descend de la Pavie de Pomponne.
Dans les contrées du nord, cette variété ne sera recherchée si
ce n'est pour des expositions privilégiées. Dans le centre de
la France, par contre, cette terre classique de la culture de ce
beau fruit, elle sera considérée comme une précieuse acquisition.
Dans notre pays, où beaucoup d'amateurs adaptent à leurs
espaliers de pêchers des châssis vitrés, de février en mai, et avan-
cent ainsi la formation du fruit tout en protégeant la floraison,
la Pèche Zord Palmerston sera très recommandable.
Lors de la visite faite par les membres du Congrès et du Cercle
d'arboriculture, à M. Maurice de Ghellinck de Walle, dont
le père si regretté fut le plus zélé propagateur des excellen-
tes péchei? de M. Rivers en Belgique, la pêche Zord Palmerston
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— 1Ï3 -
fat fort appréciée de tous ceux qui connaissent les pèches
tardives de Belgique. On trouve en effet bien rarement quelque
bonne pèche après le 15 septembre et encore, pendant tout ce
mois, on doit manger les pèches avec du sucre. La Chevrmse
tardive est presque toujours amère et la pèche Téton de Venus
si prônée comme variété tardive, mérite d'être bannie de nos
cultures.
La maturité de la Pèche Lord Palmerston a lieu dans la
seconde quinzaine de septembre : elle est toujours un fruit
passable, tandis que les autres pèches de cette saison sont à peine
bonnes pour compotes.
Fr, Burvenich.
Ctdsson des légumes par la fermentation.
Un agriculteur français décrit en ces termes le procédé très
économique qu'il emploie pour cuire les légumes destinés à
Talimentation du bétail. Nous sommes assuré que nos abonnés
maraîchers ou petits cultivateurs trouveront un avantage réel à
se servir du procédé décrit par M. Ch. Laporte, de Beauregard.
On prend de la paille coupée au hâche-paille, et des pommes
de terre passées au dépulpeur ; je mets une couche de paille
hachée, une couche de pommes terre dépulpées, et j'en fais un
tas plus ou moins gros, suivant la quantité de bétail que j'ai à
nourrir. Si j'ai bescûn de pommes de terre cuites seules, pour
la nourriture de mes porcs ou de la volaille, j'en place une
couche seule, plus forte au milieu. Le tout cuit parfaitement
en s'échauffant progressivement et est très agréable au bétail.
La cuisson des pommes de terre exige environ soixante heu-
res; celles deu autres légumes se fait dans un laps de temps
moins long. Ch, Zaporte,
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— 114 —
L'Étiqueteur HardiviUe.
Cet instrument, que nous a fait connaître M. Narcisse
Gaujard, horticulteur et pépiniériste, à Gand, est tellement
simple, que plus d'un, qui a passé par les longueurs et les
ennuis du numérotage sur languettes de plomb au moyen de
chiffres mobiles, s'étonnera à bon droit de ne pas Ta voir lui-
même inventé. C'est un levier de second genre : point d'appui et
application de la force aux extrémités, travail
au milieu. C'est une pince dont la charnière, à
régal des pincettes ordinaires, se trouve à un
bout et dont les branches sont écartées par un
ressort; c'est, en un mot, une sorte de demi
mâchoire armée de molaires. Ces molaires, pla-
cées à la partie supérieure, régulièrement les
unes à la suite des autres, forment tout bonne-
ment les types des neuf premiers chiffres, plus
zéro, comme s'expriment les mathématiciens.
Ces coins, quand la pince est fermée, s'appli-
quent exactement sur une plaque de cuivre à la
partie inférieure, où l'on peut lire répétés sur le
côté les différents caractères dont on veut faire
usage. On conçoit dès lors avec quelle aisance
^'tîur HaTdivinJ!^ — j'allals dire avec quel plaisir — on peut se
créer des étiquettes : introduire une lamelle sous les types
voulus, presser, et voilà!
Ce n'est pas tout : la branche supérieure porte une petite
cisaille que la branche inférieure, par un mécanisme spécial ,
fait mouvoir. Cette ajoute me semble faire un peu l'office de
la cinquième roue. En effet, pour opérer fructueusement et vite,
il faut avoir ses lamelles sous la main ; or, rien n'est plus aisé
de les préparer d'avance avec des ciseaux ordinaires.
Cet instrument tout à fait portatif, dont la figure 29 donne
l'image réduite au sixième de la grandeur, se fixe facilement à une
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— 115 —
planchette qui lui sert de support ; dans cet état, il se prête
commodément au travail du cabinet.
J'allais oublier de mentionner que la prédite mâchoire porte
une dernière dent, à Tusage de ceux qui veulent suspendre leurs
étiquettes. Cette dent est cette fois une canine, une pointe
émoussée, qui perfore parfaitement les lamelles.
On peut faire venir Tétiqueteur directement de Paris (0 par
le premier quincaillier venu ayant des relations avec la capi-
tale de la France, ou, comme moi, par l'entremise de M. Dutry-
Colson, de Gand, à qui l'horticulture et Tagriculture belges sont
redevables de l'introduction d'un grand nombre d'engins et
de machines d'une utilité incontestable.
L'étiqueteur n'est pas trop bien achevé ; il requiert quelques
perfectionnements pour être entièrement confortable. De plus,
il coûte assez cher : 25 francs ! C'est là le revers de la médaille.
Mais, tel qu'il est, il se trouve d'un usage si commode, si expé-
ditif, que je n'hésite pas à le recommander vivement aux pépi-
niéristes, aux horticulteurs et à tous ceux qui, aimant à savoir
ce qu'ils possèdent dans leurs serres, dans leurs jardins, sont
encore à la recherche de bonnes étiquettes.
J. M. De Smet.
Charlatanisme agricole et horticole.
« Le retour du printemps, en ramenant les recommandations
relatives aux précautions à prendre pour les cultures de la sai-
son, fournit aussi l'occasion à certains chevaliers d'iodustrie
de tendre leurs filets à la crédulité publique. » C'est ainsi que
s'exprimait dernièrement le correspondant agricole de Vlndé-
pendence lelge. Il signalait la manœuvre suivante inventée en
Allemagne par quelques escrocs :
(1) pe chez Pinventeur, M. Hfirdivijle, rue St Jacques, à Paris.
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- 116 —
« A propos de la cuscute qui infeste trop souvent les luzernes
et les trèfles, les journaux agricoles allemands ont récemment
publié une annonce ainsi conçue : t Quel est l'agriculteur qui
ne donnerait des centaines de francs pour connaître un moyen
radical contre les ravages de la cuscute, si nuisible au chanvre
et au trèfle ? Ce moyen, de longues et pénibles expériences nous
l'ont fait découvrir et nous le communiquerons à quiconque
voudra bien nous adresser un mandat-poste de 5 marcs sous les
initiales suivantes : A. V. B. Berlin. Bitterstrasse, 26, poste
restante. »
« La station de contrôle de Kiel, dont j'ai eu Toccasion de vous
parler, s'empressa d'écrire à l'adresse sus-indiquée, en rem-
plissant les conditions demandées. Voici la réponse qu'elle
reçut : « Le moyen en question n'est applicable qu'autant que
Ton opère sur la plante en plein champ. Tout ce que je puis dire
pour l'instant, c'est qu'on obtient de bons résultats en vannant
la graine avec le crible à main. Le vannage circulaire i^mène à
la surface du trèfle la cuscute, qui est plus légère, et que Ton
enlève avec une cuiller. Si vous voulez connaître le trai moyen
de destruction de la cuscute en plein champ, je m'empresserai
de vous en faire part en échange d'un nouveau mandat-poste de
5 marcs. Signé : Von Wagner, Berlin, Prinzessinensti*asse, 26. »
Sans se laisser rebuter, la direction de Kiel écrivit encore;
mais cette fois sa lettre lui fut retournée par la poste, avec cette
suscription : « Adresse inconnue. »
Puisse cette fraude, dont les journaux les plus répandus sont
souvent les innocents complices, servir de leçon aux agriculteur8_
et aux marchands de graines que le besoin de s'affranchir d'un
fléau rend souvent trop crédules ! Contre la cuscute, il n'y a
pas d'autre manière de procéder que d'épurer soigneusement la
semence. Si la cuscute se manifeste çà et là dans une localité,
il faut que tout le monde, d'un commun accord, Tarrache et
la brûle sur place.
S'il faut en croire l'ingénieur-irrigateur M. Kunze, de Neu-
wied, il paraîtrait que la cuscute se propage beaucoup par
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— 117 —
rintermédiaire des lièvres. Ceux-ci sont très friands de cette
plante parasite ; ils broutent les porte-graines de la cuscute
arrivée à maturité, et sèment sur leur parcours sa semence non
digérée. S'il en est ainsi, il y aurait lieu d'appliquer l'ordon-
nance de police en vigueur dans le grand-duché de Bade, qui
oblige les propriétaires à entourer d'un fossé les places infestées,
à brûler tout ce qui se trouve enfermé dans le périmètre, afin
que la cuscute ne puisse ni fleurir, ni grainer.
Les agriculteurs victimes de ces annonces ne sont pas à beau-
coup près, aussi lésés dans leurs intérêts que ceux qui, par une
naïveté ridicule, se laissent prendre aux prospectus bruyants,
aux aquarelles fantaisistes qu'on déballe, à certains jours, dans
DOS grandes villes, et qui achètent chez ces déballeurs des plantes
qu'ils croient précieuses, les plantent avec soin, les cultivent
avec amour et ont un jour la cruelle désillusion de voir qu'ils
ont consacré soins, peines et argent à des plantes vulgaires et
indignes d'un pareil traitement.
Notre ami et collaborateur M. Buchetet publiait le 15 juil-
let 1874, dans la Flore des Serres et des Jardins les observa-
tions suivantes au sujet de ces déballages horticoles ou les
amateurs naïfs, séduits par la vue des incroyables aquarelles, se
laissent prendre aux trucs les plus vulgaires du charlatanisme
le plus grossier.
« J'avoue, disait-il, que je ne suis qu'un piètre connaisseur en
fait de plantes, à côté des illustrations de la Belgique, mais,
comme d'après les proverbes *— cette sagesse des nations parfois
bien menteuse — on a souvent besoin d'un plus petit que soi,
je me crois capable de leur signaler en ce moment non seule-
ment des choses qu'ils ne connaissent pas, mais des végétaux
dont probablement ils ne seraient jamais venus à bout de nous
doter quels que soient leur renommée et leur talent incontes-
table.
Et d'abord, je gage que pas un d'eux ne connaît encore le
Itïlas Princesse Marie, à fleurs jaunes ! Je gage que, chez les
plus habiles collecteurs d'oignons à fleurs, on ne parviendrait
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— 118 —
pas à trouver cinquante variétés de Renoncule du Brésil, Renon-
cule odorante, et je ferai même rougir les horticulteurs de la
Hollande, en les défiant de me montrer une seule espèce de
ces bulbes du Nord avec lesquels on fait de majestueux massifs
et qui portent des fleurs pendant 4, 5 et même 6 mois de Tannée.
Étendons le cercle de nos célébrités. Prenez-moi l'établissement
horticole de Tancien et même du nouveau continent lejplus
magnifiquement écrasé sous le poids des médailles, et priez le
de vous faire voir un Woodwardia japonica en arbre, à feuilles
bicolores et longues de deux mètres !
Et les pépiniéristes donc ! Quels traînards ! Où sont — même
en Amérique — leurs Groseilliers d'Amérique à grappes, qui
pèsent invariablement 500 grammes ! Où sont — même en
Chine — leurs Framboisiers de Chine dont les fruits ordinaires
sont gros comme un œuf de poule, et qui malgré cela, remon-
tent si facilement? Connaissent-ils ce Figuier de Rome qui porte
des fruits trois fois l'an, et ce Fraisier en arbre dont les fraises
sont de la grosseur d^une belle poire?
Eh bien ! je le dis à leur honte, tout cela existe ; tout cela se
vend couramment, en aussi grandes quantités que possible, au
premier acquéreur qui veut bien se présenter. L'établissement
est situé un peu loin peut-être, mais c'est égal. Allez à Alger,
rue de Ravigo 13, et là vous trouverez MM. Martin et C'«,
horticulteurs, de Paris, qui se feront un plaisir — moyennant
finances — de vous doter de toutes ces richesses. MM. Martin
et C'* ont rhonneur de vous informer tous qu'ils sont arrivés
d'Augery, avec un riche assortiment de plantes à fleurs et
d'arbres à fruits des plus nouveaux, des plus rares et des
meilleures espèces connues de la France et de l'étranger.
Vous me direz à cela : t Mais ce sont des charlatans ! >
Parbleu ! des filous fieffés ! mais cela ne les empêche pas d'opérer
en plein jour. Les Martin et leur compagnie par derrière ne
bronchent pas d'une semelle ; mieux que cela : « Les plantes
non connues sont vendues avec garantie » et personne ne les
inquiète. »
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— 119 —
Ces réflexions de notre ami M. Buchetet nous sont revenues à
la mémoire en voyant annoncer bruyamment certains déballages
qui ont eu lieu récemment dans diverses villes de notre pays.
Tandis que les horticulteurs sérieux publient des catalogues sin-
cères et usent leur vie à se créer une clientèle honorable, nous
voyons des individus, venant on ne sait d où, neprésentant aucune
garantie ni personnelle, ni scientifique, hier à Alger, aujour-
d'hui ici, demain ailleurs, vendre sans être inquiétés, des fraisiers
en arbre qui ne sont que des Arlutus Unedo ou Arbousiers valant
1 franc dans toutes les pépinières, des Staphilea pinnata(bO cen-
times) sous le titre de Carambolier des Indes!, des poiriers
Belle Angevine et Oatillac sous les noms les plus nouveaux, les
plus pompeux, les plus extraordinaires! On achète, on plante
et quand on s'aperçoit de la mystification dont on est victime,
il est trop tard pour se plaindre ; les malles depuis longtemps
sont bouclées, et le train a emporté les hardis renovateurs de
l'horticulture pendant qu'ils fredonnaient le grand air de Fra
Diavolo ou la romance : Adieu paniers, vendantes sont faites !
Plus d'un amateur, tout en sachant à qui il a affaire, achète
quand même ; il fait, à une loterie sans bon numéro, une mise
qui, dit-il, ne le ruinera pas; mais en attendant ne devrait-il
pas avoir conscience qu'il encourage réellement une mauvaise
œuvre?
Nous croyons utile de prévenir nos lecteurs contre ces fraudes
horticoles en publiant la correspondance agricole de V Indépen-
dance et les excellentes réflexions de M. Buchetet, heureux si
nous ne venons pas trop tard, et si déjà quelques uns de nos
amis ne sont pas les naïves victimes de réclames étourdissantes.
Dans ce cas, nous espérons que l'expérience faite leur servira
de leçon et qu'ils graveront pour l'avenir dans leur mémoire,
ces vers du bon Lafontaine :
Le monde n'a jamais manqué de charlatans.
Cette science, de tout temps.
Fut en professeurs très fertile.
De Stappaert,
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120 —
Nos petits ennemis.
Les Acarus causent de grands dégâts aux arbres fruitiers.
L'un d'eux surtout, VOribates casfaneus^ est un ennemi acharné.
Il est d'une couleur marron et a l'aspect d'un très petit coléop-
tère. A la différence du plus grand nombre de ses congénères, il
est visible à Tœil nu. On le trouve souvent sur les poires à peau
lisse et sur les pommes à peau brillante. Ces insectes causent de
grands dégâts aux plantes sur lesquelles ils s'établissent, car
pompant les sucs à la manière des thrips et des pucerons, ils
épuisent l'arbre lorsqu'ils sont nombreux. Certaines variétés
d'acarus s'attachent aux arbres des plantations publiques, aux
tilleuls p. ex. On s'aperçoit rapidement de leur présence, car
l'arbre infecté perd ses feuilles dès le milieu de Tété. Cette
chute hâtive des feuilles cause de grands dommages à l'arbre et
compromet presque toujours l'avenir. Nous avons remarqué,
l'an dernier, que des arbres fruitiers qui avaient perdu toutes
leurs feuilles au commencement de septembre, n'ont produit
aucun bourgeon à fruit ajant un développement normal, et les
quelques fleurs qui se sont montrées ce printemps se sont
étiolées à peine ouvertes.
On ne peut assez combattre les acarus, et en général tous les
insectes parasites. Ils vivent, comme leur nom l'indique, aux
dépens de l'arbre et l'affaiblissent au point d'en compromettre
souvent l'existence. Divers auteurs conseillent avec raison pour
se mettre à l'abri de ces maraudeurs microscopiques :
1" D'enlever pendant l'hiver les mousses, les lichens et les
vieilles écorces des arbres fruitiers, et sur les grands arbres eu
plein vent d'appliquer le chaulage liquide avec une pompe-
seringue ;
2<» De faire disparaître les chancres en enlevant les parties
malades, jusqu'au vif de l'écorce ;
3^ De badigeonner, au mois de mars, au pinceau avec un lait
de ch£^ux additionné d'urine, de savon noir dissous, de sel et d9
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— 121 —
sulfure de potasse, et dans lequel on aura délayé une quantité
suffisante de bouse de vache afin qu'en séchant, il devienne
adhérent à Técorce des arbres et ne soit pas entraîné par
les pluies. 0. Klipp.
Quelques mots sur un jardin fruitier modèle
en Hollande.
Lors de notre dernier séjour à Amsterdam, en mars 1876,
nous avons eu la bonne fortune d'accompagner notre confrère
M. Galesloot dans une excursion à Baarn. Après une petite
-demi heure de voyage en chemin de fer, nous étions arrivés à
destination.
La pluie ne cessait de tomber; néanmoins, Baarn, avec son
sol sablonneux et élevé, ses bocages richement plantés, ses
promenades étendues le long desquelles surgissent de nom-
breuses grandes et petites villas, et entr'autres aussi celle de
notre ami M. Dudok de Wit, nous apparut comme une des loca-
lités les plus charmantes de la Hollande. Mais ni le temps ni
l'inclémence du ciel ne , nous permirent de nous y arrêter.
Nous voulions pousser notre excursion un quart lieue de plus
loin, à Soestdijk, la résidence d'été de son Altesse Royale le
Prince Henri, frère du Roi des Pays-Bas.
Une superbe et large voie y conduit ; mais, pour gagner du
temps, nous aimons mieux prendre à travers le bois. Dans
celui-ci nous admirons de nombreux arbres gigantesques et de
très longues galeries couvertes; bientôt nous nous trouvons
devant le château qui est spacieux, sans présenter un grand
caractère architectural. Mais les imposantes avenues et les bois
bordés de hêtres séculaires font bientôt oublier ce détail.
Nous voici dans le potager déjà partiellement converti en
jardin fruitier : c'était l'objet principal de notre visite. Malheu-
reusement il ne cessait de pleuvoir à verse ce qui nous empéchâr,
de prendre suffisamment des notes.
Notre ami M. Galesloot, suivant le désir du Prince Henri, a
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créé ici un jardin fruitier modèle pour montrer une fois de plus
en Néerlande la culture et la taille raisonnée des arbres fruitiers
et pour constater, par un nouvel essai, jusqu'à quel point ce
système doit être combattu ou approuvé. Ces plantations n'ont
pas une très grande étendue, mais nous croyons pouvoir dire
que si cet essai réussit, son Altesse Royale saura donner à
l'entreprise tout le développement désirable.
Après avoir défoncé et fumé le sol selon les règles, on a établi
une quantité de montants de fer pour contre espaliers doubles,
à la distance voulue, garnis de ôls de fer. A ces espaliers, sont
plantés surtout des poiriers et, suivant la direction du sud ou du
nord, d'autres essences, voire même des groseilliers à grappes.
La plupart sont formés en U double ; cependant d'autres sont
destinés à devenir des palmettes Verrier. Ce sont de beaux
arbres, très sains. Entre ces montants on a laissé un espace
d'environ douze mètres, dont le milieu est occupé par une ligne
de larges pyramides de poiriers flanqées de part et d'autre par
une double rangée de colonnes, bordées à leur tour par des
cordons horizontaux de pommiers. L'espace et l'air ont donc été
bien ménagés et il y a lieu de croire que le choix des variétés
aura été également bien fait. Le tout a un caractère à la fois
pratique et ornemental. Un peu plus loin, on a créé aussi un
nouveau verger, qui ne laisse rien à désirer. Signalons une
particularité: au lieu d'avoir semé du gazon entre les arbres,
on a planté partout des grosseilliers à grappes, environ
3000 pieds. Cette culture paraît être bien rémunératrice (1).
S. M. le Roi en a fait planter il y a deux ans, à sa campagne
« Het Loo, I plus de 100^000 sujets. Cet exemple ne mériterait-il
pas d'être suivi en Belgique ?
Mais la pluie continue toujours et nous sommes obligés de
rebrousser chemin plus tôt que nous ne le désirons. Nous
jetons un rapide coup d'œil dans les superbes serres à vignes
et surtout dans la grande serre chaude où nous admirons une
(l) Voir Bull. 1875, page 236.
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— 123 —
très riche collection de Bananiers et de Caféiers, plantés en
pleine terre. Nous parcourons aussi la grande serre aux
Agave et y notons plusieurs exemplaires aussi gigantesques que
rares.
En un mot, le peu de temps que nous avons passé là-bas
suffira pour nous faire convaincre que le Prince Henri est en
réalité un protecteur sérieux de l'horticulture dans toutes ses
branches et que, aidé par un homme compétent, il est entré
dans une bonne voie sur le domaine de l'arboriculture.
H. J, Van Huile.
Variétés.
Cours publics, à Lille. — M. Jadoul, directeur des planta-
tions de la ville de Lille, est chargé par le Conseil municipal
de cette ville de continuer son cours d'arboriculture public et
gratuit. Les leçons ont commencé le 30 janvier et se termi-
neront le 6 août 1876. Elles ont lieu tous les dimanches, les
jours de Pâques et de Pentecôte exceptés.
A propos du Pécher pourpre. —Nos lecteurs se rappelle-
ront que le Bulletin de 1875, p. 328, a publié le premier portrait
du Pécher à feuilles pourpres qui ait, crojons-nous, été donné
en Europe (feuilles, fleurs et fruits). Nous trouvons aujourd'hui
dans une lettre publiée dans la Revue horticole^ les curieux ren-
seignements suivants sur cette plante plus remarquable peut-
être comme arbuste d'ornement que comme arbre fruitier.
« Cette belle variété, écrit M. Emery, a été trouvée aux
Etats-Unis par M. Counor, horticulteur, qui faisait partie
d'une batterie d'artillerie pendant la guerre de sécession ; et
c'est en parcourant, en touriste, quelques années plus tard, le
théâtre de la guerre, qu'il trouva sur le champ de bataille de
Champion-Hill où il avait été présent, et près de l'endroit où
le général Tilgham avait été tué, un pêcher à feuilles d'un pour-
pre noir qui sortait d'un buisson de ronces. Il en apporta
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-124-
quelques branches et les multiplia sous le nom de Pêcher Tilçham . »
Le Paoeron. — Nous recevons d'un de nos honorables cor-
respondants la lettre ci-jointe que nous publions en attirant
sur les faits qu'elle renferme lattention des observateurs :
• Ne pourriez- vous m'indiquer un moyen de se défaire du puce-
ron qui envahit ordinairement les Coleus pendant l'hiver? Cette
vermine ne disparaît par aucun des procédés que je connais. Je les
ai tous employés pour le détruire. Il infeste aussi la Vigne et, à
la maturité des raisins, il se met à l'intérieur de la grappe et y
dépose un coton glumeux. Dans la serre à vignes où il n'y a pas
d'autres plantes à hiverner, le puceron n'existe pas ; mais une
fois qu'une serre en est infestée, il faut des soins inouis pour
l'en extirper. Si vous le désirez je vous enverrai quelques
échantillons de ces insectes, les plus insupportables que je con-
naisse jusqu'ici. » Alphonse MoreL
Bibliographie. — Les pignons perdus. Moyen de les utiliser
pour la culture fruitière, par Fréd. Burvenich. Prix : 1 franc.
Chez l'auteur, à Gendbrugge lez Gand.
La grande culture des arlres fruitiers dans les vergers, les
champs, les pâtures, etc., par Fréd. Burvenich. Gand, Hoste;
Paris, Masson. Prix : 2 francs.
Le Bulletin du Cercle d'arboriculture de Belgique ne peut
laisser paraître les deux petits livres d'un de nos confrères les
plus estimés, sans leur souhaiter la bienvenue. Nous ne parle-
rons pas du premier de ces opuscules. Il a paru en partie dans
nos colonnes et nos lecteurs ont pu se convaincre par eux-
mêmes du talent avec lequel M. Burvenich a entrepris la tâche
de rendre à Tarboriculture fruitière les espaces perdus ou négli-
gés. Le traité de' la grande culture des arbres fruitiers dans les
vergers, les champs, les pâtures, etc., trouvera sa place dans
toutes les bibliothèques agricoles. Sans aucun doute, ce travail
de longue haleine, très intéressant et très clair, jouira rapide-
ment d'un grand et légitime succès, car il répond à un besoin
du moment, tant en France qu'en Belgique. La culture fruitière
a çagné sa première bataille : elle s'impose à Tattention de
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J
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tous comme une des branches les plus négligées jusqu'aujour-
d'hui, mais une des plus importantes de Fagriculture. Le travail
de M. Burvenich est divisé en six chapitres. Nous recommandons
particulièrement certains d'entre eux : celui qui traite de la
formation de la tige et du greffage, ainsi que celui où Fauteur
explique d'une façon remarquable et minutieuse les soins à
donner à la plantation des arbres, soins trop souvent néglig é
et pourtant aussi nécessaires que rémunérateurs.
Edité avec le plus grand soin par MM. Hoste, de Gand, et
Masson, de Paris, l'ouvrage de M. Burvenich ne peut tarder de
devenir aussi populaire que le sont aujourd'hui ses excellents
manuels flamands qui ont valu à notre collègue les nombreuses
etflatteuses approbations de la presse néerlandaise. 0. K.
Utilité da crapaad. — Le crapaud fait une grande consom •
mation d'insectes de tout genre, principalement d'insectes nui-
sibles anx produits du potager* Un journal d*horticulture de
New-York raconte qu'un certain M. Harris ofiFrit à un crapaud
de sa connaissance une vingtaine de punaises des espèces à
odeur infecte, qu'il accepta avec une satisfaction évidente, et
qu'il mangea sans autre signe de répugnance que la légère gri-
mace à laquelle l'obligeaient leurs longues antennes en passant
par son gosier. La ration de punaises épuisée, le crapaud fut
placé au milieu d'une colonie de larves noirâtres, gluantes et
longues d'un pouce, découvertes sous l'écorce d'un bouleau. Ce
nouveau mets ne lui parut pas moins délicieux, et ce n'est
qu'après s'être gorgé d'une centaine de ces créatures si peu appé-
tissantes qu'il se retira dans son trou, où il dormit pendant
quatri jours du sommeil du juste.
Conférence à Amsterdam. — Nous lisons dans le Amster-
damsche Courant du 15 mars, l'articulet suivant, que nous nous
empressons de reproduire.
€ M. H. J. Van Huile, jardinier chef au Jardin botanique de
Gand, a donné hier soir une conférence importante à la Société
néerlandaise pour l'agriculture et la botanique, section Amster-
dam^ dans un des salons dç la Société Natura artis magUtra. Il
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— 126 —
a traité des maladies des plantes, des causes de celles-ci et des
moyens curatifs qui peuvent être employés.
Le président, M. G. F. Westerman, au nom des membres de
la Société, a offert à M. Van Huile, comme témoignage de recon-
naissance, un magnifique baromètre. >
Moyen pour conserver Poseîlle.— Lorsque les feuilles d'oseille
sont assez belles, on les coupe et on les épluche comme si on
voulait les faire cuire immédiatement, puis on les place à l'om-
bre sur un drap, dans une chambre ou un grenier; on les laisse
flétrir pendant environ 24 heures, et on les met en pot ou en
terrine, en plaçant un lit de feuilles et un lit de sel alternative-
ment, comme si on faisait une choucroute ordinaire. Pour la
consommation, on sort do, la terrine la quantité nécessaire, on
lave à Teau froide, on blanchit et en accommode comme on le
fait des épinards ordinaires.
L'oseille ayant perdu toute son acidité, offre un plat aussi
agréable que les meilleurs épinards.
Remèdes contre la rouille. — La Société d'horticulture
d'Eure et Loire publie un préservatif très simple des instru-
ments de jardinage contre la rouille. On fait fondre 15 grammes
de saindoux, écumer et mettre dans le mélange autant de
plomb qu'il en faut pour lui donner la couleur du fer. Tous les
outils en fer ou en acier enduits de ce mélange qu'on laisse
sécher 24 heures avant de l'essuyer, se conservent fort long-
temps sans se rouiller.
Gaérison du chancre des arbres. — On recommande d'enlever
jusqu'au vif la partie attaquée et de la frotter ensuite avec des
feuilles d'oseille pour faire refermer la plaie. On se sert égale-
ment de l'onguent de Saint-Fiacre ou de plâtre. L'onguent de
Saint-Fiacre se compose, comme chacun sait, de 2 parties de
terre glaiseuse mélangées et délayées avec 1 partie de bouse de
vache qui lui donne du liant. Pour donner à cet onguent de la
consistance et l'empêcher de se crevasser par la sécheresse oa
d'être délayée par la pluie, on le maintient par quelques tours
de filasse de chanvre ou d'écorce, et on le recouvre d'un chiffon
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N.
— 127 —
de toile ou de coton. Le coaltar doit être recuit quand on
l'emploie, sinon il produit un fâcheux effet sur le bois vert.
En désorganisant les tissus, il fait souvent périr les parties qu'il
recouvre.
Pour obtenir de beaux fruits, quelques jardiniers ont pré-
conisé l'emploi de la fleur de soufre. D'après un essai fait par
M. Basseport, à Essonne, sur des poiriers de Saint Germain, il
suffirait de saupoudrer avec de la fleur de soufre les jeunes
fruits aussitôt qu'ils sont formés pour obtenir des fruits magni-
fiques là où il n'obtenait le plus généralement que des poires
mal venues.
Le pêcher à feuilles pourpres se reproduit franchement de
noyau. Notre collègue M. Burvenich a obtenu un charmant
petit arbuste présentant tous les caractères du type en semant
le noyau de Tune des deux pêches qui ont servi de modèle à la
figure publiée dans le Bulletin du mois de novembre dernier.
Les raisins d'Espagne. — Les raisins frais, expédiés
d'Espague, viennent non pas de Malaga, mais des provinces de
Grenade et d'Almérie. Ils sont gros et oblongs et la chair est
enveloppée d'une pellicule épaisse comme tous les raisins venus
sous les chauds rayons du soleil du midi. Ils n'ont pas à beau-
coup près la saveur de nos raisins de serre ; mais, envoyés sur
les marchés européens et vendus à bas prix, ils trouvent de
nombreux amateurs. Ces raisins se récoltent à l'état vert
et s'expédient pendant les mois d'août et de septembre dans le
nord de l'Europe. Les grappes se placent dans des barils de
25 à 40 kilogrammes remplis de sciure de bois et de^ débris de
liège pour éviter le ballottement et la moisissure. Quant au
c pasas » ou raisins secs si connus de Malaga proprement dits,
c'est la vigne moscatel qui les fournit.
La Mauve. — Après la vigne et les pommes de terre, la
mauve vient d'être la victime d'un parasite. Le Puccinia Mal-
Tacearunij champignon microscopique qu'on avait déjà observé
au Chili sur VAlthea offlcinalis, s'attaque aux mauves cultivées
aux environs de Lyon.
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L'
— 128 —
Calendrier du primeuriste.
AVRIL.
On fait encore une plantation de melons sur les couches
occupées jusqu'ici par d autres primeurs qui maintenant com-
mencent par se produire abondamment en pleine terre ; on met
aussi le piment, la mélongène, les concombres, sur une partie
de ces couches ; mais on ne fait plus guère de cultures nou-
velles ; le forçage proprement dit n'a plus de raison d'être dès
que les premiers produits du potager peuvent être récoltés.
Les cultures en train n'en exigent ^às moins des soins
assidus. Il s'agit de pincer les melons, d'éclaircir les carottes,
de butter les choux fleurs, de rétablir dans leur état normal les
planches d'asperges qu'on a cessé de forcer. L'aérage doit être
de plus en plus abondant et les plantes^ sont garanties contre le
soleil trop ardent. Les arrosements deviennent aussi plus abon-
dants et les châssis seront fermés le soir par les temps froids.
Le jardinier ne doit pas oublier les meules à Champignons. Il
démonte une partie des couches usées; il retire des sentiers le
fumier qui a servi de réchaud, il utilise pour les plantations
récentes les châssis des haricots qui sont maintenant abrités au
mojen de cloches. On peut planter dès ce mois les œilletons des
Ananas. On peut avancer la fructification des Fraisiers au
moyen d'un brise vent de paillassons maintenu droit au moyen
de quelques lattes.
Quant aux arrosements, ils doivent être réglés d'après le
degré d'humidité ou de sécheresse, autant de l'atmosphère que
de la couche elle-même. La théorie absurde de ne jamais arroser
les couches n'existe plus que chez les routiniers qui mettent
encore sur le compte de la lune rousse les accidents qu'ils ne
veulent pas attribuer à leur propre négligence.
Ém. Rodigas,
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— 129 —
CERCLE D'ARBORICULTURE DE BELGIQUE.
Admissions prononcées en mars et avril.
3°*® Section. — Membres protecteurs.
MM. Gevaert (Fr.), jardinier chez M. le comte Duchatel,
Ronsele; présenté par M. J. Samsoen.
Henningsen, Klostervogt, Schoenberg bei Kiel ; présenté par
M. Éd. Pjnaert.
Janson (Hub.), route de Hauchis , Marcinelle près Charleroi ;
présenté par M. Wauthy.
Korn (F. Ch.), Traben an der Mosel (Prusse); présenté par
M. Éd. Pynaert.
Lebion (Léon), Lessines ; présenté par M. Lucien Linden.
Limage (Pierre), peintre, Ville en Hesbaye; présenté par
M. £m. Rodigas.
Staelens (Fr.), propiétaire, Troncbiennes lez Gand; présenté
par M. Éd. Pynaert.
Stappaerts (Auguste), jardinier chez M. le baron Osy, Dongel-
berg ; présenté par M. Grégoire-Nélis.
Vander Mynsbrugge, pharmacien, Gand; présenté par M. J.
De Smet.
Van Oudenhove (Alphonse), Essche St Liévin; présenté par
M. Fp. Burvenich.
Verlinden (Ad.), horticulteur, rue du Cornet de poste, Lede-
berg ; présenté par M. A. Fillot.
Wauthy (Camille), employé, Marcinelle près Charleroi ; pré-
senté par M. Ëm. Rodigas.
«876, IJ i5
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— 130 —
Les pépinières d'Orléans.
f Mieax vaut tard que jamais, » dit le proverbe, et nos lec-
teurs trouveront que nous nous accordons largement les bénéfi-
ces de ce dicton pour remplir la promesse faite depuis un an à nos
lecteurs. Heureusement il ne s'agit pas, dans cet article, d'une
nouveauté qui aurait pu vieillir à Tétat de canevas. Les pépiniè-
res d'Orléans dont nous allons donner une idée, sont toutes des
exploitations d'ancienne création, ayant passé des pères aux fils.
Nous avons eu l'avantage de visiter les principaux établisse-
ments en revenant d'Angers, autre ville de pépinières dont nous
avons fait connaître les plus remarquables cultures à nos lecteurs.
Nous avons dû limiter notre visite, mon compagnon de
voyage M. Pynaert et moi, aux trois pépinières les plus impor-
tantes, celles de MM. Transon frères, Dauvesse et Desfossés-
Thuillier. Ces trois établissements sont parfaitement tenus, et
pour donner une idée exacte de l'étendue et du genre de cultures
qui s'y font, nous avons noté quelques chiffres sur celui que
nous considérons comme le plus vaste.
La maison Transon est la plus ancienne d'Orléans ; en ce
moment elle est au moins à sa cinquième génération. Les titres
de propriété et les documents de famille sont tous au nom de
Transon jardinier.
L'étendue des terres exploitées est de 190 hectares; sur ce
, nombre, la partie employée en pépinière est de 100 hectares et
les 90 hectares restants sont réservés à des cultures agricoles
et forestières. Les 100 hectares de pépinières se répartissent
ainsi :
22 hectares arbres forestiers, d'ornement et d'alignement.
14 i arbres fruitiers.
64 » semis, repiquages, boutures, Conifères, arbustes
feuillus et toujours verts, Rhododendrons.
Il y a en moyenne 150 ouvriers ; ce nombre est bien dépassé
en hiver ; il est quelquefois au dessous en été. De mi-février à
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— 131 —
la fin d'avril, 100 ouvriers supplémentaires, en majeure partie
femmes et enfants, travaillent à la tâche au repiquage des
plants. Ils sont payés selon le nombre de mille plants repiqués.
Sept chevaux sont employés aux charrois et au binage qui est
fait dans les pépinières avec la charrue vigneronne ; trois char-
rues servent à ces binages. La principale branche de l'établis-
sement sont les semis. Ils y sont traités avec un grand soin et
comprennent toutes les essences qui entrent dans les jardins
fruitiers, dans les parcs et les forêts : les chiffres de quelques
essences suffiront à donner une idée de Timportance de toutes les
autres.
Le chiffre des Rosiers francs de pied porté sur Tinventaire
de cette année, dépasse 275,000; dans ce nombre figurent
25,000 Hermosa, 25,000 Souvenir de la Malmaison, 10,000 la
France.
U est greffé annuellement 200,000 Thuya orientalis en aurea,
semper aurescens, elegantissima et Thuyopsis. 25,000 Cupressus
Lawsoniana sont greffés en Retinospora variés. Ces Thuya orien-
tale et ces Cupressus Lawsoniana sont généralement greffés à
l'automne ; ce sont de petits plants n'étant la plupart âgés que
de quatre mois. L'expérience a prouvé que ces jeunes plantes
d un tissu tendre et plein de sève sont les meilleurs sujets à
greffer.
20,000 Thuya occidentalis reçoivent tous les ans les variétés
de Th. occ. compacta, çlobosa, Hovei, Boothi et surtout le nou-
veau lutea.
500 Kilogr. de pin silvestre, autant de pin noir et Laricio
sont semés annuellement.
Ce plant est en grande partie employé pour les immenses
boisements qu'on fait dans la Sologne.
La somme des pins repiqués au printemps dernier a dépassé
dix millions. Ce travail a été' fait par les ouvriers supplémen-
taires travaillant à la tâche.
600 Hectolitres de Quercus Rohir semés au printemps don-
nent appro ximativement quatre millions de plants.
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— 132 —
Les arbres fruitiers, pommiers, poiriers, pruniers, merisiers
en plants d*un an de semis se comptent
par quatre et cinq cent mille de chaque
essence. Le plant de cerisier de Sainte
Lucie a lui seul est évalué à quinze
cent mille.
Ce qu'il y avait de remarquable
lors de notre visite et c'était beau à
voir comme ensemble, c'est la pépi-
nière contenant environ 65,000 poi-
riers sur cognassiers.
50,000 Pruniers, greffés en pêchers,
abricotiers et pruniers, le tout d'un an
de greffe, étaient d'une réussite et
d'une vigueur extraordinaires. Cette
année, la réussite aura été moins belle,
la sécheresse prolongée du printemps
précédant ayant nui quelque peu au
succès des cultures.
La plantation annuelle des essences
fruitières en pépinière comprend :
65,000 Cognassiers.
60,000 Pruniers.
50,000 Paradis et doucin.
15,000 Ste Lucie et merisiers.
30,000 Poiriers francs.
10,000 Pommiers francs.
Le commerce de l'établissement
Transon consiste surtout dans la vente
^ du jeune plant.
Tous ces arbres depuis dix ans ont
toujours été vendus de un et deux ans
de greffe, jamais plus âgés.
Fig. 30. - Robioiapyramidaiis. 150,000 Arbres forosticrs et d'or^
nement sont aussi plantés chaque année.
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— 133 —
Nous n'avons pu voir rétablissement Transon dans tous ses
détails, les pépinières étant trop disséminées. Les propriétaires
se proposent de les concentrer dans trois pépinières principales :
à savoir, outre le siège actuel de l'établissement avec ses 12 hec-
tares de terrain, où sont faits les multiplications, les semis des
espèces rares, des essences délicates et tout le détail des plantes
d'ornement; Beuvronne, à 24 kilomètres d'Orléans, 150 hectares
dont 60 en pépinières, terres siliceuses et terres de bruyère,
jeunes plants forestiers, plants de pins. Conifères, Rhododen-
drons et quelques essences fruitières ;
Bouval, à 8 kilomètres d ''Orléans, 40 hectares deterrains riches,
d'alluvion, pépinière nouvelle commencée récemment pour les
arbres fruitiers et les arbres d'alignement. Cette pépinière rem-
placera toutes les petites pépinières éparpillées en ce moment
en dix-neuf endroits différents autour de l'établissement.
Nous avons vu chez MM. Transon le plus fort pied de RoU-
nid pseudacacia pyramidalis que nousconnaissions.il mesure
à peu près 50 pieds de hauteur et forme une colonne naturelle
compacte et serrée. La fig. 30 ci-jointe donne une idée de ce
bel arbre dont les jeunes exemplaires, souvent déhanchés et
irréguliers, ne sauraient faire comprendre ce que l'arbre devient
après quelques années de végétation.
En somme, nous avons emporté des pépinières d'Orléans et de
leurs obligeants propriétaires le meilleur souvenir et nous avons
eu l'occasion d'y faire beaucoup d'observations utiles.
F. Burvenich.
Éclaircissage des grappes de Raisins.
Au moment où la Vigne va entrer en floraison, et tout d'abord
dans les cultures sous verre, beaucoup de nos lecteurs nous
sauront gré de mettre sous leurs yeux un articulet que nous
avons publié cet hiver dans V Annuaire de l'horticulture lelge (1).
(l) VAnmairede Vhorticulture belge par Fr. Burvenich,Éd. Pynaert,
ÉM. RoDiGAS, H. J. Van Hullb, professeurs à l'École d'horticulture
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— 134 —
L'éclaircissage des grappes de raisins n'est pas encore suffisam-
ment compris de nos cultivateurs. Il est tels procédés^ et
celui-ci en est un, qui sont trop négligés et sur lesquels il est
bon de revenir plus d'une fois.
A Thomery, près de Fontainebleau, où, comme on sait, la cul-
ture de la Vigne à raisins de table, a acquis un haut degré de
perfection, cette opération est exécutée avec grand soin dans la
culture en plein air, et un nombre considérable de femmes et
d'enfants la pratiquent avec une remarquable dextérité. Dans la
culture sous verre, elle a une importance d'autant plus grande
en raison de la plus value du produit obtenu.
Voici ce que nous écrivions dans FAnnîMire : ■
« La beauté des grappes de raisins obtenues par les procédés
d'une culture perfectionnée, telle que la pratiquent les Anglais
et telle qu'on commence à le faire également chez nous, résulte
en majeure partie d'un éclaircissage soigneux des grains. C'est
ce que nous disait, lors de notre récente Exposition de fruits «
M. Lane de Berkamstead, le producteur des magnifiques grappes
qui, au milieu de tant d'autres fruits superbes et bien venus,
excitaient l'admiration générale. Pour obtenir de belles grap-
pes, il faut d'abord ne pas trop charger la vigne. Une grappe
par coursonne suffît amplement. Il faut commencer par' enlever
le surplus, et si celles que l'on conserve annoncent de belles
dimensions, il est bon d'en diminuer le nombre encore d'un bon
tiers. Il faut ensuite et surtout éclaircir coi^venablement les
annexée au Jardin botanique de l'Université de Gand. Paraît chaque
année ; 2^* année.
fieau volume de 176 pages, avec nombreuses gravures, contenant les
adresses de tous les horticulteurs, celles des principaux amateurs belges
et le résumé de tout ce qui a par/i de nouveau et d'intéressant en horti-
culture pendant l'année. — Prix : 2 fr., franco par la poste.
Chez l'un des auteurs ou au Secrétariat du Cercle d^ arboriculture de
Belgique^ quai aux Moines, 51 % à Gand.
Le volume I, année 1875, est également disponible au prix de 2 francs.
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— 135 ~
grains. Généralement encore on ne se rend par compte de la
nécessité indispensable de cette opération. Le plus souvent on
n'éclaircit qu'à moitié et Ton croit beaucoup faire. On éprouve
comme un serrement de cœur en retranchant la moitié des
grains d'une grappe et Von s'imagine à tort qu'elle ne parviendra
Fig. 31. — Grappe avant le cisellement.
plus à se garnir. C'est une erreur, et nous le répétons une
erreur générale.
A ce sujet, nous avons lu avec plaisir dans un des derniers
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— 136 —
numéros d'un journal anglais très estimé (i), un article illustré
de deux figures qui valent à elles seules les meilleures explica-
tions du monde. Personne ne nous en voudra de les avoir copiées
soigneusement pour les reproduire ici.
Ce sont deux grappes de Frankenthaler, le raisin par excel-
lence pour la culture générale sous verre ; la première non
éclaîrcie, la deuxième, après Topération. Quant à l'article qui
accompagne les deux gravures et qui est signé A. F. Barron,
il est parfaitement et pratiquement écrit et nous en extrayons
les renseignements les plus précis.
Aussitôt que la fécondation est opérée et que Je grain com-
mence à grossir, il ne faut pas tarder d'enlever les grappes sur-
abondantes. En même temps il faut procéder à Téclaircissage.
Celui-ci se fait en une fois. Il faut prendre garde de ne pas
abîmer les grains conservés. Pour cela, il est nécessaire de
maintenir la grappe au moyen d'un crochet ou mieux d'un petit
instrument dont la figure a paru dans notre ouvrage les Serres
Verffers(^).
C'est une mince lame de bois longue de 25 à 30 centimètres
ayant Tune de ses extrémités taillée en dents inégales.
L'enlèvement des grains doit se faire avec des ciseaux à lames
étroites, mais à pointes émoussées.
Maintenant, quel nombre de grains faut-il en somme enlever ?
On comprend combien il est difficile de préciser. Les variétés
à gros grains évidemment doivent être éclaircies plus que
celles à petits grains, de même que les grappes lâches le seront
moins que celles à grains très serrés. M. Barron, dans son
article, précise mieux en disant que sur la grappe de Fran-
kenthaler éclaircie, représentée par figure 32, et qui comptait
(1) The Florist and Pomologisty a pictural monthly magasine qfflowers,
fruits and gênerai horticulture, — July 1875.
(2) Les Serres Vergers. Chez Ad. Hoste, libraire, rue des Champs, à
Gand.
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^ 137 ~
d'abord 124 grains, il n'en a conservé que 36, c'est à dire
moins d'un tiers.
L'éclaircissage en lui-même exige une main quelque peu
expérimentée; celle-ci arrangera convenablement en cinq
Fig. 32. — Grappe après le cisellement.
minutes une grappe d'une livre (1/2 kil.), tandis qu'il faudra
autrement y mettre 10 minutes ou 1/4 d'heure. Il ne faut pas
s'amuser à couper un grain à la fois, mais il est bon de suivre
un certain ordre. Ainsi on commence par donner à l'ensemble
de la grappe nne/orme convenable ; on supprime ensuite tous les
1876, Il <i
l
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~ 138 -
grains intérieurs, lesquels doivent conserver entre eux l'espace
nécessaire pour pouvoir se développer à Taise, t
La clarté des figures reproduites plus haut nous dispense
d*entrer dans de plus longs détails à ce sujet.
Éi. Pynaert,'
Le Scarabée du Framboisier.
Le Framboisier a un ennemi très redoutable dans un coléop-
tère de forme ovale et microscopique, le Byturus tometUosus.
Ses antennes rentrent devant les yeux sur les côtés de la tête ;
celle-ci est presque ronde et légèrement inclinée vers le bas.
La cuirasse du cou est plus longue que large, également bombée
partout; les coins postérieurs de celle-ci sont pointus, mais ne
piquent pas. Les pattes sont armées de griffes acérées. L'insecte
est recouvert d'un duvet épais de couleur gris jaunâtre. Les
antennes et les pattes ont plutôt une couleur rougeâtre. Ce
petit animal n'a qu'une taille de 4 millimètres de long sur 2 de
large.
C'est la larve de ce scarabée qui est surtout à redouter. Elle
est ronde, légèrement allongée à la partie antérieure, aplatie à
l'autre extrémité. Elle est couverte de quelques poils raides sur
le dos : ceux-ci sont jaune foncé, presque brun jaunâtre. La
longueur totale de cette larve est de 5,5 milimètres. Elle appa-
raît surtout dans les mois de juin et de juillet, et détruit sou-
vent alors tout e3poir de récolte, soit qu'elle ronge, au moment
de la floraison, les organes reproducteurs des fleurs, soit qu'elle
s'introduise dans le fruit à peine formé; elle est si redoutable
qu'elle rend souvent stériles des plantes saines et vigoureuses.
Dès que les fruits sont tombés, la larve a pris tout son dévelop-
pement ; elle se cache alors le long de la tige et j forme une
chrysalide elliptique qui semble attendre le printemps pour
donner naissance à un insecte à corps rectangulaire, arrondi
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— 139 —
aux deux extrémités, un peu convexe au dessus, qui est le sca-
rabée que nous décrivons en tête de cet article. Cet insecte se
multiplie rapidement et la femelle dépose ses œufs dans les fleurs
ou les baies de framboisiers à peine formées. Dès qu'on s'aper-
çoit des ravages causés par les larves, il faut les combattre
énergiquement.
Le meilleur moyen préconisé jusqu'aujourd'hui semble être de
secouer, un peu avant le lever du soleil ou par un jour bru-
meux, les framboisiers attaqués, en plaçant sous les arbustes un
récipient quelconque ou une large toile. Les insectes engourdis
soit par la fraîcheur de la nuit, soit par le froid de l'atmosphère,
tombent à terre et sont incapables de s'envoler. Quand le soleil
brille au contraire, ils voltigent avec une grande vivacité. Dès
que les insectes sont à terre, on les détruit facilement et de cette
façon, on parvient à délivrer d'une manière presque complète
les framboisiers de ce fléau.
En agissant ainsi, on a grande chance de pouvoir également
anéantir complètement un insecte qui, sans occasionner de
grands dégâts, n'est pas sans rendre sa présence très désagréa-
ble. Nous voulons parler de la punaise grise des jardins, dénom-
mée par Serville, Pentatoma Buccarum. Elle répand une odeur
infecte et la communique aux fruits qu'elle a touchés. Elle se
tient de préférence sur les groseilliers et sur les framboisiers.
Le savant docteur Boisduval, vice-président de la Société centrale
d/horticulture de France,\a. décrit comme suit : « Sa couleur varie
un peu. Le plus ordinairement elle est d'un brun un peu rous-
sâtre uniforme ; d'autrefois elle est d'un brun nébuleux mélangé
de taches brunes ou jaunâtres. Mais on la distingue, ajoute-t-il,
toujours facilement par ses antennes noires annelées de jaunâtre
ainsi que par les petites taches d'un jaune fauve qui se trouvent
sur les côtés du corps. » Cette description nous semble suffisam-
ment claire pour faire reconnaître par tous les jardiniers,
l'insecte repoussant appelé Pentatoma Buccarum ^ et qui malheu-
reusement gâte par son désastreux contact un grand nombre de
fruits. 0. Klipp*
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— 140 —
Arum orinitum (A. muscivorum).
Parmi les plantes qu'on a surnommées (Utrappes mouches
dont quelques unes ont, sous la désignation de plantes carnivores,
naguère fait tant de bruit dans les hautes sphères scientifiques,
on doit compter aussi le Gouet ou pied de veau que nous figu-
rons ci-contre.
Cette curieuse plante mérite une place dans les jardins à
cause de la bizarrerie de ses formes et de son organisation sin-
gulière.
Elle produit une espèce de souche tubéreuse, aplatie, lacérée,
assez volumineuse, d*où sortent plusieurs feuilles en languettes
et réunies dans une gaine commune
maculée de noir. En juillet, la
fleur très originale fait son appari-
tion : c'est une grande spathe ou cor-
net ventru, long de 25 centimètres
environ, resserré à son extrémité
où il s'étale en un large limbe garni
intérieurement de poils violet noir
disposés de l'extérieur vers Tinté-
rieur; les mouches, attirées par
l'odeur cadavéreuse que la fleur
exhale aux heures du soleil, pénè- Fig. 33. — Ârom criDitmn.
trent dans la gorge, entrent dans l'urne pour ne plus en sortir,
le rebroussement des poils leur faisant obstacle. C'est par cen-
taines de mouches que la fleur avale.
Nous laissons à d'autres la tâche difficile de déterminer, s'il
les digère et s'il en ferait de même au cas où il prendrait fan-
taisie à un expérimentateur de remplacer les mouches par un
filet à la Godart ou un pain de veau.
La culture de cette plante est des plus faciles dans Tentière
acception du mot. On plante au printemps un tubercule soit
en pleine terre, soit en pot, et on arrose copieusement dès que la
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— 141 —
végétation commence. Elle vient indifféremment à Tombre ou au
soleil et moyennant une légère couverture l'hiver, on peut la
laisser sur place en permanence. Si Ton veut se contenter de
ses belles feuilles et de Taspect ornemental de la plante, on coupe
les fleurs dès qu'elles se montrent. F. Burvenich.
Un ennemi de l'Oranger.
Un nouvel insecte est apparu en Australie. Après le Pom-
miers, les Solanées, les vignes, voici l'Oranger qui devient la
victime des déprédations d'un papillon nociarne^ï Ophederes fui-
ïoniUy l^octua fullonia L. A l'aide de sa trompe perforante et
rigide^ véritable tarière d'une perfection idéale,- cet insecte
perfore les oranges pour en sucer les sucs de telle sorte qu'elles
ne tardent pas à tomber. Le journal australien The Capricornian
édité à Rockampton (Queensland), donne la description de ce pa-
pillon, dont les ailes de devant sont en dessus marbrées vert de
mer, blanc, noir et brun, avec une tache irrégulière triangulaire
vers le bord costal, légèrement marquées de bandes de couleur
gris cendré au milieu; les ailes de derrière sont d'un orange
foncé aux angles boulaires, avec une ligne recourbée en dehors,
large et d'un noir velouté près du milieu ; on s'étonnera peut-être
de voir la trompe d'un papillon de force suffisante à perforer une
écorce aussi résistante que celle de l'orange, mais cet instrument
est merveilleusement adapté à sa destination et procède à la fois
de la lance barbelée, du foret et de la râpe. Ce n'est au reste
pas le seul insecte qui perfore la peau des fruits pour en sucer
les sucs. Les teignes et les papillons du cap de Bonne Espérance
percent la peau des pêches et des prunes de ces pays. En Europe,
certains insectes rongent le labellum de diverses Orchidées exoti-
ques et perforent la paroi interne des nectaires. Bien plus,
M. Vicier Chatel n'hésite pas à attribuer la plupart des ride», tave-
lures, crevasses, gerçures, etc., que l'on voit à la surface des
fruits et où ils forment des chancres, aux dégradations de cer-
1876, Il iC
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— 142 —
taines espèces d'Acaras, ou genre analogue, qui piquent les
fruits et exercent leurs ravages pendant la nuit. La science
découvre chaque jour de nouveaux infiniment petits qui sont
la cause directe des perturbations constatées par la pratique ;
en les signalant, elle fait chose utile, mais il importe que la
crainte ne galope pas derrière la science, et de peur des dégra-
dations de VOphideres fullonia, on ne doit pas aujourd'hui pros-
crire les oranges de l'Australie, comme la peur du Doryphora
decemlineata a fait prohiber l'entrée des pommes de terre d'Amé-
rique, et celle du Phylloxéra vastatris. Ventrée des Azalées, des
Orchidées, des Palmiers, etc., dans certains pays européens.
P. W. S.
Le Pèolier pourpre.
Les Bulletins ont donné la chromolithographie du Pêcher
pourpre. Dans le texte qui accompagne la planche, nous avons
engagé les amateurs à essayer l'amélioration du fruit par le
semis. Nous avons semé les noyaux provenant des fruits qui ont
servi de modèle. Un noyau a levé; le petit plant a maintenant
20 c. de hauteur et reproduit jusqu'à présent exactement la plante
mère, c'est à dire que toutes les feuilles sont d'un beau rouge un
peu pâle, ce qu'il faut attribuer à ce que le petit arbre est venu en
serre tempérée. Malgré l'opinion contraire émise par certains
pomologues, nous persistons à croire qu'il ne serait pas impos-
sible que le Pêcher pourpre, aujourd'hui principalement à consi-
dérer comme arbre d'agrément, parce que son fruit n'est que
d'un mérite secondaire, ne devînt le point de départ de variétés
améliorées à feuillage coloré.
Un avenir prochain nous apprendra si le premier semis du
Pêcher pourpre n'aura pas déjà subi dans son fruit une amé-
lioration. Le déclarer impossible, ce serait renier la naissance
de toutes les délicieuses pêches que nous possédons dans les
collections. p^^ Burvenich.
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_ 143™
Un étai naturel.
Dans certains pays la croissance des arbres fruitiers est par-
fois excessive, sans nuire à l'extrême fertilité des arbres. Il s'en
suit parfois que l'arbre plie sous le poids des fruits et que les
branches se brisent. Généralement, on se contente de soutenir
les branches faibles ou trop fortement chargées au moyen de
pièces de bois. Mais ce moyen est inapplicable dans certains
cas et notamment lorsque les sujets ont deux branches sortant
d'un tronc principal comme les deux dents d'une fourche. Ces
arbres sont essentiellement défectueux, la rupture d'une de ces
branches trop chargées se produisant près du tronc peut entraî-
ner parfois la fente totale de l'arbre , Nous trouvons un moyen
fort ingénieux s'il est praticable, de prévenir cet accident, dans
le conseil donné par le Prairie Former dirigé par M. J. Lewis,
de Hopkinsville (Kentucky). « Quand je rencontre, dit-il, un
arbre fourchu et que je crains qu'il se fende, je cherche sur
chacun des côtés de la fourche, une branche jeune quoiqu'assez
longue : j'en enlève les feuilles et les branches latérales sur la
plus grande partie de sa longueur. Cela fait, j'enroule les deux
branches l'une autour de l'autre en les serrant le plus possible
et de façon à arriver aussi près que faire se peut des branches
principales de l'arbre qu'il s'agit de consolider. Je laisse les
extrémités des branches ainsi liées se développer comme elles
le veulent pendant une année. Au bout de deux ans, les petites
branches se sont soudées, je puis enlever au couteau les extré-
mités de celles-ci : les branches soudées se dé velopperont comme
touteautre partie de l'arbre ettoutdanger de fente sera éloigné. » .
Nous ne publions^ce procédé de culture que sous toutes réser-
ves. Il nous semble très sujet à caution, ne fût-ce qu'à raison
des violentes secousses produites par les vents survenant avant
que la greffe soit complètement affermie, et devant néces-
sairement être un "obstacle presqu'insurmontable à la complète
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. _ 144 —
réussite de l'opération. Si cet avis n'eut pas été repris pas plu-
sieurs journaux sérieux, nous eussions été plus tenté d'y voir
un de ces humbuggs si familiers aux Américains de la Californie,
que la constatation d'un fait pratique et vrai. * 0, Elipp.
Le Néflier.
Le Néflier {Mespilus germanica) est un arbrisseau que l'on
rencontre à l'état sauvage dans les bois de nos pays ; malheu-
reusement sa culture est souvent trop négligée dans nos jardins,
n est robuste et ^vace, se cultive au bord des ruisseaux, des
fossés, des étangs là où souvent tout autre arbre refuserait de
grandir, et donne à l'automne une ample moisson de fruits. Ses
fleurs blanches, de la grandeur de celles du Poirier, apparaissent
au mois d'avril-mai et forment la gracieuse et riante parure de
l'arbre. On recherche surtout ces arbres pour leurs fruits dont
la chair extrêmement acerbe au moment de la cueillette devient
rapidement brunâtre, pâteuse, aigrelette et un peu sucrée. Ce
fruit était très populaire au moyen-âge. Shakespeare, dans sa tra-
gédie de Henry IV, met dans la bouche d'un de ses personnages
des notions précises sur la maturité de ce fruit : « Vous serez
pourri, avant d'être à moitié mûr. » N'est-ce pas là d'ailleurs, la
principale qualité de la nèfle?
Il existe un grand nombre de variétés de néflier ; mais les
meilleurs sont le Néflier à gros fruits dont les fruits, beaucoup
plus larges que hauts et comme déprimés, ont au moins deux
fois le volume du Néflier ordinaire ; le Néflier sans noyaux, dont
le fruit est dépourvu des cinq ossicules ou noyaux qui apparais-
sent toujours dans le Néflier ordinaire.
La culture du Néflier est facile : il croît rapidement dans
tous les terrains, de préférence dans les sols calcaires et humides.
Il n'a pas besoin d'engrais pour pousser vigoureusement. Il se
prête à tous les ciselages qu'on lui fait subir, et porte toujours
de nombreux fruits. On cueille ceux-ci en septembre et octobre ;
on les fait mûrir au fruitier où on a eu soin de les placer sur un
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lit de paille bien saine. Le local dans lequel on les conserve, doit
être bien sec et bien aéré, sinon les moisissures viennent atta-
quer le fruit et le gâtent rapidement. 0. Vigeaux.
Foire ITathalie Soetens (H. Hellinokx).
Nous avons eu l'occasion d'apprendre à connaître la poire
Nathalie Soetens à l'Exposition ouverte par la Société pomolo-
gique d'Alost, lors de l'inauguration du nouveau marché de cette
ville. Nous avions été frappé de la beauté exceptionnelle de ce
fruit, et comme la qualité répond entièrement à la beauté, nous
n'avons pas hésité à proposer l'admission de cette variété dans
la Nouvelle Pomologie belge.
La chair est très fine, fondante, juteuse, délicieusement par-
famée. On peut dire que c'est un fruit destiné à se répandre dans
toutes les cultures, non seulement parce que c'est un bon fruit,
mais que son superbe coloris en fait un véritable fruit de mar-
ché. La belle planche qui accompagne ces lignes, nous dispense
de faire la description du fruit. D'ailleurs, M. Victor De Moor,
an des pomologues les plus compétents de la Société alostoise, a
bien voulu fournir des renseignements complets sur cette variété ;
nous faisons suivre sa communication. Éd, Pynaert,
Arbre. Àsçe^ vigouresux, sub-pjramidal, abondamment feuillu.
Bois. Gris noirâtre, de grosseur moyenne.
Maineaux. Assez nombreux et longs» bien nourris, dressés ou
lég^ment incourbés, àpeineflexueux, brun rougeâtre, surtout
roages du côté de l'insolation ; lenticelUs assez nombreuses,
&uves» arjrondies» çà et là ovalaires ou ovalaires-linéaires; meri-
thaUes presque courts ; lourgeons sur consoles assez prononcées,
gros, renflés, coniques-aigus, écartés du bois ;/mWw moyennes,
allongées, ovales-elliptiques, la plupart plus ou moins en bateau
oa en gouttière lors de leur évolution complète, à bords à peine
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— 146 —
crénelés, à crénelnres très peu profondes et larges, ou même
entiers; pétiolesi^enlongs, ne dépassant guère le tiers ou atteignant
tout au plus la moitié de la longueur du limbe ; nervure mé-
diane très développée, lés autres à peine sensibles ; les deux
pages du même vert d'herbe à peu près ; stipules linéaires-
aiguës, divergentes. Boutons assez gros, coniques, munis d'un
bec allongé, aigu, bruns. Fleurs en ombelles fournies, de moyenne
grandeur ; ;?âa^^ à peines échancrés; supports fruniievs moyens
ou plutôt courts.
Fertilité, Grande : il se met promptement à fruit et produit
souvent dès la première année des rosettes.
Cfdture. Réussit aussi bien sur coignassier que sur franc et
convient pour toutes les formes de plein air ; son écusson est
hâtif.
Maturité. Septembre et première quinzaine d'octobre.
Qualité. Le fruit de Nathalie Soetens doit être rangé parmi
les meilleurs de la saison : il est l'émule du Seigneur Esperen,
Historique. Cette variété a été obtenue de semis par
M. M. Hellinckx, pépiniériste, à Alost; l'arbre mère a été rude-
ment maltraité par l'hiver de 1860 ; sa première fructification
remonte à l'année 1855 ; l'arbre avait alors une douzaine d'an-
nées. Victor De Moor.
Le Radis du Japon et de la Chine.
Ce radis dont nous avons entretenu les lecteurs àxi Bulletin
Fan dernier (l), n'a pu être l'objet d'expériences en Belgique.
Les résultats obtenus en France semblent conclure au rejet de
cette espèce, comme plante alimentaire. Comme plante fourra-
gère, elle est appelée à rendre de grands services dans les terres
(1) Yoir Bulletin, année 1875, p. 78.
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sèches et chaudes. Les bestiaux s'en montrent très friands.
La plante croît rapidement : des graines semées le 3 juillet ont
donné à la fin de septembre des racines mesurant O^SO de long
sur 0'"29 de circonférence.
Le Daïcon pourra jouer sans doute un grand rôle dans la cul-
ture dérobée. Les vaches laitières paraissent aimer autant cette
racine que la Carotte à collet vert et la Betterave. Des graines
semées à la volée en plein champ dans un domaine près de
Limanges, ont produit suffisamment de plantes pour pouvoir
propager ce radis.
Le radis du Japon s'appelle Daïcon en japonais ; mais cette
désignation, d'après le dictionnaire de M. Léon Pages, est com-
plètement erronée, car Daï-Co signifie en japonais, soldat fort
et vaillant.
Les insuccès obtenus par beaucoup d'expérimentateurs sem-
blent devoir être attribués en grande partie à remploi de graines
un peu anciennes. La dégénérescence des plantes provient sou-
vent de l'emploi de ces graines. Aussi, de l'avis de M, Vavin, on
doit s'attendre à n'obtenir pendant quelques années avec les nou-
velles semences de Daïcon que des plantes qui monteront immé-
diatement en graines pour la plupart. Pendant les premières
années, ce n'est qu'exceptionnellement qu'on pourra récolter
de belles racines.
Il existe encore une variété de radis connu sous le nom popu-
laire de radis de Madras ou Mougri et sous le nom botanique de
Raphanus caudatus Dec. Il ressemble beaucoup aux radis de
la grosse race, et n'en diffère que par un seul point : l'extrême
allongement primitif de ses siliques qui atteignent 0'"50 et
quelquefois 1 mètre de longueur. En Chine, on mange ces sili-
ques. En Europe, on les mangerait également, si elles
s'y produisaient : ce radis ne mérite en effet, de figurer dans
les jardins que comme curiosité; car les siliques qui sont
énormes et ressemblent dans le pays d'origine à de petits
serpents traînant sur le sol, se sont graduellement raccourcies
en Europe, au point de ne pas différer de celles de nos radis
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européens. Ne serons-nous pas plus tard également appelé à
constater la dégénérescence du radis Daîcon, dégénérescence
amenée par Tinfluence du sol et du climat? 0. Elipp.
La poire Duchesse d'Angoulème.
Notre ami et collaborateur M. Fr. Burvenich, dans les études
qu'il a entreprises sur les poiriers pouvant être le mieux et le
plus facilement cultivés aux pignons ; appelle entr'autres l'at-
tention sur le poirier Duchesse d'Angoulême, comme étant l'un de
ceux qui présentent les plus grands mérites(l). Ses fruits mûris-
sent en octobre : ils sont gros, turbines, obtus-bosselés : on les
reconnaît facilement à leur peau verte, fortement pointillée de
gris ou marbrée de brun. La chair est grosse, ferme ou demi fon-
dante, juteuse, sucrée, un peu acidulée. Elle n'est pas toujours
aussi parfumée que l'amateur pourrait le désirer : cela dépend
surtout du terrain dans lequel le poirier est planté.
Cette variété est précieuse pour la culture en espalier à haute
tige, car elle est naturellement vigoureuse et très fertile. La
première mention qui ait été faite de cette excellente poire se
trouve dans le Bon Jardinier de 1823. Il y est dit que cette
variété a été découverte en 1820, dans une haie des environs
d'Angers, par Madame Armaillé.
Osw, deKerchove de DerUerghem.
La culture maraîchère en Belgique.
Nous donnons ci-après l'étendue des terrains consacrés en
Belgique à la culture maraîchère, de 1856 jusqu'en 1866,
d'après V Annuaire statistique delà Belgique pour 1875, publié
par le Ministère de l'intérieur.
(\)Les Pignons perdiis, moyens de les utiliser par la culture fruitière,
par Fb. Burvbnich. — 1876.
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— 149 -
ISftS.
«»••.
Proyince d'Anvers.
3,292i«02
3,613h94
»
du Brabant.
6,242 23
5,859 27
»
de la Flandre occidentale.
3,372 22
4,006 49
n
de la Flandre orientale.
3,303 60
4,667 62
n
du Hainaut.
6,606 65
6,859 13
9
de Liège.
4,487 15
4,305 60
»
da Limbourg.
1,959 37
2,179 30
n
da Luxembourg.
1,858 95
1,905 14
n
de Namur.
4,158 88
3,934 17
Pour tout le Royaume, le total était en
1856 de 35,281 07
en 1866 de 37,329 60
L'augmentation pendant une période décennale n*a dono été
pour tout le pays que 2,047**53.
Il nous semble que ce chiffre est peu élevé en présence des
progrès incontestables qui ont été réalisés dans la culture, en
présence surtout de l'accroissement des populations des grandes
villes et des approvisionnements de plus en plus considérables
que nous voyons apportés sur nos marchés. Mais ce qui nous
surprend encore davantage, c'est que le développement des cul-
tures potagères semble, d'après les relevés statistiques, dimi-
nuer précisément dans les provinces où toutes les causes qui
devraient le faire augmenter sont les plus frappantes.
Ce sont notamment les provinces de Brabant où l'étendue des
jardins légumiers est tombée de 6,242'*23 à 5,859^27 soit une
diminution de 382''9ô, de Liège, où elle a subi une décroissance
de 182'»55 et de Namur où la diminution a été de 224'71. Cette
décroissance doit-elle être attribuée au perfectionnement des
cultures qui permet de doubler aujourd'hui la récolte sur le
même espace qui donnait naguère la moitié ? Nous ne cherche-
rons pas à expliquer cette anomalie. Les chiffres sont des chiffres.
Éd. Pynaert.
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— 150 —
Les fruits de garde à l'Exposition de Bruxelles.
Malgré l'époque avancée, la Société royale de Flore avait
fait appel dans son programme aux amateurs de fruits et il j a
été largement et dignement répondu. On ne saurait assez
encourager Tart de bien conserver les fruits de garde.
On devait s'attendre à rencontrer sur le terrain de la lutte,
M. le chevalier de Biseau d'Hauteville qui n'a pu se contenter
d'être un des principaux amateurs d'arboriculture, un pomo-
logue de grand mérite, un semeur persévérant et heureux,
mais qui a voulu pousser aussi au plus haut degré l'art de la
conservation des fruits. Ses poires et pommes lui ont valu
la médaille d'or; elles étaient si bien conservées que nous avons
entendu dire par des admirateurs profanes, il est vrai : t la
pomologie fait vraiment des progrès étonnants, on dirait qu'on
est parvenu à trouver le moyen de rajeunir les poires. »
M. de Biseau ne fait pas des expériences sur un petit nombre
de fruits ; il ne cherche surtout pas à prouver son talent en
gardant des fruits qui, loin d'être diflSciles à conserver, ne
mûrissent jamais, comme le Bézi^Mai par exemple.
L'assortiment exposé par M. de Biseau se composait de
64 variétés de poires de collection, 14 variétés de semis,
67 pommes de collection et une pomme de semis. M. de Biseau
qui fait de la pomologie désintéressée, a dû se réjouir de ne plus
être seul à concourir comme il y a quelques années. M"" lixir
mortier-Somers avait apporté de bien beaux produits avec les-
quels elle a remporté très honorablement le S™' prix, médaille
de vermeil de grand module,
M. Pycke avait exposé un beau lot de poires ; il a remporté le
l"prix, médaille en vermeil. Le 2"* prix n'a pu être décerné,
faute de concurrents. Notre compatriote M. Capeinick, un spé-
cialiste de l'exposition des pommes, a remporté un l'"' prix avec
sa nombreuse collection. Le lot de pommes exposé hors de con-
cours, par M. Jones, jardinier chef des Jardins royaux de
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Frogmore, était tellement bien choisi et bien dénommé, que
nous ayons cru devoir en faire le relevé, aân de faire connaître
cette collection à ceux de nos lecteurs qui tiennent à bien garnir
leur fruitier de pommes d'hiver.
Ce sont toutes variétés anglaises ou américaines, à Fexception
d'une seule, la Court-pendu, Nous les avons inscrites par ordre,
de grandeur.
Moyennes.
Cox' orange pippin.
Old (fv&nge pippin.
Clayate pearmain.
Court-pendu plat.
Cockle pippin.
Adam^s pearmain.
Newton pippin.
Rosemary russet.
Sweet Wellington.
Lord Raglan.
Nous aimons à croire que la Commission de l'Exposition
en reléguant les belles collections de fruits conservés et forcés
dans un coin perdu du souterrain, s'est trouvée obligée de
prendre cette regrettable disposition, faute de place ; les expo-
sants de fruits se sont plaints ; ils n'avaient pas tort.
Fr, Burvenich,
Grosses.
Alfriston.
Blenheim pippin.
St Elena's Russet (1).
Wellington.
New-York pippin.
Royal inisset.
Scarlet non such.
Baldwin.
Norfolk Beeângr(2).
SmalPs admirable.
Petites,
Braddick non such.
Lemon pippin.
Golden Harvest.
Victoria.
Le docteur Ed. Lucas,
Peu d'hommes ont rendu autant de services à la pomologie
européenne que le docteur Éd. Lucas, de Reutlingen. La science
profonde, la sagesse de ses classifications ont assuré à son
nom une juste popularité et Tont placé parmi ces hommes qui,
comme le docteur Hogg, Downing, Mas, Decaisne, Van Mons,
(1) Nous y avons reconnu la Reinette de Canada.
(2) Beat^n strié des français, variété décrite par Lindley.
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Le D' Éd. Lucas.
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— 153 —
Bivort, etc., ont été les premiers pomologues. Il est connu
de tous ceux qui étudient les travaux de ces grands maîtres
et qui s'inspirant de leurs idées, aiment à voir les principes que
ceux-ci ont proclamés scientifiquement, être développés et com-
mentés par des esprits aussi judicieux que celui du D^ Lucas.
La visite que M. Lucas fit à Gand en 1875 resserra les liens
d'amitié que, jusqu'à cette époque, la correspondance seule
avait établis entre le savant allemand et la Direction du Cercle
d'Arboriculture. Sa bonhomie qui n'était pas exempte de ma-
lice, sa science qu'il savait rendre si facile et si simple, son
expérience qu'il mettait si obligeamment au service de tous, ne
tardèrent pas à attirer au directeur de l'établissement de Reut-
lingen les sympathies de tous. Il fut, avec le regretté M. Mas,
un des plus illustres hôtes de la ville de Gund lors de l'Expo-
sition de 1875, et les. amitiés qu'il acquit à cette époque, ont
résisté et au temps et à l'absence, ces deux pierres de touche
de l'amitié vraie.
Né à Brfurt le 19 juillet 1816, Ed. Lucas reçut de son père
qui y était médecin, les premières notions de botanique. lient
le malheur de perdre son père très tôt; mais la vocation
du jeune homme ne fut pas entravée par ce cruel malheur de
famille. Son oncle, chez lequel il habita, aimait également
les plantes. Pharmacien distingué, il avait des élèves qui se
rendaient chaque semaine dans les environs de la ville à la
recherche des plantes médicinales. Le jeune Lucas les accom-
pagna et prit ainsi le long des routes et des champs, ce vif
et profond amour de la botanique qui ne s'est pas amoindri
avec l'âge.
Entré très jeune à l'établissement Haghe, il suivit avec la
plus grande attention les travaux si variés que réclamaient la
culture des plantes vivaces, celle des Cactées et celle des fleurs
annuelles. Il y resta trois ans. L'étude des plantes alpines qu'on
y cultivait, développa dans son cœur l'amour de ces charmantes
plantes et fit naitre chez le jeune botaniste le vif désir d'explorer
les splendides cimes des Alpes de la Styrie et de la Bavière.
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— 154 —
En 1836, il fit sa première excursion botanique : tout entier
au charme et au plaisir que cette herborisation lui avait pro-
curés, il décrivit, dans le Botanische Gartenzeitung , les riches
trophées qu'il avait rapportés.
Un intéressant mémoire sur la culture de la Jusquiame dans
les jardins attira sur lui Fattention des amateurs et des savants.
Présenté à M. Von Spietzel, il s'acquit rapidement l'amitié de
cet amateur distingué auquel VOrchis Spietzeli fut dédié. Bientôt
une protection toute scientifique lui ouvrit les portes du Jardin
botanique de Munich ; ce fut celle de Tillustre botaniste Yon
Martius; Appelé à participer aux travaux de ce Jardin botanique
si renommé, le jeune Lucas eut le bonheur de pouvoir suivre les
cours de professeurs éminents comme Martius et Zuccharini.
Collaborateur du OUo's Allgemeine Gartenzeitung, le D' Lucas
y publia en 1840 et 1841 des travaux très remarqués : ils
furent traduits tant en Angleterre qu'en France et reproduits,
honneur très recherché de tous les savants, dans le journal
AçriouUurechemie de Tillustre Liebig. Munich était à cette
époque un des centres les plus notables de Tactivité intellec-
tuelle de la nation allemande. Les chaires de chimie, de botani-
que, de géognésie, de physique et de zoologie y attiraient de
nombreux étudiants, venus de, différents pays. On comprend
que des cercles basés sur une communauté d'idées ou de goûts
devaient se former tout naturellement entre les jeunes gens
qui se destinaient à Tétude de la même science. C'est ainsi que
Lucas établit avec ses compagnons Weikorff et Jaeger une
réunion scientifique qui s'agrandissant peu à peu devint le noyau
de la Société qu'ils fondèrent pour les jardiniers de Munich.
Cette Société, la première de celles qui aient été créées en
Allemagne, rendit de grands services à l'horticulture allemande.
Appelé bientôt à Ratisbonne (1841), Lucas dirigea le Jar-
din botanique dont on lui confia la réorganisation aii point de
vue technique. C'est à cette époque qu'il eut le bonheur d'épou-
ser une femme qui devint le plus dévoué de ses collaborateurs et
le plus fervent de ses disdples.
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— 155 —
En 1843, il fat appelé à la direction de Tlnstitut de Hohen-
heim. Un prêtre catholique, M. Geiger, l'avait initié aux
études pomologiques pendant son séjour à Ratisbonne. Sous la
direction de ce savant, le premier qui se soit occupé avec per-
sévérance de pomologie en Allemagne, Lucas avait commencé à
réunir les matériaux nécessaires aux travaux qu'il projetait
dès cette époque. A l'Académie agricole de Hohenheim, il donna
de nombreuses conférences sur des sujets pomologiques et attira
autour de lui un grand nombre de disciples zélés et dévoués à la
science nouvelle. Son itifluence fut immense. Doué d'un esprit
méthodique, il introduisit par des classifications sévères l'ordre
au sein du désordre des variétés et des espèces fruitières. Les
dix-sept années que Lucas passa à l'Institut de Hohenheim, soit
comme jardinier en chef, soit comme Kônigliche Garten Inspec-
ter, sont marquées dans l'œuvre de Lucas, par de nombreux
travaux littéraires qui valurent à leur auteur une grande
renommée scientifique. Mais Tesprit de Lucas ne pouvait se
borner à cette tâche : il aspirait à répandre non seulement
par ses écrits, mais surtout par ses leçons, les principes scien-
tifiques qui servent de base à la pomologie. En 186G, il fonda la
première école pomologique créée en Allemagne : aidé puissam-
ment par son fils et son gendre, M. Lucas plaça dès l'abord cette
école' à un rang élevé. Les cours et les leçons qull y donnait,
attiraient de nombreux élèves, avides d'écouter les enseigne-
ments si précieux d'un homme dont la vie entière s'était passée
à contrôler les enseignements de la théorie par les observations
journalières d'une pratique intelligente. Plus de huit cents
élèves suivirent les cours de Reutlingen.
Les gouvernements de l'Allemagne appréciant les services
rendus par le D^ Lucas, lui décernèrent de hautes récom-
penses : c'est ainsi qu'il fut décoré de la médaille autri-
chienne créée pour récompenser le mérite agricole ; le gou-
vernement prussien lui décerna la même récompense et
Lucas reçut presque en même temps la médaille d'or du mérite
de Wurtemberg et la croix de l ordre d^ Frédéric de W^r"
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^ 156 —
temberg. Tandis que les gouvernements reconnaissaient le
mérite aussi modeste que profond du pomologue, TUniversité
de Tubingue lui octroyait en 1866 le titre de docteur : précieuse
récompense décernée par des savants à un homme qui avait, à
force de travail personnel, su acquérir des connaissances
botaniques exactes et étendues !
Les nombreux ouvrages publiés par le docteur Lucas jouis-
sent d'une grande et légitime notoriété. Cités avec honneur
dans les Revues du monde entier, ils peuvent être regardés
aujourd'hui comme faisant partie des classiques de la pomo-
logie. Aussi toutes les Sociétés d'Arboriculture ont-elles tenu à
posséder au nombre de leurs membres, le digne et vaillant chef
de rinstitut de Reutlingen. Sa renommée a franchi depuis
longtemps les frontières de sa patrie ; mais si le D' Lucas
est aujourd'hui connu et estimé de ceux qui s'occupent de
pomologie à raison de sa haute science, le caractère personnel
de l'homme le fait aimer de tous ceux qui ont eu le plaisir de
causer quelques instants avec lui : car, aux yeux des savants,
il est le type de la science profonde et consciencieuse de TAUe-
magne moderne, et les pomologues amateurs, le regardent
comme le digne représentant de la loyauté, de la sincérité et
de la vieille probité allemande (1).
Oswald de Kerchove de Dewterghem.
(1) Les principaux ouvrages du D' Lucas sont les suivants :
Abbildungen Wurttemberg^s Oôsûsorten, 2 volumes.
Kurze Anîeitung zur Obstcultur, 5 éditions.
Wurttemberg's Obstbau.
Lehre vont Baumschnitt, 3 Aufl.
Auswahl werthvollen Obstsorteny 4 volumes.
Obstàenutzungy 3 éditions.
Pomologische Ta^feln zur Bestimmung der Obstêorten, 3 volumes.
Die Kernobstsorten Wurttemberg^s,
Der Qemusebau, 3 éditions.
Pomologisvhe Monatsh^te von Lucas u, Oberdiecky 22 années.
Illustrirtes Handbuch der Obstkunde von Lucas u. Oberdieck,
C'est le plus grand ouvrage allemand sur la pomologie.
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157
Revue des publications.
Cours élémentaire de botanique, par A. Belljnck, 2"'« édi-
tion, Bruxelles, G. Mayolez, 1876. — Nous avons rendu compte
naguère de la première édition de cet important ouvrage.
L'auteur a eu soin de revoir dans, la 2"* édition plus spé-
cialement la première partie de son travail ei. Ta mise entière-
ment au courant des dernières données de la science en ce qui
concerne Tanatomie et la morphologie. Nous n'hésitons pas à
recommander cet ouvrage à tous ceux qui veulent étudier à fond
les éléments de la science botanique. Plus de huit cents ûgures
sont intercalées dans le texte.
Notions élémentaires de botanique à l'usage des écoles,
par F. Crépin et J. J. Poncin. — Cet excellent petit livre que
compte à peine 80 pages, renferme les données les plus exactes
sur toutes les branches de Torganographie, de Tanatomieet de
la physiologie végétales. Ces données sont exposées d'une façon
très méthodique et mises àla portée des jeunes intelligences. Le
livre de MM. Crépin et Poncin est le meilleur petit classique
que nous connaissions sur cette matière.
Tijdsskrift for Hâve vaezen, par J. A. Djbdahl. —Le journal
horticole publié et rédigé par notre excellent confrère M . Dyb-
dahl, professeur de culture à l'institut agricole et vétérinaire de
Copenhague, a complété sa neuvième année. C'est un beau
volume in-8° renfermant des communications très intéressantes
sur toutes les branches de l'horticulture, et passant en revue
les faits les plus importants de l'horticulture européenne. Le
rédacteur principal M. Dybdahl est secondé dans son œuvre
utile par quelques collaborateurs de talent, parmi lesquels nous
aimons à citer MM. C. A. Feiiberg, N. E. Hofman-Bang et
St. Nyeland qui ne négligent rien pour faire progresser les cul-
tures dans le Danemark. Ém. Rodigas,
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— 158 —
Moyen de conserver les pommes de terre destinées à la
consommation. — Pour conserver ces pommes de terre, il suflSt
de les passer au four, après la cuisson du pain, et de les y laisser
cinq à six minutes ; on les met ensuite en cave. Cette opération
enlève une partie de Teau de végétation et elle ride les tuber-
cules ; mais cet inconvénient disparaît après quelque temps de
séjour dans la cave. Elle a pour effet de détruire les germes, de
sorte que les pommes de terre ainsi traitées ne peuvent plus
servir à la plantation, mais elles sont excellentes pour la con-
sommation.
Nécrologie.
LOUIS VAN HOUTTE.
' La Belgique a perdu le 9 mai 1876, un de ses plus grands
horticulteurs, Louis Van Houtte. Nous nous proposons de con-
sacrer à sa mémoire une nécrologie complète où nous dirons
ce qu il a fait pour le développement de l'horticulture européenne.
Nous devons nous borner aujourd'hui à rappeler en quelques
mots la vie de l'homme éminent dont le monde horticole déplore
si vivement la perte.
Louis Van Houtte est né en 1810 à Ypres. Doué d'une grande
vigueur de corps, son imagination semblait proportionnée à sa
force physique. Très jeune encore, après avoir pris part aux
événements de la Révolution belge de 1830, le goût des voyages
l'entraîna vers les côtes du Brésil et vers celles de l'Afrique
occidentale ; ces époques fnrent celles dont il se plaisait surtout
à rappeler le souvenir. De retour en Belgique, Van Houtte
obtint la direction du Jardin botanique de Bruxelles. C'était
l'avenir assuré pour le jeune botaniste qui pût dès lors se livrer
à ses plus chères occupations. Un ami de cette époque, homme
de cœur, esprit d'élite, Alexandre Verschaffelt l'attira à Gand,
où il fonda un établissement dont la renommée est univer-
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— 159 —
B. Par ses catalogues, par ses travaux, Van Houtte était
connu du monde entier. Fondateur de la Flore des Serres et des
Jardins, il créa le plus splendide recueil iconographique qui ait
jamais été consacré à l'horticulture.
Memhre de la Société royale d'agriculture et de botanique de
Gand depuis le 11 janvier 1841, appelé récemment à faire partie
du Conseil d'administration de cette puissante Société, Louis Van
Houtte a beaucoup contribué à fonder le renom horticole de la
Société gantoise. 11 se plaisait aux expositions : les excitations
de la lutte, loin de l'abattre, semblaient être le stimulant néces-
saire de son caractère viril et fortement trempé. C'est au lende-
main d'un de ses grands triomphes, au lendemain de l'Exposi-
tion internationale de Bruxelles, que Van Houtte a succombé.
Malade depuis longtemps, il avait senti ses forces se ranimer et,
par un prodigieux effort de volonté, il sëtait rendu, bien que
souffrant, au jury de Bruxelles. Il revint à Gand, abattu par la
maladie qui le minait depuis longtemps, épuisé par ces dernières
fatigues et les profondes émotions qu'il éprouva.
Louis Van Houtte dirigea pendant vingt-cinq ans l'École d'hor-
ticulture de l'État et son nom si populaire attira à cette école des
élèves de toutes les nationalités. 11 était bourgmestre de Gend-
brugge, commandeur de l'Ordre de Charles III d'Espagne,
chevalier des Ordres de Léopold de Belgique, du Christ de Por-
tugal, de l'Ordre impérial de la Rose du Brésil et de Sainte-Anne
de Russie.
Ses funérailles ont eu lieu le 12 mai au milieu d'une foule
immense dans laquelle on remarqua toutes les notabilités de
l'horticulture nationale accourues pour rendre un légitime
hommage à la mémoire de celui qui fut un des plus grands
promoteurs de l'art et de l'industrie horticoles en Europe.
Osw. De Kerchove de Denterghem.
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— 160 —
Calendrier du primeuriste.
TRAVAUX DE MAL
A mesure que la saison avance, les produits de pleine terre,
si la température est quelque peu favorable, deviennent de plus
en plus abondants et les cultures de primeur diminuent. Elles
n'ont réellement de raison d'être, à cette époque, que pour les
plantes exotiques, vivaces dans les régions chaudes, et que sous
nos climats nous traitons comme plantes annuelles.
On plante encore des melons Cantaloup, On donne beaucoup
d'air aux plantes forcées et, comme nous l'avons déjà dit pour le
mois d'avril, on enlève complètement les châssis, sauf à garantir
les plantes contre les rayons d'un soleil trop ardent. Ce sont
surtout les melons qui exigent l'attention du jardinier, pour
Tarrosement, le pincement, lombrage, etc.
Ém. Rodigas.
Monument à la mémoire de Louis Van Houtte.
Un Comité vient de se constituer à Grand, sous la présidence
d'honnçur de M. le Comte de Kerchove de Denterghem, bourg-
mestre de Gand, président de la Société royale d'agriculture et
de botanique et du Cercle d'arboriculture, dans le but d'élever
un monument au grand horticulteur que la Belgique vient de
perdre.
Les hommes les plus notoires de l'horticulture' gantoise, les
Verschaffëlt, Van Geert, Dallière, et les membres du Comi,té
central du Cercle d'arboriculture uniront leurs efiPprts pour
consacrer la mémoire de Louis Van Houtte par une œuvfe
digne de sa renommée universelle.
Les souscriptions sont reçues au bureau de la Revue de Vhorii"
culture Belge, rue de Bruxelles, 142, à Gand.
La Rédaction
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161
CERCLE D'ARBORICULTURE DE BELGIQUE.
Admissions prononcées en mal.
3"® Section. — Membres protecteurs,
MM.
Bardiaux (Aimé), arboriculteur, Fayt lez-Manage ; présexité par
M. Van Huile.
Bloeykens, jardinier en chef, Beirvelde; présenté par M. Osw*
de Kerchove.
Oooper (Arthur), Esq., 2, Parkroad, Twickenham, Londres ;
présenté par M. Van Huile,
de la Bevansaye, vice-président de la Société dTiorticulture
d'Angers (Maine et Loire) ; présenté par M. A. Fillot.
de Maret (L. J. L.), Huize Valk en Heining, Loendersloot
(Hollande) ; présenté par M. Galesloot.
D'haene-Herteleer, marchand de vins et spiritueux, Isegh^n ;
présenté par M* Burvenich.
Nijsingh (A. E. J.), avocat, Meppel (Hollande) ; présenté par
M. Galesloot.
Rykens (R, H.), Proskau près Oppeln (Silésie); présenté par
M. Van Huile.
Stalens, propriétaire, Tronehiennes ; présenté par M. Pynaert.
van Heukelom (les Dames), Huizé Leeuw en Hooft, Hemstede
près Harlem ; présentées par M. Galesloot.
Van Soest (W. J.), prêtre, Preyenburg près d'Hengelo (Hol-
lande); présenté par M. Galesloot.
Van Stolck-Schie (J.), Rotterdam ; présenté par M. Galesloot.
1876, 6. . li
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— 162 —
Louis Van Houtte.
Notice Uographiqm.
Tous ceux de nos compatriotes qui ont voyagé à l'étranger,
ont entendu, lorsqu'ils citaient le nom de la capitale des Flan-
dres, prononcer un autre nom qui en était inséparable. C'est
que le nom de Louis Van Houtte est connu dans le monde
entier ! Quelle était donc la resplendissante auréole qui attirait
les regards sur ce nom devenu si populaire ? Gomment Van
Houtte est-il arrivé à assurer à ses cultures cette immense re-
nommée ? Certes, ce n'a pas été au prix des faciles efforts aux-
quels souscrit aisément l'homme à qui la fortune a prodigué ses
largesses : Van Houtte a conquis sa célébrité par un travail in-
cessant, un labeur fiévreux, par sa persévérance opiniâtre à
poursuivre un but élevé, celui d'assurer la grandeur de l'horti-
culture nationale. A tous ces titres, nous devons honorer ses
travaux et rendre à sa mémoire un pieux hommage en retra-
çant la vie de cet homme illustre qui fut une des gloires de
notre patrie.
Louis Benoît Van Houtte naquit à Ypres, le 29 juin 1810. Il
n'avait pas dix ans lorsqu'il perdit son père. La fortune considé-
rable de sa famille avait été ébranlée par les événements de 1815.
Femme énergique et courageuse, la mère de Van Houtte voulut
néanmoins continuer les grandes entreprises de son mari ; mais
mal secondée et trop confiante, elle eut la douleur de voir s'éva-
nouir toutes ses espérances : sa fortune entière s'écroula rapi-
dement. Le jeune Louis pour qui sa mère rêvait une position
brillante, fut envoyé à Paris, à l'École centrale du commerce,
école célèbre alors et dirigée par Blanqui aîné, l'économiste.
Bientôt il quitta Paris pour aller avec sa mère résider à Cler
mont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme. Il y demeura deux ans.
En 1828, il vint habiter Bruxelles. Dès l'année suivante —
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— 163 —
il n*avait pas vingt ans — il se mêla aux agitations politiques.
Profondément épris des idées libérales dont la renaissance
signala cette mémorable époque, il ne put demeurer indifférent
aux événements qui préparèrent notre indépendance nationale.
Bien plus, il y prit une part très active et déploya en ces circon-
stances cette énergie qui fut un trait saillant de son caractère.
Ceux qui Font connu en 1830, aimaient à signaler Tardent cou-
rage du jeune et vaillant capitaine du quartier des Maroles. Il
fut un des premiers employés du Gouvernement provisoire ; il
signa les premiers bons de pain pour les volontaires ; c'est lui
qui rédigea l'énergique avis placardé à Bruxelles à l'adresse des
boulangers : < Quiconque refusera du pain à la troupe, sera
fusillé. »
Lorsque le gouvernement définitif se co&stitua. Van Houtte
entra comme fonctionnaire au Ministère des finances. Il y de-
meura à contre cœur. Pour s'en consoler, il passait de longues
heures au Parc et au Jardin botanique ; il parcourait les jolies
campagnes des environs de Bruxelles et le dimanche, quand il
le pouvait, il s'en allait en chaise de poste à Enghien. respirer
Tair pur des champs, et acquérir dans les serres de Jos. Par-
mentier alors célèbres, des plantes grasses qu'il cultivait avec
soin en sa demeure. Au ministère, il était généralement aimé;
mais là encore son caractère bouillant ne put se contenir. "Van
Houtte était fait pour commander, non pour obéir. Un jour son
chef lui demande un travail urgent ; Van Houtte prend une
liasse de papiers et les jette avec emportement aux pieds de son
chef. Peu de jours après il quitta Bruxelles.
Il avait le désir ardent de voyager dans les pays lointains et
de parcourir les forêts vierges de cette terre d'Amérique dont
on disait tant de merveilles. Dans un récit de son voyage au
Brésil (i), il le dit lui-même ; « Bercé, pour ainsi dire, dès mon
enfance, par les récits que faisaient les voyageurs de ces admi-
(i) Flore des Serres, tome 3, p. 282.
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Louis Van Houtte.
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— 165 —
râbles montagnes, enthousiasmé plus tard à la vue des magni-
fiques végétaux que Ton en introduisait sans cesse et qui cap-
tivaient ma jeune admiration, je me promis bien, in petto, de
visiter à mon tour ces lieux enchantés et de saisir pour cela une
occasion favoraWe. » Il accepta avec joie l'offre que lui fit
Parthon-Devon, d' Anvers, grand amateur de plantes, qui aurait
défrajé son vojage à Rio de Janeiro, à condition de recevoir
de lui des Cactées brésiliennes.
A peine arrivé au Brésil, la lutte incessante de sa vie s'ac-
oentQa de nouveau. Sans nouvelles de ceux sur le coneours
desquels il avait compté, il fut un moment réduit à vendre de
la poudre insecticide et à fabriquer un liquide contre les mo8^
iimios. Ces revers ne l'empêchèrent point de poursuivre ses ex-
cot*sions ; il envoya au Jardin botanique de Bruxelles de nom-
breuses caisses contenant des richesses végétales. Choseétrange,
ces envois eurent le sort de ceux que Siebold avait expédiés du
Japon au Jardin botanique de Gand, quelques années auparavant.
Ces précieuses cargaisons furent conservées et quand Van Houtte
revint à Bruxelles, deux ans plus tard, il les trouva... embal-
lées comme à leur départ !
Il faudrait des pages entières pour relater les détails de ses
voyages au Brésil, au Guatemala, dans le Honduras, aux îles du
Oap-V€a?t. Il aimait le Brésil presque comme sa .patrie et les
Brésiliens trouvaient toujours chez lui l'accueille plus sympa-
tiûque. Si son attachement filial ne l'avait retenu auprès de sa
laère^ il serait retour/ié auBrésil, tellement était, pi^ofond l'en-
ihousôasme dont son âme débordait iquandil évoquait le souve-
nir de ces contrées si. heureusement dotées parla nature.
En 1^6, Van Houtte fut attaché au Jardin botanique de
Bruxelles. Désormais dans une situation conforme à ^es.goiàt^,
il sembla devoir fixer sa. barque au rivage. Mais il ne pouvait
loonvenir à son. caractère indépendant de demeurer sous la tu-
telle d'un conseil d'administration. Aussi, après deux ans, il
.quitta le Jardin botanique pour voler de ses propres ailes.
Son séjour au Jardin botanique de Bruxelles l'avait mis en
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— 166 —
relation avec ceux qui s'efforçaient alors de donner son premier
essor à ITiorticultnre gantoise. Il apprit à connaître Adolphe
Papeleu, le propriétaire des pépinières de ce nom. Plein d'admi-
ration pour le génie industriel des Anglais, ajant compris d'ail-
leurs tout le parti qu'un homme intelligent pouvait tirer de
l'importation des plantes exotiques, il décida Papeleu à créer
avec lui un établissement horticole en Angleterre. Le terrain
fut même acheté à Londres, mais une circonstance fortuite sur-
venue à son associé, les fit renoncer à ce projet et amena Van
Houtte à s'établir à Gendbrugge, où fixé désormais, il fonda cet
établissement grandiose qui devait immortaliser son nom.
C'était en 1839.
Louis Van Houtte fut accueilli avec sympathie par les hor-
ticulteurs gantois. L'un d'eux, Alexandre Verschaffelt, lui céda
à titre emphytéotique le terrain sur lequel Van Houtte bâtit
ses premières serres et plus tard ses ateliers et ses magasins.
Cette cession lui permit aussi de reprendre pour son compte une
partie notable des cultures de Papeleu et de se dégager de son
association.
Nous n'essayerons pas de faire connaître tout ce que l'établis-
sement Van Houtte a répandu de plantes introduites et obtenues
de semis, depuis sa création jusqu'à ce jour. Ce travail, intéres-
sant au point de vue de l'histoire de l'horticulture, nous obli-
gerait à compulser tous les volumes de la Flore des Serres et les
nombreux catalogues édités pendant trente-cinq années ! Embras-
sant tous les genres de culture, ayant pour spécialité non pas un
groupe seulement de végétaux, mais l'universalité des plantes
de toutes les régions du globe, les végétaux de plein air
et ceux de serre, il a fait faire à l'horticulture générale des
progrès immenses. Et en dehors de ses propres introductions et
de ses gains immédiats, que n'a-t-il pas vulgarisé de joyaux ob-
tenus par d'autres, joyaux qu'il payait souvent à prix d'or et
qui, sans sa puissante initiative, sans le relief que leur pouvait
donner la publicité colossale dont il disposait, eussent été relé-
gués à jamais d^ns rowWi !
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— 167 —
S'il n'excluait aucun genre de plantes, Van Houtte à cepen-
dant poursuivi avec plus d'ardeur le perfectionnement des genres
ou espèces qu'il affectionnait. Que dire de ses Amarjllidées et
de ses Azalées hybrides, des Lilium, des Weigelia, de ses
variétés de Gladiolus, de ses Olivia, de ses ravissantes Gesné-
riacées dont les types furent si bien modifiés par voie d'hy-
bridation que le remarquable travail de Hanstein en fut com-
plètement bouleversé ! C'est dans cette famille que la science a
voulu consacrer le nom de Thabile horticulteur en lui dédiant le
genre Houttea (ou Van Houttea), Que dire encore de ses riches
collections de plantes bulbeuses, cultivées à Gendbrugge presque
à régal des ravissantes cultures de Harlem !
Il lui fallait un journal qui pût rendre compte des merveilles
qu'il créait : il entreprit la Flore des Serres et des Jardins de
VEwrope. « Cette œuvre grandiose dans laquelle, à côté de
documents scientifiques d'une incontestable valeur, à côté
d'enseignements utiles et pratiques, Van Houtte laissait couler
à pleins bords sa verve intarissable et son esprit humoristi-
que (1), » c cette publication magistrale qui seule suffirait à
rendre le nom de Van Houtte impérissable (2), » renferme à
chaque page la preuve de la préoccupation constante de son
fondateur à ne répandre que ce qui réunissait toutes les condi-
tions du beau, t Ce recueil fut rapidement placé au premier
rang parmi les journaux horticoles du monde; et celui qui,
n'ayant pas connu Van Houtte, voudrait se rendre compte de
la vivacité de son esprit, de la vigueur de son intelligence, de
l'étendue de ses connaissances, n'aurait qu'à feuilleter les
vingt et un volumes de cette publication (3). » Cet ouvrage a
également contribué à répandre les théories de l'arboriculture
(1) Discours prononcé sur la tombe de Van Houtte par M. Morren.
(2) Discours prononcé sur la tombe de Van Houtte par M. Pynaert.
(3) Discours pi»ononcé sur la tombe de Van Houtte par M. le
Comte DE Kerchove de Denterghem.
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— 168 —
nouvelle et il a fait connaître un grand nomltre de variéiés
fruitières. Dans le vaste établissement de Gendbrugge, Van
HouTTç avait formé des chefs habiles, des spécialist^â intelli-
gents, et il était parvenu à établir un tel ordre dans le tr^v^ul
général qpe, sans nul doute, cet établissement continuel^ à
porter vaillamment dans l'avenir le nom de son fondateur.
Créateur de FEcole d'horticulture, Van Houtte sut réunir au-
tour de lui des professeurs d'élite : M. Planchon, Scheidweiler,
M. Bureau, etc. ; ils ouvrirent la route à leurs successeurs et,
grâce aux hommes au dévouement desquels il s'adressait. Van
Houtte vit une jeunesse studieuse et attentive accourir à denà-
brugge de tous les pays du monde, pour recevoir les leçons de
la théorie et les enseignements de la pratique journalière.
Bourgmestre de Gendbrugge durant plus de vingt ans» V^
Houtte administra sa commune en homme dévoué à ses devoirs.
Quelque longues que fussent ses journées — il sq levait à
3 heures du matin et rarement il quittait spn bureau, ayant,
10 heures du poir — elles étaient toujours bien remplies et ,il
fallait jouir comme lui d'une santé de fer pour poavojr résista
au travail opiniâtre et assidu qu'il s'imposai^.
Van Houtte était aimé et honpré. Plusieurs souverains
visitèrent ses cultures. Le Roi Léopold I et la Reine Marier
Louise, le Roi de Portugal, l'Empereur du Brésil, le Roi de
Hollande, le Roi de Wurtemberg parcoururent l'établissement ,
célèbre de Gendbrugge. Van Houtte reçut à ces occasions des
témoignages flatteurs de divers Gouvernements : il était Che-
valier de rOrdre de Léopold, du Christ de Portugal, de Sainte
Anne de Russie, de la Rose du Brésil, et Commandeur de l'Ordre
de Charles IH d'Espagne.
Van Houtte était aimé. Sous une apparente rudesse, il
cachait une âme sensible, un cœur profondément bon. Cette
bonté se reflétait malgré lui dans ses traits et l'expression de
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douceur rendue dans le portrait (1) très ressemblant qui accom-
pagne ces lignes, n^est pas menteuse. Comme Ta fort bien dit
M. MorrenC^), < nous aimions sa nature fougueuse et son
caractère prime-sautier ; nous Taimions jusque dans ses empor-
tements, car il était de ceux qu'on estime et qu'on honore même
dans la lutte. Nous admirions sa puissance créatrice et son cou-
rage indomptable. Il a créé, il a produit, et tout ce qull a fait,
il Ta fait grand. » Ces paroles qui impressionnèrent si vivement
la foule attentive et recueillie qui se pressait autour de la tombe
de Van Houttb, étaient bien vraies. Van Houtte a tout fait
grand ! Il ne connaissait ni les mesquines prétentions de Tim-
puissance, ni les hésitations vulgaires de la peur. Malgré Vàge
et la maladie qui le minait, il aimait à prendre une part toute
junévile aux expositions florales. Celle de Bruxelles fut pour
lui l'occasion de derniers et éclatants triomphes. A peine con-
valescent d'une maladie qui avait menacé ses jours, Van Houttb
se rendit lui-même à Bruxelles ; il voulut présider à l'emplace-
ment de ses nombreuses collections et accomplir dans toute leur
étendue les fonctions de juré qu'il avait assumées. Revenu à
Gand, il sentit ses forces l'abandonner. Le mardi 9 mai, vers
3 heures, il fut pris d'un indéfinissable sentiment d'inquiétude;
il était levé : il parlait des plantes qu'il affectionnait. Il était
entouré des siens. Tout à coup il prononça avec angoisse le nom
d'une de ses filles, lui serra la main et ferma les yeux. On le
crut évanoui, mais hélas! le grand promoteur de l'horticullure
belge était mort !
Les funérailles de Van Houtte eurent lieu à Gendbrugge, au
milieu d'une foule immense, désireuse de témoigner une dernière
fois les sentiments de vive affection que tous ceux qui s'occu-
(1) Ce portrait a été gravé d'après la photographie donnée, il y a quel-
ques années, par Van Houtte à l'auteur de cette notice. Nous avons
tenu à reproduire ce portrait, parce qu'il rappelle Van Houtte tel qu'il
était dans la plénitude de sa force et de son intelligence.
(2) Discours prononcé le 12 mai 1876.
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— 170 —
pent d'horticulture et de botanique, avaient voués à Van Houtte.
Dans cette foule émue, tous rendaient hommage aux rares et
éminentes qualités qui avaient placé Louis Van Houtte au pre-
mier rang de ceux qui ont contribué à la gloire et à la prospérité
de notre pays ! Ém, Rodigas.
A propos de la taille d'été.
Cette question plus d'une fois déjà a été traitée à fond ; mais
il est bon d'y revenir de temps en temps et surtout à cette
saison. En effet, la taille d*été est d^une importance capitale
en arboriculture fruitière ; avec elle seule, à l'exclusion de la
taille d'hiver, on pourrait à la rigueur conduire les arbres frui-
tiers à bonne fin ; sans elle, au contraire, la taille d'hiver,
quelque bien qu'elle ait été faite, ne servirait pas à grand* chose.
C'est donc grâce à la taille d'été qu'on complète la taille d'hiver
faite et que l'on prépare celle qui est à faire à l'exercice prochain.
Tout à l'heure nous disions : à cette saison. Mais le mois de
juin est-il l'époque où la soi-disant taille d'été (on ne fait rien
moins que tailler en été) doit se pratiquer? Oui et non. On sait
que l'opération qui nous occupe, se subdivise en plusieurs petits
travaux. Eh bien, oui; juin est le vrai moment d'en exécuter
quelques-uns : le pincement, le palissage, l'éclaircissage des
fruits, par ex. Pour d'autres de ces travaux, il est déjà trop tard :
tels sont rébourgeonnement, le pincement ; il est encore trop tôt
pour les autres, tels que la taille en vert, l'effeuillement et
même le pincement. C'est la précocité ou la tardivité de la sai-
son et surtout l'état particulier de l'arbre sur lequel on opère,
qui doivent être notre guide principal.
Entretemps néanmoins, il est incontestable que des diverses
opérations qui constituent la taille d'été, lesquelles, soit dit en
passant, sont rarement ou jamais appliquées toutes au même
sujet, rébourgeonnement et le pincement sont les plus indis-
pensables. Tout arbre en a plus ou moins besoin. Cela a été dit
et écrit des centaines de fois ; et polirtant que de fautes corn-
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— 171 —
met'On encore dans Tapplication de ces importants travaux !
Pour ce qui est de Tébourgeonnement ou enlèvement des
bourgeons inutiles, généralement on attend trop longtemps.
Dès qu'on est certain du développement des yeux dont on a
besoin soit pour les prolongements, soit pour les ramifications
latérales, il faut supprimer net tous les autres yeux et cette
suppresion doit, à notre avis, surtout porter sur Tœil qui sur
chaque flèche et branche suit immédiatement après le bon œil
terminal. Si Ton néglige Tébourgeonnement en général, il en
résulte de la confusion, du manque d'air; plus tard, quand il
faudra enlever quand même ce qui a poussé de trop, il faudra
faire de grandes plaies et en attendant on aura, rien qu'en les
privant d air, occasionné un tort considérable aux rameaux à
conserver. Si Ton néglige ensuite d'ébourgeonner surtout les
voisins immédiats des yeux terminaux, ces voisins, inoffensifs
dans le principe, deviennent très dangereux dans la suite. Ne
vous départez donc de cette règle que quand il y aurait des
bifurcations à établir. Si sous se rapport, on a été négligent
jusqu'ici, remédiez y sans retard : on verra par la même
occasion le mal déjà fait par cet oubli.
Et pour le pincement, cette opération dont on a tant usé et
encore plus abusé, est-ce trop tard pour lui aussi ? Encore une
fois cela dépend beaucoup et de l'essence et de l'état spécial de
l'arbre auquel on a affaire. Disons avant tout que nous n'avons
jamais été grand partisan du pincement trop sévère ; à nos yeux,
cela n'a jamais pu être un moyen pour dompter la trop grande
vigueur de l'arbre entier, mais par contre un excellent procédé
pour arrêter les bourgeons trop forts au profit des trop faibles et
pour en arriver ainsi à l'équilibre désirable entre les différentes
parties de l'arbre.
C'est là le but principal du pincement. Mais cette opé-
ration fait-elle arriver plus tôt à la fructification ? Pour les
arbres formant leurs boutons latéralement, c'est à dire le long
des rameaux, comme les pêchers par exemple, oui, indirecte-
ment, en ce sens que le pincement conduisant à l'obtention de
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rameaux de force moyenne, les boutons s*y forment plus fré-
quemment que sur un rameau fort et j fructifient plus dura-
blement que sur un rameau trop faible. Mais quand au contraire
on agit sur des essences formant leurs boutons terminalement,
comme les arbres à fruits à pépins, pincez le moins possible,
si vous visez plus aux boutons qu'à la forme.
N'en concluez pas que nous soyons adversaire du pincement;
mais, nous le répétons, il faut y voir bien plus un moyen d'équi-
libration qu'un procédé pour arriver à la fructification. De plus,
si le pincement se laisse facilement expliquer et produit de
bons effets incontestables, il n*en reste pas moins vrai que quand
on a une masse de grands arbres, la besogne devient considé-
rable surtout si on veut mettre les points sur les i, c'est à dire^
pincer et repincer. Il y aurait donc à examiner si le temps et
par conséquent l'argent qu'on dépense à ses arbres sont com-
pensés par le résultat obtenu. Dans le doute, depuis des années
déjà nous procédons d'une autre manière, et voici comment.
Nous ébourgeonnons un peu plus tard qu'on devrait le faire,
c'est à dire vers l'époque où nous pouvons parfaitement bien
juger de ce que tous les bourgeons vont devenir. Il va de soi
que nous supprimons complètement les bourgeons inutiles.
Quant à ceux qui restent, bien que ce soit encore fort tôt,
nous pinçons en même temps à une ou deux feuilles tous les
bourgeons qui se trouvent dans une situation favorable. Cela
fait, nous ne nous inquiétons plus de notre arbre jusque vers
cette époque-ci. En repassant en juin sur nos sujets, nous ne
faisons rien aux bourgeons les plus faibles : nous en attendons
de bonnes brindilles. Nous pinçons ceux pour lesquels il n'est
pas encore trop tard de subir cette opération et, quant aux bour-
geons qui ont trop dépassé la moyenne, nous les tordons ou, ce
qui est plus facile et tout aussi bon, nous les cassons tout
simplement vers la moitié de leur longueur.
Nous ne passons donc que deux fois nos arbres en revue^ et
nous pouvons assurer que sur nos poiriers le résultat peut bien
supporter la comparaison. JI. /. Van HvlU*
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— 173 —
£68 Criooères de l'Asperge.
Les cultures d'asperges ont été cette année la, proie des àépvé-
dations constantes d'un très petit et très dangereux ennemi : à
le voir, il paraît inotfensif et charme celui qui le regarde tout
autant qu'il diéplaît à celui qui subit bien malgré lui ses incur-
sions, n a une petite tête ovale d'un bleu verdâtre avec des
yeax arrondis et saillants ; un corselet rouge, carré, un peu
cylindrique, beaucoup plus étroit que les élytres bleues avec une
large bordure d'un jaune fauve, des antennes plus courtes que
le corps, des mâchoires avancées biûdes supportant des palpes de
quatre articles. C'est le Crioceris Âsparaçi Geoffroy, et cette
année, les asperges se présentant dans d'excellentes conditions
dans nos Flandres, il n'a pas voulu être seul à partager le fes-
tin (jùé dame Nature lui offrait. Il a convié à l'œuvre de des-
truction qu'il semble avoir entreprise un sien cousin, le (7no-
cèrts duodeclmpuTictataLAKEB., qui lui ressemble beaucoup. On les
prendrait pour des frères jumeaux, n'était que la partie posté-
rieure de la tête de ce dernier est rouge comme le corselet, que
ses élytres sont fauves, marquées chacune de six points noirs.
Aùba'nquet des asperges, trop fortunés convives, ils ont appelé
à eux toute leur famille, et beaucoup de nos cultivateurs
eussent préféré ne pas faire la connaissance de celle-ci. Voici
d'abord les jeunes larves qui sortent de leur œuf quinze jours
après la ponte et qui d'abord réunies, vont bientôt au gré de
leur fantaisie ronger les feuilles aciculaires du rameau sur lequel
leur mère les a pondues : elles y mettent du temps, mais, en filles
bien apprises, ne quittent le rameau que quand il n'y a plus rien
à manger. Si on croyait encore à la métempsycose, on verrait en
elles rincarnation des administrateurs de certaines sociétés
du temps de Pharaon qui, dit-on, à cette époque ne se démet-
taient de leurs fonctions que lorsque table rase était faite.
Heureusement aujourd'hui on ne croit plus ni à la métem-
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psjcose, ni à ces administrateurs, mais on doit encore, hélas!
croire aux criocèi*es.
Ces petites larves ont une manière très drôle de s'habiller.
Nous n'oserions pas la décrire si nous ne pouvions nous abriter
derrière un texte de M. Boisduval, un entomologiste des plus
compétents et des plus sérieux. Voici comment il décrit la toi-
lette des larves, c Sur les plantes envahies par ces insectes,
on voit de petits tas d'une matière verdâtre, gluante, formée par
les excréments de la larve et lui servant de manteau et d'abri
protecteurs. Pour se vêtir de la sorte, la nature a donné à son
anus une disposition particulière : il est retourné de telle façon
qu'elle rejette ses excréments sur la partie inférieure de son dos
et qu'à l'aide de la contraction de ses anneaux elle s'en recouvre
entièrement. Cette larve a la peau transparente et très délicate :
elle périrait vite si elle n'avait pas la ressource de se couvrir
pour se préserver du soleil. » Il serait évidemment fort regretta-
ble pour elle de n'avoir pas cette ressource, mais je gaçe qu'au-
cune de ses connaissances humaines ne se plaindrait de la voir
disparaître du monde des animaux, d'autant plus qu'au bout de
quinze jours les larves ont pris tout leur accroissement, entrent
en terre pour se métamorphoser en nymphes qui n'ont rien de
commun avec celles chantées par Virgile. Quinze jours après,
l'insecte que nous avons décrit, apparaît, revêtu de son brillant
et coquet costume rouge et cherchant d'asperge en asperge, de
tige en tige, à qui offrir son cœur; il crée en plein jour, à la face
du soleil, une nouvelle famille qui continuera ses déprédations
et qui dans quelques jours causera à son tour les plus grands
dégâts dans l'aspergerie. Les dernières venues, larves de la
quatrième ou cinquième génération, c'est à dire celles qui se
transforment en nymphes à l'automne, passent Thiver en terre
jusqu'au premier printemps. A la fin du mois de mai de l'an
suivant, elles apparaissent hors de terre à l'état d'insecte par-
fait. Les asperges commençant à pousser, la table est servie et
elles s'y assoient avec l'appétit le plus vorace et le plus glouton.
Il est très difficile de les détruire dans les plantations
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d'asperge. On peut toutefois en prendre et en détruire beaucoup
en secouant les tiges d'asperge au dessus d'un seau d'eau où
les criocères se noient. Elles ne sont pas très attachées à la
branche qu elles dévorent et une secousse un peu vive les fait
rapidement tomber. Lorsqu'on a une plate bande qu'on veut
entourer de soins spéciaux, si ce sont de jeunes semis par
exemple, on fera chose utile en seringuant les jeunes tiges au
mojen d'une infusion de plantes amères, comme d'absinthe, de
tabac, etc., les larves et les insectes parfaits ayant, parait-il,
une profonde antipathie pour ces mélanges.
0. Kliff.
Les Carottes potagères.
Nous n'avons pas la prétention de vouloir rien apprendre aux
jardiniers sur la culture des carottes potagères. Les agricul-
teurs ne connaissent pas moins cette précieuse plante, puisqu'elle
entre aussi pour une large part dans la nourriture des bestiaux
et surtout des chevaux.
M. Eugène Noël qui a écrit beaucoup d'articles remarquables
sur les plantes utiles, disait dans une intéressante notice sur
l'historique de cette plante alimentaire : t Si un même homme
nous avait donné la Carotte et le Chou, il aurait fait certainement
plus pour le monde que ne fit Guillaume le Conquérant en an-
nexant l'Angleterre à son duché de Normandie. »
11 existe un grand nombre de variétés potagères
de cette plante : la rouge hâtive de Hollande et |
ses sous variétés demi longue nantaise et de Luc *
conviennent aux premiers semis de pleine terre ;
la carotte demi longue de garde est une variété
tardive, qu'on sème pour les approvisionnements
d'hiver. Ces deux races intermédiaires sont les
plus généralement cultivées et les mieux connues.
Nous figurons ici deux autres variétés qu'il est '* hàirve."""^^^
utile aux jajrdiniers de connaître, de plus près, ce sont les deux
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extrêmes. L'ane, la courte hâtive ^ ûg, 34, appelée à remplacer
partout et en toute saison la variété dite Carotte Grelot ou
toupie qui est très précoce mais qui
ne convient absolument et tout au plus
que pour la forcerie de !'• saison, c'est
à dire pour la haute primeur. C'est déjà
faire abus de la Carotte Grelot que de la
semer sur couche en 2» et dernière saison,
et c'est une grosse faute d*en semer
en pleine terre autrement que pour en
récolter des graines. La seconde, fig. 35,
est la C. d'Altringham, variété très
tardive, d'une longue conservation. La
racine est mince, longue, presque effîlée
à l'extrémité inférieure; la chair est très
sucrée et rouge, le cœur est peu déve-
loppé et de couleur orange foncé.
Ces deux variétés en question démon-
trent une fois de plus la grande variabi-
lité de ce genre de plantes. On sait que
des expériences très minutieuses entre-
F prises par M. Vilmorin, ont prouvé
la parfaite identité de la Carotte sauvage et de la carotte
cultivée. Par des semis successifs, il est parvenu à faire naître
progressivement de l'espèce .sauvage les principaux tjpes des
races cultivées. M. Carrière a fait un travail identique sur le
Radis sauvage, et il est arrivé au même résultat que M. Vilmorin.
Cependant des savants émettent encore des doutes sur ce point.
Pour notre part, nous nous rangeons entièrement du côté des
savants expérimentateurs. Sans avoir poursuivi les essais jus-
qu'au plus haut degré, nous avons eu maintes occasions de consta-
ter que le fait seul de faire sortir une plante de son habitat, pour
la faire vivre dans des conditions différentes, la modiûe dès la
première génération et que le caractère de la variabilité est plus
prononcé chez les plantes cultivées que chez les plantes sauvages.
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Du tèhipâ où nous bous occupions de la culture en grand des
plantes annuelles et dés porte graines en général, il nous a été
souvent donné de constater qu'une espèce nouvellement intro-
duite se îùodifîait un peu dès la l*^* année et que, après un certain
laps d^ temps; des variétés assez tranchées pour être séparées,
naissaient successivement. L'histoire de l'origine de presque
toutes les variétés de plantes annuelles est là : une espèce est
intt'bdùîte, elle subit des modifications insensibles d'abord, jus-
qu'à ciô que, là Variabilité augmentant toujours, des écarts frap-
pants se ][)'roduisent dans les semis et sô fixent par la sélection.
Oni pourrait saiis aucun doute soumettre à des essais de
dofttôistication, toujours |)àr voie de sélection, d'autres t)lantes
satilvag'es moins insignifiantes ()otir le moWient, que ne l'étaient
jadî* le^ typëô de l'oseille, des radis, des carottes, des choux,
des pommes de terre, des chicorées, etc. Fr, Burvènich.
Ppire Beurré perpétuel.
Là variété à laquelle le Bulletin fait aujourd'hui les honneurs
dé l'illustration, est répandue dans quelques pépinières sous le
nom de Duchefse de Bralant, Ce nom, qui paraît lui avoir été
dontié, il y à une Vihgtaine d'années, par un de nos confrères
gantois, ité doit pas lui être conservé, par la raison qu'il existait
déjà une Duôhêsse d& Bf'abantW , ainsi dénommée par M. Charleé
(1) Voici la description de la P. Duchesse de Bradant (Durieux), d*après
le Dictionnaire pomologique d'André Leroy. << Grosseur au dessus de la
moyenne. Forme turbinée, allongfée légèrement obtuse, habituellement
mâmmelonnée au sommet. Pédoncule assez long, mince, renflé à l'atta-
che, courbé, implanté obliquement à la surface du fruit. Œil moyen
souvent contourné, ouvert ou demi clos, presque saillant. Peau vert
jaunâtre, ponctuée de gris brun, largement marbré et tacheté de fauve.
CAtftr blanchâtre, fine ou demi fine, fondante, juteuse, contenant quel-
ques granulations au dessus et au dessous des loges. Eau abondante,
sucrée, douée d'un savoureux arôme et très agréablement acidulée. «
« Maturité coui*ant d'octobre, n
Le nom de Duchesse de Bradant est également signalé comme un des
nombreux synonymes du Beurré d^Amanlis,
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Durieui, membre de la Commission royale de pomologie. Cette
dernière variété avait fructifié pour la première fois en 1853,
Tannée du mariage du duc de Brabant, aujourd'hui Roi des
Belges, et cette circonstance amena son obtenteur à dédier son
nouveau gain à la princesse qui fut accueillie dès son arrivée
dans notre pays avec la plus respectueuse sympathie.
Le nom de Beurré perpétuel est du reste une dénomination
« locale » qu'il est utile de maintenir, pour la variété que je vais
décrire, parce qu'il indique une particularité caractéristique de
l'arbre. Celui-ci, à l'instar des Fraisiers, des Framboisiers et
des Rosiers perpétuels, r^mo»^^ régulièrement, c'est à dire fleurit
et fructifie une deuxième fois, et quelquefois même une troisième
fois. La dénomination de Beurré perpétuel n'est peut-être pas
exacte, au point de vue grammatical, mais puisque l'usage a
consacré Tadoption de l'adjectif < perpétuel » dans le sens horti-
cole où il est employé pour les Fraisiers et les Rosiers, je ne
sais pas pourquoi on ne s'en servirait pas pour un poirier.
La deuxième floraison commence dans les premiers jours de
juin. Les fleurs se montrent par groupes de 3, 5 et même 8 à
l'extrémité des brindilles. J'en ai observé à l'aisselle des feuilles
qui garnissent la base des lambourdes. Elles témoignent incon-
testablement, chez cette variété, d'une fertilité, d'un besoin de
production plus intense que chez les autres variétés. Ces
deuxièmes fleurs nouent aussi bien que les premières, mais leur
fruit arrive plus tard à maturité et n'acquiert en général qu'un
développement moindre, sans que cela influe sur la qualité de la
chair.
Cette bifloraison constitue Tétat normal du poirier Beurré
perpétuel et sa deuxième fructification vient fréquemment sup-
pléer à la première, lorsque celle-ci a été contrariée par les
intempéries printanières.
En somme, si Tarbre n'est pas d'une fertilité hors ligne, il
produit avec régularité à peu près tous les ans, et j'estime que
c'est là une propriété dont il faut tenir compte.
LefruU est d'tïne bonne grosseur moyenne, de forme allongée,
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régulière ou légèrement bossuée, à pédoncule assez long,
entièrement ligneux. La peau est d'un vert pâle, passant à la
maturité au jaune clair finement parsemé de points gris. La chair
est blanche, très fine, très fondante, très juteuse et très agréa-
blement parfumée.
La maturité a lieu dans la deuxième moitié de septembre. Si
c'était un fruit d'hiver, ce serait une variété de premier ordre.
Malgré tout, c'est un arbre à faire entrer dans une collection
d'élite.
V arbre est de vigueur suffisante. Il vient bien en pyramide
ainsi qu'en fuseau ou colonne. On peut le recommander spéciale-
ment pour la plantation en contre espalier et pour la formation
de haies fruitières.
Je ne connais rien concernant ^on origine, mais je l'ai rencon-
tré depuis vingt ans dans les jardins de la plupart des amateurs
de notre ville. Un de nos confrères, M. Tahon, pépiniériste très
habile, m'a assuré que cette variété existe dans certaines localités
de la Flandre Occidentale et notamment dans le Yeurnes-Ambacht
où elle porte le nom de troee maal 'sjaars (deux fois Van),
Nos Bulletins accueilleront avec empressement les renseigne-
ments complémentaires qui nou's seraient communiqués au sujet
de ce fruit. Éd, Pynaert.
Le Tritoma Uvaria grandiflora Gawl.
Cette magnifique plante, de la famille des Liliacées, a passé
dans les cultures, sous une foule de noms; MM. Vilmorin, dans
leur excellent traité sur les Fleurs de pleine terre, citent la
sjnonjmie suivante ; Aletris Uvaria Lin,, Âloe long\folia Lamk. ,
Aloe U^.aria Lin., Kniphofia aloides Mœnch., Veltheimia Uvaria
Willd., Veltheimia speciosa Roth., Tritomanthe Uvaria Link.
Ce dernier nom est aujourd'hui le seul en vogue.
La plante porte de longs épis de fleurs en épais pompon allongé,
rouge corail bordé de jaune, s'élevant d'une gracieuse touflfe de
feuilles rubanées.
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Elle mérite d'être beaucoup plus répandue qu'elle ne l'est, scàt
isolée dans les pelouses, ou par groupes de trois, soit en mas-
sifs avec entreplantation de plantes naines en sous bois.
La culture n'en est pas plus diflScile que celle de la
plupart des autres plantes viva-
ces ; elle vient partout, pourvu
/ que le sol ne soit ni froid,
# ni très humide. Elle redoute
nos hivers, il faut ou la cou-
vrir de feuilles ou de litière,
ou l'hiverner en serre froide. Il
en est des Tritoma, comme des
Gynerium, desAriiehatUs, etc. ;
il en pourrit plus qu'il n'en
gèle; mieux vaut donc les
Fig. 36. - Tritoma uvaria. cmpotor OU tcrro légère à Tan-
tomne, et les placer en serre où ces plantes continueront
pendant quelques semaines encore leur riche floraison.
Pour obtenir celle-ci dans toute sa beauté, il est recomman-
dable d'enlever au printemps les rejets ou œilletons les plus
faibles qui pullulent au pied de la plante.
C'est ordinairement en août-septembre que les fleurs commen-
cent à s'épanouir, mais quand on a eu soin d'hiverner les sujets
à l'iptérieur, il arrive souvent de les voir fleurir depuis le mois
de mai jusqu'à l'approche des gelées.
De même que toutes les plantes à tiges succulentes, telles que
les Glayeuls, les Jacinthes, les Dahlias, etc., les fleurs de Tri-
toma piquées dans des vases remplis de sable humide, conservent
longtemps leur fraîcheur. Jules Burvenich.
Le Ver du Chou.
Certains insectes propres à un genre de plantes, l'attaquent
en tout temps et en toutes conditions pour en faire leur pâture,
telle est, p. ex., la chenille pour le chou.
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Il en est diô'éremment d'un grand nombre d'autres dont Tap.
parition chez les plantes et les désastres qu'ils y causent ne sont
que Teffet d'une prédisposition, d'un malaise, d'un état morbide
de la victime même. Tel est bien le cas pour la larve qui ronge
récoroe de la racine des choux et les fait périr si on ne leur
vient promptement en aide.
Il est hors de doute que les secours apportés devront agir ici
en faveur de la plante au lieu de sévir contre l'ennemi ; c'est ce
qui a lieu généralement pour les choux souvent à l'iosu de celui
qui administre le remède. Que l'apparition du ver est le résultat
d'un état de langueur des plantes, cela est prouvé par ces obser-
vations pratiques que le fléau règne fort dans les années sèches,
que les cultures de choux en souffrent le plus dans les terrains
sablonneux et que toutes les races j sont sujettes à un degré
différent, en raison inverse de leur rusticité, donc dans Tordre
suivant : Ghou fleur, chou brocoli, chou navet, chou cabus blanc
hâtif, chou cabusgros blanc, chou cabus rouge, chou rave, chou
de Milan, choii de Bruxelles, chou non pommé.
Les moyens qui ont été employés et qui réussissent assez bien
sont une nouvelle preuve, que guérir le chou malade c'est com-
batte le ver rongeur. Quelques jardiniers arrosent tous les
jours les choux véreux avec de l'eau lien froide. Pensent-ils en-
gourder l'ennemi? peu importe, ils arrosent le chou qui
en avait besoin et sans cette circonstance, n'aurait pas reçu une
goutte d'eau.
D'autres mêlent une couple de poignées de ehaux à l'eau
d'arrosement, peut-être bien pour communiquer au liquide une
action caustique et corroder la dure enveloppe des vers? Quoiqu'il
en soit, les choux reçoivent, outre l'eau dont ils sont si avides ,
de la chaux indispensable à ces plantes et qui manque dans la
plupart des terrains. On voit encore combattre le ver par l'emploi
des cendres, de la suie de cheminée ; d'autre fois ce sont des
eaux de fumier, des vidanges, qui mènent a bonne fin, c'est à
dire que les plantes reprennent leur vigueur et que les vers
les abàndonnjent ou ne peuvent plus entraver la végétation.
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On voit maintes fois les choux après le buttage arrêter lear
croissance jusque là luxuriante; le ver se met aux racines et
bientôt les rangs s'éclaircissent à vue d'oeil; c'est que les raci-
nes ont été dérangées. Ici Toccasion se présente de renvoyer à
ce que nous avons écrit par rapport à la plantation des choux
en sillons, dans les Bulletins de 1874 et dans V Annuaire de
Thorticulture pour 1875.
Il en est donc pour le Ver du Chou comme de bien d'autres
fléaux en jardinage. Aussi longtemps qu'on n'enlève pas la
cause^ tout ce qu'on met en œuvre pour en venir à bout ne sont
que des palliatifs. Fr, Burvenich.
Visite au jardin fruitier de M. Puis.
Dans la dernière excursion que nous avons faite sous la
direction de M. Van Huile, nous avons eu l'avantage de visiter
les cultures de M. Puis, un des amateurs les plus zélés de Gand.
Son établissement offre un intérêt d'autant plus grand, qu'il pré-
sente un ensemble coquet et charmant, et que c'est un vrai
modèle de jardin fruitier bourgeois. Il j a en culture une ving-
taine d'ares entourés de murs élevés de 3 mètres environ, et
cette superficie est suffisante, comme nous avons pu en juger.
M. Puis est un amateur sérieux, et il aime à donner les soins
les plus minutieux à ses plantes. De plus, la culture intensive j
est poussée au plus haut degré: c'est une véritable culture
anglaise. Les vignes et les pêchers y sont en assez grande
quantité cultivés en pots, les fraisiers fsont admirablement
forcés, les poiriers sont menés en contre espalier double. La dis-
position des serrer et des bâches, et l'arrangement des hangars
où sont remisés les châssis et le matériel, font honneur au bon
goût de l'amateur. Au mur du sud-ouest se trouve adossée une
serre volante à pêchers, au fond on a l'habitation et une serre
à vignes qui masque les dépendances. Elle est élégante et solide,
et construite cependant dans les conditions les plus économi-
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ques. Elle est à double pente, à toiture en ligne brisée. C'est le
modèle le meilleur pour la culture de la Vigne.
Les ceps y ont été plantés à l'"25. Ils ont très bien
poussé, et maintenant (à leur 2"»® année) ils sont garnis déjà
de fortes coursonnes et de quelques grappes. Les vignes en pots
sont vigoureuses aussi et promettent de beaux résultats. Quant
aux fraisiers, ils sont de toute beauté. Le Comt,e de Paris fait
la base des cultures. C'est une variété exquise, mais éclipsée
cependant par une. autre aux fruits vraiment monstrueux et
très bons. Une variété anglaise, Sir Joseph Paxton, dont les
plantes étaient arrivées le 12 mars d'Angleterre et empotées
en pots de 8 c. seulement, avait donné le 15 mai une assez
grande quantité de fruits. Les pêchers dans la serre volante
sont tous jeûnes encore, à demi tige et basse tige alterna-
tivement. Ils sont des plus vigoureux et ont déjà quelques
fruits. Ce sont des variétés hors ligne formant une précieuse
collection. Mais une culture d'un intérêt tout spécial et que Ton
ne voit pas appliquer beaucoup, c'est la culture des pêchers en
pots. Evidemment c'est un système qui a de l'avenir. Les
variétés cultivées sont toutes de provenance anglaise, et nous
pouvons le dire, elles justifient pleinement le renom dont elles
jouissent. La vigueur de ces jeunes sujets est tout à fait digne
de remarque. La pêbhe Dagmar entre autres avait des feuilles
d'une grandeur démesurée. Tout est cultivé en pots de 0°*40
environ et en terreau très consistant. Ces arbres s'abritent
sous les mêmes châssis que les pêchers au mur. Notons qu'ils
n'y occupent qu'une place souvent perdue ou mal employée.
Quelques-uns de ces arbres, hauts de 1 mètre, âgés de 3 ans
seulement, portaient une 50® de fruits de la grosseur d'une
prune mirabelle. Ne serait-ce pas un beau revenu pour celui qui
cultive par spéculation? Voici les noms de quelques-unes des
variétés cultivées : Dagmar, Rivers early York, Lord Napier,
Lord Palmerston.Lady Palmerston, Pine Apple, etc.
Pource qui concerne les cultures de plein air, les pruniers aux
murs et les poiriers en contre espalier sont remarquables aussi.
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Les plates bandes sont garnies de forts fraisiers prêts à être
mis en pots. Les bâches à melons, et surtout les châssis sont
construits avec le plus grand soin. Les fleurs avaient déjà noué.
Toutes ces cultures font honneur au jardinier Gh. Alberdienst
qui j donne ses soins.
Notre visite chez M. Puis a été très instructive pour nous
tous, en outre nous avons reçu un accueil très cordial de la
part du propriétaire, qui nous a entretenus pendant longtepaps
de la manière la plus bienveillante sur ses essais tentés, les
résultats obtenus et nous a fait la gracieuse offre de visiter
encore ses cultures pour en voir tous les détails et en suivre la
marche, ce dont nous serons heureux de profiter.
Octave Burtemchi
Élève à l'École d'hotticultùre*
La Poire Williams' Duohess.
Dans la Revue horticole du 16 mai, M. Carrière dit, à propos
de la description que nous avons faite de ce beau fruit, dans les
Bulletins du Cercle d'Arboriculture de Belgique :
« Une chose est à regretter toutefois: c'çst qu'on ait opiis
d'indiquer Tépoque de maturité qui pourtant est une chose des
plus importantes. » M. Carrière ajoute en terminant, t Est-ce
un oubli ? »
Ce n*est pas un oubli, puisque cette omission des plus impor-
tantes n'existe pas ; il est dit : la maturité a lieu en octobre. Si ce
renseignement eut manqué, ce ne pouvait être autr^ cl^ose qu'un
oubli, notre description le prouve bien. Nous ajouterons encore
une petite rectification. Nous n'avons pas qualifié Seiptra ce bon
fruit, et nous pouvons aflBirmer que cette poire n'est p^ i^eu}^
ment grosse à en juger â/ après la figure y comme l'insinue
M. Carrière, mais elle l'est en réalité.
Fr. BurvenicK.
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18gr
Ohrist's aartenbuoh, 4"'» édition, publiée par le D' Ed,
Lucas. Un volume in-.8» de 320 pages, avec 87 figurea intercalées
dans le texte.
Il y a soixante deur ans, un profond connaisseur de jardinage,
1© D^" J. L. Christ, curé à Eronberg, écrivît un travail complet
sur» la^ culture maraîchère, l^rboriculture fruitière, les vigno-
bles et l'horticulture florale. Ce livre qui vit lejouren 1814, put
êttre considéré^ alors comme le guide classique de l'amateur de
jardins en Allemagne. Mais depuis soixante ans Thorticultitre
générale, cet art éminemment perfectible, a fait dès progrès
considérables, et le «avant directeur de Tlnstitutpomologiquede
ReutHngen a pris à tâche de compléter ce qui manquait à l'ou-
vrage de Christ et de remédier à ce qu'il pouvait contenir de
défectueux.
Pour ceux dô nos lecteurs à qui la langue allemande est fami-
lière; là nouvelle édition du GartenbUch sera un excellent guide.
Ils pourront s'j rendre compte des méthodes adoptées en Alle-
magne dans rhôrtieulture* géhérale et plus spécialement des
procédés dô culture suivis dans le jardinage d'amateur. Ils y
trouveront en outre un choix des meilleures variétés et espèces
de légumes, d'aïUttsicuitksdet déplantes ornementales.
Ce livre n'a pas besoin d'êtr^tecpmmandé.
Çpjorç 4'^^pjÎ9i4tawr(B ^ J'us^e de;? jâc^Je» p|!im?ireB^ par
EjiiVeirJ^çptlPf..— îîom^, avons sjgjQfil^ ré^empaentun pj&titUyre jde.
bo^i?i,^i^e^ Vu9ï^9 deJ3 éopl^s par MM, Prépin et Ponci». Voici
eiijçope u^ ppjtiçipuje dç BOpçge^ appela h rendre des services conjsi:
dér|^)^lefi^ei),^di^y^Jg^çn^t.le8 notions ,dç l'arbor^ltijpe p^w >^
e^Jfçy;^? ,d^e U^^^^cpJ^f . Pe. npmbreuae^ p^^nc^^ facilitent Tintiel-
\\g/^jxfi^ dp.. te^î:te, et p^rl^ront à l'esprit des Jeunes élèves.
Ia auteur, M, E^ Verhille, instituteur en chef, à Neuve Église,
ar^orioulteur diplpmé, lauréat de plusiei^rs grands concours
ïWWQlQgiglW; it^tp$.r^^it^eptà meuie d'écrire ce pBtit traité.
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— 186 —
Nous regrettons que dans la question de la sève, il n'ait pas cru
devoir adopter la théorie aujourd'hui admise par la science.
Ém, Roiigas,
Fécondation artificielle des arbres fruitiers.
Ceux qui visitèrent Tan dernier l'Exposition internationale de
fruits organisée à Gand par le Cercle d'arboriculture, auront
remarqué des espèces de grands plumeaux dont l'emploi était
recommandé par leur inventeur M. Louis Bossaert, sous-chef
de culture au Jardin botanique, à l'effet d'assurer la fécon-
dation des arbres fruitiers.
Dans une visite récente que nous avons eu l'occasion de faire
au jardin fruitier de M. Puis, nous avons pu constater que le
procédé préconisé par M. Bossaert a donné des résultats surpre-
nants. Nous signalons aux amateurs d'arboriculture l'usage des
brosses de M. L. Bossaert comme pouvant rendre de grands
services en assurant la fertilité des arbres fruitiers aussi bien
en plein air que dans les cultures sous verre, et nous les enga-
geons à faire des essais comparatifs.
0. Van Zierde,
Élève à l'École d'horticulture.
Calendrier du primeuriste.
jum.
Dans les années ordinaires, le mois de juin est assez chaud
pour rendre l'emploi des châssis parfaitement superflu. La
saison exceptionnellement froide dont les jardins ont été aflli-
gés cette année, a retardé un grand nombre de produits et on
peut encore procéder à la plantation de melons sur couche pour
avoir de beaux fruits en septembre. S'il survenait des pluies
continues, il faudrait remettre les châssis sur les melons déjà
découverts. Toutes les couches, à mesure que les produits sont
enlevés, peuvent être utilisées par des tomates naines, du piment,
des choux fleurs, des aubergines, toutes plantes auxquelles suffît
le terreau de ces couches. Ém, Rodigas^
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— 187 —
Monument à la mémoire de Louis Van Houtte.
Le projet conçu à Gand d'élever un monument à la mémoire
de Louis Van Houtte a rencontré une vive sympathie. On pourra
en juger par les souscriptions déjà recueillies : nous publions
la première liste des souscripteurs. Nous reprendrons dans le
prochain numéro du Bulletin, ainsi que de la Revue de rhorti-
culture lelge et étrangère, la suite de cette liste (1) ; nous la ferons
suivre des souscriptions recueillies par les autres publications,
telles que la Belgique horticole, le Moniteur horticole lelge,
P Avenir horticole du Hainautj la Revue horticole de Paris, etc.,
et par les Sociétés d'horticulture.
En attendant qu'une décision soit prise concernant la forme
et remplacement du monument, le montant des souscriptions
peut être adressé dès à présent, 142, rue de Bruxelles, à Gand,
aux bureaux de la Revue de Fhorticulture belge et étrangère;
les sommes recueillies seront provisoirement placées à intérêt.
Nous prions spécialement MM. les souscripteurs à l'étranger
de vouloir faire parvenir leur contribution volontaire en un
mandat-poste international, ou de désigner un correspondant
à Gand chez qui rencaissement peut se faire. A Paris,
d'après une décision qui vient de nous être communiquée par
M. Ch. Joly, vice-président, les souscriptions seront reçues
chez l'agent de la Société centrale d'horticulture de France,
84, rue de Grenelle St Germain.
(1) Cette liste ne comprend jusqu'ici que les souscriptions directe-
ment adressées aux bureaux de la Revue de l'Horticulture belge et
étrangère. Les personnes qui ont envoyé par la poste un bulletin de
souscription à M. Éd. Pynaert et qui ne verraient pas leur nom figurer
dans cette liste, sont priées de bien vouloir nous en avertir. Par suite
d'un malentendu, une partie des bulletins accompagnant la circulaire
du comité ont été munis d'une bande d'adresse imprimée avec cette
indication << timbre d'un centime pour l'affranchissement. »
L'affranchissement d'un bulletin de souscription au moyen d'un
centime étant insuffisant dès qu'il porte des inscriptions autres que la
signature, il est possible qu'un certain nombre de ces bulletins aient
été jetés au « Rebut à la poste. »
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— 188 —
Des listes ont été envoyées à MM. les Présidents de toutes
les Sociétés horticoles dont l'adresse nous est connue. Nous
nous empresserons d'en mettre également à la dièposilion de
tontes les personnes qui youdront bien nous en faire la détaaiide.
Éit. Pfnam.
PREMIÈRE LISTE.
Comte de Kerchove de Denterghem, bourg, prés, de la
Soc. royale d'agric. et de botanique, à l&and . fr. -200
A. Verschaffelt, vice-président, id. id. . . . 50
Ch. Leirens, sec. id. id. Gand 50
£dm. Claus, secret, adj. id. id. Ghetnd 50
J. Verschaffelt, ancien horticulteur, Gand. . . .50
Maurice de Ghellinck de Walle, propriétaire, Gapd . . 100
Hye-Hoys, m. du cons. de la Soc. r. d'agr., Gbind . . 50
Aug. Van Oeert, père, id. id. id.-^and 100
Oswald de Kerchove de Denterghem, id. id. id. . . . 100
Jules Van Loo, id. id. id. Gaod 50
J. J. Kickx, directeur de TÈcole d'hoir, de Gand . .50
Bm.^R<odigas, prof, à l'École d'horticulture de Gand . W
JSd. Pynaert, id. id. iû r50
Fr. Burvenich, id. id. id .50
H. Van Huile, id. id. id gO
Aug. Van Geert fils, horticulteur, Gand 50
N. G. D'huyvetter, propriétaire, Gand 50
B"° Heynderyck, m. cons. d'ad. Soc. roy. d'agr., Gand. 50
L. Linden, horticulteur, Gand ,50
Jean Vervaene, horticulteur, Ledeberg . . . . .50
Al. Dallière, ancien horticulteur, Ledeberg . . . .50
Louis De Smet, horticulteur, Ledeberg 60
Romain De Smet, horticulteur, Ledeberg 15
J. B. De Saegher, horticulteur, Gand ..... 25
Narcisse Gaujard, horticulteur, Ledeberg 25
E. Cannaert-Poelman, m. cons. d'ad. Soc. roy. d'agric. 50
Louis Blommaert, propriétaire, Gendbrugge .... 100
€'• d*Hane-Steenhuj^ze, propriétaire, Gand . . . .50
Ch. Hulin, conseiller communal, Gand 50
Ad. Pauli, id. id 50
De Graet-Bracq, propriétaire, Gand 15
H. Annoot, imprimeur, Gand 100
Ch. Van Geert, hort. pépiniériste, Anvers .... IW
Van Driessche-Leys, horticulteur, Gand 10
A reporter. . . 2000
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189
Report. . . 2000
De Kneef , hort. Gendbrugge .10
Jean Van Volxem, propriétaire, Bruxelles .... 20
De Pajdt, secr. de la Soc. royale d'horticulture, Mons. 10
De Schampheleer, pépiniériste, Wetteren 5
Oscar Mechelynck, propriétaire, Gand 20
Evariste Cardon, id. id 100
Denjs-Drabben, négociant on graines, Bruxelles . . 5
Ch. Bernard, secr. de la Soc. roy. linnéenne, Bruxelles 5
P. Grépin, directeur du Jardin botanique, Bruxelles . 50
Gyselynck frères, imprimeurs, Gand 20
Haack, pépiniériste, Trêves 25
Grandjean, bibliothécaire, Liège 5
Baltet frères, hort. pépiniéristes, Troyes 10
Witte, hprtulanus, Leide 15
Van Sieleghem, juge de paix, Dixmude 10
Edmond Dupré, propriétaire, Bruxelles 50
Samsoen-NoUet, nég. en graines, Gand .... a 10
Groenewegen, horticulteurs, Haarlem 10
S. Grégoire, 1' colonel pensionné. S* Nicolas .... 5
Ch.Joly, vice-prés. de laSoc cent.d'hort.de France, Paris 25
Jongkindt-Coninck,horticulteur,DedemsYaart,Pays-Bas 10
Cîoene, horticulteur, Gendbrugge 10
Eug. Veulemans, prof, à l'École d'hort. , Amsterdam . 10
E. Van Imschoot, propriétaire, Gand 25
Spath, horticulteur, Berlin 37 50
D. Bentyen, propriétaire, Yzendycke 20
St Quentin, major commandant du génie. Cambrai . . 20
Ernest Benary, horticulteur grainetier, Erfurt . . . 100
John Benary, id. ... 50
Fritz Benary, id. ... 50
0. Demoulin, prés, delà Soc. d'hort., Mons .... 20
P. De Pannemaeker, peintre lithographe, Gand. . . 10
De Schaepmeester, jardinier, Uccle 2
Tumer J., chef de culture, au Roeulx 5
Morel A., maître de verreries, Lodelinsart .... 20
Chevalier Léon de Nève, propriétaire, Gand .... 20
Beaujean, jardinier, aux Granges, Nandrin .... 2
Yvelin fils, à la Barre en Ouche (Eure) 5
Temmerman, chef de culture, Zillebeke 1
Vanden Borre, chef de culture, Treviso (Vénétie) . . 10
Julius Hoffmann, propriétaire, Berlin 200
J. Schwartz, rosiériste, Lyon 10
B, constructeur de serres, Gand 5
A reporter . . 3052 50
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— 190 --
Report. . . 3052 50
Vilmorin-Andrieux et C'», négociants en graines, Paris. 50
Désiré Van Herzeele, chef de culture, Wondelgem . . 10
Simon-Louis frères, horticulteurs, Metz 20
R. Mos^sch, horticulteur, Treptow 25
É. Carrière, rédacteur de la Revue horticole de Paris . 50
de Jonge van EUemeet, prop., Oostkapelle (Pays-Bas). 25
Henri Cloetens, chef de culture, Gendhrugge. ... 5
J. Kluppel, château de VoUenhove, Ltrecht .... 30
Fr. De Coninck, horticulteur, Gand 10
Jean Nujttens-Verschaffelt, horticulteur, Gand. . . 25
M""* Legrelle d'Hanis, propriétaire, Berchem, Anvers . 100
Orner Mercier, propriétaire, Peissant 5
Bleuset, chef de culture au Jardin zoologique, La Ha je. 15
J. Bastenier, commissionnaire expéditeur^ Gand. . . 3
Lambert Espagne, jardinier entrepreneur^, Schaerbeek. 1
Oscar Cus, architecte de jardins, La Louvière ... 10
Audent Honoré, juge de paix, Pâturages 10
Gazelle et fils, hort., Gand 5
P. Nicaise, horticulteur, Gand 5
J. De Witte, horticulteur, Gand 15
G. Vandermeulen, horticulteur, Gand ...... 20
Félix Hoogstoel, chez M. Annoot, imprimeur, Gand . 2
Ortgies, jardinier chef au Jardin botanique, Zurich . 20
Braeckmann-Kerkvoorde, pépiniériste, Wetteren . . 5
Kegeljan, banquier, Namur . 20
Ingelrelst, intendant, Wynendaele 20
Van Oostende, horticulteur, Gendhrugge 5
François Delecourt, à Ath. 10
Hillegeer fils, libraire, Beveren. . '. 10
Peltier frères, horticulteurs, au Mans 10
Van Celst, grainetier, Bruxelles 20
Dixon E. S., Guines (Pas de Calais) 20
Gilson Théodore, chef de cuit, au domaine de Beaumont. 2
Bleu A., Avenue d'Italie, Paris 10
Dudok de Wit, propriétaire, Amsterdam 20
Bosselaer C. E., propriétaire, Malines 10
Siraux Aug., directeur du Parc d'Enghien 10
Kort A., jardinier chef au château de Cruyshautem . 5
La famille Van Langenhove, Alost 100
Dumon-de Menten de Horne, propriétaire, Bruges . . 5
Transon frères, horticulteurs, Orléans 20
Dhaene Ad., horticulteur, Ledeberg 10
Decaisne, directeur du Muséum, Paris 50
A reporter. . . 3875 50
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— 191 —
Report. . . 3875 50
E. Majer, garten inspector, Carisruhe 10
Ch. Rogier, ministre d*État, Bruxelles ..... 25
Audibert, horticulteur à La Crau d'Hjères (Var) . . 5
Blanchet Wright, Stapleford Hall near Nottingham. . 25
Salmon H. A., Hollywood, Portshead, Sommersetshire. 12 50
Guillon C, avocat, Ruremonde 10
Dismorr J. S.jStewartHouse, Qravesend 50
A. Lemonnier, propriétaire, Lille 20
A.. Ronnberg, direct, général de l'agricult., Bruxelles. 20
De Berckhoetz J., propriétaire, à Carisruhe . ... 50
Doucet H., propriétaire, Bruxelles ...... 20
Ad. Vanden Heede, horticulteur, Lille ..... 5
Bourrit, pasteur, Vaudœuvres (Suisse) 5
P. De Groot, horticulteur, Steenbrugge lez-Bruges . . 25
J. De Smet, propriétaire, Maldegem 5
J. Looymans, pépiniériste, Oudenbosch 25
F. Rodigas père, docteur en médecine. Saint Trond. . 25
Veuve Hellebujck et fils, horticulteurs, Gendbrugge . 10
Firmin Druard, propriétaire, aux Écaussines ... 1
Ém. Bruno, architecte de jardins, Anvers. .... 5
F. J. J. Slingsbj van Hoven, propr., Vught (Pays-Bas). 25
V. Biebuyck, président de la Société d'hort., Courtrai . 5
Ed. Yanden Berghe, secret, de la Soc. d'hort., Courtrai. 5
Ch. De Smet, propriétaire, à Gand 10
Paul De Schrjver, horticulteur, Gand 10
L. Delaruje-Cardon, horticulteur, Ledeberg .... 10
V. Ch. Boelens et fils, horticulteurs, Ledeberg ... 10
Yande Maele-Lanszweert, propriétaire, Gendbrugge . 10
Blancquaert et Vermeire, horticulteurs, Ledeberg . . 10
De Coster Jos. horticulteur, Melle 10
De Cock, Aug. horticulteur, Gendbrugge ..... 10
Maerten s E., horticulteur, Gendbrugge 10
Dom. Vervaene, horticulteur, Ledeberg 10
F. J. Spae, horticulteur, Gand 10
L. Spae-Vandermeulen, horticulteur, Gand .... 10
Jules De Cock, horticulteur, Ledeberg ..... 15
B. Manens, rue du Bas-Escaut, Gand 20
Vervaene Joseph, horticulteur, Ledeberg 10
P. Lybaert, horticulteur, Ledeberg 10
J. Van Eeckhaute, horticulteur, Ledeberg 10
Ch. Van Ryssel, horticulteur, Ledeberg 12
E. F. Van Coppenolle et fils, horticulteurs, Meirelbeke. 10
François Buysse, horticulteur, Meirelbeke . . . . 10
A reporter. . . 4481
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— 192 —
Report 4481
P. Cornelis et fils, horticulteurs, Meirelbeke .... 10
Ch. Van Huile, horticulteur, Meirelbeke 5
Louis Delaruje, horticulteur, Gand 10
Ch. Lippens, fils, horticulteur, Gand 5
Léopold De Bock, horticulteur, Gand 5
Louis Van Acker. horticulteur. Mont St Amand. . . 5
Temmerman, horticulteur. Mont St Amand .... 5
L. De Smet-De Wilde, horticulteur, Mont St Amand . 5
F. Désbois et 0'^, horticulteurs, Mont St Amand. . . 5
V. Spae, horticulteur, Gand 5
G. Maenhaut-Cardon, horticulteur, Qedià 5
M*"" Thérèse Delaruye, à Gand 5
Delaruye Caluwaert, horticulteur id 10
J. B.Schepens, horticulteur. . id 5
J. B. Moreels, horticulteur . . id 6
Capeinick, horticulteur pépiniériste, G^d .... 1
Veuve L. Maenhout, horticulteur, (Jand 3
Maenhout, horticulteur, diaussée de Termonde, Gand. 5
J. Van Ryssel, horticulteur, Moni St Amand. . . 2
P. Ghys et fils, horticulteurs, (Jand 5
Van Haute, horticulteur, Gand 2
A. V. Van Acken, horticulteur, Gand 2
Édm. Story, horticulteur, Gand 5
Léo Vande Walle et P. Basyn, horticulteurs, Gtand. . 3
F. De Saegher, horticulteur, Gand 8
L. De Meyer, horticulteur, Gand • . 5
Renaud de Fréminville, propriétaire, Moulins (Allier) » 10
Maghé, jardinier, Peissant 2
Ferd. Massange de Louvrex, propriétaire, Liège . . 20
Dieudonné Massange de Louvrex, propriétaire, Liège . 20
Oscar Lamarche de Rossius, propriétaire, Liège. . . 20
de Cannart d'Hamale, sénateur, président de la Fédéra-
tion des sociétés d'horticulture de Belgique, Malines 20
Éd. Morren, professeur à rUniversité de Liège ... 20
Trente membres de la Société horticole de Hasselt . . 50
Alphonse Fillot, chez M. Éd. Pynaert, à Gand ... 5
Buchetet, peintre mouleur de fruits, rue d'Enfer, Paris 10
Gillon, consul de Costa Rica, St Josse ten Noode. . . 10
Beaucarne, notaire, Eenaeme . 50
Van Inweghe, médecin, à Evergem 25
De Poorter, propriétaire, à Doorzeele-Evei^em . . . 25
Total de la !'• liste . * . 4894
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— 193 —
Le Sureau.
Au moment où ce bel arbre est en fruit, il est opportun d'en
dire quelques mots, il en vaut la peine.
Nous avons dit arlre, et nous ne nous rétractons pas. En effet,
si le Sureau pouvait se développer en liberté, si par suite de sa
rusticité même, il n'était soumis à tous les traitements possibles,
il formerait un bel arbre élancé, à tige haute et droite, à cou-
ronne bien ronde, couverte d'immenses et innombrables ombelles
de fleurs, qui sont recherchées dans la médecine domestique.
Les fruits qui leur succèdent et qui servent à des usages
médicaux, ne sont pas sans offrir un certain ornement.
Si nous sommes habitués à voir le Sureau comme un
buisson très laid, à ne l'admettre dans nos massifs que pour y
remplir des places vides sans air et sans jour où plus rien ne
viendrait et où il fait encore bonne mine à mauvais jeu, c'est que
nous Taccablons de tailles et d'élagages vraiment cruels. Ensuite
on le détruit au mieux pour cueillir fleurs ou fruits, comme on
gaule les noyers, toujours sous prétexte d'augmenter la fertilité.
Les enfants lui enlèvent ses branches pour en faire des pis-
tolets, des sarbacanes, et pour fabriquer des bons hommes avec
la moelle qu'ils en retirent.
Nous sommes loin de blâmer l'usage du Sureau pour le rac-
commoâfOge des vieux massifs et bosquets, et garnir les endroits
froids et sombres des parcs et des jardins. C'est la seule plante
qui convienne réellement bien à cet usage. On peut en dire sans
exagération : là où vous ne pourriez rien mettre, plantez le
Sureau.
Nous faisons toutefois cette réserve, d'abord, qu'il faudrait
bien plus fréquemment qu'on ne le fait, le laisser se développer
à son état normal, en arbre; en second lieu, qu'il ne faudrait pas
perdre de vue les belles variétés que nous présente ce genre et
enfin, que les pépiniéristes, toujours à la recherche de nouveautés
1$
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— 194 —
accidentelles, devraient tâcher de les trouver dans la voie
directe, qui est le semis.
Peu de personnes se rappelleront avoir vu de beaux arbres de
sureaux. Nous venons d'en voir tomber sous la cognée deux spé-
cimens remarquables; ils avaient une tige de 5 m., droite comme
une colonne, et une cime fournie et régulière comme un laurier.
Pour se donner cet arbre utile et agréable, il suffit de le planter,
de rémonder un peu dans sa jeunesseT et de laisser sa flèche
s'élancer.
Parmi les espèces et variétés de sureaux, il en est qui n'ont pas
assez de vigueur pour prendre la forme arborescente. Voici
rénumération des principales :
Sambucus cal\fornica^ une espèce délicate et naine assez
bizarre, à fleurs jaunes et à fruits bleus.
8. canademiSy surnommé le Sureau de tous les mois y à cause
de sa floraison presque continuelle ; il a moins de vigueur que le
Sureau commun {Sambucus nigra), connu de tout le monde et qui
a produit beaucoup de variétés parmi lesquelles nous citerons ;
S. nigrafl, pi. ; le Sureau à fleurs doubles que Tabsence d'éta-
mines fait paraître plus blanches, en même temps que le défaut
de fécondation rend la floraison plus durable ; il vient admira-
blement en arbre.
S. nigra à feuilles panachées de blanc. Arbre de 2"* grandeur,
panachure bien tranchée et très constante.
S. nigra à feuilles dorées. Une des plus belles variétés, parmi
les arbres à feuillage jaune, dont le nombre s'accroît rapidement
et qui forment de si beaux contrastes dans les plantations. Le
S. doré brûle un peu au soleil trop ardent. Mais par contre il
conserve son beau coloris même dans Tombre complète.
/S. nigra tricolor. Variété naine, à feuilles panachées de
blanc rehaussé de teintes roses irrégulières.
S. nigra heterophylla. Arbuste nain, à feuilles laciniées en
segments presque linéaires. On le nomme encore S. à feuille de
chanvre. Très curieux, très pittoresque.
S- niçra ladniata. Sureau commun à feuilles élégamment
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— 195 —
laciniées. Forme de beaux et grands arbres et a d'ailleurs
toutes les qualités de Tespèce ordinaire.
S. nîgra puherulenta. Le fond vert pâle des feuilles est par-
semé de myriades de points et bariolures blancs, qui font
paraître toute la plante comme saupoudrée. Cette variété très
naine convient aux bordures des massifs.
S, nigra rotundifolia. Variété de 3™* grandeur qui ne se
distingue que par la forme orbiculaire de ses feuilles.
8* nigra virescens, variété dont le fruit, au lieu de prendre
à la maturité une teinte pourpre, conserve sa coloration verte.
Il j a aussi une variété à fruit blanc.
S, nigra Jol, marginatis. Cette variété est peut-être la plus
ancienne ; les feuilles vertes, sont toutes encadrées d'un large
ruban jaune bien constant. Forme des arbres remarquables de
taille et de beauté.
S. monstrosa. Accident fixé par le bouturage; les rameaux
sont fasciés, aplatis et roulés en crosse à leur extrémité.
8. racemosa ou S. à grappes est une véritable espèce, dont les
fleurs sont en grappe allongée ; à Tautomne les fruits prennent
une belle teinte rouge orange. Il y a une variété à feuille pana-
chée. Forme de beaux arbres.
Les variétés, déjà nombreuses, pourraient encore augmenter
si la facilité du bouturage n'excluait à tort le semis. Qu'est ce
qui empêcherait d'avoir à côté des variétés existantes, le S. nain,
le S. pleureur, le S. pyramidal, etc. ?
Cette notice pourra paraître longue parce qu'elle traite du
vulgaire Sureau seulement. Mais nous estimons que retirer de
Toubli ou du dédain certaines bonnes vieilles plantes qui, par
notre faute, ne montrent pas ce qu'elles ont de bonnes et belles
qualités, est chose aussi digne de l'attention des amateurs et des
hommes du métier que l'exaltation d'une nouveauté dont sou-
Tent l'avenir est très obscur.
fr. Burvenich,
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— 196 —
Quatre notes en passant.
On n'est jamais trop vieux pour apprendre, et Ton en fait
parfois Texpérience quand on s'y attend le moins. C'est ainsi
que cette semaine, faisant notre excursion ordinaire avec les
élèves des cours moyen et supérieur de notre École d'horticulture,
dans le but de leur montrer sur place telle ou telle culture, nous
avons appris nous -même certains faits sur lesquels nous ne
jugeons pas inopportun d'appeler lattention.
Arrivés à la campagne de M. M. de Ghellinck de Walle et
après avoir admiré ses belles serres, etc., nous nous arrêtons
devant une corbeille de Pelargonium magnifiquement fleuris et
bordée de Gnaphalium. Un des élèves demande pourquoi on a
couché entre ces derniers par ci par là une bouteille. Le jardinier
chef M. Van Herzeele, qui nous accompagne, répond que les
moineaux venaient d'habitude arracher ces plantes pour en faire
leur nid, mais qu'en mettant ces bouteilles il tenait ces oiseaux
éloignés. Probablement qu'en miroitant les bouteilles devien-
nent pour eux des épouvantails. C'est bon à savoir.
A cette même occasion, un autre élève, M. Van Lierde, observe
que rien qu*en entourant les corbeilles d'une bordure de Pelar-
gonium les vaches n'y toucheront pas. Les possesseurs de
petits jardins coquets nous demanderont peut-être ce que cette
bête à cornes peut avoir de commun avec la corbeille-parterre.
Mais ne l'oublions pas, un parterre ressort d'autant mieux qu'il
est entouré d'une herbe plus verte et plus courte ; or, pour en
arriver à avoir une pelouse d'une beauté permanente, et dans les
grandes propriétés surtout, comme l'est celle de M. de Ghellinck
de Walle, on est bien obligé d'y laisser paître les vaches, car
rien ne une et n'engraisse mieux le gazon. Dans ces cas, la
recommandation faite par M. Van Lierde, si elle est fondée
et rien n'est plus facile que d'en faire l'essai, mérite qu on la
vulgarise.
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— 197 —
Tout en continuant notre promenade et en nous arrêtant
devant un beau Larix Kaemfferiy nous rappelions avec plaisir
à nos élèves que la première multiplication artificielle de cette
jolie plante, la greffe sur ses propres racines notamment, était
due à notre conducteur M. Van Herzeele. Celui-ci nous raconta
alors un autre fait : on sait combien la greffe en fente au prin-
temps est chanceuse, capricieuse, pour les arbres à fruit à noyau
et surtout pour les cerisiers : on ne peut presque jamais répondre
de la réussite, si la greffe est faite dans des conditions ordinaires.
£h bien, M. Van Herzeele assure qu'on n'en manque pas une
seule si ou greffe vers la fin d'août. On coupe le sujet comme
d'habitude ; on prend la moitié inférieure mais bien aoûtée d'un
bourgeon de force moyenne, on laisse deux ou trois yeux à la
greffe en coupant la lame des feuilles jusqu'à la moitié, comme
on le fait des écussons, et on pose tout simplement ce greffon,
lia soudure se fait parfaitement, les yeux se gonflent quelque
peu et au printemps suivant ils se développent à merveille.
Nous estimons qu'il vaut réellement la peine d'appeler encore
l'attention sur ce mode de greffage, dont le Bulletin a déjà parlé.
Enfin une dernière note. A la campagne d'en face, plus petite
que celle que nous quittons, mais extrêmement coquette, nous
sommes reçus par son bienveillant propriétaire, M. de Sînet de
Langhe, membre de la Chambre des Représentants et président
de la Commission de surveillance de notre École. En nous fai-
sant les honneurs de son jardin, il nous fit cette remarque, en
passant sous un immense bosquet de hêtres bien vieux déjà, que
sous Tombrage de cette essence, la température est en moyenne
de 5"* plus basse que sous les chênes par exemple ; il attribuait ce
fait à l'épiderme extrêmement lisse qui recouvre les feuilles de
hêtre, comparativement à celui qui existe chez la plupart des
autres feuilles. C'est une bonne note à inscrire pour les archi-
tectes de jardin.
H. J. Van Huile.
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L'horticulture au Brésil.
Le Brésil possède plusieurs instituts agricoles, dans la capitale
et dans les provinces de l'empire.
Ceux des provinces sont placés sous l'inspection des présidents
respectifs.
L'Institut inapérial d'agriculture de Rio de Janeiro, qui entre
dans les attributions du Ministère de l'agriculture, sert à entre-
tenir et à améliorer le Jardin botanique, situé dans un des plus
beaux faubourgs de la capitale.
Disons en quelques mots, car nous pouvons en parler de visu.
Ce jardin, relié à la ville par un tramway (1) dont il est
distant d'environ trois quarts de lieue, est un établissement
digne de fixer l'attention du voyageur et du botaniste. Le long
de la route qui longe la terrasse de la Gloria et la baie de
Batafogo, se déroule un panorama aussi pittoresque que
splendide.
Le jardin montre aux regards du visiteur des cocotiers
gigantesques, des cèdres au port majestueux et une allée de
Palmiers unique au monde. On y trouve des milliers de pieds
de l'Arbrisseau à thé, le Griroflier, le Cannellier, l'Arbre à Mus-
cade, en un mot, toutes les essences à épices que la Chine,
Java et les Indes produisent, sans en omettre les arbres frui-
tiers et les divers arbres, arbustes et plantes dont le Brésil est
si riche.
Ce jardin est le rendez-vous de toutes les classes de la société
qui viennent y chercher un refuge contre les ardeurs du soleil,
à Tombre des belles allées d'Orangers et des Noyers de Sumatra.
L'Institut, dont nous avons fait mention plus haut, reçoit du
Gouvernement un subside annuel de 68,000 francs. S.M. l'Empe-
(1) Tl existait des tramways au Brésil, bien des années avant que
l'on eût songé à en établir en Europe.
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— 199 —
reur, qui a doté cet établissement de plus de 300,000 francs
sur sa cassette privée, assiste régulièrement aux séances de la
Société.
Hépuis quelques années on a fondé, à proximité du Jardin
botanique, une ferme modèle, où il y a des ateliers pour la
construction du matériel d'exploitation, consistant en machines
et instruments aratoires propres au sol du Brésil et que Ton
vend aux planteurs, à un prix inférieur à ceux que l'on importe
des Étals-Unis et de l'Europe.
Les pépinières contiennent par milliers des plantes indigènes
et exotiques qui constituent la principale exportation territo-
riale. En effet, on y cultive 17 espèces de Cannes à sucre,
27 variétés de Manioc, de nombreuses espèces d'Aipim (légume
comestible), du tabac de Djebel, de la Havane, et une foule
d'autres végétaux intéressants ou utiles.
Dans le laboratoire de chimie, on fait l'analyse des terres
et des produits ruraux.
L'Institut y a fondé une fabrique de chapeaux de paille du
Chili (1), produit qui aété fort estimé à l'Exposition universelle de
Vienne. A cet effet, on cultive à la ferme modèle, sur une grande
échelle, la Bombonassa, plante importée du Pérou et dont on
utilise la paille.
Presque tous les apprentis et les ouvriers sont des orphelins
de la Maison de la Miséricorde.
On vient d'y annexer une école pratique, non seulement pour
l'élève des vers à soie de l'espèce asiatique. Bombyx nioriy et de
celle du pays dite Saturnea, mais pour renseignement des
procédés de manipulation de la soie.
La Direction a créé, à Tinstar de ce qui existe en Suisse,
un asile agricole pour les enfants indigents qui y reçoivent une
éducation élémentaire et religieuse et y sont initiés à tous les
travaux agricoles.
(1) Les chapeaux de paille confectionnés au Brésil et au Chili^ sont
connus en Europe sous le nom erroné de chapeaux de Panama.
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— 200 -
Dans cet asile, on a établi un gymnase, construit une
chapelle, des salles d'études, des écuries et des enclos pour
rélève des animaux, ainsi que des bassins de natation. Il y a aussi
un atelier pour les machines agricoles, et les vastes terrains ^e
culture servent à Talimentation des élèves et au personnel de
la ferme.
Cet asile prépare pour l'avenir d'excellents régisseurs pour
les plantations et des agronomes instruits.
Afin de compléter son œuvre, le Gouvernement se propose
d'y établir un Jardin zoologique et une École vétérinaire.
L'Institut publie une revue d'agriculture pratique, ornée de
gravures et subventionnée par la Province de Rio de Janeiro.
Les diverses plantes textiles que l'on a découvertes au Brésil
y sont en culture, et déjà des spécimens de ces matières ont été
envoyés en Angleterre, où l'on a hautement apprécié leurs
bonnes qualités. D'après l'avis de personnes compétentes, ces
fibres sont supérieures au meilleur lin d'Europe.
Ayant eu occasion de les examiner, nous avons trouvé qu'elles
ont beaucoup de ressemblance avec une matière textile que
nous avons vue au Paraguay et dont la résistance est bien supé-
rieure à celle du chanvre. Cette fibre, appelée Caraçuata
s'extrait de Y Agave qui croît en telle abondance dans ce dernier
pays, qu'on est obligé de briser les plantes à la hache lorsqu'on
pénètre dans les forêts.
Ses fibres servent au calfatage des navires; on en fait du fil à
coudre les voiles et des cordages ; elles ont en outre la pro-
priété de ne pas se détériorer dans l'eau. Le rouissage, d'après
notre propre expérience, est des plus faciles, car la décompo-
sition a lieu au bout de deux ou trois jours.
A Bahia, le trésor national a fondé un Institut sur une vaste
échelle; on y a consacré la somme énorme de fr. 700,000.
Il possède une bibliothèque, un laboratoire, un cabinet de
physique et de chimie, un musée industriel. On s'y occupe aussi
du croisement des races bovine et chevaline.
Dans la caj^itale de l'empire, il existe encore d'autres instituts
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où Ton professe des cours d'agriculture élémentaire, ainsi que
des cours d'industrie manufacturière. S. M. l'Empereur dont on
connaît la haute intelligence et le profond savoir, honore très
souvent les séances de sa présence.
Disons enfin qu'on a récemment fondé une Société d'acclima-
tation destinée à rendre de grands services. Son principal but
est d'acclimater les plantes et les animaux, d'en propager les
espèces et d'obtenir des variétés de végétaux et d'animaux tant
indigènes que des autres pays.
C'est dans un double but que cet établissement a été créé,
celui de posséder un Jardin zoologique, et en même temps un
Jardin d'acclimatation approprié aux besoins de l'agriculture.
Il existe encore une association scientifique qui fait défaut
dans notre pajs, c'est l'Institut historique, géographique et
ethnographique fondé en 1838 et destiné à réunir, à analyser et à
publier tous les documents qui se rapportent à l'histoire du Brésil.
Sa Revue en est à son 35"" volume d'environ 800 pages.
L'Institut tient ses séances régulièrement tous les quinze
jours au Palais Impérial et S. M. l'Empereur ne manque jamais
d'y assister.
On voit par ce qui précède que le Brésil a compris que ses
principales richesses ne consistent pas dans ses mines d'or et de
diamants, mais bien dans l'agriculture, et c'est vers ce but que
tendent tous les efforts de son Gouvernement.
AL Baguet.
Vice-Consul du Brésil, à Anvers.
De l'emploi du houblon comme levain de pâte.
M. Sace a étudié en Amérique l'emploi du houblon comme
levain de pâte et il n'hésite pas à lui donner la préférence, La
panification, en Amérique, se divise en deux parties distinctes :
la préparation du houblon et celle de la pâte. Pour faire le
levain, on prend une poignée de houblon frais et un litre d'eau ;
on fait bouillir et l'on jette sur une toile. Dans les grandes
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boulangeries, cette solution est mêlée immédiatement à la
farine qu'on veut pétrir ; elle suffit pour 5 kilogrammes, aux-
quels on ajoute assez d'eau tiède pour obtenir une pâte de la
consistance voulue. Dans les ménages, on malasse la solution de
houblon avec assez de farine de maïs ou de pomme de terre pour
obtenir une pâte épaisse, qu'on sèche ensuite doucement au four.
Quand elle est sèche, on la concasse et on la garde indéfi-
niment dans des sacs de papier suspendus au plafond dans
un appartement bien sec. Quand on veut faire le pain,
en délaye une poignée de pain dans de Teau ; on j ajoute
cinq poignées de farine, qu'on additionne d'assez d'eau pour
faire une pâte claire que l'on conserve jusqu'au lendemain dans
un vase profond. La fermentation commence tout de suite et la
pâte monte beaucoup. Le lendemain matin on mêle ce levain avec
5 kilogrammes de farine, du sel et assez d'eau pour obtenir le
pain qu'on désire.
Plus on met d'eau, plus la pâte est levée; elle est alors si
liquide, qu'il faut la mettre dans des vases en tôle, à moitié
remplis seulement, tant la pâte se gonfle pendant la cuisson.
La panification par le houblon diffère donc de la panification
par le levain en ce que la fermentation de la farine est instan-
tanée, ce qui dispense de la préparation longue, coûteuse et
incertaine du levain. M. Sacc conclut qu'il existe dans les cônes
de houblon un ferment alcoolique bien plus énergique que celui
qui se trouve dans la levure de bière. Ce ferment, soluble dans
l'eau, a cette particularité qu'il résiste à l'action de l'eau bouil-
lante. 0. K.
Taille d'été des arbres et arbustes à fleurs.
Notre intention n'est nullement de développer ici cette
importante question. Nous voulons simplement rappeler aux
amateurs que les arbustes fleurissant sur rameaux, c'est à
dire sur bois d'un an, doivent, s'ils ne le sont déjà, être taillés
en ce moment au plus tard.
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Cette taille consiste à retranchera quelques centimètres(8à 10)
au dessus de leur point de naissance les rameaux défleuris. Ce
retranchement permet aux touffes fatiguées par une abondante
floraison de faire encore du nouveau bois qui fleurira au prin-
temps prochain. On sait que ces arbustes ne peuvent être rognés
au printemps sous peine de compromettre leur floraison, et que
pour être correct, il faudrait leur faire subir la taille au fur et à
mesure qu'ils défleurissent.
Les principaux arbres et arbustes appartenant à cette caté-
gorie sont :
Amygdalus {Amandier et pêcher à
Jl. doubles).
Cerasus {Cerisiers d'ornement).
Chamaecerasus.
Deutzia.
Forsythia.
Aesculus {Marronnier d"* Inde),
Prunus {Prunier d'' ornement).
Philadelphus {Seringat).
Rhus {Sumac de Virginie).
Rubus {Ronce et framboisier d^or-
nemeM).
Spiraea, plusieurs espèces : adian-
thifolia, Reevesi, opulifolia, pru-
nifolia, Thunbergi, etc., etc.
Syringa vulgaris {Lilas).
Fr. Burvenich,
Destruction des Kermès et du Puceron lanigère.
M. A. Rivière, le savant praticien qui dirige avec tant de
succès les cultures du Jardin du Luxembourg, à Paris, a commu-
niqué récemment à la Société centrale d'Horticulture de France,
le résultat des expériences qu il a faites au moyen d'un nouvel
insecticide préparé par M. Fichet. Ces expériences, nous sem-
blent extrêmement intéressantes et quoique M. Fichet n'ait pas
cru devoir faire connaître la composition de son produit (ce qui
est son droit, s'il a Tintention de Texploiter)^ je pense qull ne
sera pas inutile d'en dire quelques mots. A mon avis, des démar-
ches devraient être faites pour que de divers côtés des essais
soient tentés avec l'insecticide Fichet, quelle que soit sa compo-
sition. Ceux faits par M. Rivière me semblent concluants,
d'autant plus qu'ils ont été faits précisément sur des insectes
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dont la destruction ofCre le plus de difficultés. Sous Taction de
Tinsecticide, les Kermès du Poirier ont promptement disparu.
La dose à employer est de un litre dlnsecticide étendu dans
trois litres d'eau, au commencement de la végétation, et plus
tard dans cinq litres d'eau. On Tétend graduellement dans la
suite jusque dans douze litres d'eau. Une précaution essentielle,
dit M. Rivière, consiste à filtrer le mélange à travers un linge,
avant de le projeter sur les plantes, afin d'en enlever les granules
qui 8*7 trouvent en suspension et qui sans cela perceraient les
feuilles.
Le puceron lanigère, ce fiéau du Pommier et pour lequel tant
de recettes ont été préconisées, plus ou moins en vain, est
détruit par l'insecticide Fichet, étendu de douze fois son volume
d'eau. Pour tous les autres pucerons, qui sont moins invulnéra-
bles, un liquide contenant un trentième de son volume d'insec-
ticide, n'est pas moins efficace.
Je le répète, les essais si satisfaisants de M. A. Rivière
doivent engager tous ceux qui ont sincèrement à cœur les
progrès de Tarboriculture fruitière, à pratiquer de nouvelles
expériences et surtout à en faire connaître les résultats. La
publicité du Bulletin du Cercle d'arboriculture est mise à la
disposition de ceux de nos Membres qui voudront bien faire
part de leurs observations au Comité de Rédaction.
Éi.P.
Les eaux d'égoûts.
Les expériences tentées dans ces dernières années avec les
eaux d'égoûts de Paris ont pleinement répondu à l'attente ; elles,
provoquent une végétation luxuriante et c'est vraiment fabuleux,
ce qu'on obtient de légumes et de fruits au moyen de ces eaux,
fertilisantes.
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La crainte que les produits, obtenus par les eaux d'égoûts ûe
contractent une saveur désagréable, s'est bientôt évanouie.
A la séance du 11 mai de la Société centrale d'Horticulture
de France, M. de Carabray a combattu l'appréhension que
Tusage de ces engrais n'eût une influence fâcheuse sur la santé
publique. Il rappelle à l'appui de ses arguments, qu'en 1832,
lors de la première invasion du choléra, une nombreuse
population vivait à Montfaucon dans une atmosphère empestée
par des émanations ammoniacales. Il affirme qu'on n'observa pas
un seul cas de choléra chez les habitants de cette localité.
Nous citons aussi que ces produits nuiront moins en étant
ensevelis dans la terre où elles sont utilisées, qu'en étant
déversées dans la Seine qu'ils souillent et empoisonnent et dont
les eaux causent en aval de Paris les fâcheux effets dont on se
plaint depuis longtemps dans les communes riveraines du fleuve.
Et dire que plusieurs de ces villages s'opposent énei^iquement
à cet usage. Ignorance, préjugés, routine, cupidité, semblent
être les mots de l'énigme. F. B.
A propos de la taille d'été du Poirier.
Si nous sommes à peu près d'accord sur les bons effets pro-
duits par la taille d'été, nous ne le sommes guère encore,
paraît-il, sur la manière dont elle doit se pratiquer. Il est
cependant un principe généralement admis en arboriculture ;
c'est la taille du rameau à deux yeux lorsqu'elle se fait pendant
le repos de la végétation.
Pourquoi cette méthode de taille, ce principe admis comme
vrai en hiver, ne le serait-il plus quand le rameau est garni de
ses feuilles ? Il s'en faut cependant de beaucoup que nous pin-
cions tous de même, et les façons si différentes dont on pratique
proviennent certainement du peu de raisonnement apporté dans
l'exécution de ce travail.
Empêcher la formation du gros bois à l'endroit où doivent se
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trouver les fruits et obtenir ceux-ci le plus près possible de la
charpente, tel est le but que Ton se propose en pinçant. Il y a
différents moyens d'empêcher la production du gros bois. Le pre-
mier est d'épointer à la taille d'hiver les yeux qui ont une ten-
dance à se développer outre mesure. Cet épointage a pour
opération corrélative le pincement précoce et réitéré.
Il importe de le faire de bonne heure pour empêcher certains
bourgeons de devenir trop forts au détriment de leurs voisins.
On assurera également par ce moyen la régularité de la fructi-
fication.
Les rameaux qui tendent à s'élancer, seront
pinces suivant les variétés, au dessus de la 5®, 6*
ou 7® feuille. Celles qui se trouvent en dessous
— R m au sont généralement borgnes, il est bon de ne pas
pincé. avoir trop de confiance dans le développement de
leurs yeux. On ne les voit que trop souvent manquer à Vappel ou
donner naissance à ces petites productions désignées sous le
nom.de lambourdes ridées qui finissent par se dessécher.
Les yeux faibles sont plus nombreux chez une variété que chez
Tautre, Ils sont facilement reconnaissables à leurs feuilles
disposées en rosette que Toeil exercé du praticien distingue au
premier coup d'oeil. De ce bourgeon pincé à deux bonnes feuil-
les, si l'œil du sommet se développe, on enlève l'extrémité her-
bacée et successivement jusqu'à ce qu'il s'arrête.
Si les deux yeux partent, on rabat au-dessus du
faux bourgeon le plus inférieur qui lui-même
est traité à son tour comme celui indiqué plus
haut. C'est là, il me semble, le procédé ra-
]y<^ tionnel dont on doit le moins possible s'écarter.
^0f^^^^ Il n'en existe pas d'autre sauf les moyens
Fi 3»» - Boar on ^^ipiriques qui consistent à vouloir arrêter les
à pincer. ramcaux lorsqu'ils sont déjà trop forts. Il
n'est plus possible alors de les maîtriser. Pincer en juin,
juillet ou plutôt casser est un travail très imparfait. À cette
époque, les rameaux ont déjà pris du corps, l'empâtement est
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devenu fort large et il est très difficile de les dompter. Aussi
les yeux, au lieu de se développer en lambourdes, ne donnent que
trop souvent naissance à des bourgeons élancés et dégarnis à la
base. Nous ne citerons que pour mémoire le procédé fantaisiste
qui consiste à tordre les bourgeons au lieu de les couper, ou à ne
les couper qu'à demi en laissant suspendue la partie supérieure
qui se dessèche petit à petit.
Il j a beaucoup de gens qui en agissent ainsi et, ce qui est plus
regrettable, il s en est trouvé d'autres pour enseigner ces prati-
ques et les ériger en système, mais leurs arbres ne peuvent être
des modèles, tant s'en faut. Quant à nous, nous préconisons le
pincement précoce et réitéré et nous croyons pouvoir affirmer
que des arbres soumis à cette méthode pourront supporter
avatUaçeusemerU la com]^B,v2i\8on. Alphonse Fillot.
La Foire Beurré Du Bus.
Cette variété appartient à la série des excellents fruits tour-
naisiens soumis à l'appréciation du Comité de Pomologie du
Cercle d'arboriculture par notre excellent confrère et ami,
M. Delrue-Schrevens.
L'aspect extérieur de cette poire fait déjà présumer de la finesse
et de la qualité de sa chair. Sa peau légèrement rugueuse prend
aisément Tencre et ce caractère, selon M. Buchetet, le savant
peintre-pomologue de la Société centrale d'horticulture de Paris,
indique un fruit de mérite, tandis qu'une peau luisante et grasse,
sur laquelle on écrit difficilement accuse le plus souvent un fruit
médiocre. Je crois que cette règle est généralement vraie, tout
autant que celle suivant laquelle les rameaux de couleur claire
et à épiderme cotonneux dénoncent un fruit hâtif. Mais Tune
et l'autre de ces règles présentent de nombreuses exceptions.
Le Beurré Du Bus a été obtenu par M. Edmond Du Bus,
avocat à Tournai, et couronné en 1858 par la Société royale
d'horticulture et d'agriculture de cette ville. Il a été figuré et
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décrit dans la Pomone Tournaisiennne par M. Barthélémy
Du Mortier. Je ne pais mieux faire que de reproduire ici cette
description.
c Arbre. — Vigoureux, très rameux, formant tête, assez
fructifère. Scions allongés; effilés, à peau d*un roux jaunâtre.
Bourgeons sans console, arrondis, obtus. Boutons à fruit gros,
courts, obtus.
Feuilles. — Ovales, aiguës, aplaties, crénelées, à pétiole
moyen. Stipules ovales, lancéolées, étalées.
Fleurs. — Moyennes, en bouquets assez lâches, à pédoncules
assez courts. Pétales ovales.
Fruit. — Moyen, turbiné, enflé à la base, atténué au sommet.
Pédoncule moyen, solide, légèrement ombiliqué. Calice subaffleu-
rant, à divisions courtes, droites. Peau jaune, fortement tachée
fauve, un peu raboteuse. Chair beurrée, fondante, juteuse, aroma-
tisée, très bonne, légèrement granuleuse.
Maturité. — Décembre et janvier.
Culture. — Sur franc ou Coignassier, en plein vent, pyramide
ou espalier. »
Je n'ai rien à ajouter à cette description, si ce n'est que les
fruits que j'ai dégustés étaient mûrs dans la deuxième quinzaine
d'octobre. Toutefois, c'est là peut^tre tout simplement une
question de fruitier. Tant d'influences peuvent modifier l'époque
de maturité normale d'une poire qu'il ne faut pas trop insister
sur une divergence de quelques semaines.
Éd. Pynaert.
Conservation des petits pois.
Parmi tous les produits que la ménagère doit conserver pour
les provisions d'hiver, les petits pois peuvent figurer en première
ligne.
La conservation au sel est du vieux temps et l'usage des boîtes
en fer blanc avec tout Tembarras qu elles causent pour les
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^ 209 —
fermer comme pour les ouvrir, et les déceptions qu'elles entraî-
nent quand la soudure n'est pas hermétique, est abandonné.
Toutes les ménagères qui connaissent la méthode que nous
allons décrire, la trouvent bonne ; elle mérite d'être vulgarisée
encore davantage. Ce procédé est basé sur ce fait que hors du
contact de l'air il n'y a pas de fermentation possible, et consiste
dans l'exclusion de l'air des vases dans lesquels on peut con-
server des légumes comme pois, fèves, haricots verts, etc.
On choisit des bouteilles en verre solide et à large embou-
chure, les bouteilles à Champagne peuvent servir parfaite-
ment; on les remplit le plus exactement possible de pois en
ne laissant que la place pour chasser le bouchon; on peut
même tasser légèrement les pois.
Les bouteilles sont fermées immédiatement avec de bons
bouchons bien enfoncés, comme s*il s'agissait de vin, et en
outre solidement ficelés.
Cette dernière recommandation a bien son importance, parce
que, malgré toutes les précautions, il y a encore parfois des
bouchons qui partent avant la fin de la manipulation.
Les bouteilles sont ensuite placées dans une marmite dont
le fond et les parois sont garnis de foin. On les place les unes
contre les autres en ayant soin toutefois d'interposer un peu de
foin en tr 'elles.
Les bouteilles doivent être immergées jusqu'à la bague du
goulot. Cet espèce de bain-marie doit être porté rapidement à
rébullition qui ne peut durer que 15 minutes. Après ce laps de
temps, on laisse refroidir le tout, puis on retire les bouteilles,
qu'on couche dans une bonne cave froide après avoir au préa-
lable ciré ou cacheté les bouchons.
Les pois doivent être cueillis le matin quand les gousses sont
ressuyées de la rosée, écossés immédiatement et mis en bou-
teille de suite. On donne la préférence aux pois de moyenne
saison. F.
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^ 210 ^
Une nouvelle dassificatioa des pommes, par
le docteur Robert Hogg.
Le savant pomologae anglais, M. le D' Robert Hogg, dont le
nom est connu et estimé dans toutes les parties du monde et
dont nous avons annoncé récemment la publication de la troi-
sième édition de son FruU Manual, a fait connaître, dans le
Journal of fforti€uUure,iine nouvelle classification des pommes,
sur laquelle il ne sera pas inutile d'appeler l'attention des spécia-
listes. Notre première intention avait été de traduire et de
publier/» exlenso,d&n8 les colonnes de nos Bulletins, le travail de
notre illustre confrère. Deux considérations nous ont arrêté;
d'abord le caractère trop exclusivement scientifique de cette
étude, à laquelle, il nous faut bien le dire, la très grande majorité
de nos lecteurs sont à peu près complètement étrangers et, en
second lieu, la surabondance de matières qui a obligé la Rédac-
tion de retarder depuis plus de trois mois l'insertion de diverses
communications.
Il n*est pas impossible toutefois que nous ne revenions plus
tard sur le travail du D"" Hogg , d'autant plus qu'il est accom-
pagné de figures très{claires, très explicites, facilitant considéra-
blement Tintelligence du texte. Pour le moment, qu'il nous suffise
de dire que cette classification est basée en grande partie sur
les caractères botaniques les plus constants.
Ces caractères sont tirés :
a) de l'œil ou calice. Celui-ci est ouvert ou fermé;
h) des loges séminales, lesquelles sont larges ou étroites ;
c) de la forme du tube calicinal. Ce tube va en s'élargissant
régulièrement dès la base, ou bien il est d'abord cylindrique et
étroit pour s'élargir ensuite en entonnoir;
d) de rinsertion des étamines. Cette insertion est marginale,
médiane ou basilaire, selon le point où les filets des étamines
sont implantés sur le tube calicinal ;
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e) de la longueur du tube calicinal ;
/) de la forme du fruit.
Par ces seules données, on pourra se faire une idée de la
sérieuse importance du mode de classification proposée par le
D*" Hogg, qni se distingue de la plupart des classifications pro-
posées jusqu'ici en ce que celles-ci ont pour point de départ la
forme ou Tapparence extérieure du fruit. Sans nul doute, la
méthode nouvelle présente encore elle-même des inconvénients.
En effet, il est incontestable que dans beaucoup de cas les carac-
tères ne sont pas assez nettement tranchés pour permettre de
ranger avec certitude une variété dans telle ou telle série, et
cela à la seule inspection d'un échantillon. C*est ainsi que cer-
taines variétés sont faciles à reconnaître, tandis que d'autres pré-
sentent les nuances les plus diverses d'un polymorphisme outré,
pouvant justifier jusqu'à un certain point la jolie anecdote
suivante que nous avons entendu raconter dans un congrès
pomologique. Un non-crojant avait adressé, avec prière de les
déterminer, à l'auteur d'une classification de pommes, quelques
échantillons, aussi variés, aussi différents que possible les uns
des autres, quoique provenant tous du même arbre.
L'auteur qui ne se doutait de rien, les rangea tous dans des
familles distinctes et.... notre malin en conclut à l'inutilité des
classifications. Il n'est pas besoin de démontrer que cette con-
clusion était fausse.
Que les méthodes mises en avant jusqu'ici pour les poires et
les pommes n'aient pas répondu au but, rien de plus vrai.
Mais rien de plus vrai non plus qu'une bonne classification ne
rendrait d'immenses services a la science et en même temps à la
pomologie pratique. Les semeurs et obtenteurs de fruits nou-
veaux y puiseraient entr'autres l'immense avantage de pouvoir
contrôler si leurs gains, parfois méritants, n'existent pas déjà
dans la nomenclature. Aujourd'hui surtout que chaque jour voit
écJore des variétés nouvelles, on éviterait les causes multiples
de doubles emplois. Ce résultat ne serait certes pas à dédaigner.
Éd. P.
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— 212 —
Traitement des fraisiers en juillet.
La récolte des fraises marche à sa fin et de nouveau nous
entendons demander : Comment faut-il traiter les plantes? est-il
recommandable de tout raser, pédoncules, feuilles et stolons?
Nous allons répondre à ceux qui nous ont posé cette question
et même à ceux, qui croyant agir en perfection, ne nous ont rien
demandé.
Il est préférable d'enlever les stolons au fur et à mesure qu'ils
se produisent. C'est la règle, mais son application fait l'exception.
Lorsque la récolte des fruits est terminée, on fait un nettoiement
complet dans les planches de fraisiers en laissant toutes les
feuilles, on répand sur toute la surface un peu de terre bien divi-
sée prise dans les sentiers ou mieux de terreau ou compost
préparé à cet effet. On ferait encore mieux de mouiller au même
instant avec de l'engrais liquide de vidange. En coupant toutes
les feuilles rez terre, sans rien ménager, on simplifie Topération
du nettoiement et le rechargement de terre se fait plus facile-
ment, mais c'est au détriment de la plante. Nous reconnaissons
volontiers cependant que c'est bien là le seul moyen de faire la
toilette des planches de fraisiers, lorsque jusque là on a négligé
l'enlèvement des stolons et que le tout forme un réseau inextri-
cable. Laisser la plante à l'abandon jusqu'à l'automne ou au
printemps est en tout cas très préjudiciable à la fructification.
Maintenant donc que les fruits sont cueillis, occupons-nous
des plantes qui pour les produire se sont affaiblies.
Ce serait remplir un devoir de reconnaissance envers ces
pauvres plantes si ces soins n'étaient une excellente spéculation
sur la récolte de l'an prochain. F, Burvenich.
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— 213
Mémoire sur la famille des Fomacées,
par M. J. Decaisne, Professeur de culture au Muséum d'Histoire
naturelle.
A la suite de ses importants travaux sur les arbres fruitiers
qui lui ont fourni la matière de son grahd et splendide ouvrage
intitulé : Le jardin fruitier du Muséum, M. J. Decaisne a été
amené à considérer ces arbres comme botaniste après les avoir
examinés au point de vue de la pomologie. De là est résulté le
mémoire dont nous reproduisons le titre, travail excellent dans
lequel il caractérise les genres et énumère les espèces non
seulement des végétaux réellement fruitiers que comprend la
famille des Pomacées, mais encore de tous ceux qui, avec
ceux-ci, complètent ce groupe naturel. Ce mémoire a paru, il y
a peu de temps, dans le dixième volume du recueil qui porte la
qualification générale de Nouvelles Archives du Muséum. Le
texte en est accompagné de neuf planches lithographiées par
M. Riocreux, d'après les dessins de Tauteur, et sur lesquelles un
grand nombre de figures montrent nettement les caractères qui
distinguent les genres, au nombre de 24, que M. J. Decaisne
admet comme formant la famille des Pomacées. Deux sur les
neuf représentent deux espèces nouvelles, Tune et l'autre
indiennes, du genre nouveau Docyria,
Le mémoire de M. J. Decaisne est tout botanique et comprend
essentiellement l'exposé précis des caractères génériques avec le
relevé des espèces. Il n'est donc pas de nature à être reproduit
dans ce Journal ; mais il est précédé de considérations générales
sur la manière dont on a circonscrit et caractérisé les principaux
genres de Pomacées, et sur les idées que le savant professeur du
Muséum professe à cet égard. Ces considérations sont de nature
à intéresser les arboriculteurs et, dans tous les cas, à contribuer
à leur instruction. Nous croyons donc utile de les reproduire en
simplifiant ou expliquant pour eux quelques passages, lorsque
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— 214 —
cela nous paraîtra nécessaire. Il semble difficile aujourd'hui que
les horticulteurs se désintéressent entièrement de la botanique
même systématique; seule en effet elle peut donner de la
précision à leurs connaissances et les mettre à Tabri des
confusions et des erreurs qu'ils ne commettent encore que trop
souvent, mais qui deviendront de plus en plus rares à mesure
qu'ils prendront Futile habitude de considérer et d'étudier les
plantes en elles-mêmes en même temps que sous le rapport de
la marche à suivre pour les cultiver.
Les Pomacées, écrit M. J. Decaisne, forment un groupe des
plus naturels et qui l'emporte de beaucoup sur les autres familles
de la classe des Rosinées (l) par le nombre des plantes qu'il
renferme et par le rôle qu'il joue dans l'économie domestique ;
aussi les principaux genres qui le composent ont-ils été reconnus
dès la plus haute antiquité, de sorte que Tournefort et A. L. de
Jussieu, qui les ont adoptés, n'ont fait, pour ainsi dire, que les
consacrer scientifiquement. Malheureusement il n'en a pas été
de même de Linné qui a réuni sous la même appellation
générique de Pî/rus y Poirier, les Pommiers, les Cognassiers, leg
Sorbiers, les Poiriers et qui, en cela, s'est complètement éloigné
de ce que M. J. Decaisne regarde comme étant la vérité.
Malheureusement encore plusieurs botanistes modernes ont
adopté la manière de voir de Linné, de sorte qu'en plaçant le
Cognassier (Cpdonia) et les Aubépines {Crataegus) sous le nom
de Pyrus, ils ont rendu impossible toute notion distincte de ces
plantes , de même qu'en réunissant le Sorbier au Néflier, ils
s'opposent à ce qu'on puisse établir quelque chose de précis sur
la nature intime de leurs espèces. Il ne suffit pas en effet, dit
l'auteur, d'imaginer des affinités en combinant théoriquement
certains caractères auxquels on attribue a priori plus ou moins
(1) M Brongûiart a réuni les diverses familles des Rosacées, telles que
les Pomacées, Spiréacées, Rosacées, Amygdalées, etc., pour constituer
la classe des Rosinées (Brong., Bnumér. des genres^ p. 186; 1850).
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— 215 —
de valeur ; il ne s'agit pas de représenter comment les choses
seraient dans l'hypothèse de la descendance des Pomacées les
unes des autres, mais de savoir exactement comment elles sont;
c'est au point de vue de nos classifications la seule méthode
scientifique. Trop souvent Tesprit, avide de généralisation ou
enclin à former des associations, oublie les faits qui le gênent
sans s'apercevoir qu'en les oubliant il ne les détruit pas et
qu'ils subsistent pour le convaincre tôt ou tard d'erreur. Il n'y
a qu'un moyen d'échapper à ce péril; c'est d'épuiser patiemment
l'étude des faits avant de généraliser et avant de former des
associations sous l'infiuence d'idées théoriques. On a dans le
Cognassier un exemple familier de ces associations illégitimes,
puisque cet arbre est encore classé par certains botanistes
parmi les Poiriers, bien qu'il en diffère essentiellement par la
nature des éléments corticaux et ligneux, par la préfoliation,
l'inflorescence, IVstivation de la corolle, la structure de l'ovaire
et du fruit.
Mù par ces considérations, M. J. Decaisne se propose, dans
son mémoire, d'appeler l'attention sur certains caractères qui
so*)t négligés dans les ouvrages systématiques, et à l'aide des-
quels cependant on peut arriver à circonscrire nettement chacun
des anciens genres de Pomacées. La constance et la valeur de
ces caractères auront, dit il, l'avantage que les détails d'organi-
sation propres à chaque groupe générique pourront s'exprimer
par des propositions très générales, ce qui est l'objet essentiel
de toute bonne méthode. En effet, quand une organisation spé-
ciale est commune à un grand nombre de plantes différentes, il
est évident que les moindres modifications constantes de cette
organisation devront mériter toute notre attention ; cette pro-
position s'applique surtout aux Pomacées.
La première observation de M. J. Decaisne porte sur le carac-
tère de l'estivation, c'est à dire de l'arrangement des pétales et
des sépales dans le bouton de fleur ; comme cette estivation n'est
pas la même dans le Cognassier ordinaire [Cydonia) que dans le
Cognassier du Japon (Chaenomeles), que de plus la forme du ca-
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— 216 —
lice, la nature du fruit et le port différent ^;alement dans ces
deux arbustes, dont le dernier présente toujours en outre des
fleurs mâles par avortement, il voit des motifs suffisants pour
maintenir séparés les genres Cydonia et ChaetumeUs.
La positioD des ovules relativement à Taxe floral, dans chaque
loge de l'ovaire, fournit de bons caractères distinctifs. Les ovu-
les, dit le savant auteur, sont collatéraux ou dorsaux dans les
Pomacées, c'est à dire que, dans le premier cas, ils sont perpen-
diculaires à Taxe floral avec leur petit orifice ou micropyle
tourné en dehors, tandis que dans le second, ils sont parallèles à ce
même axe, ou, en d'autres termes, ils se placent dos à dos avec
le micropyle dirigé vers les côtés de la loge. Cette disposition
s'observe chez le Cotoneaster, le Raphiolepis, le Cydonia, etc.,
mais non dans les Poiriers» Il n'y a pas d'ovules suspendus chez
les Pomacées.
Le Néflier proprement dit (MespUus) ainsi que les Aubépines
(Crataegus) ont offert à M. J. Decaisne une particularité qui
n'avait été encore signalée que par Kunth qui l'avait vue chez le
Mespilus pubescens, mais qui n'y avait attaché aucune impor-
tance. C'est que l'un des deux ovules contenus dans chaque loge
est constamment déformé ou monstrueux et prend la forme d'un
véritable capuchon pédicellé qui coiffe l'ovule resté normal. A
l'aide de ce caractère, toujours facile à reconnaître à l'époque de
la floraison et même à la maturité du fruit, on pourra séparer
sans hésitation les Néfliers {Mespilus, Crataegus) des genres
auxquels ils ont été associés.
Le Buisson ardent {Pyracantha), tour à tour ballotté entre jles
Crataegus, les Mespilus, les Cotoneaster, etc., se distinguera de
ces genres par ses cinq carpelles libres du côté de l'axe floral
et par la position des deux colylédons par rapport au raphé,
c'est-à-dire au faisceau formant une ligne saillante qui règne
longitudinalement à partir de leur point d'attache jusqu'à leur
extrémité supérieure. Dans la grande majorité des Pomacées,
les cotylédons sont accombants, ce qui veut dire que la radicule
vient se placer tout le long de leur plan de contact réciproque,
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— 217 —
tandis que dans le Buisson ardent ils sont incombants, c'est à
dire que la radicule s'applique le long du dos de Fun d'eux.
Toutefois, M. J. Decaisne n*accorde pas une confiance absolue à
ce caractère, parce qu'il Ta vu faire parfois défaut.
P. DucMrtre,
(Journal de la Société centrale d'Horticulture de France,)
La pêche Lord Falmerston.
Le Bulletin d'arboriculture, de floriculture et de culture
potagère (n** d'avril), a publié la chromolithographie et la
description de cette variété. Le savant Directeur de la Revus
horticole qui ne laisse jamais passer certaines occasions de
s'occuper de notre publication, s'exprime, dans son fascicule
du lô juin, sur cette pèche en ces termes : « Elle est grosse,
mais a l'inconvénient d'appartenir à la section des Pavies, ce
qui doit l'exclure de toutes les cultures du Nord et même du
Centre de la France. C'est donc une variété propre seulement
pour la culture du Midi où déjà les Pavies abondent. »
M. de Ghellinck de Walle, de Gand, n'habite pas le Midi; il a
le premier sur le continent introduit les pèches anglaises dans
ses cultures, et il obtient, nous le répétons, quoi qu'en puisse
dire M. Carrière, dans la seconde quinzaine de septembre des
fruits magnifiques, très bons, à chair marbrée de rouge. D'ail-
leurs, les membres du Congrès pomologique de France ont bien
apprécié la P. Lord Palmerston à leur visite en Belgique.
M. Ri vers, de Sawbridgeworth, dont l'avis a bien quelque
valeur, surtout en matière de pêches, ne trouve pas du tout
qu'elle n'est bonne que pour le Midi.... où, comme semble
vouloir le dire M. Carrière, elle ferait double emploi.
Nous gavons bien que ceux qui voient se dorer le raisin sur
échalas en plein air, haussent les épaules et prennent en pitié
la vile culture du Nord, sous abri vitré. Mais nous ne pouvons
pas nous décider, pas plus que les Anglais, à laisser là le Fran*
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— 218 —
lenthaler et certaines pêches tardives, quoique nous ne jouis-
sions pas du soleil de la Provence.
Nous savons que le midi de la France est une région pri-
vilégiée et dotée d'un grand nombre d'excellents fruits ; nous
ignorions qu'il j en eût assez!... Heureux pays!
Fr. Burvenich.
Monument à la mémoire de Louis Van Houtte.
(Suite. — Voir n^ de Juin 1876.)
Afin de permettre à toutes les personnes qui ont voulu s'asso-
cier à Tœuvre entreprise par le Comité institué à Gand, pour
élever un monument à la mémoire de Louis Van Houtte, de
contrôler si leur bulletin de souscription est bien parvenu, la
liste des souscripteurs est publiée successivement dans les Bul^
letins d'arboriculture, etc., et dans la Revue de r horticulture
lelge et étrangère.
Les personnes qui ne verraient pas leur nom figurer dans
ces listes et celles dont Tadresse a été donnée d'une façon
incomplète ou inexacte, sont priées de nous envoyer le plus tôt
possible leurs rectifications. L'énumération complète des sous- .
cripteurs sera produite dans la J^otice biographique, qui sera
remise avec le portrait de Louis Van Houtte à ceux qui auront
coopéré à Térection du monument.
Nous devons rappeler que les listes publiées antérieurement
par nous, ne comprennent pas les souscriptions recueillies
par les publications mentionnées dans notre dernier numéro^ le
Bulletin de la Société Royale Linnéenne, de Bruxelles, le Bulletin
de la Société Agricole du Brabant-ffainaut, ni par les organes
de diverses autres Sociétés d*horticulture du pays et de
rÉtranger. La liste de ces dernières souscriptions trouvera
place dans notre Bulletin aussitôt qu'elle aura été close par ces
publications. Quant à Tépoque de la clôture de la souscription,
rien encore n'a été arrêté.
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— 219 —
Nous croyons utile de reproduire ici les renseignements
consignés dans la Bevm de ThoriicuUure lelge et étrangère.
En attendant qu'une décision soit prise concernant la forme
et remplacement du monument, le montant des souscriptions
peut être adressé dès à présent, 142, rue de Bruxelles, à Gand,
aux bureaux de la Revue de rkorticuUure lelge et étrangère; les
sommes recueillies seront provisoirement placées à intérêt.
Nous prions instamment MM. les souscripteurs à l'étranger
de vouloir faire parvenir leur contribution volontaire en un
mandat-poste international, ou de désigner un correspondant à
Gand chez qui l'encaissement puisse se faire, afin d éviter les
frais de recouvrement qui sont très onéreux.
Des listes ont été envoyées à MM. les Présidents de toutes les
Sociétés horticoles dont l'adresse nous est connue. Nous nous
empresserons d'en mettre également à la disposition des person-
nes qui voudront bien nous en faire la demande.
Toutes les souscriptions, quel qu'en soit le chiffre, seront
accueillies avec empressement. L'œuvre que nous avons entre-
prise, est une manifestation publique de reconnaissance pour des
services éminents rendus à la science horticole. Il est désirable
que les horticulteurs et le» amateurs du monde entier concourent
à cette œuvre et nous avons la conviction que notre appel sera
écouté.
Nous croyons utile de rappeler que tous les souscripteurs
recevront, avec une Notice biographique, un beau portrait de L.
Van Houtteen grand format(l). Nous publierons ultérieurement
(1) Nous avons confié l'exécution de ce portrait au crayon habile de
M. P. De Pannemaeker. Le modèle en a été exposé à la dernière
Exposition horticole de Mons, où il a été généralement admiré. Les
dimensions de ce portrait ne permettant pas de l'expédier par la
poste, BOUS prions MM. les souscripteurs de le faire retirer dans nos
bureaux, dès qu'il sera disponible.
Nous ferons connaître l'époque à laquelle ce poHrait pourra être livré.
Ebbatum. — La première liste a porté par erreur MM. Peltier
frères, au Mans. Il s'agissait de M. Alfred Peltier, de la même ville.
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— 220 —
la date à laquelle le portrait et la Notice en français ou en néer-
landais, au choix du souscripteur, seront disponibles dans les
bureaux de la Xevue de Vhortimlture.
Dès que les diverses listes mises en circulation seront ren-
trées, le Comité pourra s'adresser à des artistes pour faire
exécuter un avant-projet, et évaluer le coût du monument. Le
Comité fera connaître par la voie des journaux le résultat de ces
démarches.
Pour le Comité :
Éd, Pynaert,
DEUXIÈME LISTE.
Chantin, Avenue de Châtillon, Montrouge, Paris . . 100
Aug. Chantin fils, Montrouge, Paris. ..,,.. 25
R. D. van der Schoot et fils, Hillegora (Pays-Bas) . 21
J. Looymans, à Eindhoven (Pays-Bas) 10
Neher et Mertens, horticulteurs, Schaffhouse (Suisse). 25
Morel, boul. de la Madeleine, 46, Marseille. ... 50
Roujas, capitaine en retraite, au Mas-d'Azil (Ariége). 5
Rafarin, jard. principal de la ville de Paris ... 20
Le Comité de rédaction du Bulletin de la Société Royale
Linnéenne, Bruxelles 100
Legrand-van Loo, propriétaire, Gand 10
Alfred Mame, imp. éditeur, Tours 50
C. Kerkvoorde, pépiniériste, Wetteren '10
M""» Rendatler et son gendre Bertier-Rendatler, hor-
ticulteur, Nancy 100
H. Vânder Linden, rue Haute, 43, Anvers. ... 25
A. La vallée, secr. gén. de la Société centrale d'hor-
ticulture de France, Paris 25
Les Membres du Bureau de la Société d'horticulture de
Soissons (Aisne) 20
A. Vander Colme, Dunkerque 20
Delmez Fortuné, hort.. Tournai 5
Aug. Lombard, jardinier, Fresnes-lez-Condé ... 5
B. Geirnaert, horticulteur, Sleidinge 5
Croux et fils, hort. et pépin.,àAulnay près Sceaux. 20
Ch. De Guchteneëre, bourgmestre, Gendbrugge . . 10
L. Van Seymortier, conseiller communal, id. . . . 5
A reporter. , Fr.
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""*"
221 —
Report. .
J. B. Hanebalcke,
conseiller com. Gendbrugge.
L. Hogghé.
id.
id. id. .
J.Van Oostende,
id.
id. id. .
J. Aelbrecht,
id.
id. id. .
J. De Moerloose,
id.
id. id. .
B. Van Hyfte,
id.
id. id. .
L. De Cock,
secrétaire
id. id. .
Gustave Guilmot, attaché à la Flore des Serres, Établ.
Van Houtte
Louis Lang, correspondant anglais id. id.
Ferdinand Kônneker, corres. aliem. id. id.
J. B. de Graeve, expéditeur id. id.
Jean Haentjens, 1*' comptable id. id.
FI. Van Haesbrouck, 2® comptable id. id.
Paul Daiber, de Jalta (Crimée). id. id.
Charles Hokel, de St Pètersbourg id. id.
Huit jardiniers étrangers id. id.
Ch. Van Eeckhaute, chef de vente à TÉtabliss. V
Constant De Brujker, chef-vérific. id.
Ch. Raes, chef de section id.
F. De Ta je, id. id.
F. Marchand, id. id.
Hanssens, id. id.
J.Van Maldeghem, id. id.
J. Van Heddeghem, id. id.
Eeckman, id. id.
Castelyn, id. id.
Jean Àndries, id. id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Laquemeni, chef de Tatelier de peinture id.
J. Herrebaut, dessinateur id.
Constant Slock, chef-emballeur id.
J. Teerlinck, emballeur id.
F. Arnaut, concierge id.
De Meter, jardinier id.
Soixante quinze jardiniers id .
H. F. Tjeenk, Amsterdam . . . .
R.jDaniel Wolterbeck, Amsterdam, Fi. 50
J. N. Haage, de la maison Haage et Schmidt, Erfurt
E. Schmidt, id. id. id.
A. Van Wassenhove, propriétaire, Mariakerke .
Rodolphe deKerchove de Denterghem, propr., Gand
Jules Hje, propriétaire, Gand . . .
Fr. Lancksweert, hort., Gendbrugge .
A reporter. . Fr. 1305 25
H.
666
5
5
5
5
10
5
5
25
10
5
5
5
5
5
5
18
25
5
5
5
5
5
5
5
2
3
5
5
5
5
5
2
4
89 75
50
105 50
50
50
10
50
10
5
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— 222 —
Report . • . Pr. 1305 25
Jules Delobelle, hort., Meirelbeke 5
J. DeSaegher, hort., Gand 3
B. Fortie, hort., A.llée yerte, 226, Gand 5
L. Lercangée, Ledeberg 5
D. Roels, Gand 5
De Brabandere, Mariakerke 10
Massiemon, horticulteur, Schaerbeek 1
Victor Lemoine, horticulteur, Nancj (Meurthe) . . .25
Joffoj, Merelessart (Somme, France) 20
De Pauw, notaire, Alost 10
Giuzeppe Menegazzoli, Vérone (Italie) 10
C. Van Wambeke, agent de change, Bruxelles ... 20
E. Wolff, agent de change, Bruxelles 20
E. Rosseels aine, architecte de jardins, Louvain . . 10
John Booth, chef de la maison James Booth et fils,
Flottbeek, Hambourg 50
l^me ye Rampou, à la Patavaudière, Montplaisir, Lyon. 10
Ernest Burm, propriétaire, Zèle 20
Alfred van Pottelsberghe de la Potterie, propr.àExaerde 10
Phil. Roekens, directeur des Pépinières de Perck, près
Vilvorde 5
Hipp. d'Avoine, sec. de la Soc. royale d'hort.,Malines. 20
Les Enfants d'André Leroy, pépiniéristes, Angers . . 50
A. Baguet, admin. de la Soc. Van Mons, Anvers . 5
Louis Boddaert, pépiniériste, Deinze 10
Victor Hage, huissier-audiencier, Courtrai .... 5
Renaers, propriétaire, Paifve (Liège) 10
Total de la 2'»« liste . . 1649 25
• • 1" » . . 4894 »
Produit des deux listes réunies : fr. 6543 25
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— 223 —
TROISIÈME LISTE.
Sa Majesté le Roi des Belges 200 »
C F. Choné, Frankfurter Allée, 50, Berlin ....
F. Robillard, hort., Cabana i Grao de Valeneia, Espagne
M. A. Truffaut, horticulteur, Versailles
j^me ye Georges, 173, Avenue de Neuill j, Neuilly "/Seine
Boutraans, jard. chef au Jard. botanique de Lille . .
AL Chapuis, rue Neuve, 47, Hodimont
de Saint Jean Barlet, 2, Place Paleocapa, Turin . . .
A. Plouvier, négociant, Gand
Jos. Broome. Wood Lawn Didsburj, Manchester . .
Léon Vanderkindere, prof, à TUniversité de Bruxelles,
cons. provincial, à Uccle
L. A. Emmerich, Strasbourg
Maringer, architecte-pajsagiste. Bornai .....
Henrioulle, jard. de M. le comte d'Oultremont, Château
de la Berlière, par Ligne
C. J. van der Oudermeulen, Grand Chambellan de
S. M. le Roi des Pays-Bas, La Haye
Baron de Hrubj, à Peckau
Ch. Verbessem, cons. prov., Gand
Ch. Gilbert, prés, de la Société de Pomologie, Anvers .
Auguste Van Hejgen, fabr. de poteries, Wetteren . .
J. Linden père, horticulteur, Gand
Fr. Meirschaert, jardinier, Melle
V.Bergman, chef des cultures deM.le baron de Roth-
schild, Perrière en Brie.
Les jardiniers de M. le baron de Rothschild, Perrière
en Brie
Schmelzer, Trêves
Duval, horticulteur, Versailles
Luizet père et fils, horticulteurs, Ecully près Lyon . .
J. Marchandise, jardinier chef, Bovelingen ....
F. Nipraschk, directeur du Jardin de Flora, Cologne .
Struelens, confiseur, Grammont
J. Pirola, hort.. Corso Magenta, 64, Milan . . . .
Ed. Humbuisin, avocat, rue de Montignj, 30, Charleroi
Société l'Avenir horticole de Belgique, à Gand . . .
Louis Canon, horticulteur, Montât Amand . . . .
Ch. Mougenot, fils, hort., à Luxeuil (H'* Saône) . . .
Besfossé-Thuillier et fils, hort., Orléans
Jacques Henrion, fabricant, Verviers
A reporter. . . fr.
125
100
20
5
10
5
10
5
25
25
50
5
50
50
5
20
10
50
5
25
25
7
10
10
5
20
5
20
10
10
5
3
20
10
50
965 50
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— 224 —
Report . . fr.
Ch. Baggio. 21, rue du centre, Carvin (Pas de Calais) .
Jules Bey, hort., Marnay (H'*» Saône)
L. Galopin et fils, pépiniéristes, Liège
Léonard Lille, march. grainier, cour Morand, 7, Lyon
Jacquier, pépin., rue des Tournelles, à Montplaisir.
Maatschappij van Land-en hovingbouw, Ledeberg . .
Thibaut et Keteleer, hort., à Sceaux \Seine) ....
Éd. de Damseaux, prés, de la Soc. agric. et hort. du
Hainaut, Mons,
Arthur de Behault de Warelles, propr., au Parc, Mons.
Josse Verleeuwen, hort., àMons
Florimond Pourbaix, hort., à Mons
H. J. Bedinghans hort , à Mons
le Comte A. de Bousies, propr., àMons
C. Van Zantvoorde, Lalleur
J. Pourbaix, hort., à Mons
Ch. Halbrecq, à Mons , .
R. Verlinden, hort., àMons
Nicolas Hugé, faub. de Nimy, Mons
Adolphe Verlinden, établ. VanHoutte, Gand. . . .
Jacques Jurrissen, pépiniériste, à Naarden (Pays-Bas).
C. Herm. Goeters, àViersen
Conseil du Comice agricole du dép. de Lucques (Italie)
J. N. Hordebise, chef de cuit., Hodimontprès Verviers.
Louis Roempler, hort., Nancy
Guillot fils, rosiériste, Lyon
A. W. Whale, chez M. Ernst Benary, Erfurt . . .
Ch. de Gargau, Luxembourg. . ,
Société d'horticulture de l'Aube (France)
A. W. Melchers
Aug* Fritze . .
Souscriptions recueil-
lies parla Société d'hor-
LUrmanl ^^^^^^^ de Brème, pre-
[mière liste.
Joh. J. Lahmann
J. Schweers . .
J. H. Grâving .
Génér. Consul Théo
C. H. Wâtzen .
F. W. Rothermund
H. Ortgies . .
965 50
20 .
5 >
20 >
15 .
5 >
25 .
50 .
10 .
20 .
2 >
5 .
5 *
10 .
5 .
5 »
10 .
6 .
2 >
10 .
10 .
13 .
50 .
10 .
50 .
10 .
10 .
20 .
25 .
12 34
12 34
12 34
12 34
12 34
12 34
12 34
12 34
12 34
Total de la 3""* liste . . 1 ,504 56
Produit des deux listes précédentes . 6,543 %
Total des trois premières listes : fr. 8,047 81
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225
Fraisier Napoléon m.
Au moment où il faut songer à la mise en pots des Fraisiers
destinés à la culture forcée, il n'est
pas inopportun d'appeler l'attention
sur cette variété déjà assez connue
dans les cultures, mais peu appré-
ciée comme fraise à forcer. Les
essais fructueux que nous en avons
faits et les beaux résultats que nous
avons constatés dans les magnifi-
ques forceries de M"»* la douairière
de Meester de Ravestein, à Gend-
brugge, dirigées par Fhabile jardi-
nier M. Henri Cloetens, nous per-
mettent de parler avec autorité du
Fraisier Napoléon III et d'en Fig. 39. - Fraise Napoléon m.
recommander l'emploi aux primeuristes. Fr. Burunich.
Mémoire sur la famille des Pomacées,
par M^ J. Decaisnb, Professeur de culture au Muséum d'Histoire
naturelle.
{Suite, voir page 217.)
La forme des pétales, ainsi que la villosité que porte quelque-
fois leur onglet, quoique fort indifférentes en apparence, peuvent
être prises en considération quand il s'agit de séparer les
Photmia des Eriolotrya, Chez ceux-ci les pétales sont constam-
ment chiffonnés, crépus, plus ou moins échancrés comme chez
les Chaenomeles, Heteromeles, etc., tandis qu'ils sont toiy ours
entiers et concaves chez les Photinia,
Les Pomacées offrent trois formes de pétales : ils sont le plus
17
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souvent orbiculaires, entiers, concaves ; grands (Cydonia) ou
petits {Cotoneaster), chiffonnés et crépus {Osteomeles, etc.) ; enfin
spatules dans les Amelanchiers . Notre Néflier commun participe
des deux premières de ces formes : dans ses grandes fleurs, les
pétales ont le bord interne fortement plissé ou chiffonné, tandis
que Texterne est, au contraire, uni ou étalé. Si ces diverses
formes des pétales, dit M. Decaisne, reconnues par la généralité
des auteurs, paraissent à quelques botanistes ne se distinguer
que par des caractères trop faibles pour être admis dans les
diagnoses génériques, je crois néanmoins qu'elles se distinguent
encore assez pour être employées sans trop d'incertitude. On ne
peut donc voir aucune utilité pratique à ramener à un tjpe
unique idéal toutes les fleurs des Pomacées.
A. P. de CandoUe a adopté la manière de voir de Linné en
maintenant les Sorbiers parmi les Poiriers. Cependant le carac-
tère tiré de la préfoliation, c'est à dire de la disposition des
feuilles dans le bourgeon, permet de les distinguer avec la plus
grande facilité sans parler de la diversité d'aspect que présen-
tent les arbres de ces deux genres. Chez les Poiriers, les jeunes
feuilles sont enroulées par leurs bords, tandis qu'elles sont
simplement plojées sur leur côte médiane, les deux moitiés
appliquées l'une contre l'autre (condupliquées), dans le groupe
des Sorbiers, ainsi que dans l'immense majorité des Rosinées,
sans en excepter le Cognassier, qui diffère encore des Poiriers
par ce caractère particulier de la préfoliation.
Le nombre des étamines varie beaucoup dans les Pomacées.
Les fleurs de certains Crataegus n'en présentent que cinq; celles
de XHeteromeles en ont dix ; le plus grand nombre des autres
genres en offrent une vingtaine ; enfin on en compte de qua-
rante à soixante dans les genres Chaenomeles et DocfffUa.
L'insertion en est généralement périgjne, mais elle tend à
devenir épigyne chez les Pyrus, Malus, Crataegus, Raphiolepis,
Micromeles, dans les fleurs desquels le disque plus ou moins
épais recouvre le sommet des ovaires. Bien que la couleur des
anthères n'ait pas été employée jusqu'ici pour servir à caracté-
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riserles genres, il est bon de faire observer que toutes celles des
Poiriers sont purpurines, tandis que celles des Pommiers sont
blanches ou jaunâtres. Toutefois les genres Cotoneaster et Aria
offrent à cet égard cette particularité exceptionnelle que, chez
les premiers, la plupart des espèces à fleurs axillaires, qui sont
originaires de l'Himalaya {Cot. microfhylla, thymifolia, luxi-
folia, etc.), ont leurs anthères purpurines ou d'un violet foncé,
tandis que les autres espèces, à fleurs disposées en corymbe,
les ont jaunâtres.
Le nombre des carpelles qui composent le fruit des Pomacées
varie de un à cinq ; ces nombres sont généralement très con-
stants et ne sont jamais dépassés. Leurs styles sont complètement
libres dans quatorze genres, et soudés sur une plus ou moins
grande portion de leur longueur dans les dix autres. Mais cette
soudure des styles ne paraît pas être un caractère d'une grande
importance, car elle se montre à des degrés divers dans les
Stranvaesia, Âmeïanchier, etc. Chez les Cognassiers, les styles
sont maintenus réunis par une espèce de feutrage, prolongation
de répaisse villosité dont est couverte la portion inférieure ou
ovarienne des carpelles.
Les péricarpes des Pomacées rentrent, d'après M. J. Decaisne^
dans quatre types carpellaires distincts : nous trouvons, dit-il,
des akènes dans la plupart des fruits osseux {Crataegus^ Coto-
neaster^ etc.); des follicules dans plusieurs des fruits à pé-
pins; de véritables baies dans les Aronia et le Cotoneaster
denticulata, chez lequel les deux carpelles sont complètement
mous à la maturité; enfin des coques loculicides dans le Stranr
vaesia.
Les ovaires sont en eff'et très souvent libres dans la partie où
ils se rencontrent vers Taxe de la fleur, et ils ne sont soudés à la
coupe réceptaculaire (appelée souvent tube du calyce) que par
leur face dor8ale{Cydonia,Ppracanthay Pyrus). Cette disposition
des carpelles, qui a été considérée jusqulci comme particulière
aux Cotoneaster^ est au contraire très fréquente.
Il sera toujours facile de distinguer un Poirier d'un Pommiep
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par Texamen de la cupule récepiaculaire de run et de l'autre.
Chez le Pommier, elle est toujours formée d'un ti^sa homogène,
dépourvue des élégantes cellules rayonnantes qui accompagnent
les grumeaux qu'on retrouve sans exception dans les fruits des
Pdriers, et, avec des modif cations caractéristiques, dans les Né-
fliers et les Cognassiers. Sous ce rapport je puis dire, écrit notre
savant auteur, que la pulpe des fruits de chao-un des genres des
Pomacées présente des dififêrences tellement constantes» que
Texamen des éléments anatomiques de cette partie charnue
suffit seul pour les caractériser, ainsi qu'il est facile de s^n
convaincre en étudiant comparativement les fruits des Sorbiers,
des Cormiers, des Alouchiers, des Aliziers, etc.
€ On voit par ce qui précède, dit M. J. Decaiene, en terminant
cet aperçu général, que, loin de réunir en un tout hétérogène
la presque totalité des Pomacées, j'apporte au contraire à
Ifappui de leur séparation en genres naturels des caractères con-
stants souvent de première valeur et toujours faciles à saisir*
C'est en effet à découvrir ces caractères que les botanistes doi-
vent tendre de nos jours avant de réunir des genres reconnu? par
le vulgaire et qu'il ne confondra jamais ; tels sontles AmandiM»8
et les Pêchers, les Pruniers et les Cerisiers, etc* Plusieurs siècles
d'observation ont déjà démontré que les Ppmacées de nos vergers
se divisent en groupes naturels que le vulgaire désire par
les noms de Poiriers, Pommiers, Cognassiers, Sorbiers, Né-
fliers, etc. Quel que puisse donc être dans les temps à venir le
sort que la science réserve à ces désignation?, il devient chaque
jour plus évident pour moi que ces genres, groupes ou races,
comme on voudra les qualifier, sont radicalement distincts, et que
leur diversité de structure se confirmera de plus en< plus par de
n^ouvelles recherches, indiquant leur séparation naturelle en.
g;x)upes de mieux en mieux définis, en même temps qu'on verra
se multiplier leurs formes spécifiques. J'ajoute enfin que les
questions relatives à la géographie botanique, aindi qu'à la
paléontologie végétalp, perdraient une grande partie de leur
valeur si Ton persistait à conserver les réductions proposées.
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Qqelle idée poorraitron se faire en effet de la distribution des
Poiriersf, si Ton confond sous ce nom des plantes des régions
polaires, telles que les Sorbiers, avec le Cognassier confiné dans
la région tempérée, et si Ton réunit enfin des plantes particulières
aa nouveau monde avec celles qui sont exclusivement propres 4
Tancien? Réunir aujourd'hui en un seul tjpe générique le
Pommier, le Poirier, le Cognassier, etc., ainsi que le faisait
Linné, c'est, à mon sens, complètement méconnaître leg lors
sur lesquelles s'appuie la méthode naturelle. •
Passant ensuite à Tapplication des principes qu'il vient de
poser, le savant professeur du Muséum donne le tableau
synoptique des genres qu'il admet comme composant la famille
des Pomacées. Non seulement il admet comme distincts et
séparés ceux que divers botanistes ont déjà proposés avant lui,
mais encore il en établit lui-même de nouveaux, et il arrive
ainsi au total de vingt-quatre que nous devons nous borner i
indiquer. Ce sont les suivants :
1. Cpdonia TovRH,, qui renferme le Cognassier commun, le
C. de Chine, et av^c doute, le C de Portugal. — 2. Chaenomeles
LiNDL., formé pour le Cognassier du Japon ou CMmotneW
japonica Lindl. — 3. Doepnia, genre nouveau foriîié poJiç
3 espèces de l'Himalaya. -^ 4. Sapkiolepis Lindl. , à 4 espèces de
la Chine et du Japon et 3 autres mal connues. — 5. AmelancUer
Medik., qui comprend 12 espèces, dont 6 sont européennes ou
asiatiques et 6^ de l'Amérique du Nord. — 6. Aronia Pers.,
formé de 8 espèces frutescentes propres à l'Amérique du Nprd.
— 7. PhoHnia Lindl., comprenant 11 espèces de petits ambres
chinois, indiens ou javanî^is. — 8. E^rom$l$9 J. BobMm h
2 espèces califorAiennes. — 9. Eriobotrya, Linpl., dm^ lo type
«it le Bibacier, et où entrent encore 4 ei^ècesde la Chine ou 4e9
Indes. — 10. F-otcrthma, nouveau genre établi ppur U e^pèc^s
d'arbriaseau^c croissant sur les montagnes du Japon, de laChi|i^,
de rinde et de Java, dont plusieurs avaient été regardés opmi?a6
des Photinia. — 11. P^rus Tourn. , dont M^ J. Decaisne distingi^e
ô ^î^s : ftCToric^ft, Mlona^A4> beU^^iqu^, poptiqu^, indien et
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mongoliqne. — 12. Malus Tourn., 12 espèces de Tancien ou du
nouveau monde, auquel est rattaché le sous-genre nouveau Cktoro-
meUi pour le Malus ançustifolioMicnx,, de T Amérique du Nord.
— 13. Cormus Spach, ayant pour type le Cormier {C. domestîca
Spach), et2 autres espèces. — 14. Sorhis Tourn., qui ren-
ferme 8 espèces et dont le type est le 8. Aticuparia Tourn. ou
Sorbier des oiseleurs. — 15. -4m Host, avec 15 espèces de
l'ancien monde. — 16. Tarminaria DC, qui ne comprend que
rAlouchier (T. Clusii Roem.). — 17. Micromeles, genre nou-
veau créé pour 5 espèces d'arbrisseaux de l'Himalaya générale-
ment regardés auparavant comme des Poiriers ou des Sorbiers.
— 18. Pyracantha Roem., formé du Buisson ardent {P. coccinea
Roem.) et d'une espèce chinoise. — 19. Cotoneaster Medik., à
25 espèces en arbrisseaux d'Europe, de Flnde, de Chine ou du
Mexique. — 20. Stranvaesia Lindl., à 5 espèces asiatiques. —
21. Chamaemeles Lindl., formé d'un arbuste des Açores {C. (Xh
mcea Lindl.). — 22. O^^^omeZe^ Lindl., contenant 14 espèces
des Andes, de Chine, des Sandwich. — 23. Crataegus Lindl.,
à 23 espèces dont la nomenclature est fort embrouillée. —
24. 3/i»piZ«w Lindl., pour notre Néflier uniquement (M, ger*
manica L.). i>. Duchartre.
(Journal de la Société centrale d* Horticulture de France.)
Corbeilles et bordures.
Il y a déjà nombre d'années que la mode d'établir dans
les parcs et les jardins des corbeilles garnies de plantes
annuelles et vivaces et de border de pivoines et plantes analo-
gues certains groupes d'arbustes, a été abandonné. On sait que
c'est surtout en Angleterre qu'avec les ledding plants on a fait
naître toute une révolution dans ce genre de décors et que de
perfection en perfection, en France, en Allemagne et partout, on
en est arrivé à n'avoir presque plus de jardin aujourd'hui qui
n'ait ses mosaïques végétales et florales.
Que cette innovation, qui ne peut manquer de plaire à tout le
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monde, a fait un bien immense à Thorticulture, vu Tefifrayante
quantité de jeunes plantes qu'elle exige à chaque saison, cela
est incontestable. Que sa vogue s'est maintenue jusqu'ici, cela
encore est hors de doute. Durera-t-elle encore longtemps? Il
faut l'espérer. Il est cependant des esprits très sérieux, des
hommes on ne peut plus dévoués à l'horticulture, qui en
doutent. En effet, dans un ouvrage hollandais très récent qu'on
a soumis à notre examen, l'auteur exprime la crainte de voir
démoder les corbeilles parterres de nos jours, à cause des
grands frais qu'elle nécessitent, des soins continuels qu'elles
réclament et des excès même dans lesquels on est tombé à leur
égard.
Il se pourrait fort bien que l'avenir donnât raison à cette opi-
nion : depuis quelque temps déjà d'autres et nous-même avons
essayé d'en arriver à des compositions plus simples, à des plan-
tes vivaces même pour la confection des corbeilles. Il y a donc
une tendance dans ce sens. Mais tandis que les uns cherchent
la simplification, d'autres, ceux surtout qui ont été des premiers
dans la corbeillo-manie et tiennent sans doute à y rester briller,
s'évertuent à trouver toujours du neuf tant en fait de plantes à y
approprier, qu'en fait de dessins et de compositions compliqués.
Du nombre de ces derniers est notre ami M. Jadoul, de Lille.
On le sait, ses mosaïques au jardin Vauban, à Lille, font
tous les ans et depuis longtemps déjà l'admiration des amateurs.
Et non seulement dans ce parc, mais sur plusieurs autres points
de la ville, des squares charmants et bien fleuris, des boule-
vards larges de 50 mètres, longs de 5 kilomètres, parfaitement
alignés et richement plantés, égayent de toutes parts la vue.
Aussi y avions-nous mené nos élèves il y a quelques jours et
nous croyons être agréable aux lecteurs du Bulletin en leur
communiquant quelques-unes de nos observations.
Déjà page 269, année 1875, et page 41, année 1876 de la
R&Due de VhorticuUure lelge et étrangère, M. Jadoul a donné
des notes et des figures très intéressantes sur ses créations ;
ajoutons y quelques lignes.
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— 232 —
D'abord, ainsi que le montrent les figures que i^ous reprorr
duisons ci-rtiessiHis, la forme ov^le et rpnde y prédony^^
Fi^ .40. — CQrbeille do parc Vauban.
à tel point même que, n'était l'extrême variation des dessins
et des plantes employées, cela deviendrait monotone. Notre
Fig. 41. — Corbeille dn parc Vaabaa.
ami doit avoir sea r^ii^ons pour bannir aussi complètement les
étoiles, les palme^f les croix, les lisières, les cœurs, les festops
et autres formes variées. Celles-ci, il est vrai, sont plu3
difficiles 4 bien tracer d'abord, à bien planter ensuite et jsnrtout
à l^ien entretenir; mais ce n'est certes pas à Lille quo cel^
dçit effrayer : vaincre toutes ces difficultés semble y être un
jeu, à en juger d'après l'excellent e^tretie^ d^ tpnt. W
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— 233 —
est vrai, les ellipses et les cercles doivent dominer, mais ce
qui, d'après nous, devrait être encouragé, c'est que les contours
des corbeilles, au lieu d'être largement tracés, soient découpés
avec plus de sinuosités dans les pelouses ; les étoiles s'y prêtent
admirablement et font une charmante diversion.
Ce qui saute ensuite aux yeux au jardin Yauban, c'est l'exces-
sive saillie que font les corbeilles. Non seulement le gazon
monte vers elles, mais les corbeilles elles-mêmes sont de véri-
tables monticules, atteignant jusqu'à un mètre de hauteur.
Dans un jardin ordinaire, on trouverait ces buttes excessives et
difficiles surtout à bien arroser; à Lille, où l'on a un système
perfectionné d'arrosement, on n'a pas d'inquiétude sous ce
rapport et quant à la butte, on la fait si haute à dessein. C'est
que M. Jadoul ne tient pas à produire de l'effet vu d'en haut, d'une
terrasse par exemple, mais il spécule presque exclusivement
sur le côté externe. En effet, comme le montrent les figures, le
centre est sans dessin ; ce sont des plantes bien choisies, il
est vrai, mais ne servant que de remplissage ou tout au plus
ne devant produire qu'un effet secondaire. Le bord extérieur au
contraire, ayant au moins un mètre de largeur et formant
talus, est très en vue de n'importe quel point du jardin et
produit dès lors toujours un grand effet. Aussi est-ce dans
ce bord qu'on exécute toute espèce de dessins, variés et
compliqués à Tinfini, mais frappants de netteté, de vivacité
et d'élégance.
Ce qui nous semble moins heureux, bien que ce soit du neuf,
c'est de faire dans les bordures desi dessins carrés : cela a quelque
chose de raide. Quant aux plantes que M. Jadoul emploie, il en
a donné la liste dans la Reme de V Horticulture lelge et étrangère.
Ajoutons qu'il change continuellement et qu'on y cherchera
vainement en 1877 une composition qu'on à entendu louer
en 1876. Pour ce qui est du nombre des plantes employées, il
dépasse cette année, pour les deux saisons, printemps et été,
le chiffre colossal de 230,000.
On s'en étonnera moins quand on saura qu'on plante en
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automne les plantes fleurissant au printemps et qu*on arrache
celles-ci pour les remplacer par les beOin^ plafits d*été;
qu'ensuite tous les groupes d'arbustes indistinctement, qui se
trouvent également sur butte, sont bordés d*une trîple rangée
de plantes florifères, annuelles, yivaces ou sous-ligneuses ; des
Reines-Marguerites, des Pensées, des Matricaires, des Pelar-
gonium Tom-pouce, etc. Quand on se flgure avec cela une
pelouse bien tondue, verte et fraîche grâce à des arrosements
constants, sur laquelle le feuillage étincelant, les fleurs aux
mille nuances des corbeilles se détachent si bien, on con-
viendra avec nous que le jardin Vauban à Lille est un véritable
modèle. ff. J. Van Huile.
Bibliographie pomologique et arboricole.
Catalogne descriptif et raisemié des variétés de fruits,
cultivées dans rétablissement de Simon Louis frères. —
Onide pratique et complet de l'Amateor de fruits (i). ^
Je crois utile d'annoncer aux membres du Cercle d'Arboriculture,
pépiniéristes ou simples amateurs, que la publication entreprise
avec tant de zèle et de dévouement par notre excellent confrère
et ami M. 0. Thomas, vient heureusement de se compléter par
l'apparition des 15« et 16« livraisons.
Nous n'avons ni le temps ni l'espace nécessaires pour ana-
lyser cet important ouvrage, qui place son auteur au rang des
premiers pomologues de notre époque. Pour tous ceux qui n*j
ont pas souscrit ou qui n'ont pas eu l'occasion de voir une des
livraisons, il nous suffira de dire qu'il donne la description et
la culture de plus de 5000 variétés de fruits et qu'il contient en
outre la liste alphabétique de tous leurs sjnonjmes connus,
français ou étrangers.
(l) Un volume in-8% impression compacte. Metz , à l'établissement
Simon Louis frères. Prix fr. 9-60, franco par la poste dans tous pays.
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. C'est un répertoire complet depomt^logie et, comme le dit fort
bien Téminent rédacteur de la Revue horticole de Paris, tous
les horticulteurs surtout devront le posséder < parce qu'il n'en
est aucun qui, soit pour son propre compte, soit pour donner
des renseignements à des clients, n'ait besoin d'être au courant
de la pomologie et de pouvoir répondre aux questions qui pour-
raient lui être faites à ce sujet, i
Par la publication de cet ouvrage, M. 0. Thomas a rendu un
grand service à tous les pépiniéristes et aux amateurs de
pomologie. Tous lui en doivent une grande reconnaissance et
celle-ci restera, je n'hésite pas à le déclarer, en dessous du
service rendu. Personne ne se figure la somme de labeur
que l'œuvre a dû coûter. L'auteur y a consacré pendant de
longues années ses veilles. Fort heureux, s'il n'y laisse pas
sa santé.
Les ravageurs des Vergers et des Vignes (U. — Les rava-
geurs des forêts et des arbres d'alignement (2). -- A l'époque
des distributions de prix et des vacances, il ne sera pas inoppor-
tun d'appeler Tattention sur deux petits livres admirablement
bien faits pour répandre dans nos campagnes quelques notions
indispensables sur les ennemis de nos arbres utiles et d'agré-
ment. Non point qu'il s'agisse ici d'ouvrages destinés unique-
ment à instruire la jeunesse studieuse. Les parents y trouve-
ront autant qu'eux une lecture pleine d'attrait et en même
temps un enseignement utile.
L'auteur, M. H. de la Blanchère, est avantageusement connu.
Nous avons déjà signalé dans nos Bulletins un autre de ses
ouvrages qui porte pour titre : les Oiseaux utiles et tes oiseaux
(1) Par M. H. de la Blanchère. -- Joli petit volume in-18» cartonné,
de 286 pages, orné de 160 gravures dans le texte. ^ Paris, J. Botiisehild,
éditeur, rue des SS Pères, 13. — Prix fr. 3-50.
(2) Par MM. H. de la Blanchère et Eugène Robert. — Joli petit
volume in- 18» cartonné, de 398 pages, orné de 162 gravures dans le
texte. — Paris, J. Rothschild. — Prix fr. 3-50.
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nuisibles aux forêts, aux champs, aux jardins, aux vignes, etcX^).
Une nouvelle édition de cet excellent livre a paru depuis et celui
qui traite des Ravageurs des forêts et des arbres Walignemend a
atteint sa cinquième édition. C'est une preuve irrécusable de
l'immense succès que ces publications obtiennent dans le public.
Ce succès se justifie par leur utilité pratique. Dans tous ses
petits livres, écrits pour le jardinier, le vigneron, l'homme des
champs ou le garde des bois, M. H. de la Blanchère a adopté
une méthode, un classement qui les met entièrement à la portée
de ceux auxquels ils sont destinés.
Voici, par exemple, dans les Ravageurs des Vergers et des
Vignes, Tordre suivi. M. de la Blanchère établit d'abord deux
grandes divisions t nécessitées, d'après lui, par la différence
des accidents et la différence des traitements » : les vergers et
les vignes. Dans chacune de ces divisions, les insectes sont
ensuite examinés, étudiés dans Tordre suivant :
Les ravageurs des racines.
» » des tiges.
» » des branches.
» » des bourgeons.
» » des feuilles.
» » des fleurs.
» » des fruits.
Dans les Ravageurs des forêts et des arbres d'alignement,
même grande subdivision. A proprement parler, il y a ici deux
traités : celui des ravageurs des forêts d'abord, celui des rava-
geurs des plantations d'alignement ensuite. Ce dernier est dû
à la plume compétente de M. le D^ Eugène Robert, inspecteur
des plantations de la ville de Paris. Pour résumer en deux
mots tout le bien qu'on peut dire de ce livre, il sufSt de rap-
peler qu'il est approuvé par l'Académie des sciences et par la
Société centrale d'agriculture de Paris. Éd, Pynaert.
(1) Deuxième édition, fortement augmentée, un beau volume in-18*
de 400 pages, avec 150 gravures.— Paris, J. Rothschild.— Prix fr. 3-50.
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Artichauts en miniature.
Oh sait que le soi-disant fruit de rArtichaut n'est rien que
le réceptacle floral avec ses écailles à base charnue qui envelop-
pent rinflorescence avant son épanouissement. L'Artichaut est
un légume dont on a dit beaucoup de bien et de mal. Plusieurs
prétendent que chaque artichaut renferme l'équivalent des
matières nutritives que contient un œuf, mais on admet géné-
ralement que c'est le légume par excellence où la sauce fait
tous les frais. Cette dernière appréciation a fait dire plaisam-
ment que manger des artichauts ou en prendre simplement la
sauce au moyen d'une carte de visite faisaient le même compte
pour le palais et pour l'estomac.
Nous nous demandons comment seront appréciés les arti-
chauts en miniature qui ne sont que les boutons floraux des
scorsonères ! Quel dommage qu'il faille dire ce que c'est !
Les scorsonères semées au printemps montent toujours en
graine au moins en partie et le jardinier soigneux sachant
que cette fructification intempestive épuise la racine et que les
graines qui ne valent rien, ne compenseraient pas cette perte,
coupe les tiges florales au moins avant l'épanouissement des
fleurs.
Lorsqu'on en pince les boutons à leur point d'insertion, qu'on
les lave et qu'on les fait cuire à l'eau bien salée, on obtient
un légume délicieux qui assaisonné comme l'artichaut, en pos-
sède à peu près les qualités, plus une consistance ferme et
onctueuse.
Si à une première dégustation on pouvait ignorer ce qu'on
mange ou penser qu'on goûte un produit rare, originaire d'un
pays lointain et obtenu sur couche ou en serre, on serait
émerveillé. Sachant qu'on a sur le plat de vulgaires boutons
18*
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de scorsonères, on dira au moins que ce n'est pas mauvais.
En tenant compte des préjugés humains, cette appréciation est
un succès pour le légume nouveau.
Rien ne sera plus facile que de se procurer en abondance et
pendant longtemps la récolte des boutons des scorsonères. Il
suffira de laisser en place une partie de racines de Tannée* pré-
ci^ente ou de seiner au mois d'août pour récolter les boutons
en tnai et juin de Tannée qui suit.
Nous ne parlons pas de Tusage de ces boutons pour être con-
servés en PicUes. Tout ce qui n'est pas filandrein et cs^ajble
d'absorber du vinaigre, convient à cet usage. Lés Aurais, qui
sont surtout amateurs de ces produits. lie soumettent-ils pas
à cette préparation des fragments de choux-âéurs, des gousses
de haricots flageolets, des graines vertes de Capucines, des
choux de Bruxelles, de grosses noix à moitié formées, des
siliques de radis, voire même des œufs de poules Bèntham!
Inutile d'ajouter, après cet exemple, que les boutons de scor-
' sonères pourront être traités de la même façon, soit seuls^ soit
pour rendre plus complexe le bizarre pbt^duiri des mixei
pickles SI recherchés des gourmets d'Outre Manche.
En parlant dans nos cours de la Scorson^e comme plante
racine et comme plante à salade hivernale par ses feuilles
blanchies, un de nos élèves a appelé notre attention sur le
produit dont il est question plus haut; après essai fait, nous
avons cru de notre devoir de divulguer le secret. S'il est lâai,
comme Miller Ta écrit en son temps, que les jeunes tiges, blan-
chies sont excellentes pour être préparées en gpise d'as|)erge8,
on pourra dire de la Scorsonère que c'est une plâîite toute bonne.
Fr. Burvetdch.
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— 239 —
L'EiqiositloiL iutamatLonale d'horticultare
d^Amstotdaxa en 1877. ^
Toa9 ceux qui ont assisté aux floralies d'Amsterdam en ISÔS»
s'en souviejment encore avec bonheur : elles ont réussi, à
merveille. Aussi l'intention des organisateurs était-elle de les
renouveler tous les dix ans. Mais, on le sait, Cologne en 1875«
Brjixejles en 1876 ont, à la suite d'une louable entente, empêché
démettre ce projet à exécution pour, fixer définitivement cel^
fête à 1877, au, mois d'avril.
Nous venons d^ recevoir le programme provisoire^ signé par
la commission préparatoire ayant MM.. Erelage pour, préçide^
et H. Grpenewegei^ pour secrétaire général. Du reste, la direc-
tion générale qui est très nombreuse et très ingénieusement
subdivisée, ne renferme que des noms connus et haute];nent
appréciés dans . le domaine de Thorticulture et de la botanique.
C'est as^ez d^re que la Néerlande se propose de faire, une
oeuvre grandiose et très sérieuse. On en jugera du reste par les
quelques données suivantes sur le programme.
L'Exposition sera subdivisée en dix sections. La première se
rapporte aux plantes de serre chaude et tempérée : A, no^yelles«
B, fleuries, C, ornementales, D, à feuilles panachées, E, grim-
pantes, F, médjcinajies et fruitières des tropiques. Une partie
de ces mêmes plantas sont ensuite demandées, suivant la fiorç
de la colonie néer)andfuse dont elles proviennent. Puis viennent
les plantas par fami||es et enfin par gemmes. La même réparti-
tion est^ faite pour jes plantes de s^e froide et d'oranferi^, ainsi
que pour celles de pleine terre, sauf qu'ici on fait des app9^8^
spéciaux aux Conifèrçs^ a^brç^ fruitiers, plantes vivçi.ces et, bul-
beujsps. La qi^at^fèfne^sççtipn est afiectéç à rarrang^pient 4^.
planlii^ (^i^s^lfijs pai:^rjPi?s, s^o^^,, sp^Jes.tfibles.etajijqL bo^q^etf,
enjeçr?^ i^^tuç^lles, fr^ifhe?, séchéeç. e^.artificiellef , ^eSjfçu^^;?,
légju^e^^ et gr^ne^ ^^^fi^^^ P?^ oubliés,
La 6* ôççtàQç ^'ppcuçe d'industrie appliquée à rhorticultpr©,
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— 240 —
comme serres, outils, ornements ; la 7"^, des beaux arts dans
leurs rapports avec le jardinage et la botanique, comme dessins,
plans, gravures et peintures ; la 8«, des progrès réalisés en flori-
culture sous le rapport de Thybridisation surtout ; que de choses
intéressantes peut-on produire, exposer ici ! la 9^, de science et
d'enseignement horticole où les traités et méthodes divers, les
modèles les plus perfectionnés, les systèmes d'enseignement les
plus recommandables, les publications les plus sérieuses trouve-
ront leur place ; enfin une 10® section est spécialement affectée
aux objets hors de concours, aux primes spéciales à accorder
aux exposants, collaborateurs, contre-maîtres, etc.
n faut convenir que c*est un programme largement conçu
et qui a beaucoup de neuf. Pour le moment, on n'a pas voulu
trop lier l'exposant à un concours nettement défini par le nombre
et la nature du produit ; on lui a prescrit seulement la grande
voie à suivre, le laissant parfaitement libre d'en soigner les
détails au mieux de ses appréciations à lui. C'est au Jury alors à
prononcer en dernier ressort. Et à cette occasion, qu'on nous per-
mette une observation: là où il y a plusieurs concurrents, tous
ne peuvent évidemment être primés. Mais faut-il exposer en
vue de cette médaille, de cette prime, de ce premier prix? A
notre avis, non. Les expositions ont un but plus élevé. Celui de
faire apprécier par les masses autant que par le connaisseur
rétat actuel des connaissances et des progrès réalisés par
l'homme. Et de ce que pour Thorticulteur en particulier un
tel ou un tel n'est pas primé, cela l'empêchera-t-il d'être noté
et d'y profiter en somme si la marchandise a réellement du
mérite ?
L'horticulteur ne peut donc que gagner à exposer toujours et
partout. Aussi l'engageons-nous à le faire surtout à une Expo-
sition comme celle à laquelle la direction centrale d'Amsterdam
le convie avec tant d'empressement. Rien n'est dit encore
ni des concours, ni des prix, ni du Congrès ; ôela viendra
plustai-d, ff.J.Vanffulle.
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— 241 —
Le Beurré Spae.
Cette excellente variété, d'origine gantoise, a été dénommée
ainsi par son obtenteur M. Spae, horticulteur, à Gand. Elle a été
décrite et figurée dans V Illustration horticole de M. Ambroise
VerschaflPelt et mise au commerce par celui-ci.
Le Beurré Spae est un beau fruit assez gros, quelquefois
bossue, à peau luisante, de couleur vert pâle jaunâtre entière-
ment parsemé de points roux très rapprochés du côté frappé du
aoleil. Le calice est presque à fleur, irrégulier, à divisions cor-
nées, droites.
La ^ueue est ligneuse, assez longue, brune. La chair est
blanche, extrêmement juteuse, très fondante, très sucrée,
légèrement acidulée, en somme excellente. Le fruit arrive à
maturité vers la mi-octobre et quoique à cette époque les bons
fruits ne soient pas rares, celui-ci peut compter parmi les
meilleurs.
L'an dernier nous en avons présenté des fruits au Congrès
pomologique de France qui l'avait déjà admis à l'étude. Tous les
amateurs de pomologie de G^nd en ont chaudement recommandé .
l'adoption. Mais comme cette variété n'était pas connue des
pomologues du midi de la France, nous n'avons pas voulu
enlever un vote favorable. Espérons qu'à la commission perma-
nente des études, la dégustation lui aura été avantageuse. Le
Beurré Spae est du reste suffisamment apprécié à Gand pour
pouvoir se passer de recommandation.
L'arbre est vigoureux et assez régulièrement fertile. Il con-
vient au plein vent, à la pyramide et à l'espalier. Il réussit sur
cognassier et sur franc.
Éd. Pynaert,
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— 242 -.
Les Cardons en succession.
Ces plantes doivent être plantées au potager à un mètre envi-
ron; de distance, dans des trous d'un pied carré remplis de
bon terreau ou au moins de bonne terre qu'on mouille bien
au purin.
D D D D D
a D D D
D D D D D-
Fig. 42. — Plantation des cardons.
Cette plantation prend donc une grande place que les plantes
tardent assez longtemps à remplir ; il est vraiqu'entretemps on
y fait quelques petites cultures dérobées. Nous conseillons de
s^j prendre d'une autre façon qui nous semble assez avantageuse.
Lorsque les plantes ont deux à trois feuilles, c'est à dire
le développement qu'on considère comme suffisant pour les
mettre en place, nous les rempotons dans des pots plus grands et
au besoin nous leur faisons subir un troisième rempotage. De
cette manière, nos plantes ne vieAnent au potagerque an juin ou
en juillet déjà munies d'une bonne motte de fortes racines;
on peut les planter en succession d'un autre produit ou les con-
treplanter dans une planche destinée à être bientôt laissée libre
par la récolte. Ce rempotage ne complique guère la culture, puis-
que en général on ne cultive pas plus de 20 à 30 de ces plan-
tes dans un potager bourgeois .
Fr. Buromch-
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— 243 —
Les poiriers gui fructifient cette année.
Les années où le fruit manque généralement pour cause
d'intempéries printanières ne sont pas sans offrir aussi leur
enseignement au point de vue pomolog'que. Pour cela, il suffit
d'observer et de raisonner. C'est en cela que la théorie vient
surtout en aide à la pratique. Encore faut-il que les déductions
tirées de l'observation soient exactes. La bonne, la véritable
théorie ne doit être que l'explication judicieuse de faits observés
et non d'hypothèses plus ou moins habilement présentées.
Dans le cas actuel, il n'y a pas moyen de se fourvoyer. Les
poires sont rares, tout au moins dans nos contrées^ et elles le
sont parce que les circonstances climatériques ont été peu
favorables pendant l'époque de la floraison. Il y a cependant
un certain nombre de variétés qui fructifient. Ne peut-on en
conclure que ces variétés sont plus rustiques que la plupart des
autres? Que ce soit parce que leur floraison se prolonge davan-
tage et se répartit sur un espace plus long, en augmentant
ainsi les chances de fécondation, que ce soit pour d'autres
causes que jusqu'ici on n est pas parvenu à pénétrer, toujours
est-il que certaines variétés se montrent régulièrement fertiles
tous les ans, alors que les conditions sont défavorables pour
tontes les autres variétés.
Il me semble que c'est là un fait très important à constater
et bien digne d'une étiquete sérieuse.
Rien de plus facile pour l'exécution et dans notre Cercle qui
compte tant de bons jardiniers, tant d'amateurs dévoués au
progrès, si quelques uns veulent me venir en aide, nous ferons
en^semble nn travail très Utile.
Je vais donner Vexemîple.
Iterniërement je visitai dans les environs de Tournai un
' ï^feger-fruitierbien conçu, bien diôposé et créé depuis quatre
ou cinq ans. Tolis les arbres y sont plantés en espalier ou en
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— 244 —
contre espalier. Ce sont exclusivement des poiriers et tons sont
dressés en palmettes Verrier. Ni pyramides, ni faseaux, toutes
formes palissées. C'est peut-être une cause de la fertilité rela-
tive d*un grand nombre de variétés, mais ceci n*est qu^une
hypothèse.
Le fait est que le quart ou peut-être bien le tiers des arbres
promettent une récolte satisfaisante. J'ai relevé leurs noms et
j'en copie ici la liste sans ordre :
Durondeau.
Louise bonne d'Avranches.
Beurré Six.
Bésy de Chaumontel.
— Diel.
Catinka.
— gris.
Fondante Thirriot.
— Dûment.
Bon chrétien William.
— rance.
Anna Audusson.
— bronzé.
Baronne de Mello.
— Graslin.
Amédée Thirriot.
Des deux sœurs.
Colmar Nélis.
Beurré d'Amanlis.
Zéphirin Grégoire.
Doyenné du Comice.
Suzette de Bavay.
Soldat laboureur.
«Tai oublié de spécifier que la collection dont il s'agit, se com-
pose de toutes les bonnes variétés en culture dans les environs
de Tournai.
Voici une réflexion que je me suis faite bien des fois et dont
on ne tient cependant pas compte lors de la plantation, dans la
plupart des cas : Un arbre qui fructifie régulièrement, par con-
séquent dans les années aussi où presque tous ses confrères ne
produisent rien, ne vaut-il pas plus à lui tout seul qu'une dou-
zaine de ceux-ci ensemble ? Ne vaut-il pas même davantage, en
admettant que sa qualité soit un peu inférieure ?
Il y aurait ici une question intéressante à soulever, à savoir
laquelle de ces deux propriétés d'un arbre doit passer avant
l'autre, de sa fertilité, de sa fécondité plutôt, ou de la qualité
propre de son fruit. J'y reviendrai quelque jour. Pour le moment
j'insiste sur l'opportunité d'une enquête privée, bien entendu,
sur les variétés de poiriers qui fructifient cette année. Rien ne
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— 245 —
s'opposera plus tard, si mes confrères veulent bien m'accorder
leur bienveillant concours cette année, à la continuer pour les
autres espèces de fruits.
Je m'adresse donc à tous ceux qui veulent se rendre utiles, à
tous les amateurs qui s'occupent eux-mêmes de leurs arbres, à
tous les jardiniers intelligents auxquels leurs travaux multiples
laissent quelques loisirs, et je leur demande, dans l'intérêt
général, de vouloir répondre aux questions suivantes :
A) Quelles sont les variétés de poiriers, cultivés en espalier,
qui portent fruit cette année dans votre jardin ?
B) Quelles sont les variétés de poiriers cultivés en contre
espalier, qui portent fruit cette année dans votre jardin ?
C) Quelles sont les variétés de poiriers cultivés en pyramide,
qui portent fruit cette année dans votre jardin ?
D) Quelles sont les variétés de poiriers cultivés en fuseau,
qui portent fruit cette année dans votre jardin ?
^) Quelles sont les variétés de poiriers cultivés en haut vent,
qui portent fruit cette année dans votre jardin ou dans votre
verger ?
Les réponses dont on voudra bien m'honorer, seront reçues
avec reconnaissance. Elles serviront à établir un tableau géné-
ral des variétés les plus fertiles pour notre contrée spéciale-
ment dans les années peu favorables. Je tacherai de publier ce
tableau dans le numéro d'octobre prochain, afin qu'il puisse
encore être utile cette année à ceux qui auront des plantations
'à- créer. Éd. Pynaert,
142, rue de Bruxelles,
à GAND.
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— 246 —
Pêche Quétier.
Dans le n*" da 16 juillet de la Revue horticole ^ est figurée
une nouvelle variété de Pêche obtenue par M. Quétier, horticul-
teur à Meaux, qui j a donné son nom.
M. Carrière loue en ces termes cette belle et grosse pêche
qu'il recommande tout particulièrement à cause de sa tardiveU.
« Encore une bonne pêche qui viendra combler une lacune com-
merciale et qui, pour cela, devra être recherchée. Chacun sait
qu'au point de vue de la spéculation, il j a surtout deux sortes
de mérites : la précocité et la tardiveté, ce qui s'explique par cette
raison qu'entre ces deux points extrêmes les variétés abondent
et qu'on n'a guère que l'embarras du choix ; aussi pendant tout
ce temps, les fruits se vendent-ils très bon marché, ce qui n'est
pas un mal assurément, mais ce n'est pas rémunérateur pour le
producteur. »
« La pêche Quétier répond précisément à ce besoin : elle est
tardive, grosse, belle et bonne, toutes qualités qui en assurent
le placement. >
Après avoir énuméré les caractères distinctifs de cette nou-
velle variété tardive, M. Carrière ajoute :
« Cette excellente variété a été obtenue par M. Quétier hor-
ticulteur à Meaux, d'un noyau de Pêche d'origine anglaise dont
l'arbre était planté chez M. le baron de Rothschild, à Ferrières
(Seine et Marne) et dont elle a conservé les caractères généraux
et les qualités auxquels se sont ajoutées la tardiveté et de plus
fortes dimensions. »
Nous constatons avec satisfaction que M. Carrière s'est
d'avance mis d'accord avec nos observations relativement à son
appréciation de la Pêche Lord Palmerstorij figurée dans le
Bulletin du Cercle d'Arboriculture de Belgique , variété anglaise
dont M. Carrière semblait déconseiller la culture parce qu'elle
est tardive.
Fr, Burunich,
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— 247 —
La Barbe de capucin on Witloof .
Les moyens mis en usage pour l'obtention du légume qui porte
ce nom singulier, ont déjà fait Tobjet d'un excellent article
de M. Burvenich, dans la présente publication,
il y a quelques années. On ne trouvera cepen-
dant pas hors de propos, que nous donnions
quelques détails sur le mode de culture suivi |
par les maraîchers des environs de Bruxelles
qui leur permet d'alimenter durant tout l'hiver
de ce produit précieux le marché de la capitale.
On sème en avril, en rayons et très clair,
de la graine de Chicorée sauvage améliorée. Cette
variété offre cet avantage, sur la chicorée
sauvage ordinaire, que les racines ont moins
de tendance à se bifurquer et que le feuillage
en est plus large et plus abondant. Les plantes
ne demandent pendant Tété aucun soin particu-
lier. La véritable culture ne commence qu'à
l'hiver. Avant les fortes gelées, les racines
sont toutes récoltées et mises en réserve dans
des silos, puis recouvertes de terre et de feuil-
les. On ouvre alors au potager une tranchée
d'un fer de bêche de profondeur sur 70 à 80
cent, de large. La longueur est déterminée par
la quantité de produits que Ton désire obtenir.
La terre recueillie est déposée sur les bords.
On égalise bien le fond de la tranchée puis
on y répand une couche légère de terreau. Les
racines ont été préalablement élaguées et
raccourcies ; elles sont alors placées debout,
les unes à côté des autres et de façon à ce que
* ^ Flg. 43. — Chicorée
toutes les couronnes soient bien sur un même sauvage améliorée,
plan horizontal. Cette première partie du travail terminée, on
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Fig. H. — Lo Witlonf on Barbe de capocin.
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— ^it9 ^
iseopiJ^yçe le ^Q^ d'u^e couche de teppeau biein tamisé de 10 à
15 cent, m ayant soip d'en introduire entre les racines.
Le forçage se fait au fur et à mesure du besoin et durant tout
l'hiver. Pour obtenir en peu de temps un produit abondant, on
dépose fliuecessivement sur chaque planche une couche de fumier
de cheval de 50 ce^it. d'épaisseur.
Sous rinfluence de la phaleur produite par Je fumier, on peut
facilçme^t récolter après quatre pu cinq semaines d'attente. Le
gpand av^ntî^ge que possède ce mode de cuHuve sur les autres
systèmes, est d'offrir aux plantes un obstacle à traverser. Cette
résistance force les feuilles à rester serrées les unes sur les
a^tre3> à ,^ manière d'une romain^, comme le montre la fig. 44.
Ç^ légume tendre^ appétissant» précieux surtout parce qu'il
arrive au cour de l'hiver, est récolté avec une partie de la ra-
cine^t v^ndupar les maraîchers deSchaerbeek etdeSt Gilles.aux
marchés de Bruxelles, sous le nom de ^i^Zoo/ (fouillée blanche).
C'est sous cette dénomination que ce produit est le mieux connu
en BelgiqjU^. La maison Vilmorin-Andrieux qui a obligeamment
mis à notri© dispoçitit?n les figures qui accompagnent ces lignes,
a publié un travail spécial sur la Barbe de Capucin. C'est grice
à ses efforts, que ce Jégui^e s'est répandu en France et en Angle-
terre pu il était inconnu ayant d'être sig;ialé et recommandé
j^QfV ellç. Alph. Fillot.
Lft Çangeuç <Lôs arbres truitiers
(Tenikreda adumtraCa).
L'insecte connu par les jardiniers sous le nom de Sangsue et de
Ver-liniaee, est la larve de la Tenthrède, espèce d'Hjménoptère
qu'on désigne sous les noms de mouche à scie ou porte scie.
Tandis que les profanes j voient une véritable chenille, les
savants la nomment fausse chenille. M. Boisduval^ dans son
utile ouvrage, Essai sur Pentomoloçie horticole W dans lequel
(1) Cet intéressant livre devrait se trouver entre les mains de tous le^
professeurs d'arboriculture.
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„ 250 —
nous avons recueilli les renseignements scientifiques sur cet
insecte, dit à propos de la distinction qu'il fait des chenilles
vraies et des fausses chenilles : c A l'avenir les jardiniers les
distingueront aussi facilement que leur main gauche de leur
main droite, lorsqu'ils sauront que les larves des Tenthrèdes
donnent naissance à des mouches à 4 ailes et non à des papil-
lons, qu'elles ont toujours plus de seize pattes (de 18 à 22)
et une tête arrondie comme un bouton, munie de deux yeux,
tandis que les véritables chenilles n'ont jamais plus de seize
pattes ni moins de dix et qu'elles ont en outre la tête cordi-
forme ou un peu triangulaire, dépourvue d'yeux. >
Ce qui intéresse le plus les jardiniers, c'est de savoir que les
Tenthrèdes ont les mêmes mœurs et dévorent de même les feuil-
les et d'autres parties des plantes. Celles en question font à
cette époque des ravages terribles, particulièrement sur le
Poirier et le Cerisier, si on ne met obstacle à leur appétit.
Le seul moyen efficace consiste à saupoudrer les arbres
attaqués, avec de la chaux vive en poudre qu'on peut répandra
au moyen de la boite à houppe employée pour la dispersion de
la fleur de soufre sur la Vigne.
Nous avons en ce moment devant nous des patients de
Tenthréde soumis à quatre épreuves différentes : à la chaux
vive, à la chaux éteinte, à la poussière, aux cendres. Nous con-
statons que le premier ingrédient remplit bien son rôle ; au bout
de quelques instants, la larve n'adhère plus aux feuilles et perd
tout mouvement. La chaux éteinte semble la déranger beau-
coup, tandis qu'elles ne tardent pas à débarrasser leur enveloppe
glutineuse de la cendre et de la poussière dont nous les avons
Nous en concluons qu'il est utile de ne les traiter qu'à
la chaux, de préférence non éteinte.
Fr. Burvenich.
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— 251 —
Société Pomologique de France;
session de 1876.
La Société pomologique de France tiendra cette année sa ses-
sion à Ljon, au Palais des Arts, siège de la Société d'Horticul-
ture pratique du Rhône. Elle coïncidera avec une Exposition
générale d'horticulture. Elle s'ouvrira le 7 septembre et durera
cinq jours.
Le Congrès s'occupera avant tout :
1*» De Tappréciation des fruits admis à l'étude.
2<' Des fruits spécialement étudiés et présentés soit par la
Commission permanente des études, soit par les Commissions
pomologiques locales.
La Société aura à s'occuper également de diverses questions
d'un intérêt moins général.
Nous souhaitons que celte session ait les plus heureux résul-
tats et pour la Société pomologique, qui fera choix d'un nou-
veau président, et pour l'arboriculture fruitière. Nous ignorons
si des Sociétés belges enverront des délégués à ce Congrès ; ce
serait cependant une belle occasion pour le Christophe Colomb
de l'arboriculture de Tongres de déployer encore une fois
tout son talent. Nous faisons suivre la liste des fruits à l'étude.
FRUITS A L'ÉTUDE.
Abricots.
1874. DeJouy.
1872. Hâtif du clos.
1873. Pouman.
1872. Pourpré tardif.
1972. Précoce de Monplaisir.
Cerises.
1874. Beauté de l'Ohio.
1873. Belle Gomboloise.
1874. Bigarreau jaune de Buttner.
1875. BigaiTeaa des Capucins.
1874. Champagne.
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m
1873.
1875.
1874.
1874.
1874.
1874.
1873.
1874.
1873.
1869,
1874.
1875.
1875.
1874.
1875.
1875.
1874.
1874.
1872,
1875,
1874.
1874.
1868.
1875.
1874.
1875.
1875.
1875.
IÇ75.
Du Palatinat.
Bugène Fûrth.
Guigne blanche de Winkler.
Guig4ie de Zeisberg.
Précoce d'Espagne.
Prince de Hanovre.
Reine Hortense hâtive (De
Mortiljet).
Rose noble de Burchardt.
Transparente de Meylan (De
Mortilletj.
Figues.
De Jérusalem.
Grosse Sultane.
Fraxaboisei.
Hornet.
Royale de Herrenhausen.
Pêches.
Avocat Collignon.
Baron Dufour.
Brugnon de Féligny.
D'Oignies.
Galopin.
Gros.
Jaboulais.
Madeleine striée.
Semis dépêche de Chine.
Victoria.
Foires.
Auguste Mignard (Grégoire).
Beurré Baltet père.
Beurré d'août.
Beurré Fromental (Darras
de Naghin).
Beurré Gambier.
Beurré Lebrun (Genniot).
Beurré rouge (Grégoire).
1875. Beurré Saint-Amand.
1872. Beun-éSpae.
1869. Comte Lelieur.
1872. Comtesse de Grailly (E. des
Nouhes).
1875. Docteur Gromier (Morel).
1875. Docteur Jules Guyot.
1868. Enfant nantais.
1875. Favorite Morel (Mo^el)
1872. Fondante Thirriot.
1875. Henri de Bourbon (De Bous-
sineau).
1875. Président Mas (Boisbunel).
1868. Prince Napoléon {Boisbunel)
1874. Professeur Willei^moz (Jfoa-
non).
1872. Royale Vendée.
1875. Sarah (Clapp).
1875. Souvenir de Lydie (Darra»
de Naghin).
1869. Suprême Golomà.
Pommes.
1875. Belle de Furneô.
1875. Belle de Lippe.
1875. Calville d'Angieterre.
1875. Double rose.
1875. Fay'srusset.
1875. Hav7shordin.
1874. Non pareille blanche.
1867. Pépin d'or américain.
1875 Pearmain rouge d'hiver,
1875. Pearmain States-American.
1875. Pldtt sweet.
1875. Reinette Ananas.
1874. Reinette de Mlddelbourg.
1874. Reinette musquée,
Prunes.
1872. Fulton.
1875. Jaune tardive.
Digitized by VjOOQIC
1874. Mas (Baumann).
1875. Pr(kîoce de BergthoW.
1874. Reine-Claude d'Althan.
Kaisins de table.
1873. Barbarossa.
1869. Noir hâtif de Mai*8eiUe(Be8-
SOD.
1^3. Pécou tendre.
1872. Saint-Tronc.
Raisins de ouve.
1875. Clinton.
1875. Cornucopi».
1875. Cunningham.
1875. Herbemont.
1875. Jacquez.
1875. Mustang.
1875. Norton Virginia.
1875. Taylor.
Expositions annoncées pour l'Aiitoinne 1Ô7Ô.
Nous avons reçu avis des Expositions suivantes.
Lonvain. — Du 2 au 6 septembre. — Société royale d'Agri-
culture et de Botanique. Céréales, légumes, fruits, plantes,
^urs, instruments horticoles.
Audenarde. — Du 3 au 5 septembre. — Société d'hort.
Spa. — Du 3 au 5 sept. — Exposition borlicole.
Bruges. — Du 3 au 5 septembre. — Maatsebappij der Veree-
nigde Hoveniers;
Lyon. — Du 7 au 10 septembre. — Société d'horticuitûre
pratique du Rhône. Légumes, fruits, fleurs, industrie horticole.
Toomai. — Du 10 au 12 septembre. — Société royale d'horH-
culture et d'agriculture. Plantes, fleurs, et fruits.
Forest. — Da 17 au 19 septenjbre. — Union agricole et
horticole. Céréales, légumes, plantes, fleurs et herbiers.
Huy. — Du 17 au 19 septembre. — Société d'horticulture
et de botanique. Grande exposition de fruits et de légumes;
Broda. — Du 23 au 26 septembre. — Maatsebappij van
Landbouw, Tuinbouw en Veeteelt. Exposition générale.
M^lines. — Du 1 au 3 octobre. — Société Dorothée;
Exposition agricole et horticole.
Verviors, -^ Du 1 au 4 octobre. — Société royale d'horticul-
ture et d'«,gricu^ture. Céréales, fleurs, fruits, léguiiies et
attiihau-x de basse-cour* Ém. B.
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— 254 —
Société agricole
et
horticole
de Beveren Waes.
Monument à la mémoire de Louis Van Houtte.
{Suite, voir p. 218).
QUATRIÈME LISTE.
Le Collège des Bourgmestre et Échevins de la Ville
dTpres fr. 200
J. B^' Vergauwen . . . . \ / 5
P. Jacq. Verhaert.
Edmond Verhaert.
H. Roels ....
Ch. Van Overloop .
Fr. Michels . . .
Dhaens -Verhaert .
Ph. de la Kethulle.
Bern. Verbracken .
F. Le Bacq . . .
Van de Velde, instituteur, à S' Gilles Waes ... 5
José Martinho de Lucena, amateur de plantes, Lisbonne 50
Jacob Weiss, jardinier chez M. le duc de Palmella,
à Lumiar, près Lisbonne 50
Wustefeld, horticulteur, Courcelles 5
M"« la douairière de Meester de Ravestein, propr.,
à Gand 50
Çh. Verdier fils, horticulteur, 28, rue Baudricourt,
Paris 20
J. J. Moser, horticult., rue S* Sjmphorien, Versailles. 25
Briolay-Goiflfon, hort., 30, rue du Coq S* Marceau, à
Orléans , 10
Emile Bedinghaus, employé, à Gand 10
Karl Koch, professeur de botanique à l'Université de
Berlin 25
Laforcade, jard. principal de la ville de Paris, 74, rue
S* Didier, à Paris 10
Jacob-Makoj et C'«, horticulteurs, Liège .... 25
Ch. Courion, rue de la Station, Mouscron .... 5
Société d'horticulture de Marseille (M. Licard vice-
président, place du Lycée, 4) 20
Verein der Gaertner und (jartenfreunde in Hietzing
(Vienne-Autriche), président M. R. Abel, secrétaire
M. A. Katzan 60
A reporter 590 00
Digitized by VjOOQ IC
— 255 —
Report 590 »
Waldemar Stroehmer, jardinier chez M. F. Massange
de Louvrex, à Liège 5 »
Total de la 4"»Miste . . fr. 595 »
Total des trois listes précédentes . fr. 8047 81
Produit des 4 listes • . fr. 8642 81
CINQUIÈME LISTE.
Marschall Wilder, à Boston (États-Unis) . . . fr. 100
Francesco Diaz, à Se ville (Espagne) 100
Marie et Trejve, horticulteurs, à Moulins (Allier) . 10
P. H. Olivier, président de la Société royale d'horti-
culture et d'agriculture de Verviers 15
Rivoire, trésorier de la Société d'horticulture pratique
du Rhône, à Lyon 25
Louis Reverchon, à CoUonges (Rhône) 10
L. Cusin, au parc de la Tête d'or, Lyon 2
J. M. Fillon, à la Demi-Lune, Lyon 5
Boucharlat aîné, horticulteur, à Lyon 5
Hillioz, St Genèse-Laval 2
Anonyme 1
Mademoiselle Guion, St Quentin (Aisne) 5
Madame Gineston, St Omer( Pas-de-Calais) . ... 5
Antonio Maron, Trieste (Autriche) 25
Deleuil, à Marseille 10
Guillaume De Clercq, à Anvers 5
Chevalier de Aywas, à Stecowa (Gallicie) .... 19
Reuter, à Potsdam, près Berlin 6 25
Antonio José de Campo Porto, Lisbonne 20
De Vylder, professeur, 4, quai St Antoine, Gand . . 10
Vermeulen, vice-président de la Société royale d'horti-
culture, à Malines ^ 10
Haut, inspecteur du chemin de fer de l'État, Gand . 20
Franceschini, notaire, à Fosses 10
Madame Louise Macker, née de Latour, à Tain. . . 10
E. Tschakert, docteur, rue St Georges, Bruges. . . 5
Lippens, rue Maison aux Anguilles, Gand .... 2
Anatole Claus, propriétaire, à Meirelbeke .... 10
Boddaert, propriétaire amateur, Tronchiennes. . 25
A reporter . . 472 25
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256
fr.
Élèves à rÉcoleX
d/JiortiMtûre )
ie
T État à Gani.
Report . . . .
Joseph Napoléott Bauinann, horticulteur, Gand. . .
Joseph Bauraann, horticulteur, à Gknd
Comte Jules de Lichtervelde, à G^nd
P. Marchand, gardeiier at M. S. H. V. Co<Jkta?oft's
Westportv Connecticus U. S. A
Jadoul, directeur des plantations de la ville de Lille .
Omer "Van Lierde, Sottegem. . .\ /
Ch. Van CompernoUe, Gand . . *
L. Bracke, Heusden ....
0. Burvenich, Gendbrugge . .
A. Siraux, Enghien ....
Léon Nolf, Moen
E. Eeckhaute, St Denis- Westrem
R. De Maesschalck, à Gand . .
M. Mortier, à Gand ....
0. Verbrugghôn, Hautetn-St-Liévin
A. Ide, Rujsselede
Alph. Schotsaert, Gand . . .
G. Van Eeckhaute, Gendbrugge.
C. Van Cuyck, Wetteren . .
Louis Eeckhaute, horticulteur, St Denis-Westt*em. .
A. B. Stéven, particulier, à Gand
Emile Planchon, professeur de botanique, Montpellier.
Société d'horticult. et d'histoire naturelle de THérault.
Adolphe Mayez, ingénieur civil, à Braine TAlleud. .
Ch. De Vis, jardinier chef au jardin botanique, Malines.
Bernard Leroux, jardinier, à Wachtebeke ....
Vander Laan, horticulteur, rue du Parc, La Haye. .
Derussy, architecte de jardins, à Maçon
J. Geerts, horticulteur-pépiniériste, à Hasseït . . .
Ch. Mauroy, jardinier chef à Bauffe, près Brugelette.
Van Lemputte, instituteur, Wambeck
Delorme, directeur de la succursale de la Banque
de l'Algérie, Alger
Jules Fievez, jardinier chez M. de Quanter, Jolimorit.
Grégoire Nelis. Jodoigne
J. H. Krelage, horticulteur, Haarlem 1* li^ede la 8à4
Jacq. P. R. Galesloot, Amsterdam J ciété néerlan-)
D' J. F. Westerman, Amsterdam, .r daise d'horti-)
W. A. Viruly-Verbrugge, Rotterdam . ) culture. '
Schietse, instituteur en chef, Middelbourg (PI. ôr.) .
Montant de la 5"® liste . . . fr<
> des listes précédentes . »
Total . . T
472 25
15 .
15 •
50 1
37 50
10
5
10
20
20
10
10
1
21
5
2
5
5
5
3
10
20
10
1*0
ÏO
8
50
50
. 803 75
8642 6l
9446 59
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— 257
CERCLE D'ARBORICULTURE DE BELGIQUE.
Admissions prononcées en août.
3"« Section. — Membres protecteurs.
MM.
Barras, jardinier cliéz M. Braconnier, Plainevaux (Eâfnéux);
présenté par M. Monville.
Callewaert (Gust»), saunier et savonnier, ^tirtrai; pï^êsenté
par M. V. Hage.
Carette (Jules), avocat, Courtrai ; présenté J)ar M. V. -Hage.
Coppieters (Ern.). propriétaire, rue du Jambon, Gond; présenté
par M. Van Huile.
Gaillard (Narc), horticulteur, Huy ; présenté parM. Van Huile.
Joaô Candido de Souza, Rua das Taypas, Porto (Portugal) ; pré-
senté par M. Pjnaert
Lerot-Hembise, chaussée de Malines, Vilvorde; présenté par
M. Van Huile.
Pérignaux (D.), jardinier chez M. Guichard, châteiau de Laroye,
par Virton (Luxembourg) ; présenté par M. Lagaet.
Rolin (Ch.), propriétaire, Conrtrai; présenté par M. V. Hage.
Timmerman (J. B.), chez M. Dompère, Zillebeke, près d'Ypres ;
présenté par M. Van Huile.
Van den Broecke (H.), commissionnaire-expéditeur, Courtrai ;
présenté par M. V. Hage.
Vanlede-Duthoo (Oonstant), négociant en lin, Wevelghem;
présenté par M. V. Hage.
Van Schoenbeek, instituteur, Brouckom (Looz) ; présenté par
M. Ém. Rodigas.
VKeghe (<!3h.), propriétaire, Conrtrai; présenté par M. Pynaert.
1876; 9 19
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— 258 —
La taille du Pêcher.
Ce que Ton cherche d'obtenir dans la culture du Pêcher en
espalier, c'est de l'équilibrer, d avoir le moins de vides que pos-
sible et d'assurer une bonne fructification. Pour atteindre ces
divers résultats, deux systèmes sont généralement suivis :
d'abord celui qui consiste à pincer et à palisser au fur et à
mesure de leur croissance les bourgeons destinés à fructifier
l'année suivante, et cela à une longueur de trente à cinquante
centimètres, suivant la vigueur du sujet ; puis plus tard à rap-
procher sur le faux bourgeon le plus près de la base. Vient
ensuite le système Gressent dont le pincement plus court fait
développer une foule de faux bourgeons, de sorte qu'on n'en finit
plus avec les rapprochements, ce qui fait que dans notre climat,
si l'on doit encore opérer en septembre, on n'a rien d aoûté, le
bois se gèle en hiver et Ton n'obtient que des fleurs grêles ne
produisant pas, surtout si on a affaire à de jeunes pêchers
vigoureux dont la végétation se poursuit jusqu'en octobre.
Dans ce premier système énoncé plus haut, on doit aussi
beaucoup rapprocher, on a aussi le même inconvénient des pous-
ses non aoûtées ; mais cependant il y a une grande différence
et il donne généralement de bons résultats. Pour cela il faut
une grande application et une surveillance constante ; il n'y a
donc pour ainsi dire que les jardiniers en maison et les ama-
teurs conduisant eux-mêmes leurs pêchers, qui puissent les tenir
en ordre.
C'est ce dernier système que je préfère et que j'ai simplifié. Je
taille le Pêcher quand les pêches sont bien nouées. Lorsqu'il a
été bien ébourgeonné et que les bourgeons accompagnant un fruit
ou terminant les rameaux fructifères ont été pinces à trois
feuilles, il me reste à traiter les bourgeons destinés à fructifier
l'année suivante, c'est à dire ceux placés au pied de chaque ra-
meau et sur les prolongements de charpente nés l'été précédent.
Pour cela j'attends que les plus vigoureux de ces bourgeons
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I
— 259 ~
aient atteint une longueur de dix à quinze centimètres; un œil
exercé peut alors voir, d'après Fempâtement des bourgeons
naissants, ceux qui ont une tendance à s'emporter ; je pince
donc totcs ces bourgeons vigoureux à trois feuilles, excepté bien
entendu ceux destinés à la charpente.
Qu en résulte-t-il? Si, d'après le système habituel, je les avais
laissés s'allonger, leur empâtement se serait également développé,
et alors on aurait beau pincer, on ne saurait plus empêcher le
courant de sève de passer par la large ouverture qu'on lui a laissé
prendre ; tandis que par ce pincement à trois feuilles, j^anéantis
pour ainsi dire ce grand développement de sève à certaines
places ; la dite sève refoulée se lance dans les bourgeons faibles,
et ils se mettent à pousser tout aussi vigoureusement que les
autres pourront le faire quand ils seront remis de leur pincement.
Mais, dira-t-on, ce pincement va donner aussi de faux bour-
geons : depuis que je pratique ce système, j'ai rarement obtenu
plus de deux bourgeons et un bon œil à Faisselle de la première
feuille, et dans ce cas, le moyen est bien simple : il suffit de
rapprocher sur le premier faux bourgeon de la base. Seulement
pour cela j'attends le moment où j'opérerai mon pincement
général de trente à cinquante centimètres, suivant la vigueur
du sujet, de façon à ne pas faire développer Tœil de la première
feuille ; et ces faux bourgeons nés dans le début de la végétation^
seront parfaitement durs pour l'hiver et donneront de bonnes
fleurs fructifères.
Il est aussi facile de comprendre combien l'équilibre de
l'arbre est bien établi par cette méthode : pas de gourmands,
grande diminution des vides, pousses bien aoûtées et beaucoup
moins de besogne ; car, en attendant le palissage, il n'y a pour
ainsi dire qu'à surveiller les bourgeons accompagnant un fruit
ou terminant les rameaux fructifères, à ne pas laisser s'allonger
plus de trois ou quatre feuilles. Chacun sait qu'au bout du
deuxième pincement qu'ils subissent, on en a facilement raison.
Cfustave Liénard,
pépiniériste, à Quaregnon près Mons,
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— 260 —
Le jardin fruitier de H. Hage^ à Courtrai.
Déjà plus d'une fois nous avons appelé Tattention des lecteurs
de cette publication sur des jardins fruitiers remarquables ;
aujourd'hui encore pous revenons au même sujet. Non pas qu'il
soit question cçtte fois d'un de ces jardins qu'on est convenu
d'appeler modèles, parce que toutes les essences y sont cultivées
sous la plupart des formes, mais bien parce que de tous les
terrains consacrés plus ou moins exclusivement à la culture
fruitière, c'est celui où nous avons rencontré, cette année,
la plus grande fertilité et la plus grande régularité dans la
fructification.
, On sait que M. Hage, huissier-audiencier à Courtrai, est un
de ces aniateurs passionnés et sérieux, cultivant les arbres
autant pour leurs fruits que pour leurs formes. Il essaye, il se
procure immédiatement ce qu'il y a de neuf; il sait très judi-
cieusement ne conserver que ce qùMl y a de réellement bon
et recommandable : on en a vu la preuve dans les différents
lots de fruits qu'il a exposés à Gand au grand tournoi porao-
logique d^ septembre 1875, où tant de beaux prix si justement
mérités lui ont été adjugés.
Le jardin qu'il s est créé depuis plusieurs années aux portes
de la ville, n'est pas grand : il mesure tout au plus un demi
hectare. Il forme un rectangle longeant le chemin de fer sur
un côté et bordé de haies vives sur les trois autres. Une grille
simple et commode, vis-à-vis un pavillon avec cave, voilà les
seules constructions.
Le tracé du jardin n'est pas à allées droites, mais à chemins
serpentants, laissant entr'eux une étroite pelouse légèrement
vallonnée entre la grille et le pavillon et partout ailleurs des
groupes irréguliers. Ce tracé pourrait être plus heureux, mais
tel qu'il est, il répond parfaitement au but que son créateur
s'est proposé d'atteindre.
Les formes adoptées par M. Hage, nous l'avons déjà fait
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261 —
pressentir, ne sont ni nombreuses ni fantaisistes : on y cherche-
rait en vain toutes ces palmettes artistiques, et sauf quelques
cordons horizontaux, Tespalier j fait presque complètement
défaut. On n'y trouve pas non plus ni le pommier en espalier,
ni le pêcher en haut vent, ce qui y domine c est le poirier en
pyramide.
Dans la bordure-rideau qui règne intérieurement autour du
jardin, se trouvent, à part les haut- vent plantés à des distances
assez rapprochées, des buissons fruitiers et d'ornement. Dans
les groupes d'intérieur> une double ou triple rangée de fraisiers
garnit le fond, par-ci par-là un haut- vent s'élève, mais tout le
reste sont des pyramides traitées sans beaucoup de système ni
de régularité, mais bien suivant leur mode de croissance. Les
unes forment ainsi de très larges cônes, les autres affectent
plutôt la forme de colonne.
Nous ne pouvions nous empêcher d'exprimer notre étonne-
ment de la préférence qu'on accordait ici aux pyramides.
M.Hage en avait agi de la sorte, disait-il, non seulement afin de
pouvoir cultiver un plus grand nombre de variétés, mais aussi
parce qu'il avait trouvé jusqu'ici ses pyramides plus fertiles,
plus productives en général que ses haut- vent. Et, en effet, sur
ces derniers les poires étaient fort clairsemées; des prunes, il
en avait eu en masse. Sur les pyramides, au contraire, presque
des fruits partout. Voici les variétés les plus fertiles i ii^ést
important de les noter cette année : ^
Jargonelle d'automne.
Poire Lewis.
Soldat laboureur.
Nec plus Meuris.
Beurté d'Arenberg.
Bézi Carême.
Délices d^liiver.
Bergamotte Hartrick.
Bon chrétien William.
Doyenné du Comice.
Delporte Bourgmestre,
Durondeau.
Vineuse d'Esperen.
Duc Alfred de Croy.
Surpasse Meuris.
Beurré Gilles.
Lucie Audusson.
Alexandre Bivort.
— Lambré.
Beurré Six.
Beurré Sterckmans.
Bési de Cbaumontel
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— 262
Zëphyrin Grégfoire.
Beurré Del fosse.
Emile d'Heyst.
Passe Crassane.
Beurre rance.
Berif^amotte Esperen.
Passe Colmar.
Alexandre Drouillard.
Forelle (grain de corail).
Beurré superân.
Beurré de Naghin.
Bézi St-Vaast.
Beurré Clairgean.
Fondante du Panisel.
Beurré Dubuisson.
Fondante de Noël.
Nouvelle Fulvie.
Beurré Van Driessche.
Louise bonne du printemps.
Beurré Perrault.
Doyenné d'hiver.
Schobden Court.
Louise bonne d'Avranches.
Ananas de Courtrai.
On le voit, cette année surtout le jardin de M. Hage vaut
bien une visite : il ja des études, des comparaisons très intéres-
santes à y faire. On est du reste certain d'avance d'y trouver un
amateur aussi connaisseur qu'obligeant et serviable.
H, J. Van Huile,
Forçage des Fraisiers.
Notre collègue M. Éd. Pynaert a publié dans V Annuaire
de V Horticulture helgeO) un nouveau modèle de serre à fraisiers
sur lequel nous appelons toute l'attention des amateurs- Nous
reproduisons la figure donnée par V Annuaire et l'article qui
l'accompagne. Em, R,
On sait que pour la culture forcée des fraisiers, une des
conditions essentielles de succès réside dans la faculté de
pouvoir rapprocher les plantes le plus possible du vitrage. Cette
condition, nous l'avons rencontrée, parfaitement remplie, dans
une des serres nouvelles consacrées spécialement au forçage
des fraisiers dans les jardins du Roi de Prusse à Potsdam. Nous
l'avons copiée exactement et nous en donnons ici un dessin
tracé à l'échelle de 0'"02 par mètre.
(1) Annuaire de V Horticulture helge^ année 1875, p. 140. Un beau
volume de 200 pages avec nombreuses fijçures. Prix : 2 fr., au bureau de
V Annuaire, 51', quai des Moines, Gand.
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— 263 —
Dans cette serre, le gradin à tablettes, destiné à porter les
pots de fraisiers, est fixé sur un bâtis glissant à roulettes sur
des rails g, 7i,
Pour tous les soins de culture, arrosements, etc., qui doivent
se faire par devant, on recule le gradin aussi près que possible
du mur du fond de la serre. Aussitôt qu'on a fini, on lui rend
la position indiquée par notre dessin.
Fi g. 45. — Serre à Fraisier».
Voici la légende explicative des lettres de renvoi :
fl,/, conduit de chaleur.
J, c, d, ventilateurs.
e, manivelle pour ouvrir les ventilateurs du haut de la serre.
g, h, rail supportant le gradin.
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264
Bpj^dureç et tapis vlvaces.
L'introduction dans les cultures des plantes à feuïUagt des
climats cbaods, les a fait rechercher et employer en grand
nombre pour li^ pleine terre. C'est à ces plantes que nous
devons les jolies corbeilles parterres fort à la mode aujourd'hui
et qui font les délices de plus d'un amateur. Quoique npus
sachions apprécier le caractère ornemental des Coîeus, Jresine,
Géranium, Gnaphalium^Aîternanthera et de tant d'autres genres
que nous trouvons plantés avec profusion dans les jardins,
il n'en est pas moins vrai qu'on peut leur reprocher qu'ils
sont frileux au possible et que leur multiplication et leur con-
servation exigent la possession d'une bonne serre, au moins
pour la plupart d^entre eux.
La vogue dont jouissent ces plantes, a fait, non pas oublier,
mais négliger la culture de beaucoup de bonnes plantes vivaces
qui ne méritent certainement pas l'abandon dont elles sont
l'objet. Bon nombre de ces plantes vivaces, loin d'avoir la durée
éphémère des plantes molles, ornent agréablement nos jardins
toute l'année de leur feuillage persistant et la nature, en leur
prodiguant l'attrait des fleurs, semble vouloir protester contre
les caprices de la mode qui les relègue au second plan,
quand elles mériteraient, dans beaucoup de circonstances,
d'occuper le premier.
Leur culture n'exigeant ni serres, ni abris vitrés d'aucune
sorte^ elles sont non seulement accessibles à la bourse la plus
modeste, mais elles conviennent tout spécialement pour garnir
les rocailles, le devant des habitations; elles se prêtent surtout
merveilleusement à la formation des dessins réguliers dans les
jardins dits à la française. Nous croyons être agréable aux lec-
teurs du Bulletin en leur donnant la liste de quelques espèces
et variétés qui nous paraissent être les meilleures entre
les belles pour la plantation des bordures. On y rencontrera
également quelques arbustes que, vu leur petite taille, nous
avons cru pouvoir y intercaler :
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— 265 -
Iheris sempervirens. Rustique, à feuillage toujours vert, et ne
s'élevant qu'à quelques centimètres de hauteur. Ses ramuscules
rampent sur le sol et se couvrent, à partir d'avril jusqu'au com-
mencement de juin, d'une quantité de jolies fleurs blanches.
Aubrùtia deltoidea et rosea. Très élégantes Crucifères, à
feuilles d'un vert blanchâtre, et convenant spécialement pour
rocailles et bordures. Floraison, avril-juin.
Cerastium tomentosum. Feuillage d'un gris cendré; ses fleurs
blanches apparaissent en mai et persistent jusqu'en juin. CJne
des meilleures plantes pour tapis.
Alyssum saxatile fol. var. C'est une variété de la corbeille
d'or, à feuillage panaché d'un blanc jaunâtre.
Saxifraça, Sempervivum et Sedum. Trop nombreux pour être
décrits ici. Ressource exceptionnelle pour les corbeilles-par-
terres d'hiver.
Festuca glauca, Fétuque glauque, naine, indigène, formant
en peu de temps des gazons compacts et des bordures persis-
tantes.
Fragaria vesca fol, var. Sans soins particuliers, ce joli
Fraisier à feuilles maculées de blanc, couvre le sol après
quelques mois de plantation.
Ajuça reptans fol, marmoratis, La Bugle rampante de nos
haies a produit une variété qui mérite la culture. C'est celle
que nous recommandons ici.
Arenaria coespitosa. Cette plante a l'apparence d'un tas de
mousse verte, disparaissant pendant une partie de l'été sous un
linceul de fleurs d'un blanc de lait.
TrifoUumrepens var, nigrescens. Oxalis corniculatafoLpurp.
Le Trèfle rampant et l'Oxalide à feuilles pourpres pourront par
la vigueur du contraste produire une heureuse diversion avec
celles énumérées plus haut.
Thymus citriodorus var., montanus aïbus et lanuçinosus.
Rivalisant entre elles par leur feuillage aussi curieux que
joli, ces trois espèces méritent d'être cultivées dans tous les
jardins.
30
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— 266 —
Comme on le voit, nous nous sommes borné à ne renseigner
que quelques petites plantes. Ces miniatures, en général peu
cultivées parce qu'elles sont trop peu connues, sont les plus
propres à faire des tapis et des bordures naines. Nous ferons
connaître dans un prochain article une série d'espèces d'une
taille un peu plus élevée convenant spécialement pour les
grandes bordures. Alphonse FUlot.
L'Ail (^> (allium sativum).
L*Ail est originaire de la Sicile et était connu de toute anti-
quité. Les anciens (2) le considéraient comme une plante magi-
que ayant le pouvoir de protéger celui qui le portait contre
les desseins funestes de ses ennemis. C'est une plante à racine
bulbeuse, nommée gousse, de la famille des Liliacées, famille qui
fournit encore à nos potagers TAsperge, la Ciboule, la Civette,
rÉchalotte, TOignon, le Poireau. Elle se multiplie dans notre
pays par caïeux qu'on plante en échiquier à 4 ou 5 centi-
mètres l'un de l'autre. On les met généralement en rangs
pour faciliter les sarclages et les binages que cette espèce
réclame impérieusement. Ses feuilles sont linéaires ; ses fleurs
d*un blanc rosé en ombelles donnent naissance à des graines
noires, rarement employées pour la reproduction. L*Ail se
plante en mars ou avril dans une terre meuble, convenablement
fumée. La récolte a lieu au mois d'août. On laisse sécher les
plantes sur la terre, puis on les attache en bottes et on les
(1) Noos comptons publier chaque mois quelques notions succinctes
sur les plantes potagères cultivées dans nos jardins, nous les examine-
rons en suivant l'ordre alpliabëtique.
(2) Cf. Homère, Odyssée, eh. X. v. 304 et s. — Anthologie grecque.
Epigr. 12. L. XV. Les anciens Égyptiens faisaient de PAil un Dieu.
Pour avoir une idée de la consommation de PAil dans le Midi, U suffit
de noter qu'avant la Révolution française, la dîme de Pail rapportait
plus de 3,000 francs à Parchevêché d'Albi.
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— 267 —
suspend dans un endroit sec pour les conserver jusqu'au prin-
temps de Tannée suivante. L'Ail est une plante d'assaisonnement
qui réveille Tappétit quand on l'emploie en petite quantité,
mais qui devient indigeste et donne mauvaise haleine quand on
en fait abus. On en consomme beaucoup plus dans le midi
que dans le nord, crû ou cuit. Ce bulbe est employé dans l'indus-
trie. Mélangé à la colle de farine, il lui donne plus de force
adhésive et permet qu'on s'en serve pour recoller la porcelaine .
Outre l'Ail ordinaire, on cultive encore l'Ail rouge {Allium Sco-
rodoprasum), VkW d'Orient {Allium Ampeloprasum) et l'Ail
Rocambole dont l'inflorescence produit des bulbilles au lieu
de fleurs.
0. Klip'p.
L'Arroche (atriplex hortbnsis).
L'Arroche dont notre collaborateur M. Éd. Pjnaert a déjà
entretenu nos lecteurs dans ce Bulletin W, est connue sous le nom
de Belle dame dans une grande partie du pays. C^est une Chéno-
podée annuelle qu'on croit originaire de Tartarie. Cultivée
depuis longtemps dans les jardins potagers du nord de l'Europe,
on en cueille les feuilles qui se mangent cuites comme les
épinards ou mêlées à l'oseille pour l'adoucir. Un des grands
mérites de la plante est de fournir des feuilles à la consom-
mation pendant les chaleurs de l'été, alors que les épinards
ordinaires sont montés en graine. On en distingue plusieurs
variétés : YArroche verte aux feuilles d'un vert intense (c'est la
moins bonne), YArroche roussei^) dont la tige et les feuilles sont
d'un rouge pourpre plus ou moins foncé, et YArroche llonde dont
(1) Ann. 1874, p. 272.
(2) Quelques botanistes y voient une espèce distincte à laquelle ils ont
donné le nom à^ Atriplex ruberrima.
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la teinte tire sensiblement sur le jaune (c'est la meilleure).
Une de ses variétés, obtenue de semis en Angleterre, Ltis Oiawt,
émet des feuilles plus grandes que le type.
On sème Tarroche très clair de mars en septembre, de mois
en mois, au milieu d'autres plantations. Si on a semé trop dru,
on doit éclaircir le semis, car TArroche est une forte plante à tige
dressée, haute de 1"50 à 2", rameuse, portant des feuilles sagit-
tées de la largeur et de la longueur de la main. On mouille la
plante par les temps très secs. La croissance de la plante est
rapide : elle vient pour ainsi dire sans culture dans tous les
terrains et se ressème souvent d'elle-même. On récolte les graines
peu de temps avant leur maturité sur les plus beaux pieds et on
les fait sécber à l'ombre, à l'abri du vent, car ces graines sont
très légères. Il faut annuellement faire la récolte des graines,
car celles-ci perdent toute faculté germinative au bout d*un an.
0. Elipp.
Plébiscite pomologique.
LES POIRIERS QUI FRUCTIFIENT CETTE ANNÉE.
II.
J'ai déjà reçu un grand nombre de réponses aux questions
posées dans le dernier numéro du Bulletin, pour arriver à con-
naître quelles sont toutes les variétés de poires qui, dans notre
pays, fructifient cette année. Il m'en est venu de presque tous
les points du pays, mais je dois le dire, en plus grand nombre
du pays wallon que du pays flamand. Il serait désirable pour
que le travail collectif qui résultera des renseignements obtenus,
soit aussi complet que possible, que ceux-ci me fussent donnés du
plus grand nombre de localités et répartis à peu près également
dans tout le pays. J'adresse donc de rechef un appel à tous nos
confrères du Cercle d'arboriculture. Ce que je demande, ce sont
de simples listes en réponse aux questions A, B, C, D et E. La
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— 269 —
liste générale qui sera publiée dans le prochain numéro, com-
prendra tous les noms des variétés avec Tindicatiou du nombre
de fois qu'ils auront été mentionnés. Les variétés les plus fertiles
seront naturellement celles qui ont été nommées le plus souvent.
Éd. Pynaert.
Plantes d'ornement. — Soins en vue de l'hiver.
Notre Bulletin est plus spécialement consacré à l'arboricul-
ture; mais son titre porte aussi floriculture et culture maraî-
chère. D'ailleurs, quel est l'arboriculteur qui ne cultive en
même temps quelques plantes ornementales plus ou moins déli-
cates, voire même de bâche et de serre froide ? Que d'amateurs
qui désirent quelques conseils ! Nous allons essayer de les leur
donner.
Et d'abord disons que nous entendons ici par plantes d'orne-
ment celles qui produisent d'autant plus d'effet, soit par leurs
fleurs soit par leur port, qu'on peut les isoler davantage. Faut-il
en exclure les arbres et arbustes? Certes non. Toutefois la plu-
part étant peu délicats, il suffira de bien soigùer leur taille de
préférence aussitôt que leurs feuilles sont tombées. A cet égard,
nous devons faire observer que la taille doit être faite non
pas dans le but d'obtenir une forme déterminée, parfois raide et
jurant avec la nature, mais bien de façon à ce que le port carac-
téristique de la plante soit conservé, accentué, aidé, corrigé au
besoin. Beaucoup de personnes se croyant déjà assez au courant
ne comprennent encore que très imparfaitement cette question et
feraient très bien de l'étudier avant de mettre la main à l'œuvre.
Prescrire des règles à cet égard est difficile ; un bon jugement
sera le meilleur guide.
11 est une autre catégorie de plantes ligneuses de pleine terre,
celles qu'on cultive pour leurs feuilles à grandes dimensions,
qu'on fera bien de receper tous les 2, 3, 4 ou 5 ans. Des gour-
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— 270 —
mands se développent alors et en les éclaircissant suffisam-
ment dès leur naissance, à cause de leur extrême vigueur, les
feuilles acquièrent des dimensions vraiment colossales. De ce
nombre sont les Paulownia imperialis, Gfymnodadus cana-
ientis, AUanùhus glandtdosa, Bhus laeiniata glabra, etc. etc.
Leur donner en même temps un supplément d'engrais est très
recommandable.
Quant aux plantes décoratives plus délicates, sensibles plus ou
moins à nos hivers, le nombre de celles cultivées est plus con-
sidérable, autant parce qu'elles sont plus belles, que parce que
le plus de soins qu'elles exigent les rend moins vulgaires et par
conséquent plus dignes de fixer Tattention.
Comment les traiter en vue de lliiver? Faut-il les empoter
afin de pouvoir les hiverner soit en bâche soit à Torangerie? Ce
sera ce qu'il y aura de plus prudent à faire, quand ce sont
des plantes dont le système radiculaire est relativement peu
développé, peu encombrant ou quand^ alors même que tel
ne serait pas le cas, ce seraient des espèces sur le plus ou moins
de rusticité desquelles on n'aurait pas tous ses apaisements.
Dans tout autre cas^ il vaut mieux prendre ses mesures pour
couvrir à demeure quand le moment sera venu.
Voyons d'abord comment il faudra procéder pour Tempotage.
Le mieux est de le faire dès la fin d'août, afin que de nouvelles
racines puissent se former encore avant l'hiver. Mais comme on
aime à jouir de ces plantes jusqu'à la fin de la saison, on peut
encore très bien empoter même fin d'octobre. N'employez alors
que de la terre légère, sablonneuse et surtout suffisamment
sèche, ne la foulez pas trop.
Si c'étaient des plantes en végétation, il faudrait les mettre
sur couche et les arroser modérément ; mais généralement elles
sont en repos, Il faut les y laisser. A moins que ce soient
des espèces de serre, mettez-les en bâche, les pots plongés dans
des feuilles sèches et laissez-les y sauf à les couvrir de paillas-
sons au besoin, mais sans les arroser, jusque vers le mois
de mars. A cette époque, reprenez petit à petit les arrosements,
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-^ 271 —
habituez-les graduellement à Tair libre et mettez-les j au plus
tôt pour du bon et en pleine terre. L'essentiel c'est de les empê-
cher d'entrer trop tôt en végétation durant lliiver et même au
printemps.
Pour ce qui est des plantes décoratives plus délicates, sous-
ligneuses et même herbacées et restant dès lors plus ou moins
en végétation durant Thiver, empotez-lez aussi soigneusement
que possible dans une bonne terre de feuilles et arrosez juste
assez pour entretenir la fraîcheur de cette terre; seringuez
au contraire souvent mais très légèrement. Si ensuite on pouvait
mettre les plantes sur une couche tiède, dehors, pour une bonne
quinzaine de jours, ce serait parfait ; sinon^ mettez-les à Tabri
du vent et des fortes pluies et ne les rentrez que le plus tard pos-
sible. Rentrées immédiatement après Tempotage^ les feuilles
jaunissent et tombent. Cela a toujours lieu plus ou moins, nous
le savons, mais pas au même degré si l'on agit suivant nos
conseils.
La rentrée faite, continuez parcimonieusement les arrosages,
donnez beaucoup d'air, mais évitez les courants.
Peu à peu la reprise se fera, ce qu'on remarque et à la rai-
deur du feuillage et aux racines qui tapissent la paroi inté-
rieure du pot. Dès lors souvenez-vous toujours que vous avez
affaire à des plantes sousligneuses ou herbacées, que le moindre
excès de température ferait entrer en végétation, ce qu'il faut
éviter, et que le défaut de jour comme l'humidité stagnante
feraient pourrir, ce qu'il faut éviter encore. On y parviendra, on
hivernera parfaitement ses plantes si, durant la morte saison, on
sait maintenir une température basse mais sèche, de l'air et de
la lumière suffisante. Inutile de dire combien une bonne serre,
car toutes sont loin de l'être, est indispensable pour atteindre
ce but. B. J. Van EuUe.
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272 ~
Nouvelles variétés de Fraises.
Les nouvelles variétés de fraises dont le Bulletin donne
acgoard'hoi le portrait chromolithographique, ont été soumises
par M. Mulié, pépiniériste, de Neuvilie-en-Ferrain, à Tapprécia-
tion du Comité central du Cercle d'arboriculture de Belgique.
Le Comité n'a pas hésité à les faire connaître par la voie de
l'organe du Cercle : c'est assez dire qu'il a constaté les mérites
de ces variétés.
Le Secrétaire général,
Ém, Roiigas.
N"l. — T}L6odo)re Molié. — Fruit : Très gros, les premiers
en crêtes, la production finissant par des fruits ovoïdes ; couleur
d'un beau rouge carmin glacé ; graines saillant des alvéoles ;
chair fine rose foncé, sucrée, très juteuse, arrière goût d'un
parfum excellent.
Port : Plante naine, trapue, feuillage raide, vert foncé, de
20 centim. de hauteur, très rustique, culture très facile, d'une
production extraordinaire dès la première année de plantation.
MaiwriJti : hâtive.
Ob$. Ce fruit sera très avantageux pour les marchés.
N» 2. — Professeur Éd. Pynaert. — Fmtt : énorme,
très beau, en crête, lobé, aplati ; couleur d'un beau rouge rosé ;
chair blanc rosé, juteuse, très bonne, variété superbe.
Port : Plante robuste, feuillage raide et gros.
Maturité : moyenne.
Obs. Cette variété, très méritante par son volume, sa beauté
et sa bonté, fera certainement l'admiration de tous les amateurs.
N*» 3. — Phéqomàne; — Fruit : Des plus gros, extrême-
ment curieux, se partageant en deux ou trois lobes fendus
presque jusqu'au réceptacle, pouvant faire croire à plusieurs
fruits soudés ensemble^ mais en examinant la fleur et le fruit, on
s'aperçoit très vite que c'est une forme particulière du fruit.
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I
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— 273 —
d'ailleurs, tous les fruits sont multilobés et se présentent tels
depuis plusieurs années; et bien souvent les lobes sont eux-
mêmes partagés à leurs extrémités en plusieurs petits lobules ;
couleur rouge clair ; graines saillant des alvéoles ; chair blanc
rosé ; très productif.
Port : Plante robuste et très rustique.
Maturité : hâtive.
Ois, L'extrême bizarrerie de forme que les fruits acquièrent,
feront de cette variété Tagrément des amateurs tout en faisant
leurs délices.
N" 4. — Professeur Préd. Borvenich. — Fruit : Gros,
en crêtes arrondies; couleur rouge foncé vernissé; chair rose
foncé, sucrée, juteuse ; fertilité extraordinaire.
Port : plante très naine, trapue et très rustique.
Maturité : moyenne.
N*» 5. — Maréchal Mac-Mahon. — Fruit: Très gros de forme,
les premiers fruits lobés, en crêtes, pesant de 35 à 40 grammes,
finissant sa production par des fruits ovoïdes ou de forme en
cœur, de couleur d'un beau rouge vermillon glacé ; graines peu
nombreuses, un peu enfoncées dans les alvéoles. Chair fine,
très ferme, rose, zonée de rouge à la circonférence, sucrée,
juteuse, relevée, de très bon goût.
Port. Plante trapue, feuillage raide et gros, tiges de 30 cent,
de hauteur, très rustique, ne craignant ni Thumidité, ni la
sécheresse; culture très facile, très fertile, d'un bon rapport dès
la première année de plantation.
Fruits portés sur des tiges de 30 centimètres, chaque tige
porte de 8 à 12 fruits, mûrissant successivement Tun après
Tautre ; variété de moyenne saison et aussi une des plus tar-
dives; la production se prolonge pendant un mois. Durant ce
temps la récolte parait toujours naissante ; les fruits se con-
servent sur pied 5 à 6 jours et supportent facilement un long
transport sans se défraîchir.
Obs. Cette variété est sans contredit la meilleure qu'il y ait
pour le marché; elle eist mise au commerce depuis 1873.
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N» 6. — Hélène Mnlié. — Fruit: Gros, forme en cœur,
couleur d'un beau rouge foncé vernissé; graines peu nombreuses,
peu enfoncées dans les alvéoles. Chair fine, très ferme, rose,
sucrée, juteuse, d*un goût relevé.
Port: Plante et feuillage robustes, de 30 à 35 centim. de
hauteur, très rustique ; culture très facile, très fertile ; très bon
rapport dès la première année de plantation.
Maturité: Plus que de moyenne saison, après la première
récolte, la plante refleurit de nouveau et donne une seconde
récolte supérieure à la première.
Moins méritante que le fraisier Maréchal Mac-Mahon quant
à sa fermeté, elle ne supporte pas aussi bien le transport, mais
elle est plus hâtive de quinze jours et plus fertile. Elle a été
mise au commerce en 1874.
Tous les. fraisiers ci-dessus proviennent des semis faits par
M. Ch. Delahousse. «Ten ai acquis la propriété.
Th. Mulié.
Exposition d'été d'Audenarde.
Qui ne connaît la jolie petite ville d'Audenarde, située le long
de TEscaut, au pied de ces verdoyantes collines qui continuent
vers le Hainaut? Son hôtel de ville est un chef d'œuvre d'archi-
tecture et de sculpture gothique, toutes ses rues témoignent
d'une aisance réelle et ses habitants sont renommés pour leur
franchise flamande et leur large hospitalité. C*est là que le
2 septembre nous étions convié à faire partie du Jury des con-
cours horticoles.
Audenarde a été une des premières villes à suivre le mou-
vement arboricole et horticole : depuis de longues années
déjà elle n'a discontinué ni ses cours publics de taille ni
ses expositions d'horticulture, et malgré le petit nombre des
membres de la Société d'horticulture et par conséquent Texi*
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— 275 —
guité de ses ressources, elle a maintenu ses fêtes florales. Nous
aimons à le dire, c'est grâce aux Liefmans, aux Vanderstraeten,
aux Acar et surtout à M. Beaucarne, un des amateurs qui mérite
réellement ce nom en Belgique, que ce résultat est dû.
La dernière Exposition ne présentait pas la masse des
plantes, mais toutes témoignaient d'un bon choix et généra-
lement de bons procédés de culture. Il n'y avait pas non plus
un grand nombre d'exposants : mais sur les vingt médailles
adjugées, une a été obtenue par M. Germonprez pour ses
fruits, neuf par M. Dubois, jardinier chez M. Van der
Slraeten, pour fruits et plantes, et onze par M. Beaucarne, pour
plantes diverses. Ce n'est pas une année à fruits ; il faut donc
féliciter M. Germonprez, instituteur en chef de la commune,
d'avoir su réunir une bonne collection ; pour la prochaine fois
cependant, il fera bien de mieux soigner la nomenclature des
fruits qu'il expose. Même remarque pour les fruits de M. Dubois.
Parmi les plantes exposées, il y en avait réellement de remar-
quables ; nous citerons comme telles les plantes panachées de
serre chaude de M. Dubois, entre autres un Pavetta lorlonica^
plante diflScile, dont nous n'avons jamais vu plus bel exemplaire.
Et quant aux plantes de M. Beaucarne, ses plantes fleuries en
grands exemplaires et ses plantes décoratives étaient irrépro-
chables, à tel point que le jury a demandé et obtenu une
majoration de récompense. Il en a été de même des Orchidées
en fleurs, bonnes espèces, admirablement fleuries. Une médaille
extra a été votée aux Ananas en pot de M. Dubois qui étaient
d'une culture exemplaire.
En somme donc une bonne petite exposition faisant le plus
grand honneur à la ville d'Audenarde.
H. J. Van Huile.
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— 276 —
Exposition à Forest
L*Expo8ition générale ouverte le 17 septembre par VUnim
açrieole et horticole de Forest, comptera parmi les plus brillantes
de cette année. Les organisateurs avaient cru que les locaux de
la maison communale auraient suffi à son installation, mais
leur appel a été si bien entendu, le souvenir de Taccueil fait
aux exposants de la précédente floralie était tellement vivace
qu'il a fallu envahir toutes les classes de Técole communale,
s*emparer d'une vaste salle de concert avoisinante et empiéter
temporairement sur la voie publique afin de pouvoir donner
asile à tous les produits. Nous ne saurions énumérer tout ce que
cette belle Exposition contenait de remarquable dans les cinq
sections des concours. Nous devons nous borner à citer ce qui,
à nos. jeux, méritait surtout Tattention. Bans la section des
sciences, le riche herbier de M. le lieutenant Le Lorrain, du
dépôt de la guerre^ et celui de M. Muller, président de la
Société Lînnéenne; plusieurs collections de mollusques, poli-
piers, fossiles et bois de M. de Bullemont, dlxelles ; les insectes
nuisibles exposés par M. Van Caster, secrétaire communal à
Forest; tous ces objets étaient évidemment présentés en vue
de l'enseignement et de Finstruction populaire.
Bans la section de l'horticulture, nous aimons à signaler le
beau lot de Broméliacées de M. Peeters, horticulteur, à Bruxelles,
qui a partagé avec M. Momm la médaille d'or offerte par
S. M. le Roi ; nous mentionnons aussi les superbes Gloxinia de
M. Houtart-Jumin ; les Palmiers de MM. Momm et Peeters, les
Bégonia de MM. Thiroux et Buden, de Fprest, les magnifiques
roses de M. Vandievoet.
Parmi les produits agricoles, on peut citer ceux de M. Butran-
nois, d'Ath, et de M. Robillard, d'Hensies. Parmi les pro-
duits maraîchers, un grand nombre auront attiré l'attention
des connaisseurs. Bornons-nous à citer les produits variés de
M. Be Coster, de Forest, de M. Bemeyer, d'Uccle, de M. Welle-
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— 277 —
kens, dlxelles. En^n dans la section de pomologie, nous pouvons
signaler les collections de M. De Coster, de M. Annendjok,
pépiniériste à Rujsbroeck, de M. Vermeulen, d'CJccle, et
rappeler que le prix d'honneur a été remporté dans cette section
par M. De Coster dont les lots de pommes eft les diverses séries
de poires ont été justement appréciés.
La Société Union agricole et horticole de Forest, présidée par
M. F. Robie, que seconde M. P. Cornez, secrétaire, a le droit
d'être fiëre de TExposition de 1876 qui a été aussi brillante
qu'instructive pour les populations rurales de ce riche canton.
Ém. Rodigas.
Plantation automnale du Rosier.
Beaucoup d'amateurs, je pense; ont déjà essayé la plantation
des Rosiers fin septembre et en octobre ; pour moi, je ne plante
presque jamais à d'autres époques, et je réussis toujours au
point que souvent des variétés très remontantes telles que :
Marquise de Boxella, if"® Charles Wood, Henderson, etc.
fleurissent en novembre.
Déplanter avec soin, couper les feuilles avec des ciseaux,
laisser le pétiole entier, retrancher seulement le bout des jeunes
feuilles aux extrémités de chaque rameau ; si le sol est com-
pacte, placer au dessous et au dessus des racines chevelues prin-
cipalement, un peu de terre légère passée au crible ; pailler,
arroser assez souvent le pied et les branches, assujettir ces
dernières avec un ou plusieurs petits tuteurs.
Souvent même j'ai transplanté en juillet-août, mais alors je
garantis Farbuste avec des branches garnies de feuillage, ayant
soin d'arroser tous les soirs pendant plusieurs jours comme
ci-dessus.
tTai appliqué ce traitement à de jeunes poiriers, pommiers
et pruniers avec complète réussite.
Chevalier de Biseau d'Bauteville.
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— 278 —
Encore le Puceron lanigère.
M. Vorsterman van Oyen, d^Aardenburg, nous adresse la lettre
suivante que nous nous empressons de publier. On remarquera
qu'il y s'agit encore d'un moyen de détruire le puceron lanigère :
Aux gi'anda maux les grands remèdes.
Aux maux incurables beaucoup de remèdes.
Fr. B.
Monsieur Burvenich,
c Dans la livraison de juillet 1876 du Bulletin div, Cercle
d*arioricuUure , je trouve comme remède contre le puceron
lanigère du Pommier une poudre composée par M. Rivière,
de Paris.
€ Cela me fit venir à l'idée de vous communiquer un remède
simple contre les destructeurs importants de nos pommiers.
€ Vous prenez simplement un verre de genièvre de Hollande
(Schiedam) et un gros pinceau. Sur les places, où le puceron
se fixe, on enduit la branche de cette liqueur : tous les pucerons
qui en sont atteints, meurent immédiatement.
€ Si Ton veut faire exécuter cet ouvrage par un ouvrier, qui
se ferait un crime de gaspiller ainsi le genièvre, on doit, par
précaution, y mélanger du tabac en poudre ou quelque chose
d'analogue qui le rende non potable.
* En publiant ce remède dans votre Bulletin vous m'obligerez
ainsi que beaucoup d'autres. »
Vorsterman Van Oyen,
Synonymie de la Foire de curé.
Ce fruit très répandu et assez méritant à certains points de
vue, s'est trouvé inscrit dans les registres de l'état civil pomolo-
gique sous les noms de Belle de Berry, Belle fféloïse, Vicaire de
Winclfield ou Wackejield, Bon Papa, Canillét d'hiver, de Clion,
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— 279 —
Cueilleite d'hiver, Comice de Toulon, Curette, Dumas^ crosse
allongée, Joufroy, Messire d'hiver, du Pradel, des Prêtres, Tar-
quin, etc. etc.
Heureusement toutes ces synonymies sont depuis longtemps
établies et, dans le commerce, on ne rencontre plus Tarbre
aflfublé de Tun ou l'autre de ces noms.
Un seul pourtant^ quoique particulièrement signalé par le
Congrès pomologique de France, celui de Comice de Toulon
trouve encore place dans la nomenclature de certains pomo-
logues. Il y en a qui, malgré les avis autorisés de MM. André
Leroy, de Simon-Louis, et de toutes les sommités pomologi-
ques qui composent la Société pomologique de France, conti-
nuent à déclarer tout haut, — avec bonne foi, — je me hâte de
le dire, que la poire Comice de Toulon est une poire exquise,
ayant toutes les qualités qu'on puisse "exiger d'un bon fruit,
tandis que la poire de Curé est tout simplement détestable
et que ceux qui confondent les deux sont dans la plus profonde
erreur. Il n'y a pas longtemps j'ai entendu faire une harangue,
désintéressée, je dois l'avouer, en présence d'un public nombreux
et devant quelques pyramides de Poire de Curé, étiqueiies
Comice de Toulon.
Le texte de cet intermède portait à la défense de la Poire
Comice de Toulon, comme variété distincte et excellente, le tout
entrelardé d'allusions dont nous avons pris notre part, puis-
qu'elles étaient à l'adresse de ceux qui, comme moi, sont intime-
ment convaincus que celui qui achète le vrai poirier Comice de
Toulon, aura un arbre vigoureux, à grand feuillage foncé, à
rameaux un peu pleureurs, d'une grande fertilité, produisant
des fruits médiocres et aqueux dans les sols froids, passables
dans les bons terrains chauds et bien drainés. Ces poires sont
grandes, de forme très allongée vert d'herbe passant au jaune
citron à la maturité, sauf quelques places qui conservent la
teinte verdâtre.
C'est là le signalement de l^^ Poire de curé. Les Bulletins enre-
gistreront volontiers les observations ou les réfutations à ce
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sujet, «rengage les pomologaes qui sont d'un autre avis que moi
à en profiter. Entretemps j'engage aussi les amateurs qui
n'aiment pas ce fruit ou qui en ont assez dans leurs cultures,
à ne pas acheter ni le Comice de Toulon^ ni la Belle Eéloise, ni
la Belle Berry, car ils auront toujours la Poire de curé.
Pr. Burvenich.
L'Ëdole d'horUcTilture de l'État à Gand.
L'École dliorticulture de Gand, nous ne craignons pas de
l'affirmer, répond largement aux espérances que son transfert
au Jardin botanique de l'Université avait fait naître. Le nombre
des élèves tant réguliers que libres augmente d'année en année;
ceux qui obtiennent le diplôme de capacité sont toujours avan-
tageusement placés ; plusieurs n'ont pas même attendu la troi-
sième année pour s'établir dans nos centres horticoles. Il a fallu
agrandir les locaux de l'école et donner aux cultures une exten-
sion plus considérable : les élèves trouvent aujourd'hui au Jardin
botanique, au Jardin zoologique et dans les cultures maraîchères
et arboricoles deGendbrugge, tous les éléments d'une instruction
complète et sérieuse.
Les examens de passage — auxquels les élèves réguliers
seuls sont soumis en dehors des élèves libres — ont été très
brillants cette année. Le jury a admis à la Division moyenne :
MM. Gustave Van Eeckhaute, de Gendbrugge.
Oscar Verbrugghen, de Hautem StLiévin.
Maurice Mortier, de Gand.
Edouard Gassée, de Gand.
Julien Himbeke, de Beernem.
Charles Van Cuyck, de Wetteren.
Léopold De Mulder, de Dickele.
Arthur Ide, de Ruysselede.
Charles Bloeykens, de Beirvelde.
Alphonse Schotsaert, de Gand.
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— 281 —
Il a admis à la Divisio^ supérieure (dernière année d'études) :
MM. Octave Burvenich, de Gen.dbrugge.
Ernest Eeckhaute, de St D^nis Westrem.
Pierre Van Calcar, d^ Hoogezende (Hollande).
Aimé Siraux, d'Enghien.
Léon Nolf, de Moen.
Charles Verbaeys, de Nieuport.
Adolphe Van Haute, de Gand.
Richard De Maesschalck, de Gand.
Le diplôme de capacité a été conféré à M. Orner Van Lierde,
de Sottegem, et à M. Charles Van Compernolle, de Gand.
M. Van Lierde a subi les diverses épreuves avec grande distinc-
tion.
Les examens d'admission auront lieu le 9 octobre (0.
Le jurjr chargé d examiner les personnes qui, après avoir suivi
les conférences publiques sur la culture et la taille des arbres
fruitiers, ont demandé de voir leurs connaissances constatées
par un examen, a siégé à Gand le 13 et le 14 septembre. Il a
délivré des certificats de capacité aux personnes dont les noms
suivent par ordre de mérite :
Ernest Burvenich, de Gendbrugge, coups publics suivis à
Gand.
Charles Vanden Brande, de Baerdeghem, — à Alost.
François Proot, de Poperinghe, — à Gand.
Pierre Mertens, de Lebbeke, cours des instituteurs du
9"^ ressort.
François Rom, d'Iseghem, cours publics suivis à Roulers.
Adolphe De Schrijver, de Lede, — à Alost.
Jules Thooft, de Merendrée, — à Gand.
Camille Declercq, de Poucques, — à Gand.
François Steyaert, d'Oostacker, — à Gand.
(1) Pour les conditions, s'adresser à M. J. J. Kiçkx, directeur de
l'École d'horticulture, au Jardin botanique, àGancJ.
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Tous ces récipiendaires ont suivi les cours publics donnés par
M. Burvenich dans les localités prémentionnées.
Le diplôme de capacité a été conféré également, après un
examen des plus brillants, à M. Stephan Njeland, directeur de
l'École d'horticulture de Copenhague. Rid,
Corbeille parterre.
La corbeille que nous reproduisons aujourd'hui d'après la
Revue de TBorticuUure hélge, a été exécutée dans le magnifique
parc de M. le comte de Kerchove de Denterghem» à Beirvelde,
Fig. 46. — Corbeille parterre.
situé à proximité de la ligne du Pays de Waes. Cette corbeille
est parfaitement visible du chemin de fer d'où les voyageurs
ont pu l'admirer. L'effet qu'elle produit et dont on ne saurait
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se faire une idée exacte sans Favoir vue, ne peut se rendre ici.
Le dessin en est simple, mais il contribue peut-être plus que
tout autre, à faire ressortir l'agencement heureux des couleurs
si variées et en même temps si éclatantes, qui composent la
corbeille :
1. Yucca quadricolor.
2. Alternanthera amabilis. *
3. — paronichioides var. amoena.
4. Telianthera ficoides var. versicolor.
5. Centaurea candidissima (deux rangées).
6. Pjrethrum Golden Feather (quatre — ).
7. Mesembrjanthemum cordifolium variegatum.
8. Yucca albospica.
9. Echeveria metallica glauca.
10. Iresine Lindeni (tenus très courts). Alphonse FUlot,
Les Pignons perdus.
Mon fils Jules Burvenich, actuellement occupé dans les
jardins du château de TAst, me transmet les lignes suivantes :
«... J'ai vu ici un arbre bien remarquable, exemple frap-
pant de ce que deviendrait la production de bons fruits de garde
en particulier, si la propagande que vous avez entreprise pou-
vait trouver écho partout. Chez le Bourgmestre de la commune
de MuUem se trouve un poirier de Passe Colmar couvrant tout
le pignon de l'habitation, ce qui fait qu'il tapisse environ 25 mètr.
de surface. C'est une palmette simple à branches légèrement
obliques, plantée depuis 25 années. En ce moment l'arbre porte
au moins 2,000 belles poires. En prenant le minimum de leur
valeur, soit 10 centimes, cela ferait un produit de 200 fr. !
Le propriétaire m'assure que cet arbre porte régulièrement
tous les ans, mais pas toujours si abondamment. Dans la même
propriété, j'ai vu des pyramides de la même variété : les fruits
sont crevassés jusqu'au cœur.
Quel dommage qu'il y ait tant de pignons perdus ...»
Fr. Burvenich.
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— 284 —
Congrès po^ologique de Lyon.
Nous apprenons que le Congrès pomologique de France vient
de terminer à Lyon sa IQ*"" session annuelle.
Il a nommé président M. Réveil, un des fondateurs de la
Société, qui, il y a bien des années, remplissant la même charçe,
s'était retiré à sa campagne près de Lyon.
M. Réveil, malgré son grand âge, a bien voulu reprendre son
ancien titre, pour éclairer de sa haute expérience les travaux
si utiles du Congrès.
La médaille d*or que la Société pomologique accorde chaque
année à Tune des personnels ayant rendu le plus de services à la
pomologie, a été décernée à Tunanimité à M. Michelin, le zélé
secrétaire de la section pomologique de la Société centrale
d'horticulture de France. Nous félicitons chaleureusement
M. Michelin de cette distinction si bien méritée. F, B.
Soins à dciiner aux Choux fleurs.
Peu de personnes connaissent les soins à donner aux Choux
fleurs. Ils recherchent un sol riche et humide. Lorsque la saison
est sèche, il est bon de recourir à de fréquents arrosements si on
désire avoir une récolte de bons et tendres choux. Erfurt en
Prusse jouit d'une réputation bien établie : c'est le pays où les
Choux fleurs sont les plus tendres et les plus délicats en même
temps que les plus forts de toute T Allemagne. Cela tient au
système de culture. On les cultive sur des plates bandes bien
fumées et séparées les unes des autres par de larges fossés
remplis d'eau qu'on utilise en cressonières. Chaque matin
lorsque la saison est sèche, on répand de l'eau sur les plantes au
moyen d'une gaule comme celle dont les blanchisseurs se ser-
vent. Grâce à ces soins, les Choux fleurs forment des pommes
énormes, compactes et toujours aussi blanches que la neige.
Êm. Rodigas.
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— 285 —
Encore le SureatL et la taille cL*été des arbres
et àrbtistôs d'orûômènt.
Le Bulletin â^ arboriculture, n** 7 de 1876, renferme un article
de M. Burvenieh sur le Sureau. Je voudrais faire à ce sujet
quelques observations pour lesquelles je désire une petite place
dans ce recueil.
L'auteur dit qu'il voudrait donner 2iXiSambucus le nom à'arlre.
Nous sommes d'avis que ce qualificatif ne convient pas à cet ar-
buste. Il peut devenir très fort comme arbuste ; mais se trouvant
isolé, il n'en demeurera pas moins un arbuste et Fart seul pourra
lui donner une forme arborescente, tout comme 2m PJiiladelphus
latifolius^ au Viburnum Opulûs et à d^autres arbrisseaux
atteignant un grand développement.
Nous n'avons jamais constaté dans notre pépinière que
le S, canadensis serait remontant. Il se pourrait qu'il y eût
accidentellement quelques fleurs tardives. Le */S. Fontenaysi,
que l'auteur de l'article ne mentionne pas, est remontant dans
le vrai sens du mot. Ce bel arbuste fleurit en effet tout l'été
offrant de grands bouquets de fleurs et lorsque la rigueur de
l'automne arrête sa croissance, il est encore chargé de boutons
plus ou moins développés. Sans la venue de l'hiver, il fleurirait
réellement toujours.
L'auteur voudrait ensuite voir obtenir des variétés par
le semis et il signale parmi celles-ci le S. pyrar/iidalis comme
pouvant être encore obtenu. Il semble donc que l'auteur ignore
que cette variété existe déjà depuis quelques années dans les
cultures du Boskoop. Plus loin l'article mentionne le S, niçra
foliis marginatis comme étant peut-être la variété la plus
ancienne. C'est une erreur : il existait auparavant un S. nigra
fol, aureo var. qui était, il est vrai, très inconstant. Le S. fol,
marginatis vint après lui et sans être encore d'une constance
parfaite, il est néanmoins un perfectionnement.
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— ;2i86 —
D'ailleurs nous partageons l'avis de l'auteur, quand il dit que
le Sureau devrait être plus fréquent dans les plantations. Nous
ne nous étendrons pas non plus sur l'usage multiple qui peut
être fait de toutes les parties de cet arbuste. Nous ajouterons
seulement que les baies mûres mélangées à de la farine ou du
Sagou et cuites ensemble constituent une marmelade salubre et
agréable, utile surtout en cas de rhume prolongé. S'il est vrai,
comme on le prétend que le Sureau attire les oiseaux chanteurs,
la valeur en grandit encore.
Le même numéro du Bulletin renferme un petit article de
M. Burvenich sur la taille d'été des arbres et arbustes d'ornement.
Nous nous permettons d'ajouter quelques observations concer-
nant la petite liste qui accompagne cet article.
Amygdalus. Le procédé est bon pour les pêchers d'ornement
et les amandiers nains tels que le pumila^ etc., mais sur l'aman-
dier commun [A. communis)^ il a pour eflfet d'empêcher la fructi-
fication.
Aesculus. Cet arbre ne doit pas être taillé du tout.
Rhus, Il ne faut pas le tailler après la floraison, parce que les
masses de graines constituent son plus bel ornement.
Eubus. Les espèces sarmenteuses n'exigent pas de taille d'été,
attendu que les vieux sarments meurent chaque année. Quant
aux espèces qui croissent en buisson, elles fleurissent quand
même si elles subissent une taille d'hiver.
Syringa vulçaris. Ne doit pas être soumis à ce procédé.
Il conviendrait d'autre part d'ajouter à la liste :
Deutzia.
Prunus trilobay P. tomerdosa, P. spinosa flore pleno,
JRibes sanguineum,
C. De Vos,
pépiniériste, à Hazerswoude,
près BOSKOOP.
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— 287 -~
Réponse aux observations de M. De Vos*
Nous savons gré à M. De Vos de ses observations ; il y a pour-
tant quelques points où nous ne sommes pas d'accord avec notre
bienveillant critique.
Nous trouvons que M. De Vos fait bon marché de nos asser-
tions et nous sommes obligé de répéter que nous connaissons
maints sureaux en arbre. Nous en avons fait abattre deux
de la variété à feuilles marginées, qui étaient devenus dispro-
portionnés pour le jardinet où ils étaient plantés depuis une
quinzaine d'années. Les troncs se trouvent chez moi, ils
mesurent 40 cent, de circonférence. Nous en enverrons des
rondelles à M. De Vos, s'il le désire; il voudra bien avoir la gra-
cieuseté de nous traiter de réciprocité en nous envoyant des
échantillons semblables de Philadelphus.
Au besoin M. Van Huile pourra lui dire quelles dimensions
certains pieds de sureaux ont atteint au Jardin botanique de
Gand, malgré que ces plantes aient les racines incrustées dans
de fortes souches de peupliers d'Italie presque séculaires.
Voilà pour la question de savoir si nous avons commis une si
grande erreur en appelant le Sureau arbre.
Nous disions, sans avoir recherché son acte de naissance,
que le Sureau à feuilles marginées était peut-être bien la plus
ancienne variété. M. De Vos rend un véritable service à la
dendrologie en nous apprenant qu'une autre variété, qui ne
s'est pas maintenue, a existé avant. Ceci revient à peu près à
dire que dans une famille où le premier enfant meurt en
naissant, il n'y aura plus d'aîné. Soit dit en passant, le Sureau
marginé actuel, le puîné, est très constant dans sa panachure.
L'affirmation de M. De Vos que le S. canadensis n'est pas
remontant, mais qu'il refleurit à l'automne, n'infirme en rien
ce que nous avançons pour l'avoir constaté de visu.
Ne possédant pas le S, Fontenaysi, ni le pyramidaliSf nous
n'avons pas parlé de l'un et nous avons appelé l'autre de nos
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— 288 —
vœux; à quelque chose malheur est hon, le S. nîgra pyramidalis
qui depuis quelques années existe à Boskôop, ne tardera pas
à sortir de là et à être connu et répandu dans le monde : nous
nous inscrivons pour quelques exemplaires.
Une omission que M. De Vos ne signale pas et que nous nous
hâtons de réparer, c'est que le bois de sureau sert à en faire des
clous pour les semelles de bottes.
bans notre article sur les arbustes à fleurs (non a fruitë), il
n'était question que de VAmygdaliis à fi. dùuiles.
Lorsqu'on veut tailler les JSsculm et les Bhus pour leur
donner une forme ou réduire leurs dimensions, c'est après la
floraison qu'il faut le faire ; il en est de même du Lilas et des
autres arbustes. On peut trouver qu'ils ne doivent pas être
taillés du tout, c'est une opinion personnetle; cependant quand
on veut les tailler sans compromettre leur floraison pour une
année, c'est à l'époque que nous avons indiquée que l'opération
doit se faire. Fr, Burvenich,
Calendrier du primeuriste.
OCTOBRE.
La saison du forçage arrive à grands pas. Il s'agit de préparer
les bâches, le fumier, la terre, et si l'on possède le chaufiage
au thermosiphon, de vérifier les appareils. On met sous châssis
froids les pots de fraisiers per^tuels; on place sur couche les
variétés des grosses espèces pour les garantir plus tard contre
les froids rigoureux. On plante sur couche sourde la première
laitue et les choux fleurs. On sème l'endive à larges feuilles
pour la repiquer ensuite sur couche plus chaude. Il va sans dire
que si le temps est favorable, les châssis et panneaux demeurent
encore levés tout le jour pour être fermés seulement quand la
gelée menace. Ém. Ràdigas,
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— 289 —
Pilori pomologique.
M. A. Van Imschoot, pomologue très éclairé, qui a réuni
à sa campagne à Mont St Amand, la collection de poires peut-
être la plus complète du pays, nous a fait les communications
suivantes. Au moment où chacun va soccuper des nouvelles
plantations, il sera très utile de publier ce travail.
L'auteur de ces intéressantes annotations ajoute à sa notice
quelques réflexions sur la classiûcation des fruits. Nous aimons
mieux réserver cette question et ne pas la mêler à celle de
1 élimination des variétés d'un mérite inférieur. Fr, B.
M. BURVENICH,
« Je vous envoie ci inclus une liste de poiriers qui ne m'ont
pas donné de bons résultats dans mon terrain très sablonneux
de Mont St Amand.
« Si chaque amateur dressait une liste des fruits rebutés de sa
collection ou de ceux qu'il ne tient qu'en médiocre estime, on
parviendrait à former une réelle collection de bonnes variétés
et à établir leurs qualités d'après les sols et les localités qu'elles
occupent. L'amateur convaincu que certains fruits sont toujours
de deuxième ordre, ne cultiverait plus que des variétés méri-
tantes ou nouvelles, et les expositions, au lieu de briller par
la quantité, offriraient des collections où le public ferait son
choix sans crainte de se tromper.
Poires peu reoommandables dans un sol sablonneux.
AièU de St Denis, décembre, peu parfumée et mollissant
rapidement.
Aïbertine Van Mons, octobre, S'"^ ordre, beau fruit, pourrait
convenir pour verger.
Adèle Zancelotf octobre, 3™« ordre, chair farineuse sans jus.
1876, 10 «i
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— 290 —
AdoîpUne Richard, fin octobre, 2"»® ordre, chair grenue peu
fondante et blettissant vite.
Açlaé Grégoire, octobre, 2°"® ordre, chair mi fine, sans
parfum, et d'une infertilité grande sur franc.
Alexandre Bivort^ novembre, très fertile ; sa qualité quelque-
fois première, est le plus souvent de S™** ordre. Je crois que
plus Tarbre augmente en âge plus sa qualité s'amoindrit.
Alphonse Karr, mi novembre, très infertile, sa chair est mi
fine, eau peu abondante.
AmandineBerckwtanSy commencement septembre, peu juteuse
et d'un goût astringent, blettit vite.
Ange onBouloCy com* septembre, qualité première, mais blettit
très rapidement sans marques apparentes; on peut peut-être la
conserver en anticipant sa cueillette.
Anna Nélis, avril, arbre peu vigoureux et très infertile,
qualité 2""' ordre.
Athoise, fin septembre, beau fruit, très coloré, chair marces-
cente, 3™® ordre.
Augier ou Beauvalot, décembre, chair sans sucre ni parfum,
2me ordre.
Baron de Man, nov.-décembre, fertile, fruit petit, chair
grosse, 2™* ordre.
Belle Fleurusienne, fin novembre, chair blanche, grosse,
goût fade et astringent, S""* ordre.
Belle de Noël, novembre, fertile, quelquefois première qua-
lité, mais ayant souvent un goût astringent, elle a besoin d'une
exposition chaude et d'un terrain chaud pour être de !•' ordre.
Bergamotte Boussière, octobre, chair mi fine, pierreuse au
centre, blettit vite, 2™® ordre.
Bergamotte Jars, octobre, la qualité est première, mais le
fruit trop petit.
Bergamotte Picota octobre, la qualité est première quelquefois,
souvent 2°»^ et le fruit trop petit.
Bergamotte deTournay, oct. -novembre, fertile, chair mi fine,
peu juteuse et astringente, le fruit vient par trochets.
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— 291 —
Bési de Montigny ou Louis Bosc^ fin sept, et com*nov., chair
mi fine, ferme, eau suflSsante et de bon goût; elle vient à
répoque où les bons fruits abondent et leur est très inférieure.
Bési van Orlé, décem. -janvier, chair mi fine, sans sUcre ni
parfum.
Beurré Annemière, octobre, chair grosse, croquante et sans
jus, 3"« ordre.
Beurré Baguet, décembre, fruit petit, eau à peine suffisante,
peu parfumée ; se ratatine.
Beurré Bennert, janv.-avril, qualité bonne, mais le fruit
trop petit.
Beurré Bretonneau, fin d'hiver, toujours 2°'« ordre, mûrit
rarement et toujours ratatiné.
Beurré Colmar, novembre, chair mi fine, mi fondante, peu
parfumée et farineuse, 2"^® ordre.
Beurré délicat, octobre, très variable, plus souvent 2"*« ordre,
ayant alors un arrière- goût astringent.
Beurré de février, mars, très variable, souvent 3™« ordre,
devient vite farineuse et blettit.
Beurré de Ghelin, fév. et novembre, ne convient pas pour
plein air; le bois devient chancreux, les boutons à fruit se
dessèchent et les fruits restent petits ou chancreux. En sol
chaud ou au midi, il est très recommandable.
Beurré de ffaeSy sept.-octobre, très variable, ayant souvent
un arrière-goût astringent.
Beurré de Ifamecker, cora* septembre, fruit pâteux et sans
goût, 3™* ordre.
Beurré de Montgeron, septembre, joli fruit, mais chair assez
cassante et peu juteuse.
Beurré de Nesselrode, fin novembre, qualité bonne, mais
blettit très rapidement.
Beurré Van Driessche, fin d'hiver, chair assez fine, croquante
sans jus ni goût, 3"« ordre.
Beurré Van Geert, oct. -novembre, beau fruit fondant et
juteux, nmis goût astringent.
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— 292 —
Beurré vert tardif, fin de janvier, fruit petit, chair rai fine,
goût fade et sans parfum .
Bois Napoléon^ fin sept. -octobre, fruit petit, jus suffisant,
mais acidulé et goût herbacé.
Bonne de la Chapelle, fin nov. -décembre, fruit gros, chair
mi fine, croquante, jus très astringent. S*"* ordre.
Bonne Charlotte, fin d'août, joli fruit, chair mi fine, mus-
quée, mais sans sucre.
Bonne Thérèse, octobre, chair fine assez juteuse, mais goût
dépourvu de sucre et d'arôme.
Broompark, fin de janvier, presque toujours astringent,
beau fruit d'ailleurs à cultiver en sol chaud.
Brune Gasselin^ novembre, chair mi fine, mi fondante, un
peu marcescente et pierreuse, eau suffisante, sucrée, acidulée et
peu parfumée.
Calebasse de Bavay , novembre, souvent marcescente et blettit
rapidement.
Calebasse Kichx, octobre, eau acidulée, manque de sucre et
de parfum.
Capsheat, fin septembre, blettit très vite et se crevasse cer-
taines années, quelquefois astringent.
Charlotte de Brouwer, octobre, quelquefois très bonne, mais
souvent acide comme un citron.
Clara Durieux, fin septembre, chair mi fine et astringente,
3me ordre.
Collins, septembre, goût acidulé et astringent.
Colmar de Mars^ fin d'hiver, beau fruit croquant sans jus et
amer, 3™* ordre.
Cowt^^ rf^Pam, fin septembre, arrière-goût peu agréable et
blettit vite.
Cumierland, octobre, goût acidulé sans sucre ni parfum,
blettit vite, 2™** ordre.
Curéd'Oeleffem, octobre, cassante, sans jus, sucre ni parfum,
3fne ordre.
Dame verte, décembre, mi fine et cassante, 2'»<^ ordre.
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— 293 —
Dalhis, fin septembre, très beau fruit, chair mi fine et cas-
sante, 2°»® ordre.
Delpierre, septembre, mi fine, mi fondante, goût marcescent
et astringent, S*"* ordre.
Dimdonné Antoine, sept.-octobre, farineuse et astringente,
2me ordre.
Docteur Nélis, fin septembre, très infertile, chair grosse, mi
cassante, 2™" ordre.
Docteur Trousseau, novembre, beau fruit, goût astringent.
Doyen Dïllen^ fin octobre et novembre, chair mi fine, blettit
rapidement.
Doyenné Jamin, février-mai, chair mi fine, mi fondante, goût
astringent herbacé, très infertile.
Doyenné des haies, mi octobre, 3™« ordre.
Doyenné Sieulle y nov.-décembre, chair mi fine, mi fondante,
eau suflSsante, acidulée et sans parfum.
Duchesse éCAremb&rg, août, chair grosse, astringente, très
infertile.
Duchesse de Brdbant {Durieux), octobre, goût acidulé sans
sucre ni parfum.
Dumon Dumortier, novembre, chair mi fine, peu juteuse,
blettit vite.
Éléonore Van Berhelaer, septembre, chair grosse, peu ju-
teuse, 3"® ordre.
Éléonie Bouvier, com* septembre, goût trop acidulé, fleurs
très sensibles aux intempéries.
Élisa d'Heysty fév.-mars, fruit petit, chair assez grosse et
pierreuse, goût sans parfum.
Emilie Bivort, com* novembre, chair mi fine, aqueuse, peu
parfumée.
Emerald, novembre, goût acidulé et manque de sucre.
Fstibal, fin octobre, peu parfumé, 2™« ordre.
Eugène de NouheSy octobre, chair mi fine, peu parfumée,
quelquefois astringente.
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— 294 -
Fondante de Malines, octobre, chair mi fine, peu parfumée,
2rae ordre.
Fortunée, fin d'hiver, très estimable à chaude exposition,
mais reste en plein air, petite et ridée.
Frederika Bremer, fin septembre, chair grosse pâteuse,
3mc ordre.
Général Dutilleul, octobre, très bonne qualité mais trop
petite et blettit vite.
Général Toitleien, novembre, belle poire d'un goût fade et peu
sucré, blettit vite ; dans les années pluvieuses les fruits pourris-
sent sur Tarbre.
Grosse queue ou Beurré de Louvain, septembre, poire musquée
mais sans jus, 3""® ordre.
Hébé, septembre, très beau fruit, mais n'est pas assez juteux.
Henri Capron, fin septembre, 2™" ordre et blettit vite.
Hordelly mi septembre, beau fruit de 2'"« ordre.
Jaminette^àèC'ièyvieVy la chair est fine, fondante et juteuse,
mais son goût est comme savonneux et le fruit se crevasse
presque tous les ans.
Impératrice Joséphine, mi septembre, 3"« ordre.
Jules d'Airolles [Grég,), corn* octobre, 3™* ordre, peu juteuse,
astringente.
Kingsessing = Knight seedling^ mi novembre, 3"** ordre.
Madame Delmotte, com*^ octobre, qualité excellente, mais
blettit de suite sans marques extérieures.
Madame Verte^ décembre, mi fine et peu fondante, 2"« ordre.
Milan d'hiver, janvier, 2™« ordre.
Monseigneur Afre, com* novembre, petite, mi fine et peu
de parfum.
Monseigneur Sihour, com* novembre, 2"^*» ordre.
Napoléon Sannien, déc. -janvier, très fertile, mi fine, cassante;
pourrait convenir pour le marché.
Pie /X, fin septembre, grande poire, qualité assez bonne,
mais blettit vite.
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— 295 —
Prince impérial, octobre, souvent grosse poire, 2"« ordre,
mi fine, mi fondante, peu parfumée.
Professeur Barrai, novembre, serait fort bonne sans son
arKère goût astringent.
Professeur ffennau, novembre, chair assez grosse et pier-
reuse, peu fertile.
Retour de Rome, fin septembre, n'est pas sjnonjme de iVitm-
veau Poiteau; sa qualité est bonne, mais blettit très rapidement.
Rolerl Treily novembre, 2'"*' ordre, peu parfumée.
Rousselet St-Nicolas, janvier, bonne qualité, mais trop petite.
i^o«^«5eZo?^, janv.-avril, 3"® ordre, vient parfois très gros.
Séraphine Ovyn, septembre, 2°** ordre.
Souvenir de la Reine des Belges, octobre, 2™° ordre, chair mi
fine, peu parfumée.
Souveraine d'été ou sucrée verte dHoyersroerda, com* septem-
bre, 2°**' ordre, chair mi fine, peu juteuse, mais musquée.
8v,(yrée Hanche {Boisbunel)y septembre, 2'"® ordre, mi fine,
assez juteuse, goût fade.
Tardive de Toulouse ou Duchesse d'hiver, fin d'hiver, 3"» ordre,
beau fruit et fertile.
Transylvanienne, septembre, 2"^" ordre, mi fine, mi fondante,
parfumée.
Urtaniste Seedliûg, oct. -novembre, très fertile, qualité bonne
mais goût trop acidulé. Alfred Van Imschoot.
La Pomme Marie Joseph d'Othée.
Le Comité de Rédaction a reçu d'un des membres les plus
zélés du Cercle d'Arboriculture, la note suivante sur une variété
nouvelle de pomme, en même temps que deux échantillons,
dont Tun de la récolte actuelle et l'autre conservé de Tannée
dernière.
Quoiqu'il nous soit impossible d'émettre un avis sur une
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_ 296 —
variété à la seule dégustation de deux exemplaires dont Tun
était trop mûr et Tautre pas assez, nous croyons utile de
reproduire ici les renseignements suivants en remerciant sincè-
rement l'auteur de sa communication. Rédaction,
« Je dois à l'obligeance de M. J. Drisket, d*Othée, la con-
naissance de cette pomme, qui semble mériter à tous égards
l'attention des cultivateurs et des amateurs de pomologie.
Le fruit est assez gros, de forme irrégulière. La peau, à la
maturité, devient d'un rouge clair du côté du soleil et jaune di
côté opposé.
La queue est courte, profondément insérée.
La chair est blanche, juteuse, d'un goût de Court penàu^
mais un peu pâteuse, à en juger par la dégustation que j'en ai
faite.
Le caractère distinctif de ce fruit est de se conserver de
deux à trois ans, ainsi que Taffirme l'obtenteur.
L'arbre est vigoureux, le tronc du pied mère est parrenu
naturellement à 2"20 de hauteur et mesure O^ST de circon-
férence.
Il est très fertile, rustique, à peau très lisse ; il a fructifié
chaque année depuis 1870. •
ir. MonvUle.
Cacographie des noms de fruits.
Il fut un temps où l'on prêchait une croisade en faveur de la
traduction des noms de fruits en français, en flamand, en
allemand, etc. On voulait éviter les orthographes barbares,
les noms massacrés au point de ne plus y retrouver la vraie
dénomination. On a ri maintes fois dans les expositions, d'éti-
quettes écrites par des jardiniers sachant à peine lire et écrire.
On collectionnait les échantillons les plus ébouriffants comme
Bési de Chaumontel travesti en Bouzie de chaux montele^ Nou-
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— 297 —
veau Poiteau devenu Iw patate; nous n'osons pas dire ce
qu'était devenu le nom de la Poire général Tottlében, sous la
plume de nos académiciens à serpette. Mais je me hâte de dire
que, le moment d*hilarité passé, le jury s'empressait toujours
de rectifier ces orthographes barroques qui, grâce à cela, les
étiquettes imprimées de notre ami M. Pjnaert aidant, ne se
présentent plus aussi fréquemment dans les collections ex-
Le Congrès pomologique de France, sur la proposition faite
par M. Ém. Rodigas, a décidé que, malgré les inconvénients
qui peuvent résulter de l'obligation incombant à nos jardiniers
d'écrire des noms étrangers, on ne traduira plus ceux-ci à
l'avenir. On a bien fait, les traductions ne se font pas toujours
par des hommes assez au courant de la langue dans laquelle le
nom primitif est écrit. Ainsi la poire Fondante des lois porte en
allemand le nom de HohfârUge Butûerbirn, ce qui en bon fran-
çais voudrait dire Beurré couleur de bois. Or, c'est Waldbirn,
du flamand Boschpeer, qu'il faudrait écrire. Les exemples de
traductions erronées sont nombreux dans toutes les langues.
En feuilletant les catalogues, qui à cette époque arrivent un
peu de partout, nous nous sommes demandé à la lecture d'une
de ces publications venue de France, si après s'être amusé des
lapsus de pauvres diables de Flamands qui savent à peine lire
et écrire dans leur langue, il n'est pas de notre devoir de criti-
quer un peu les pépiniéristes qui répandent leurs catalogues
dans le monde entier.
Nous ne voulons pas nous arrêter à ces petites erreurs qu'on
appelle à tort ou à raison typographiques, mais à ces véritables
dénaturations des noms qui ne peuvent pas même être classées
dans la catégorie des coquilles.
J'en citerai quelques-unes d'un seul catalogue, pour faire voir
que je n'exagère pas et que la chose vaut la peine d'attirer
l'attention.
Brugnon Stardick.
Poire Amanlise panaché, au lieu de Beurré d'Amanlis,
22
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— 298 -
Poire Belsume â^été, lisez Beïlissime d'été.
— Belle Dubois, lisez Belle des lois.
— Beurré Davis.
— — Spim, lisez Beurré Spence.
— Fondante des lois.
Ces quatre noms revenant à la Pondante des lois figurent
comme appartenant à quatre poires différentes.
Poire Beurré Goulau, lisez Goulault.
— Bezi Gouleau, lisez Beurré Goulault.
Encore deux synonymes, qui figurent comme dénomination
de deux variétés distinctes.
Poire Beurré Chomontel, lisez Bezi de Chaumontél.
— — de Malmes.
Je ne sais ce qu'il faut lire ; s'agit-il d'une nouveauté ou du
Beurré de Malines, synonymie très peu connue de la Bonne de
Malines ou Colmar Nélis. Plus loin Bergamotte d'Esférin, Bezi
Sespérens, d'aucuns disent Bergamotte Speren. Puis Calebasse
Boxe. Nous lisons encore : Pomme Bary-VisUi, lisez Barowinskji
Mais aussi quelle langue que le russe !
— Monstrueuse Pépin, serait-ce une variété dédiée à Pépin-
le-Bref , où s'agit-il de la Monstruous Pippin ?
— Pijonais, encore une variété russe sans doute, à moins
que ce ne soit le nom de Pigeonnet de Rouen passé à la roue.
Prune Coës-golden, draps coûte d^or.
— Coëtche Blum, draps d'or.
Reine Claude Boulin et Prune-péché !
Quelle tour de Babel pomologique ! Fr. Burtenich-
Les auxiliaires de la culture.
Que faut-il entendre par le mot culture ? Est-ce tout simple-
ment semer, repiquer, planter tels et tels végétaux, suivre
leur développement, jouir entretemps de cette contemplation,
récolter leurs produits? Nous le savons, à cela se borne bien
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- 299 —
souvent ce que certaines gens considèrent comme la culture.
Pour nous, ce serait là tout simplement donner à la terre une
occupation quelconque et en attendre tranquillement ce qu'il luj
plaira de nous donner. Ce serait un peu plus que ce que fit notre
premier père Adam : celui-ci n'avait pas même besoin de semer
ni de planter : la terre vierge qui l'entourait de toutes parts
produisait suffisamment d'elle-même ; il n'avait qu'à récolter ;
d'ailleurs ses goûts n'étaient probablement pas très raffinés
encore.
Mais ses descendants ne doivent pas avoir attendu très long-
temps de sentir les besoins de la culture, puisque Noë déjà ne
se contentait plus de cueillir le raisin croissant en abondance
à l'état sauvage autour de lui, mais voulait du produit cul-
tivé et même fabriqué, qu'il aimait tant que, suivant l'histoire,
il en abusait.
Les goûts de l'homme étaient donc, à cette époque reculée,
déjà disposés au progrès. Les siècles suivants, la propagation
du genre ^humain dans une contrée donnée, la civilisation qui
s'y est fait jour, les besoins qu'elle a fait naître, tout a con-
tribué à tenter d'abord et à prouver ensuite si la terre ne pro-
duisait pas plus et mieux quand on l'agite que quand on la laisse
tranquille. Et cette bonne terre, cette excellente mère nour-
ricière, s'est montrée toujours tellement bienveillante, telle-
ment productive, tellement reconnaissante pour le peu qu'on
faisait pour elle que bien des gens encore de nos jours, se
contentent de l'ensemencer, de la planter tout simplement et
ils accordent à ces agissements, qui sont tout ce qu'il y a de
primitif, le nom pompeux de culture.
Comme on l'a pu deviner déjà, nous attachons une bien plus
grande importance à ce mot. Pour nous, la culture a deux buts
différents : celui de faire réussir quand même toute plante
dans tel terrain, et celui de ne cultiver que telle plante dans tel
terrain. Il va de soi que dans les deux cas il faut savoir obtenir
le maximum et la perfection du produit, qu'il faut faire donner
par la terre tout ce qu'elle peut donner sans l'abiraer cependant
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— 300 —
pour l'avenir. Évidemment, cela ne va pas tout seul, le travail
de rhomme n'y suffît pas exclusivement; il lui faut des
auxiliaires naturels et autres et c'est de ceux-ci que nous
voulons nous occuper.
Auparavant cependant, disons encore que, pour nous, la
véritable culture est celle qui rapporte plus qu'elle ne coûte. Dès
lors faire réussir quand même telle plante, c'est faire de l'art
pour Tart, c'est produire des chefs d'œuvre, c'est de la culture
d'amateur pouvant devenir ruineuse. En eflfet, la moindre peine
qu'on se donne, la moindre dépense qu'on fait, est de trop quand
elle n'est pas compensée par le produit. Au contraire, aucune
dépense ne sera trop forte, quand le produit a sa valeur en con-
séquence. Et puisque toute plante a ses besoins qu'il faut abso-
lument satisfaire, et qu'elle trouve dans la terre, si diversement
constituée, en majeure partie les ingrédients qu'elle cherche,
le point de départ de toute vraie culture consiste à savoir choisir
pour chaque plante son vrai terrain. Alors la culture de la
plante la plus commune peut conduire à la fortune, tandis que
les plantes les plus précieuses, si on les cultive dans un terrain
qui leur est antipathique, peuvent mener à la ruine.
Évidemment nous supposons toujours qu'on cultive pour le
lucre. Si tel n'est pas le mobile, qu'on n'a plus à s'inquiéter du
coût mais uniquement de la réussite, la tâche devient plus
simple en ce sens qu'on peut mettre librement en œuvre toutes
les ressources dont on dispose; elle est plus compliquée par
contre, eu égard aux difficultés qu'on peut ^voir à vaincre, eu
égard surtout aux auxiliaires naturels dont l'intervention est
déjà si salutaire dans la culture ordinaire, mais qui devient
indispensable dans toute culture quelque peu artificielle. Il y a
deux sortes d'auxiliaires : les premiers, qui s'appellent plutôt
les agents principaux de la culture, sont la terre, l'air, la
chaleur, l'humidité, la lumière; leur concours simultané est
indispensable à l'existence même des plantes. Les seconds sont
le vent, le soleil, la température, la pluie, l'humidité, les outils.
Leur intervention est d'une nécessité moins absolue ; mais qu'on
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— 301 —
le remarque bien, de leur absence, de leur présence, de la
proportion dans laquelle on les applique ou qu'on les évite,
dépendra en grande partie la bonne ou la mauvaise réussite.
Savoir les utiliser constitue donc une partie essentielle du talent
d'un bon jardinier.
Nous avons nommé en premier lieu le vent et à dessein. Si de
fait on doit admettre qu'un peu de mouvement dans l'air assainit
celui-ci pour l'homme sans préjudice appréciable à la grande
généralité des plantes, si même il y a des plantes qui ne
semblent nullement redouter les brises fréquentes, il n'en reste
pas moins vrai que la grande masse et les jeunes végétaux
surtout souflfrent énormément des vents. Le mal que ceux-ci
foDt ne se remarque pas toujours immédiatement ; mais voulez-
vous avoir une preuve de leur influence funeste à certaines
époques et pour certaines plantes même très communes, com-
parez en février-mars des mâches par exemple, qui se trouvent
en plein champ et par conséquent exposées au vent, avec les
mêmes plantes cultivées derrière un mur, une haie, donc plus ou
moins abritées du vent, et voyez la diflférence à l'avantage des
dernières !
Gela prouve donc bien que le vent a été nuisible, et s'il l'a été
pour une plante aussi robuste, combien ne doit-il pas l'être pour
des plantes plus délicates, comme le sont toutes les jeunes
plantes formant le stock de l'horticulteur proprement dit !
Mais, nous observera-t-on, du moment que le vent doit être
considéré comme nuisible, il ne peut plus être un auxiliaire de
la culture. Un peu de patience : tout à l'heure nous verrons qu'à
certaines époques de l'année et dans de justes mesures, il en faut.
Néanmoins, comme il faut bien plus souvent l'éviter que le
rechercher, voyons d'abord comment on procède pour se créer
ce dont tout horticulteur doit se soucier en premier lieu et qu'il
appelle à juste titre des abris ou brise- vents.
(Sera continué.)
H. J. Van Huile.
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— 302 —
Nécrologie.
L'arboriculture fruitière voit s'éclaircir de plus en plus les
rangs de ses illustres vétérans.
Nous venons d'apprendre avec regret la mort de M. Julien
Alexandre Hardy, jardinier en chef honoraire des jardins du
Luxembourg, à Paris, décédé le 15 septembre dernier, à Soisy-
sous-ÉtioUes. Il était un de ceux qui par leur parole et leurs
écrits, autant que par l'exemple, ont fait faire à la science hor-
ticole les progrès immenses qu elle a accomplis dans le dernier
demi siècle. Son traité sur la culture et la taille des arbres
fruitiers a atteint, croyons-nous, sa 7"® édition. Il était oflScier
de la Légion d'honneur et membre de la Société d'agriculture
de France. Son fils M. A. Hardy est actuellement directeur de
l'École d'horticulture de Versailles. Éd. P.
Les Courges comestibles.
Il existe un grand nombre de variétés de courges qui sont
mangeables, et nous n'exagérerons pas en disant que toutes le
Fig. 47. — Bonnet d'électeur.
sont, lorsqu'on les prend à un degré de développement peu
avancé.
Il y a cependant des variétés qui sont tout particulièrement
recommandables : ce sont celles annoncées et figurées dans le
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— 303 —
catalogue de MM. Vilmorin Andrieux et C®, marchands grai-
niers, quai de la Mégisserie, à Paris.
Ces variétés sont : 1° la courge à la moelle; 2" la courçe de
Touraine; S*» la coucourelle ou courge .â^ Italie; 4° la courge
pâtisson ou lonnet d'électeur; 5" la galeuse brodée.
La ]^ est blanche, cylindrique, d'un volume moyen, bien
pleine, restant charnue jusque près de la maturité. La plante
ne prend pas un grand développement, elle n'émet qu'un petit
nombre de sarments qui s'allongent peu.
La 2™« est très coureuse, produit d'immenses fruits pouvant
atteindre jusqu'à 40 kil., elle grossit à vue d'œil.
La S*"** est longue, un peu atténuée à la queue, jaune rubané
et marbré de vert, croît en touffe.
La 4™" est naine, d'une forme très curieuse, côtelée comme
une pomme de Calville, peu productive mais de qualité exquise
(fig.47).
La 5™® est une variété belle et excellente, rappelant un peu par
sa forme le melon Cantaloup gros galeux.
On aurait tort de croire que la culture de ces variétés est plus
difficile que celle des variétés d'ornement; c'est le contraire
qu'il faut admettre, les fruits n'ayant besoin que de se développer
partiellement, les chaleurs de l'été sont toujours suffisantes
pour les faire grossir assez. Nous avons eu des courges de
Touraine qui, à partir du nouage, ne mettaient que 15 jours
pour atteindre un poids de 750 grammes. La culture est facile-
On sème vers le 15 avril, chaque graine- dans un petit pot de
7 c. de diamètre et on repique la plante sans déranger ses
racines dans un trou d'un pied cube rempli de bon terreau.
Durant la première quinzaine on abrite un peu contre les gelées
blanches.
Pour l'usage culinaire, on pèle les fruits, on les coupe en
morceaux gros comme un quart de pomme de terre, on les fait
bouillir à l'eau bien salée, on sert avec une sauce blanche liée,
relevée d'un peu de muscade;.... excusez, père Cauderlier!
F. Burvenich.
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— 304 —
Concours de jardinage à Bièvre.
La province de Namur tient le premier rang dans Torgani-
sation des concours de jardins, comme la Flandre Orientale dans
celle des concours de fermes et de vergers. L'année dernière
nous avons signalé, dans le Bulletin, le concours ouvert alors
entre les instituteurs de la province de Namur ; cette année la
Société des Cultivateurs ardennais avait convié ses membres à
un concours de jardinage sur place et, disons-le, nulle part
peut-être un tel concours ne pouvait avoir une influence plus
grande, précisément parce que le canton de Bièvre n'est guère
privilégié de la nature et que le sol n'y produit qu'à force de
soins intelligents et persévérants. De plus, le climat est parfois
bien âpre dans cette région déjà élevée ; en effet, nous y avons
vu, le 21 juillet de cette année, la terre couverte de givre à
l'aube du jour, et vers midi nous y constations une chaleur
insupportable.
Dix-sept concurrents ont pris part à la lutte. Des médailles
d'honneur furent décernées à trois d'entre eux : M. Poncelet,
notaire, et M. Watson, avocat, à Oedinne, et M. Benson, notaire,
à Bièvre. Les premiers prix furent obtenus, en outre, par
M. Balfroid, à Bièvre, M. Jacq. Thirion, à Oisy, et M. Séverin
Gottal, aux Abys.
Ce résultat a été la juste récompense de longs efforts en vue
du bien-être général. Comme le disait avec raison Charles
Morren, en 1847, « l'horticulture n'est pas la fille de l'agricul-
ture ; elle est sa mère, non dans l'ordre des temps, mais dans la
communication de ses bienfaits ; » aussi le progrès réalisé dans
les jardins, l'exemple sorti de ceux-ci doit nécessairement pro-
fiter à l'agriculture générale. Ém. Rodigoê.
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— 305 —
Plébiscite pomologique.
LES POIRIERS QUI FRUCTIFIENT CETTE ANNÉE.
m.
Au moment de la mise sous presse du numéro actuel et
pendant que je suis en train de relever les listes qui m'ont été
fournies jusqu'ici, il m'en parvient encore journellement. Je
crois donc faire chose utile en retardant jusqu'au 5 novem-
bre prochain la clôture définitive du plébiscite. Je me per-
mets de rappeler à plusieurs de mes confrères dont le concours
m'avait été formellement promis, que j'attends leur travail sans
autre remise. Éi, P.
Foire Marie Louise.
Ce fruit est un des gain^ qui font le plus d'honneur à la
pomone belge. Il se montre de qualité supérieure même dans
les circonstances locales où d'autres variétés sont bien infé-
rieures à leur réputation. L'arbre est rustique, vient parfaite •
ment en haut vent et se montre de production régulière. Il a été
obtenu par l'abbé Duquesne, pomologue montois, contemporain
de Van Mons. Ce dernier en fit pour ainsi dire la réputation,
et le répandit à l'étranger.
La liste synonymique ci-dessous témoigne au surplus de la
haute estime que lui ont valu ses qualités comme arbre et
comme fruit.
Braddich's Field standard.
Cor chorus.
Marie Louise Duquesne,
Marie Louise Nova,
Marie Louise nouvelle.
Marie Louise Delecourt.
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~ 306 —
Marie Louise Donkeïaar.
Marie Louise de Jersey,
Marie Louise Van Mans,
Parmi les synonymes de la Marie Louise, on a cité encore la
Poire Comte de Lamy : André Leroy, dans son Dictionnaire
pomologique, rapporte positivement cette dernière variété au
Beurré Curtet. Il en est de même, dit cet auteur, de Marie
Christine et de Marie Chrétienne^ noms sous lesquels on a vendu
parfois aussi la Marie Louise,
11 existe enfin, dans les catalogues et dans certaines collec-
tions, une Marie Louise d'Uccle qui, paraît-il, ne diffère du
type que par un arôme particulier.
Nous avons dit plus haut que la Marie Louise a été gagnée
de semis par Duquesne La date d*origine remonterait à 1813
d'après Bivort, et à 1809 d'après André Leroy.
Cependant Tauthenticité de l'obtention de la Marie-Louise
par Duquesne est mise en doute par M. Éd. de Puydt, dans sa
charmante brochure sur les Poires de Mons. L'opinion du sym-
pathique vice-président de la Socfété d'horticulture de Mons
mérite d'être prise en considération. Voici comment il s'exprime
à cet égard.
.... « Nous tenons de source certaine que M. A. Delecourt,
qui alors habitait Cuesmes et qui est mort à Mons, il y a une
vingtaine d'années, avait gagné une poire qui s'appelait Marie'
Louise Delecourt. On nous assure même que le pied mère de cette
variété existe encore à Cuesmes dans l'ancien jardin de cet
amateur. On ne peut douter qu'il existât déjà une Marie Louise
quand Van Mons gagna la sienne en 1821, puisqu'il la nomma
Marie Louise Nouvelle.
Celle de Delecourt serait-elle la troisième du nom ? Mais dans
les jardins de Mons, il ne paraît pas en exister plus d'une.
Non licet. . . • tantas componere lites.
Qu'on nous permette cependant de hasarder une opinion : ne
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— 307 —
pouvant révoquer en doute le gain de M. F. Delecourt, nous
sommes amené à douter de celui de l'abbé Duquesne.
La poire de 1813 (nous empruntons cette date à M. Bivort),
serait alors celle de M. Delecourt, et cette fois, comme pour la
Napoléon, Tabbé Duquesne ne serait plus que le parrain. »
Quelques années plus tard Van Mons trouva, dit-on, dans ses
semis une variété offrant beaucoup d'analogie (vers 1821) avec
la précédente et que pour cette raison il désigna, à tort évidem-
ment du nom de Marie Louise Nova.
Alexandre Bivort, dans les AiinaUs publiées par la Com-
mission Royale de pomologie(l), tout en attribuant à la poire
Marie Louise (Van Mons) les synonymes de Marie Louise
Nova, Marie Louise Delecourt, Marie Louise nouvelle, croit
pouvoir différencier ce qu'il considère comme le gain de Van
Mons, de celui de Duquesne. < Si les deux fruits peuvent se
prendre Tun pour lautre, dit-il, il y a une si grande différence
entre les arbres, qu'il est impossible de les confondre. Les
rameaux de la Marie Louise (Duquesne) sont plus nourris, plus
raides et poussent verticalement ; ceux de la Marie Louise
(Van Mons) sont grêles et pendants. »
Cette distinction n'est généralement plus admise aujourd'hui :
on ne sait que trop bien que le fades y le port d'un arbre, varie
toujours en raison du choix des greffons.
Nous nous rangeons donc sans hésitation parmi ceux qui
n'admettent qu'une seule et unique Marie Louise.
Le fruit est gros ou assez gros, de forme variable, obtus,
bosselé, ovoïde ; la peau est mince, jaune clair, plus ou moins
teintée de brun roux. Le pédoncule est ligneux, arqué, de
longueur moyenne. La chair est blanche, très fine, fondante,
très juteuse, sucrée, délicieusement aromatisée. La maturité a
lieu en octobre.
L'arbre doit être greffé de préférence sur franc. Sa vigueur
(1) Annales de yomologie belge et étrangère. Vol. V. page 33.
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— 308 —
est faible sur coignassier. Il convient spécialement à la culture
en verger. Malgré son port pleureur, l'arbre prend naturelle-
ment une forme pyramidale élancée. La fertilité est régulière et
assez abondante, ^ji, Pynaert,
Culture de TArtichaut.
On rencontre dans les cultures plusieurs variétés d'Arti-
chauts, mais dans le nord on ne doit cultiver qu'une seule, c'est
VA, vert de Laon, Cette variété est d'ailleurs la plus répandue
en Belgique et dans le nord de la France.
La culture de l'Artichaut dans les bons sols riches et frais
peut être l'objet d*une excellente spéculation ; la production est
grande, les fruits sont très recherchés dans les grandes villes,
d'un transport facile et se conservent toute une semaine sans
altération lorsqu'on les dépose dans une bonne cave à légumes.
Les œilletons ou jets radicaux que les souches charnues émet-
tent chaque année en abondance, sont généralement d'une
vente facile.
Ces œilletons servent à multiplier la plante. On ne prend
recours au semis qu'en cas de disette, c'est à dire, quand un
hiver rigoureux ou très humide a détruit les vieilles plantes.
Les plants de semis ne sont que rarement la reproduction de
la plante mère. Cette particularité fait supposer avec raison,
que l'Artichaut cultivé ne serait qu'une variété perfectionnée
d'un type sauvage. Nous ne croyons toutefois pas que le Cardon,
qui est une plante bisannuelle, soit la source d'où est issu
l'Artichaut (1).
Les jeunes plants provenus de graines promettent de boûs
résultats, lorsqu'ils ne sont pas épineux et, dans ce cas, ils
peuvent donner des pieds mères en quelque sorte régénérés,
qui surpasseront en vigueur et en qualité la race affaiblie par
(1) Les jardiniers disent que V Artichaut retourne au Cardon quand
les semis sont armés d'aifs^uillons comme le type sauvage de cette
plante ou sa variété appelée Cardon de Tours épineux.
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— 309 —
une multiplication factice trop souvent répétée. La reproduc-
tion par voie de semis n'est donc pas à rejeter comme on
pourrait le croire.
Semis, Dans les premiers jours de mars, on sème en pots ou
en terrines qu'on place en serre, sous châssis, sur une couche à
melons ou autre. Lorsque les plants ont deux feuilles au-dessus
des cotylédons, on les repique chacun dans un petit godet(l); cm
les replace sous verre pendant quelques jours pour les remettre
en végétation.
Par ce moyen, on peut planter en pleine terre en avril, et en
septembre récolter les pre-
miers fruits. Immédiate-
ment après leur mise à
demeure, il sera bon de
les abriter, la nuit d'un
pot à fleurs retourné, Flg. 48. — Abris passagers.
a fig. 48, qu'on relève le jour pour aérer le plapt, h.
On peut aussi semer en pépinière, dans la 2™« quinzaine d'avril,
sur un bout de plate bande bien exposée; on sème clair, les
graines doivent se trouver à 7-8 c. Tune de lautre. Vers la fin de
mai, les plantes se mettent en place ; on pince l'extrémité de la
longue racine pivotante et on ombrage pendant quelques jours
au moyen d'une feuille de Chou ou de Rhubarbe ou d'un pot à
fleur. Il arrive que ce semis donne encore des artichauts avant
l'hiver. En tous cas, les semis se plantent sur la ligne en nombre
double, afin de pouvoir éliminer plus tard les plantes qui ont
mauvaise apparence.
Œilletons, Le mode de multiplication le plus usité est par
œilletons; voici comment on procède.
Lorsque les gelées ne sont plus à craindre, on découvre les
touffes d'artichauts, afin de donner à leurs nombreux rejetons le
(1) Nous appelons godets les petits pots à fleurs dont le plus grand
diamètre ne dépasse pas 5 à 7 centimètres. L'usage en est très recom-
mandable en culture potagère.
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— 310 —
moyen de revenir de l'état d'étiolement. Une dizaine de jours
plus tard, on s'occupe de leur amputation. On les déchausse jus-
qu'à leur point d'insertion sur la souche mère et on les éclate
avec une partie des racines qui y adhèrent. Les œilletons qui se
détachent avec un simple talon sans racine sont de reprise
moins certaine ; aussi quand il faut s'en servir, c'est gagner du
temps que de les faire enraciner en les mettant dans de petits
pots remplis de terre légère très sableuse, qu'on place à
l'étouffée.
En tous cas, après la mise à demeure, il faut observer les
soins déjà prescrits pour les semis.
L'Artichaut se plante de 80 c. à 1 m. en tous sens. La terre
doit être bien bêchée et fumée au préalable, puis on y pratique
des trous de 35 c. carrés et d'autant de profondeur, fig. 49,
qu'on remplit de terreau ou de fumier à moitié décomposé. On
plante très peu profondément.
D
D
D
D
D
D
D
D
D
D
D
D
D
D
Fig. 49. — Plantation des Artichauts.
Après la plantation, on laisse autour des plantes un petit
creux ou bassin pour faciliter les arrosements d'eau ou d'engrais
liquide qu'il faut donner en abondance, dès que les plantes
prennent bien leur élan. L'arrosoir intervient pour une bonne
part dans le succès de cette culture.
La première année, les plantes ne prennent pas encore tout
leur développement. Elles ne produisent que quelques fruits
vers l'automne.
On peut utiliser les intervalles par des cultures accessoires
qu'on peut récolter avant qu'elles ne gênent les Artichauts.
Hivernage, Lorsque les premières gelées se sont fait sentir,
il faut les considérer comme une sérieuse menace contre les
Artichauts et prendre les précautions.
On coupe les tiges qui ont fructifié et on débarrasse la plante
d'une partie de ses feuilles de la base. Plus tard, quand les
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■^ 311 —
gelées commencent à sévir, on coupe Textrémité des feuilles et on
butte la plante en ayant soin d'amonceler de la terre prise à une
certaine distance de la plante, afin d'en éloigner mieux Thumidité
excessive qu'elle craint presqu'autant que le froid. Si Thiver
se montre rigoureux, on donne une couverture de feuilles, de
fumier long ou mieux encore de cendres de houille qui sont
un excellent préservatif contre la gelée et surtout contre la
pourriture.
Il est bon de découvrir les plantes à deux ou trois reprises
pendant l'hiver, lorsqu'il y a sursis de gelée. Au printemps on
débarrasse les plantes de leur couverture ; 8 jours après, on
nivelle les buttes et quand la plante a repris sa végétation on
aillelonne, c'est à dire qu'on enlève tous les œilletons sauf 3 des
plus beaux et des mieux placés au centre de la touffe. Les pieds
faibles ne doivent conserver qu'un rejeton.
Lorsque Thiver a détruit les œilletons sans entamer la souche,
celle-ci repousse des rejetons faibles, d'une végétation plus
tardive, mais qui peuvent fructifier en septembre.
Si on veut régulièrement des fruits à cette saison, il faut planter
tous les ans quelques nouveaux œilletons bien formés ; leurs
fruits succéderont à ceux des plantes mères restées en place,
qui donnent leur produit en juin, juillet et même jusqu'en août.
Il va de soi que si dans cette culture où la plante est traitée
comme annuelle, puisqu'on l'abandonne après la récolte, on faisait
usage d'œilletons préparés en pots, comme nous l'avons déjà dit,
on arriverait à un résultat plus parfait et plus certain.
Une bonne plantation d'Artichauts bien soignée et largement
fumée peut durer au moins 6 ou 7 ans. On renouvelle la planta-
tion une année avant de détruire les lignes qui sont épuisées.
Observations. L'Artichaut est peu recherché dans les pro-
vinces flamandes. On lui attribue pourtant des qualités nutri-
tives très grandes. On mange les fruits ou pour parler plus
correctement les réceptacles floraux cuits à l'eau avec une sauce
ad hoc, froids à l'huile et au vinaigre. En France où l'Artichaut
est en haute estime chez les gourmets, on mange les petits
fruits crus à la croque-au-sel.
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— 312 —
On nous a assuré que la tige florale fournit de la bonne
présure pour la fabrication des fromages. Les mulets sont
friands des racines d'Artichaut quils respectent pourtant quand
ils trouvent à leur portée la Bette blonde ou Poirée qulls
préfèrent.
Fr. Burveniek.
l»a section pomologique de TExpositioii
de Philadelphie.
La pomologie américaine, dans toute sa splendeur, s^était
donné rendez- vous, du II au 16 septembre, dans un immense
bâtiment rectangulaire annexé à VAçHcuUure Hall et construit
spécialement pour recevoir les fruits de la saison. Ce qui m*a
frappé à mon entrée dans le pomoloçical building, c'est la
disposition des tables placées en lignes transversales et offrant
chacune un double gradin de trois rangées de chaque côté,
avec un fil de fer au sommet destiné à recevoir les grappes
de raisins. Un gradin semblable, à trois rangées, régnait sur
tout le pourtour des murs de la vaste salle, laissant ainsi une
large allée pour les visiteurs. Une autre allée coupait toutes
les tables par le milieu de la salle, de manière à former deux
grandes sections. Chaque rangée de tables était numérotée,
les chiffres correspondant à ceux du catalogue. Les visiteurs
circulaient avec la plus grande aisance autour des tables et
pouvaient juger des fruits, lire les noms^ plus facilement que si
les tables avaient été larges et plates, portant les fruits trop loin
de celui qui veut les examiner. Je recommande à ceux qui ont à
s'occuper d'expositions fruitières, de suivre le mode de dispo-
sition que je viens dlndiquer ; il permet d'économiser Tespace
tout en offrant un coup d'œil infiniment plus agréable.
La quantité de fruits exposés est considérable. Ce sont surtout
des pommes, des poires, des pèches et des raisins; les pommes
sont en majorité.
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— 313 —
Après la Californie, TÉtat qui s'est distingué le pluâ par la
grosseur et la beauté des pommes, est le Kansas.
Le Nébpashka se distingue par de magnifiques fruits variés :
poires, pommes et raisins. Les fruits ont le mieux réussi cette
année aux États-Unis, dans la région des Prairies, entre le
39" et le 40<» de latitude N. La réussite de la culture des arbres
fruitiers fut longtemps mise en doute pour cette région, mais
depuis quelques années les cultivateurs, grâce à des soins bien
entendus, récoltent au delà de ce qu'ils espéraient.
Une collection hautement intéressante est celle de soixante
variétés de pommes du Minesota. Elles sont de bonne grosseur
et d'un coloris superbe. Parmi ces variétés, il y a un fruit
désigné sous le nom de WealtKy ; il est très recommandé, étant
supérieur en qualité à la pomme Baldwin; mais il paraît que
cet arbre est plus sensible au froid que d'autres bonnes variétés.
Cependant il faut noter que les hivers sont souvent fort rigou-
reux dans le Minesota. Les cultivateurs d'arbres fruitiers ont
procédé par voie de sélection pour arriver à vaincre les difficultés
que le climat suscitait. Ils ont eu recours au semis, choisissant
successivement les variétés les plus rustiques, offrant en même
temps les meilleures qualités; aussi, après trente années de
travail, ils ont atteint un résultat dont l'influence favorable se
fait sentir dans toute la région du Nord-Ouest.
Le Wisconsin a fourni d'assez belles pommes et des raisins. Il
y a une dizaine d'années, les raisins ne mûrissaient pas dans
cet Etat; aujourd'hui ils arrivent dans beaucoup d'endroits à
une maturité complète et donnent lieu à de grands bénéfices.
Les États de New- York, Connecticut, New-Jersey, Penn-
sylvanie et Ohio ont présenté des contingents assez beaux, eu
égard à l'été extrêmement sec qui a régné dans cette région.
Le district de Colombia ainsi que l'État de l'Iowa ont envoyé
de magnifiques fruits variés. Le Michigan expose la meilleure
collection de pommes d'hiver. C'est cet État qui possède les
vergers les plus étendus du monde entier, bien que la partie
occidentale de l'État de New- York soit en voie de pouvoir lui
disputer la palme sous ce rapport.
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— 314 —
Le Massachusetts se signale par un apport de 300 variétés de
poires, les meilleures de toute l'exposition; c*est un envoi de
l'infatigable pomologue américain M. Marshall P. Wilder,
l'honorable président de la Société pomologique américain e,
Grâce à ses efforts persévérants, la culture du Poirier est l'objet
d'une attention toute spéciale dans cet État et surtout dans
le voisinage de Boston.
L'État de Californie, cette terre privilégiée par la nature, se
distingue ici encore par ses fruits d'un volume presque mon-
strueux; leur coloris vermeil et la délicatesse de leur peau
commandent l'attention de tous les visiteurs. Le superbe envoi
de fruits variés de M. John Rock, pépiniériste, à San José, est
un des plus brillants de l'Exposition.
Le meilleur apport au point de vue du choix, de la variété, du
nombre et de la qualité des fruits, est la collection envoyée par
la Fruit growers" association de la province d'Ontario, dans le
Canada. Ce lot comptait plus de 1600 assiettes et était de nature
à donner la plus haute idée de l'arboriculture américaine. Cette
Société a réalisé en Amérique plus de progrès que toute autre.
Elle est pour le Canada ce que le Cercle d'arboriculture est pour
la Belgique. Elle s'occupe de culture, elle essaye les méthodes
nouvelles, elle soumet les variétés à l'expérience, elle étudie
l'entomologie avec la plus grande persévérance et elle est
parvenue à se débarrasser des innombrables insectes qui sont si
redoutables aux arbres fruitiers dans cette contrée. Celle-ci
d'ailleurs jouit d'un immense privilège : les districts qui s éten-
dent au Nord des lacs Ontario, Érié et de la rivière de Niagara,
subissent l'heureuse influence des vents du Sud-Ouest qui pas-
sent sur ces eaux; elles ont ainsi un climat pour ainsi dire océa-
nique qui est particulièrement favorable aux arbres fruitiers.
L'Australie avait envoyé une collection de pommes des plus
remarquables par la richesse de leur coloris. Enveloppées dans
du coton, ces pommes avaient subi sans la moindre avarie une
traversée de deux mois. A la vue d'un contingent arrivé d'aussi
loin, je n'ai pu m'empécher de regretter vivement l'absence de
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— 315 —
la pomone si florissante de la Belgique, d'où les fruits n*a valent
besoin que de quelques jours pour traverser l'Atlantique. Je suis
convaiiicu qu'elle aurait tenu le premier rang parmi les collec-
tions américaines et, en outre, sa présence aurait réveillé les
sjmpathies des pomologues américains qui la tiennent déjà en
très haute estime. Les pépiniéristes belges avaient tout à gagner
à ne pas bouder la colossale Exposition de Philadelphie qui aura
contribué au développement de Tarboriculture fruitière.
P, Marchand,
Chef de culture à Westport (Connecticut).
L'Ecole normale de Mons.
Un arrêté rojal du 30 septembre nomme professeur de cul-
ture à la nouvelle École normale de Mons, M. H. Sprujt qui
fut pendant des années professeur à TÉcole d'horticulture de
rÉtat à Vilvorde.
Si cette nomination enlève à ce dernier établissement un
professeur instruit, aimé et respecté de ses élèves ; si son départ
est pour l'École de Vilvorde une perte notable, d'un autre
côté, rÉcole de Mons acquiert en M. Sprujt un élément pré-
cieux : il saura communiquer aux jeunes instituteurs des con-
naissances sérieuses basées non sur une aveugle routine, mais
sur la théorie éclairée par l'expérience. Ém, R,
L'Exposition de Malines.
Si les expositions peuvent donner la mesure de l'état d'une
industrie et du degré de prospérité de la Société qui les organise,
on doit reconnaître que la culture progresse à Malines et que
la Société horticole Dorothée n'a rien à envier à ses aînées. En
effet, TExposition générale ouverte par elle au local des Halles,
le l*"^ octobre, était des plus remarquables et, nous aimons à le
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— 316 -
dire hautement, elle faisait honneur à Texcellent et dévoué
président, M. Ch. De Vis, dont les constants efforts sont géné-
reusement secondés par une phalange de confrères, partisans
chaleureux comme lui du culte de Flore.
Le Jury, peu nombreux — ce qui est toujours un bien — n a
pas eu la besogne facile : il a eu à décerner quatre-vingt-douze
prix, sans compter quatorze médailles attribuées à des lots hors
de concours.
L'Exposition comprenait quatre sections et dans la plupart
des concours les prix furent sérieusement disputés. Des produits
d'élite appelaient de toutes parts lattention des connaisseurs,
et l'on eût été embarrassé de dire ce qui avait le plus grand
mérite.
M. Wouters, de Borgerhout, l'emportait pour son beau choix
de céréales; M. Fr. Beelaerts, de Malines, faisait voir par ses
splendides produits la richesse de la culture maraîchère mali-
noise. Quant aux collections de fruits, très nombreuses, très
belles eu égard surtout à cette année peu fertile, elles étaient
dignes du pays des Coloma et des Esperen ; le Jury a pour
plusieurs d'entre elles, majoré les prix. Le Cercle du Progrès
d'Ixelles s'y est hautement affirmé, battant une autre Société
vaillante, celle de Lierre. Les collections de poires de MM. Al.
De Bast, Arm. Jacobs, L. De Roy, étaient de toute beauté;
celles de M. de Cannart d'Hamale et de M. Bols, d'Elewyt, ont
été trouvées irréprochables ; nous pouvons en dire autant du
magnifique lot de pommes de ce dernier exposant.
On sait que la culture du plant de pépinière a une grande
importance à Malines et dans les environs de cette ville: le
riche apport de M. Louis De Coninck a mérité le prix par
acclamation. Ce lot renfermait des échantillons fort beaux des
essences les plus variées.
La cour était convertie en un charmant jardin orné de grou-
pes de plantes de toute nature et de ravissantes corbeilles-par-
terres dont Tune surtout, celle de M. Jean Goovaerts, était un
véritable bijou. Les collections de M. Jean Van Loock, celles
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— 317 —
de M. Victor Van Horenbeeck, ce vétéran toujours jeune de
l'horticulture de Malines, les lots de M""* V® Arnouts, les
Dahlia de M. FI. Pauwels, de Borgerhout, les Fougères de
M. Ch. Clément, le zélé secrétaire adjoint de la Société, et
divers autres produits auraient droit à une mention toute
spéciale. Ém. Eodiças.
Calendrier du Primeuriste.
NOVEMBRE.
On continue la mise sur couche des racines de chicorée. Les
couches à primeurs sont établies : on y repique les laitues des
semis d'août et septembre dont on attend les têtes ou pommes
en décembre-janvier. On a soin d'aérer chaque fois que le
temps est beau, les bâches aux choux fleurs, laitues et pourpier.
Par les nuils froides, on a recours aux paillassons. On peut
butter les choux fleurs ; on rentre ceux des dernières planta-
tions en pleine terre qui achèveront de se former.
On sème des radis roses et du cerfeuil sur couche tiède. On
commence à forcer les asperges. On transporte sur couche des
toufles d'oseille, d'estragon, etc., si Ton a besoin de ces pro-
duits en primeur. On monte les meules à champignons. On
s'approvisionne de feuilles et de litière et, si les couches se
refroidissent, on y remédie au moyen de réchauds.
Ém. Rodiças.
Monument à la mémoire de Louis Van Houtte
{Suite y voir p. 254).
Le Comité qui s'est constitué pour ériger un monument à la
mémoire de L. Van Houtte, a tenu une réunion le 11 août
dernier, à l'hôtel de ville de Gand, sous la présidence de
M. le comte de Kerchove, bourgmestre. Presque tous les mem-
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— 318 —
bres étaient présents. Après avoir pris connaissance du résultat
de la souscription et décidé que celle-ci resterait ouverte jusqu'à
la fin de Tannée, l'assemblée a jugé qu'il était convenable
d'attendre la clôture de la souscription avant de songer à un
avant-projet du monument. Les personnes qui n'ont pas encore
souscrit et qui ont llntention de le faire, sont donc priées de
faire parvenir sans retard leur bulletin. Cet appel s'adresse
spécialement à MM. les Présidents et Secrétaires des Sociétés
d'horticulture à qui des listes de souscription ont été confiées.
La majeure partie de celles-ci ne sont pas encore rentrées. Le
montant des souscriptions peut être adressé en même temps à
M. Éd. Pjnaert, 142, rue de Bruxelles, àGand, soit en valeurs
sur Paris, Bruxelles, ou Anvers, soit en un mandat interna-
tional.
L'assemblée a approuvé ensuite le modèle du portrait de L. Van
Houtte, destiné à être remis aux souscripteurs. Ce portrait dû
au crayon de M. De Pannemaker est parfaitement réussi et
de tous points digne de l'homme éminent dont il rappelle
les traits. Il est lithographie avec le plus grand soin et tiré en
format in folio (1) et sur chine. La Commission a lieu de croire
que tous les admirateurs de L. Van Houtte seront heureux
de recevoir ce souvenir du grand horticulteur. Mais elle a décidé
également que à dater de ce jour un exemplaire de ce portrait
ne pourra être rerais qu'aux personnes ayant souscrit pour une
somme de trois francs au moins.
Quant à la notice biographique, elle ne sera publiée qu'après
la clôture définitive de la souscription. Elle renfermera la liste
de tous les souscripteurs.
Le recouvrement de nos quittances à 1 étranger ne pouvant
s'effectuer que par l'intermédiaire des maisons de banque et
devenant par là très onéreux, nous engageons vivement les per-
(1) Le prix de ce portrait dans le commerce serait au moins de cinq
francs.
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— 319 —
sonnes qui ne nous ont pas encore remis le montant de leur
souscription, à nous l'adresser par mandat-postal. Ce mode de
payement est le plus simple et le moins coûteux. Nous prions
également nos souscripteurs belges de faire de même. L'envoi
du portrait se fera immédiatement après. Nous effectuerons
nous mêmes à partir du 15 novembre prochain rencaissement
des sommes impayées à cette date. Les frais de recouvrement
sont naturellement à la charge des souscripteurs.
Pour le Comité :
Éd. P.
SIXIEME LISTE.
Cercle horticole du Nord, àLille (Président M. Schlach-
ter, secrétaire général M. L. Peucelle). . . fr. 100
C. Witcke, jardinier chez M. Massange de Louvrex,
Baillonville 3
Demoor, vétérinaire, Alost 10
/
Membres
de la
Eug. Lespineux, négociant en graines, Hannut.
E. Bertrand Picard, Tihange.
Ch. Borsu, » • .
Alfred Camus, »
H. Van de Velde, »
E. FouUien, Andenelle . . .
J. B. Berbuto, Huy . ... .
P. Foullien, Huy
F. Martines, Tihange. . . .
A. Martin. Huy
O. Bemel, Huy,
F. Wesmael, Ampsin. . . .
J. Beaufort, Tihange i m-
F. Jamagne, Huy | ^^^^e,
Ch. Beaujean, Tihange ...
J. H. Clerbois, Huy ....
J. B. Coppieters, jardinier. Zèle
Joseph Hirsch, Grâfl. Breunner 'scher Obergârtner,
Grafenegg 20
Gillekens, directeur de l'École d'horticulture de
Vilvorde 25
de la
Société
maraîchère
de
\
A reporter.
fr. 197 00
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— 320 —
Report . . . fr. 197 »
P. J. J. Slingsbj Van Hoven, Vieght 25 »
Alex. Rigaux, président • • \ ' 10 »
Degey-Maréchal, vice-présid. 1 I 5 »
Jean Ron chaîne, secrétaire. I 2 50
Alf. Trieliier, m. de la cora. i » 50
Mathieu Dauvrin, id. j Société i * ^
Louis Pailtre, id. I I » 50
Joseph Gillis, id. i ^^^ j 1 50
Al. Remot, ' / 1 »
V'^rJ^^T'*' (Jardiniers et viçneron, ] *
J. J. Martine, i ^ 1 i
N.Duchateau réunU,àHuy. l^
Jacques Collette, . . . . j ^ 5 •
Jos. Hanot, ' » 50
Cornet, 1 »
Lambert Jadot, » 50
François Bonjean, .... \ » 50
P. M.' Binot, horticulteur, Petropolis (Brésil) ... 20 »
Apers, horticulteur, Loochristj 5 »
Audusson-Hiron, Angers 10 »
Van Hoorebeke, Emmanuel, Langerbrugge. ... 10 »
Baron Alb. Fays, rue de Fiver, Lille 20 »
Gaillard, horticulteur, Huy 5 i
Wagner, horticulteur, Riga, Russie 200 •
Commission du Cercle le Progrès agricole et horticole,
Ixelles. — M. Nivelles-Posschier, Président.
M. A. Mat, Secrétaire 20 »
César Crujt, propriétaire, arboriculteur, Lokeren. . 10 •
Lemyé Albéric, pépiniériste, Bonsecours (Péruwelz) . 5 >
Reuter, Hofgârtner, Potsdam 20 »
Ant. José de Campo Porto, Lisbonne 20 »
J. B. Savoye, horticulteur, Paris 25 »
Consoli Gaetano, Brescia (Italie) 10 »
Boissier, Genève 50 »
de Pierpont, Epinois (Hainaut) 15 »
Guill. Aelens, pépiniériste, Namur 10 »
Montant de la sixième liste . . fr. 708 50
> des listes précédentes . » 9446 56
Total . . . . fr. 10155 06
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- 321 —
CERCLE D'ARBORICULTURE DE BELGIQUE.
Assemblée générale,
LE 21 JANVIER 1877.
Une Assemblée générale du Cercle d'arboriculture de Bel-
gique aura lieu à l'Hôtel de Ville de Gand, le dimanche
21 janvier 1877, à 11 heures du matin.
ORDRE DU JOUR.
1*» Rapport du Secrétaire général ;
2« Reddition des comptes de 1876;
3« Des voies à suivre dans rélimination des variétés de poires ;
4" De la culture fruitière sans taille ;
5« Projets d'excursions en 1877;
6« Communications diverses ;
7« Présentation de nouveaux membres.
MM. les membres effectifs procéderont ensuite au renou-
vellement d'un tiers du Conseil. Les membres sortants sont
rééligibles.
Un banquet fraternel réunira les membres le même jour, à
2 heures de relevée. Le prix est ûxè à 3 francs le couvert.
Ceux qui désirent y prendre part sont instamment priés d'en
informer avant le 10 janvier, M. Van Huile, au Jardin bota-
nique de Gand, et de lui remettre le montant de leur sou-
scription.
Pour le Comité central :
Le Secrétaire général,
Ém, Bodiças.
1876, 11 «3
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— 322 —
Le cisellement du raisin.
Les Bulletins ont publie (page 133, année 1876) un article très
instructif sur cette opération telle qu*elle se pratique chez les
Anglais, nos maîtres en culture de vignes sous verre; tout ama-
teur sérieux applique aujourd'hui le cisellement dans ses serrei.
Un des membres les plus zélés de notre Cercle, M. J. M.
De Smet, propriétaire, à Maldegem, vient de nous communiquer
les résultats de la suppression d'un grand nombre de baies (55 °/o)
sur les grappes du Morillon noir hitif, appelé encore Made-
leine noire de S^ Jean, raisin connu et répandu abondamment
dans nos provinces wallonnes sous le nom de Petit S^ Laurent.
C'est le Corinthendruif des Flamands, le BlaçK July des
Anglais, le August ou S^ Jacohs Trauhe des Allemands. On
sait que ce raisin a l'avantage de mûrir toujours et partout,
mais que ses grappes compactes et ses baies presque sessiles
sont cause que la maturité à l'intérieur de la grappe se faisant
mal, les baies sont fades et aqueuses. En effet, les grains se
serrent tellement qu'ils forment masse et prennent à la partie
inférieure une forme prismatique; il est presque impossible de les
détacher sans les écraser. Une grappe de Morillon noir dans cet
état, devrait s'entamer à la façon dont les enfants croquent une
poire. Les grappes égrainées que M. J. M. De Smet nous a
envoyées, avaient des baies toutes noires, d'un beau développe-
ment et d'un goût exquis. Chose remarquable, la raffle s'était
fortement ramifiée et allongée, et toutes les grappes étaient
épaulées, c'est à dire très élargies du haut et effilées vers le bas.
Dans ces conditions, le Morillon noir hâtif ou S^ Laurent qui
est un petit raisin que souvent on abandonne aux enfants, aux
moineaux et aux guêpes, peut parfaitement paraître sur la
table. Mûrissant même à l'exposition de l'est et à des échalas
en plein air dans les jardins abrités, il mérite bien qu'on en
recommande la culture. Une conclusion générale que nous
déduisons des essais de notre correspondant, c'est que l'éclair-
cissage des grappes présente de l'intérêt même en dehors des
serres, F. Burvenich
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— 323 —
A propos des poires Beiuré Baguet et
Dieudonné Antoine.
Loin de nous de vouloir contester la véracité et l'utilité de
Tarticle intitulé t Pilori Pomologique > qui a paru dans le
numéro d'octobre du Bulletin d'arboriculture ; on nous permettra,
toutefois, de présenter quelques observations concernant les
poires Beurré Baguet et Dieudonné Antoine.
Nous regrettons que l'auteur de Tarticle, avant de rejeter ce
fruit, n'ait pas tenu compte de la note publiée dans le Bulletin
de 1875, page 358, au sujet du Beurré Baguet; il ne serait
pas tombé dans la même erreur que beaucoup d'autres.
Dans cette notice, il est dit que l'on vend dans le commerce,
à Gand, sous le nom de Beurré Baguet, des arbres donnant de
petits fruits dans le genre de la Bergamotte de Jodoigne,
Or, le sujet que nous possédons et qui provient du jardin
même de Tobtenteur, nous a donné des fruits volumineux, de la
grandeur et de la forme de la Marie Louise, mais moins évasés
vers la base.
Un spécimen de ce fruit a été envoyé à M. le Secrétaire
général du Cercle d'arboriculture et communiqué par lui au
Comité central, qui a pu l'apprécier.
Des pomologues éclairés ont trouvé que par sa saveur, sa
bonté et son volume, cette variété mérite d'être classée parmi
les fruits de l'» qualité.
L'auteur du Pilori Pomologique rejette également la poire
Dieudonné Antoine et reproche à cette poire d'être farineuse et
astringente.
Nous en possédons un sujet qui nous a donné, il y a 2 ans,
environ une centaine de poires et aucune n'avait le défaut d'être
farineuse ; mais nous avions eu soin de faire la cueillette bien
ayant la maturité.
Quant au goût astringent, il disparaît presqu'entièrcment
quand on prend la précaution de cueiller cette poire avant sa
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— 324 —
maturité et de la faire mûrir au fur et à mesure qu'on veut la
déguster, en la déposant soit au soleil, soit dans un apparte-
ment chaud. L'astringence fait place alors à un goût acidulé.
Il en est de même du Bon Chrétien William, qui a une saveur
de musc par trop prononcée, si on ne le cueille pas longtemps
avant sa maturité. Faites-le mûrir par le moyen indiqué plus
haut et le goût musqué devient agréable et peu prononcé.
A. Baguet,
Pêchers et Brugnoniers cultivés en pots.
Nous avons eu l'occasion, à maintes reprises cet été(l), de
voir et d'admirer les beaux spécimens d'arbres cultivés en pots
et des résultats réalisés dans cette culture par un de nos conci-
toyens, M. Ch. Puis, et nous nous promettions bien de les
signaler à tous ceux qui s'intéressent à ce genre de culture.
L'abondance des matières fournies à notre publication et
la surabondance de notre besogne personnelle, d'autre part,
nous ont empêché de remplir ce que nous considérions comme
un devoir, car M. Puis a rendu, par ses essais, un véritable
service aux amateurs ; mais en attendant que nous ayons l'oc-
casion de donner des renseignements complets sur les procèdes
qu'il a mis en œuvre et qui lui ont si admirablement réussi,
renseignements que nous accompagnerons d'une superbe planche
gravée d'après la photographie d'un de ses brugnoniers chargé
de quarante-cinq fruits, nous croyons utile de relever ici la liste
des variétés soumises par lui à la culture en pots.
(1) Dans une de ces visites, nous avons été accompagné de M. Gille-
kens, directeur de PÉcole d'horticulture de Vilvorde, et de M. Marchai,
professeur à la même École et conservateur au Jardin botanique de
l'État, à Bruxelles. Nous ne croyons pas être indiscret en disant com-
bien nos honorables confrères ont été émerveillés devant les résultats
obtenus par un amateur dont les premières tentatives de culture ne
datent pas de plus de trois ans.
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— 325 —
Ce sont d*abord pour les pêchers :
Albatros, Lord Palmerston,
Dagmar, Magdala,
D' Hogg, Osprey,
Golden Eagle, Princess of Wales,
Goshawk, Sea Eagle,
Lady Palmerston, The nectarine Peach ;
et pour les brugnoniers (Nectarines) :
Albert Victor, Victoria,
Humboldt, Seedling N« 30,
Pineapple, » » 34,
Stanwick Elruge, » » 38.
Ce sont surtout les brugnoniers qui se sont montrés prolifi-
ques au plus haut degré. Presque tous portaient beaucoup plus
de fruits que ne comportait leur taille.
La plupart des variétés mentionnées ont été gagnées par
M. Rivers, le célèbre pépiniériste et pomologue de Sawbrid-
geworth, en Angleterre, et c'est de lui directement que M. Puis
les a obtenus.
On remarquera que celui-ci, dans son choix, a donné la pré-
férence aux variétés tardives, tandis que la majorité des ama-
teurs sont généralement tentés de prendre des variétés précoces.
M. Puis a bien voulu nous communiquer les considérations
qui l'ont guidé dans son choix. C'est que d'abord les variétés
tardives sont plus grandes que les précoces, et ensuite qu'elles
restent plus longtemps sur les arbres, ce qui dans la culture
en pots présente incontestablement pour l'amateur une plus
grande somme de jouissance.
Les espaliers vitrés, la serre à vignes, le jardin fruitier de
M. Puls(i), sont autant que la culture en pots l'objet des soins
(1) Situe à Gand, au faubourg de Coartrai, à cinq minutes de la sta-
tion du tramway, au point où la ligne du chemin de fer d'Ostende
croise la grand'route de Courtrai.
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— 326 —
les plus intelligents et dignes de l'examen des hommes du
métier et des amateurs. Nous pouvons assurer aux uns et aux
autres, en toute occasion, l'accueil le plus empressé et le plus
bienveillant et nous en offrons ici à notre zélé confrère et au
nom de nos collègues du Cercle d'arboriculture l'expression
publique de notre reconnaissance.
Éà Pynaert,
Culture des Champignons comestibles.
Plusieurs espèces de Champignons sont comestibles, mais
il n'est pas toujours aisé de les distinguer et les méprises ont
parfois de graves conséquences. Le Champignon commun, Agaric
comestible, est, à notre connaissance, le seul qu'on soit parvenu
à faire pousser facilement sur des couches ou meules de fumier.
L'opération la plus importante dans la culture des Cham-
pignons est la préparation du fumier destiné à la construction des
meules» Presque tous les insuccès dépendent de cette première
manipulation ; la formation et la conduite des couches sont
très faciles.
Préparation. On peut commencer la culture en toute saison,
mais la réussite est plus certaine au printemps et à l'approche
de l'automne (juillet-août). On choisit du fumier de chevaux
nourris au sec, bien piétiné et imprégné d'urine. Sur un terrain
damé, uni et sec, sur un chemin, par exemple, on dispose le
fumier en tas conique de l'"20 de hauteur. En montant le tas on
extrait soigneusement les pailles sèches, le foin, en un mot tout
les corps étrangers.
On piétine au fur et à mesure et, par un temps sec ou quand le
fumier n'est pas très frais, on donne un arrosement à la pomme.
Lorsque ce travail est terminé, on abrite le cône contre le soleil
et la pluie en l'entourant d'une chemise de paille placée en
longueur. Au bout de 6 à 7 jours, lorsque le tas s'est bien
chauffé par la fermentation et que le fumier commence à
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— 327 —
blanchir, on le démonte et on le reconstruit à côté en divisant le
tout et en mêlant intimement les différentes parties. On donne
un arrosement à la pomme à plusieurs reprises, à mesure que
le tas s'élève ; on lui donne la même forme que lors du premier
placement.
On laisse de nouveau la fermentation se produire et, au bout
de 5 à 6 jours, on examine le fumier. Souvent il est devenu assez
court, assez gras et onctueux pour servir à la construction de
la meule. S'il présentait encore des parties trop peu décomposées,
on pourrait remanier encore une fois le tas et le laisser se
chauffer pendant 4 à 5 jours.
La grande difficulté pour celui qui n'a pas la pratique de cette
culture, c'est de reconnaître si le fumier a le degré de décompo-
sition voulue. Il n'est pas facile même de rendre par des mots
dans quel état il doit se trouver. Il doit être court, de couleur
brun foncé; lorsqu'on le presse dans la main de toute la force de
la poignée, aucun liquide ne peut en découler, enfin il doit avoir
perdu l'odeur ammonicale caractéristique du fumier d'écurie.
S'il est trop sec, on peut le ramener en l'aspergeant légèrement;
s'il est boueux, il ne faut rien en espérer de bon ; c'est à recom-
mencer.
Formation des couches. Nous ne conseillons pas de les
élever en plein air, d'autant plus qu'il est possible à chacun de
trouver un réduit quelconque, dans une cave, un hangar, une
remise, une serre, une étable, etc. Si l'endroit est clos et
obscur, il n'en sera que meilleur.
On donne à la meule 70 c. de largeur à la base et à peu près
autant de hauteur ; on l'adosse au mur ou on la monte au milieu
de la pièce en double pente (ûg. 50), et en lui donnant un peu
pluB de largeur et un peu plus d'épaisseur. On serre bien le
fumier sans le tasser avec les pieds, mais en le battant avec les
mains ou le dos de la fourche et on en nivelle bien les flancs.
On doit tenir la meule dans une obscurité complète, la couvrir
de litière longue et parfaitement sèche.
Après 4 ou 5 jours, la meule devient tiède, c'est le moment de
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— 328 -
la garnir de blanc : c'est ce que les champignonistes appellent
larder la meule.
Le meilleur blanc est celui provenant des couches à cham-
pignons épuisées, qu'on a séché et conservé en plaques oa
galettes; le blanc reste bon pendant plusieurs années. Les
meilleures parties de fumier sont celles qui sont les plus
incrustées de ces filaments blancs qui constituent en quelque
sorte la plante du champignon et qui paraissent comme moisies
et feutrées. Le blanc de champignon ainsi que les champignons
Pig. 50. — Meule à champignons.
mêmes se produisent parfois spontanément dans des couches à
melons ou autres.
Pour larder une meule à champignons, on pratique de petites
ouvertures obliques dirigées de bas en haut, larges et profondes
de 5 centimètres. On ajuste dans chaque trou un fragment de
blanc, puis on referme l'ouverture de manière que quelques bouts
du blanc dépassent la surface de la meule. Une recommandation
qu'il importe de ne pas perdre de vue , c'est que, avant l'opération ,
il faut faire revenir le blanc, le faire passer de l'état sec à l'état
moite en le posant dès Tavant-veille au fond de la cave et en le
couvrant même au besoin d'un linge humide ; cette précaution
rend la reprise plus certaine et plus prompte.
Quelques jours (5 ou 6) après la mise du blanc, celui-ci com-
mence à se développer, les filaments s'allongent. Si à Tinspection
on remarquait qu'il a bruni et qu'il se fond, il faut faire de
nouvelles ouvertures à côté des premières et recommencer la
mise du blanc.
Lorsque le blanc s'est étendu dans tous les sens (15 jours
après la mise), on doit garnir toute la meule d'un lit de bon
terreau, bien tamisé, d'une épaisseur de 2 à 3 centimètres.
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— 329 —
Nous avons acquis rexpérience qu'il est très utile de prendre ce
terreau très sec, poudreux même, et de le porter au degré de
moiteur par un arrosage d'eau tenant en dissolution 1 gramme
de salpêtre par litre. La nitrification de la terre est un grand
progrès dans la culture de cette précieuse plante alimentaire.
Pour cueillir les champignons, on les saisit entre le pouce,
l'index et l'annulaire, on appuie sur le chapeau ou partie supé-
rieure et on imprime un mouvement de torsion pour les détacher.
Si on les tire à soi, on soulève le plateau de blanc et souvent à
cette place on n'en voit plus paraître. Après chaque récolte, on
sème assez de terreau tamisé pour remplir les cavités produites.
Si la meule est humide au point de transpirer, ce terreau devra
être poudreux. On arrosera très légèrement si la terre de la
meule est sèche au point de descendre. Cet arrosément se fera
avec de l'eau salpêtrée chaque fois qu'on croit remarquer que
la récolte diminue ou que les champignons viennent à stipe
effile et à chapeau mince et étroit.
Quelquefois à la suite d'un abaissement notable du degré
de température ou par suite d'humidité, la couche boude et peut
rester sans produire pendant plusieurs semaines. Après quelque
temps la production reprend, si on a soin de suspendre les
arrosements et de semer de la terre tout à fait sèche à la sur-
face de la meule.
On peut cultiver des champignons avec une très petite quan-
tité de fumier quand il est bien préparé. La préparation du
fumier pour de petites masses offrant certaines difficultés aux
personnes peu versées dans cette culture, nous conseillons de
préparer plus de fumier que ne comportera la meule et d'em-
ployer le surplus à d'autres usages.
Au moment où nous écrivons ces lignes, nous avons encore
en pleine production une petite couche de champignons com-
posée d'une brouettée de fumier déposé dans un petit recoin d'une
serre froide ; elle donne presque sans interruption depuis la fin
du mois d'août. F, Burvenich.
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— 330 —
Résultat du plébiscite pomologique.
LES POIRIERS QCJI ONT FRUCTIFIÉ CETTE ANNÉE (1).
Soixante-deux Membres du Cercle d*Arboriculture de Bel-
gique ont bien voulu répondre à Tappel que je leur ai adressé
dans le Bulletin, J'ai relevé dans le tableau ci-dessous les
variétés qui m'ont été signalées. Ce travail a été extrêmement
laborieux et eût certainement occupé toutes les pages d'un numéro
du Bulletin, si je n'avais eu soin d'en éliminer les variétés qui
n'ont été mentionnées q}i*une seule fois. Mes honorables corres-
pondants ne doivent donc pas s'étonner si, dans la liste générale,
quelques-uns des noms indiqués par eux ne se retrouvent pas :
c'est que ces variétés n'ont pas été signalées par d'autres.
Tableau den variétés de Foires ayant fruotifié en 1876.
Alexandre Lambré . .
Alexandrine Douillard
Anna Andusfion. . .
Ananas de Courtrai
Avocat Allard . . ,
Baronne de Mello . .
Beau présent d'Artois
Bergamotte Esperen
— de PÂques . . ,
Bési de Chaumontel
— Mai. ... ,
Beurré d'Amanlis .
— d'Angleterre .
— Bachelier . .
— Berckmans .
— Breton neau .
— bronzé .
— Capiaumont .
— Clairgeau . .
— Diel. . . .
— Duboisson . .
— Dûment. . .
— Duval. . . .
ESPALIER.
pthanide.
1
4
1
2
2
2
3
3
1
3
3
4
2
1
10
14
3
9
8
4
4
9
10
3
4
6
2
3
4
1
3
7
5
15
13
21
3
9
8
2
4
2
4
2
3
(1) Voir, pp. 243,268,305.
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331 —
HAUT VEHT.
Beurré Giflfart . . .
— Goubault . . .
— Rris
— d'Hardenpont. .
— Hardy ....
— de Luçon . . .
— Millet ....
— Nantais. . . .
— de Nivelles. . .
— perpétuel . . .
— rance . . . .
— Six
— Spae
— Sterckmans . .
— superûn. . . .
— Van Driesche . .
— de Wetteren . .
Bon Chrétien d'hrver .
William . .
Bonne d'Ezée. . . .
— de Malines . . .
Broom-Park. . . .
Calebasse Bosc . . .
— de Bavay . . .
— Nerckmans. . .
Catillac
Citron des Carmes. .
Colmar d*Aremberg .
Colorée de juillet . .
— d'août . . . .
Commissaire Delmotte.
Comte de Flandre . .
Conseiller à la cour. .
— Ranwez . . .
Curé
Délices d'Hardenpont .
— de Jodoigne . .
Deux sœurs . . . .
Docteur Lenthier . .
Dorothée
Double Philippe . . .
Doyenné d'Alençon. .
— blanc . . . .
— du Comice . . .
— Defays . . . .
— Goubault . . .
— d'hiver . . . .
— de juillet . . .
— roux
Duchesse d'Angoulême,
— d'hiver . . . .
Durondeau • . . .
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Emile d'Heyst ....
Figue d'Alençon. . . .
Fondante des bois . . .
— deCharneux . . .
— de Noël
Fortunée
Général Tottleben . . .
Grand Soleil
Graslin
Gulden Knop
Hélène Grégoire. . . .
Jaminette
Joséphine de Malines . .
Jules d'Airoles ....
Koolstok
Kopertscher
Léon Grégoire . . . .
Léon Leclercq de Laval. .
Louise Bonne d'Avranches
Madame Élisa
Marie Louise ....
Napoléon
— Savinien ....
Nec plusMeuris. . . .
Nouveau Poiteau. . . .
Nouvelle Fulvie. . . .
Olivier de Serres . . .
Orange
Orpheline d'Enghien . .
Passe Colmar ....
— Crassane ....
Poire pomme
Prévost
Prince impérial ....
Prince Alfred de Croy. .
Rousselet de Reims . .
— Van der Veken . .
Saint Germain . . . .
— Laurent
Seigneur Esperen . . .
Sénateur Mosselmann . .
Sœur Grégoire ....
Soldat Bouvier ....
— laboureur ....
Suzette de Bavay . . .
Théodore Van Mons . .
Tnomphe de Jodoigne. .
Vineuse d'Esperen . . .
Zéphirin Grégoire . . .
— Louis
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Ce tableau donne quelques indications très précieuses, dont
on ne doit pas toutefois exagérer la portée. Les observations
sur lesquelles il se base devraient être plus générales et avoir
lieu partout sur toutes les variétés dignes de la culture. En effet,
quand on réfléchit bien, il n'est pas difficile de remarquer dans
notre tableau que la plupart des variétés qui ont reçu le plus
grand nombre de mentions sont précisément celles qui sont les
plus communément cultivées, de sorte que étant donné deux
variétés de mérite complètement égal, mais dont Tune est
encore peu répandue tandis que Tautre se rencontre dans tous
les jardins, ce sera la dernière qui se trouvera en tête de notre
liste, tandis que Tautre n'y figurera pas si elle n'a pas été
observée au moins deux fois.
Conclusion : le classement ci dessus n'a qu'une valeur rela-
tive ; tout au plus pourra-t-on en induire que les variétés les
mieux cotées sont les plus fertiles parmi les variétés généralement
cultivées. Quoique réduit à ces proportions, le résultat obtenu
ne sera pas moins utile et j'en remercie sincèrement tous mes
honorables correspondants auxquels tout le mérite en revient.
Raisin Muscat Ch. Alberdienst
(A. Verschaffelt).
Nous devons la communication de la magnifique planche qui
orne le dernier numéro de cette année, à V Illustration horticole
publiée à Gand, par M. Linden. Nous sommes certain que tous
les membres du Cercle d'arboriculture et les nombreux lecteurs
de notre Bulletin sauront gré à M. Linden de cet acte de bonne
confraternité dont nous lui sommes sincèrement obligés.
Le modèle en a été peint et dessiné par notre excellent
artiste M. de Pannemaeker dans les serres du parc de M. Am-
broise Verschafielt, à Moortzeele, où nous avons constaté que
le cep, vigoureux et d'une abondante fertilité, soutient avec hon-
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— 334 —
neur la comparaison avec les variétés anglaises nouvelles de la
plus brillante réputation. La planche ci-contre nous dispense de
toute description.
M. Ambroise Verschaffelt à qui l'horticulture nationale doit
tant et qui aujourd'hui s'occupe aussi avec la plus noble émula-
tion de faire apprécier les variétés dignes d'être répandues dans
les cultures fruitières, a bien voulu nous fournir les renseigne-
ments qui suivent sur ce beau raisin dédié par lui à M. Charles
Alberdienst, jardinier diplômé et l'un des plus habiles praticiens
de notre ville. Éd. P.
Ce magnifique raisin a été obtenu dans le Bordelais d'où il
fut rapporté par feu M. Pierre Decrom, négociant en vins, à
Gand. Celui-ci l'avait reçu en cadeau, à condition de conserver
pour lui cette vigne qui n'était pas dans le commerce.
M. P. Decrom, grand amateur de raisins, avait dans sa pro-
priété, rue de la Sauge, à Gand, une belle serre à vignes dans
laquelle il cultivait la variété bordelaise. Après la mort de
M. Decrom, M. Charles Alberdienst qui soignait sa serre
exprima le désir d'avoir une bouture de cette vigne, ce que la
famille lui accorda avec empressement.
M. Charles Alberdienst planta la variété dans son établisse-
ment, rue du Casino, à Gand; mais n'ayant pas de serre lui-
même, il me confia la plante. Je la transportai dans ma serre à
vignes à Moortzeele. C'est là que depuis cinq ans cette belle
variété fructifie et fait l'admiration des connaisseurs. Lors de
l'Exposition internationale de fruits ouverte au Casino en sep-
tembre 1875, une grappe du Muscat Ch. Alberdienst figurait
dans le lot que j'avais exposé. Je n'hésite pas à considérer ce
raisin comme un des plus beaux qui existent. Sa fructification
est, en outre, des plus abondantes, le port de la plante est très
distingué, le fruit est délicieux, sucré, ayant un léger goût de
muscat. La forme des grappes est remarquable ; elles sont
largement épaulées et s'effilent avec une grande régularité.
Une fois que ce raisin sera connu de nos amis d'Outre-Manche,
sa renommée sera promptement faite. Amb. Verschafelt,
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— 335 —
L'enseignement supérieur de l'agriculture.
L'agriculture, cet art dont la marche progressive est partout
subordonnée aux conditions politiques et commerciales des
nations, s'est considérablement développée en Belgique depuis
un demi siècle, grâce à la stabilité de nos institutions d'une part
et, d'autre part, à l'extension du commerce d'exportation.
Aussi, retirer du sol la plus grande somme de produits, tout en
assurant sa fertilité pour la suite, et obtenir ce double résultat
par les moyens les plus simples et les moins dispendieux, tel
est l'incessant problème que l'agronome cherche à résoudre,
auquel l'économiste prête toute son attention et dont les gou-
vernements à leur tour ne sauraient méconnaître la haute
importance. Ceux-ci ont généralement compris que les connais-
sances chimiques et physiologiques qui sont la base de l'agri-
culture moderne, ne peuvent se répandre sûrement et prompte-
ment que par une seule voie, celle de l'enseignement supérieur.
Sous ce rapport, notre pays n a rien à envier aux autres nations
de l'Europe : l'Institut agricole de Gembloux répond aux princi-
pales exigences : c'est là que peuvent s'instruire à fond ceux
qui se destinent spécialement au g^énie agricole.
Mais il est permis de se demander si en dehors des écoles
existentes, il n'y a plus rien à faire pour répandre les notions
des sciences agronomiques. Déjà Charles Morren, dont nous
aimons à rappeler la mémoire, avait inauguré à l'Université de
Liège un cours d'agronomie professé avec ce talent qui rend la
science aimable. Récemment encore les amis de l'agriculture
nationale ont dû éprouver une vive satisfaction en entendant le
savant Recteur de l'Université de Gand appeler de ses vœux la
création d'une chaire d'agronomie auprès de la Faculté des
sciences. Voici comment s'est exprimé M. le D' Soupart dans
son discours inaugural de l'année académique :
« Il est une lacune dans notre enseignement universitaire que
je me fais un devoir de signaler à l'attention du Gouvernement
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— 336 —
et du pays qu'elle intéresse au plus haut degré. Je veux parler
de renseignement de Tagriculture, de cette branche-mère du
commerce et de l'industrie que tout le monde devrait connaître
et à regard de laquelle l'ignorance est cependant encore si
grande et si générale.
• Le croirait-on? Dans notre Belgique, dans nos provinces
flamandes si réputées pour leurs travaux et leurs produits
agricoles, il existe une université où Ton enseigne toutes les
sciences; où, à côté des quatre facultés ordinaires, on a créé des
écoles du génie, des arts et manufactures et une école normale
pour les professeurs de l'enseignement moyen; où l'on enseigne
avec beaucoup d'extension l'histoire des peuples qui se sont
succédé sur la terre, et où l'enseignement fait complètement
défaut en ce qui concerne la manière dont cette terre pourvoit
à tous nos besoins; on ignore comment elle procède au déve-
loppement et à l'entretien de tous les êtres, animaux et végétaux
qui nous entourent et qui servent eux-mêmes à nos usages
journaliers, comment surtout l'homme peut tirer d'elle des
produits variés et infinis pour le plus grand bien de l'humanité.
« En y réfléchissant bien, on doit reconnaître que ce sont là
des choses de première nécessité parmi les connaissances
humaines et qui devraient figurer en première ligne dans notre
instruction. Aujourd'hui que l'agriculture tend de plus en plus à
s'affranchir des anciennes routines, aujourd'hui que partout, les
hommes de progrès et les Gouvernements cherchent à la trans-
former par la science, par la connaissance et la découverte des
moyens, des méthodes et des procédés propres à développer les
ressources de cette branche maîtresse, source première de la
richesse et de la prospérité d'un pays, nous n'aurions pas à
l'université l'enseignement de la science agricole?
« Tandis que nos voisins créent et multiplient les centres
d'instruction pour l'agriculture, — qu'en France le Gouverne-
ment vierit de décréter trois classes d'écoles, primaires,
moyennes et supérieures, dont l'une siégeant à Paris même, —
que l'empire d'Allemagne compte aujourd'hui dix facultés ou
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instituts supérieurs d'agriculture et 174 écoles de dégrés divers,
sans compter encore des conférences et d'autres cours publics,
— que TAutriche, la Hongrie, la Suède, le Danemark, la
Suisse, ritalie marchent dans la même voie (0, nous n'avons en
Belgique qu'une seule école de ce genre, celle de Gembloux.
Nous possédons encore, il est vrai, deux écoles d'horticulture
ayant pour but de former des horticulteurs et des jardiniers
capables, et l'on prescrit aux instituteurs primaires ruraux
d'enseigner les principes élémentaires de cette dernière branche
ou plutôt de larboriculture qu'ils connaissent bien peu eux-
mêmes.
a Mais tout cela, toutes ces divisions de l'enseignement
agricole et horticole, restreint et applicable seulement à cer-
taines professions et à certaines classes de la société, ne
suffisent pas pour le développement et la propagation des
connaissances, comme elles ne satisfont pas aux besoins, aux
nécessités de la science. Elles ne suffisent pas non plus pour
ceux qui, sans vouloir faire de l'agriculture une profession, ont
besoin cependant d'en avoir des notions générales, soit pour
gérer leurs propres affaires, comme les propriétaires, soit pour
gérer celle des autres, comme les avocats et les notaires, soit
pour porter un jugement dans les cas de conflit ou de délits
ruraux, comme les magistrats de Tordre judiciaire, soit enfin
pour servir de complément utile à leurs études scientifiques et
professionnelles, comme les ingénieurs et les médecins.
« Tous seraient heureux de trouver à l'université un cours
que leur position sociale et leur âge ne leur permettent pas d'aller
suivre ailleurs, heureux de pouvoir puiser là des connaissances
au moins théoriques sur des choses de première utilité qu'ils
négligent aujourd'hui, faute d'occasion et de moyens de les
apprendre.
(1) Voir dans la Remèdes deux inondes, n» du 15 septembre 1876, un
article de M. Bernard Varagnac.
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— 338 —
< Un cours semblable, conûé à un de ces hommes instruits
et capables alliant le savoir pratique à la théorie comme Gand
en possède, serait, j\n ai la conviction, suivi non seulement par
nos élèves des d iîérentes facultés qui iraient y chercher une
récréation en i instruisant, mais aussi par des personnes de la
classe aisée^ par des magistrats, des avocats, des médecins et
des ingénieurs qui tous y trouveraient leur profit.
< La création de ce cours général ne serait sans doute que le
prélude d'une organisation complète de l'enseignement agricole
et de la fondation d'une école spéciale qui a autant sa raison
d'être que nos écoles spéciales existantes, car elle aurait pour
attributions multiples de former des agronomes instruits, des
régisseurs, des ingénieurs agricoles et forestiers et des profes-
seurs d'agriculture destinés à des écoles d'application.
t Persuadé que cette innovation, répondant à un besoin réel,
doit devenir tôt ou tard le complément obligé de notre enseigne-
ment universitaire, qu'un projet d'organisation de ce genre ne
peut que recevoir un accueil favorable devant nos Chambres
législa^ves et l'assentiment général de nos populations, nous
nous permettons de faire ici un appel au Gouvernement pour qu'il
veuille user de son initiative à ce sujet, à l'occasion du projet de
loi qu'il devra présenter incessamment aux Chambres sur le
personnel enseignant mis en rapport avec les matières à
enseigner dans les universités.
€ Aujourd'hui que l'encombrement des professions libérales
augmente de plus en plus, il y a là, croyons-nous, un moyen
radical d'opérer une diversion salutaire en faveur de l'agricul-
ture à laquelle s'attacherait désormais un attrait que n'y
trouvent point actuellement les fils de cultivateurs, dont beau-
coup se fourvoient en délaissant une profession honorable et
lucrative, pour embrasser une autre dans laquelle ils ne
rencontrent souvent que déboires et déceptions. »
La réalisation du vœu énoncé par M. le recteur Soupart
serait hautement désirable. Un cours de culture donné dans un
centre agricole et horticole comme Gand, par un homme initié
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à la fois à la pratique agricole et aux théories nouvelles de la
chimie et de la physiologie, sans lesquelles Tagronomie ne
saurait plus faire un pas, rendrait des services inappréciables
au pays tout entier. Ém. Rodigas,
L'exposition automnale de la Société royale
d'Horticulture et d'Agriculture de Verviers.
L'exposition organisée par la Société royale d'Horticulture
et d'Agriculture de Verviers a été pour cette Société l'occasion
d'un grand succès, je dirai plus, d'un vrai triomphe. Grâce à
la prodigieuse activité, aux efforts énergiques de son sympathi-
que Président, M. L. Olivier, et malgré les circonstances les
plus défavorables, malgré Tabstention, justifiée partiellement
par la saison, de la plupart des grands Établissements horticoles
du pays, malgré la pénurie de la récolte fruitière, l'exposition
de Verviers a été dans son ensemble une des plus remarquables
auxquelles il nous a été donné d'assister. Il y avait là des collec-
tions de céréales magnifiques, des produits maraîchers d'une
venue superbe dont il est impossible de signaler tous les expo-
sants, des groupes admirablement cultivés de plantes fleuries et
non fleuries appartenant à MM. Biutz et Bodson-Hendrickx de
Verviers, des plantes ornementales en spécimens de culture à
M. Peeters de Bruxelles, des Phornium à M. de Groot de Bruges
et des Conifères à M. Ch. Van Geert d'Anvers. L'exposition
comprenait aussi des collections très précieuses et très variées
d'animaux de basse cour et de volière, mais c'est au point de
vue de la pomologie qu'elle avait particulièrement réussi.
Les deux collections générales envoyées par le Cercle d'arbo-
riculture de Liège et par la Société de Pomologie d'Anvers
auraient été dignes de représenter la Belgique à une grande
Exposition universelle. La première comprenait un ensemble de
810 variétés et la seconde de 520 variétés. Pour ces deux collec-
tions d'un mérite exceptionnel, le jury aurait voulu disposer de
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— 340 —
récompenses hors ligne. Il a décerné une médaille d'honneur à
la première et une médaille en vermeil par acclamation à la
deuxième. La plupart des autres concours ont été vivement dis-
putés; il en est où il s'est présenté jusqu'à huit concurrents.
Remarquons en passant le concours pour les plus beaux spéci-
mens de 12 variétés choisies parmi les suivantes :
1. Beurré Dumont.
2. Nouvelle F ulvie .
3. Frédéric de Wurtembourg(l).
4. Surpasse Crassane.
5. Duchesse d'Anj?oulème .
6. Beurré d'Hardenpont.
7. Beurré de France.
8. Passe Colmar.
9. Marie Louise Delecourt.
10. Calebasse Bosc.
11. Poire de Tongre.
12. Beurré Diel.
13. Soldat Laboureur.
14. Doyenné d'hiver.
15. Bergamotte de Pâques (2).
16. Beurré Bachelier.
17. Conate de Flandre.
18. Doyenné gris de Luçon.
19. Beurré Six.
20. Louise bonne d'Avranches .
Ce genre de concours est très intéressant. Plus que tous les
autres il familiarise le public avec Télite des bons fruits.
Arrêtons -nous aussi un instant aux concours 62 et 63. Ici
MM. François Fléchet et Descardre ont obtenu respectivement
un V prix, médaille en argent, pour les 20 plus beaux spécimens
de la poire Léffipont et de la poire Camburlin. Voilà certaine-
ment deux fruits locaux, nous sommes-nous dit, que l'on doit
tenir en bien haute estime dans les vergers de l'Est belge.
J'appelle sur ces fruits Tattention de mes confrères. Je n'ai pas
eu le temps de m'assurer si la Léçipont est bien la synonyme de
la Fondante de Charneu et si la Camburlin n'est pas identique
avec la poire Camerlingue, qu'on trouve également beaucoup
dans les vergers de St Trond. On a beaucoup remarqué la très
nombreuse collection de fruits artificiels appartenant à TÉcole
d'Horticulture de Vilvorde. Jusqu'à ce jour M. Th. Buchetet de
Paris, le mouleur de ces beaux fruits, n'a pas trouvé de rival
dans cet art d'imitation et ses produits se rapprochent autant
que possible de la nature.
(1) Nous copions le programme.
(2) Cette variété serait-elle mangeable à Verviers ?
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— 341 —
Les lecteurs du Bulletin ont vu avec plaisir à Verviers la col-
lection de vignes marcottées et munies de leurs grappes, expo-
sées par MM. Roda frères, de Turin, auxquels une médaille en
vermeil à été décernée de ce chef hors de concours. Ce système
a été décrit et figuré à la page 72 des BulleHns de 1875.
Une médaille de même valeur a été également accordée hors
de concours à M. Groupy de Quabecq, pour sa collection de
fruits, récoltés enCampine, à TÉcole d'Horticulture de Vilvorde,
pour une collection de cent poires, et à M. le chevalier de
Biseau d'Hauteville, à Binche, pour ses fruits de semis.
11 nous reste encore à signaler dans la section c Sciences »
les succès de M. le D' Chapuis avec un herbier composé de
plantes de la flore verviétoise, une collection de mollusques uti-
les et de mollusques nuisibles à Thorticulture et à l'agriculture
et une collection d*insectes nuisibles. — Une médaille en argent
à été attribuée à la Revue de V Horticulture lelge et étrangère,
comme « publication récente apte à favoriser le développement
de l'horticulture et de l'agriculture en Belgique. »
En terminant, nous avons à féliciter la Société de Verviers
des excellentes dispositions prises pour l'arrangement des
produits horticoles notamment. Il est vrai de dire que le local
s'y prétait à merveille. Comme à Mons l'École Normale, à
Verviers la nouvelle École moyenne avait prêté à la fête de
Flore et de Pomone ses vastes salles et ses cours spacieuses. —
Pendant les vacances, les établissements d'instruction, tels que
ceux de Mons et de Verviers, conviennent admirablement pour
les Expositions. Que ce soit pour tous les amis du progrès et de
la lumière un nouveau stimulant et que leur concours géné-
reux soit acquis partout où il y a une localité à doter d'une
école.
Éd. Pynaert,
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— 34:^ —
Calendrier du primeuriste.
DÉCEMBRE.
Durant ce mois, le jardinier doit veiller chaque jour à éviter
les effets des brusques changements de température, si fréquents
dans nos contrées. Les premières potées de fraisiers commencent
à être forcées : Farrosement doit être très modéré et Vaérage
ne sera fait que pendant quelques instants et par les plus beaux
jours. De nouvelles couches sont établies pour recevoir les
godets des melons et concombres à déplanter plus tard. Il faut
soigner aussi pour les semailles de pourpier, laitues, carottes
et radis. On plante des choux-fleurs et des laitues. Les asperges
peuvent être mises sur couche, mais celles qu'on tient à conser-
ver, sont chauffées sur place. On couvre les choux marins de
grands pots que Ton recouvre à leur tour de fumier selon Tinten-
sité du froid. Ces plantes, comme d'ailleurs toutes les autres,
réclament le maintien rigoureux de la température dont elles
ont besoin et que Ton conserve au mojen de réchauds qu'il faut
retourner ou renouveler autour des couches, afin d^en activer
la chaleur. On conçoit que celles-ci doivent être assez étroites
afin que Tinfluence des réchauds les pénètre suflSsamment. Le
fumier des couches de novembre peut être fort bien employé
au même usage, pourvu qu'on y ajoute une moitié de fumier
nouveau.
Inutile de dire que les cultures indiquées pour le mois précé-
dent peuvent continuer selon le besoin de la consommation.
Ém, Rodigas.
Monument à la mémoire de Louis Van Houtfce.
{Suite, voir p. 242.)
Le recouvrement de nos quittances à l'étranger ne pou-
vant s'effectuer que par l'intermédiaire des maisons de ban-
que et devenant par là très onéreux, nous engageons vive-
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— 343 —
ment les personnes qui ne nous ont pas encore remis le
montant de leur souscription, à nous l'adresser par mandat
postal. Ce mode de payement est le plus simple et le moins
coûteux. Nous prions également nos souscripteurs belges
de faire de même. L'envoi du portrait se fera immédiatement
après. Nous effectuerons nous mêmes, à partir du 15 décem-
bre, l'encaissement des sommes impayées à cette date. Les
frais de recouvrement sont naturellement à la charge des
souscripteurs.
Le Comité devant se réunir en janvier, nous engageons
vivement les Présidents de Sociétés et tous ceux qui ont
encore des listes en circulation, à nous les faire parvenir
avant la fin du mois.
Pour le Comité :
Éà. P.
SEiPTIÈME LISTE.
Vereeniging Loco et Tempore, Amsterdam . . . . SO
Alph. Mortelmans, Villa Mylius, à Blevio, Lago de Como 10
Adrien Benoit, horticulteur, Lyon 10
Dominique Vande Putte, horticulteur, Meirelbeke . . 3
Joseph Cattoor, Eccloo 3
de Kerchove d'Ousselghem, Gand 50
Chevalier Maso Trieste, Padoue 50
Société centrale d'horticulture du département de la
Seine-Inférieure 50
Roville, propriétaire, à Gerbewiller 5
Joseph Sommen, château de Gerbewiller 5
Grégoire, président, à St Nicolas. . .\ Société ^
Van Mieghem, vice-présid., St Nicolas A d'agriculture et .
J. Van Wtberghe, trésorier . . . : de botanique J
Albert Leconte, secrétaire . . . .^ du I
Félix Van Namen, administrateur . . Pays de Waes.
Jornal de Horticulturapratica, à Forto, Portugal, rédac-
teur en chef Oliveira junior 25
Francisco Ghersi, Cadiz, Portugal 11
Jean Tonel, propriétaire, ancien horticulteur, Mexico . 20
Van Vrekom-de Nayer, Membre de la Députation per-
manente de la Flandre orientale 20
Société des conférences agricoles et horticoles dlxelles. 50
Louis Legrand, de la maison Wallera et C'*, hort.,
Ledeberg 10
A reporter . . . fr. 367
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— 344 —
Report fr. 367
Levèqae et fils, horticulteurs, Yvrj s/Seine, France . 20
Lemonnier, hort., rue des Palais, Bruxelles. ... 20
Guillaumain, place verte, 28, Bruxelles 3
Decraan-Longhé, hort., chausséede Vleurgat, Bruxelles 2
De Mesmaker, horticulteur, rue des quatre vents,
Molenbeek-S^-Jean, Bruxelles 2
A . Wiringer, chef de culture chez M. Philippart, rue
Blanche, Ixelles 2
Bucholts, propriétaire, chaussée de Vleurgat, Ixelles . 2
A. B. Bruneau, propriétaire, Uccle 10
J. Allard, propriétaire, Uccle 10
Polydore Vervaene, chef de culture, chez M. Allard,
à Uccle 5
Victor Bourlard, horticulteur. Stalle, sous Uccle . . 2
Guillaume Elsier, horticulteur, Stalle, sous Uccle . . 2
Félix Vindevogel,chef de culture au Jardin botanique de
l'État, Bruxelles 5
François Vervaene, horticulteur, Meirelbeke ... 25
Ad. Deloore, horticulteur, Meirelbeke 5
Gust. Vanden Heede, horticulteur, rue du Casino, G^and 5
Pernotte, fabricant, Gendbrugge 10
Carlo Van Sejraortier, chef de culture du Comice
agricole de San Marco, Toscane 5
Pierre Claeys, garde-champètre, Gendbrugge ... 3
F. Strauch, superintendent, Spring grove Cemetery,
Cincinnati 100
B' Soupart, recteur à l'Université de Gand .... 25
Van Ooteghem, bourgmestre, Ledeberg 10
Van Aelbroeck, avocat, Gand 5
Louis Van Steene, sous-instituteur, Svsseele. ... 2
Vander Meulen, horticulteur, Bruxelles 5
Fréd. laurentius, rue Eggermont, 81, Ledeberg . . 5
Dereu d'Ardenne, propriétaire, Verviers 20
S. Jupsin, propriétaire, Verviers 20
C. Lehane, secrétaire de la Soc. royale d'agr.et d'hort.
Verviers 5
Peeters et fils, horticulteurs, Bruxelles 20
Ch. Van Geert fils, hort., Anvers 5
Lhoëst, directeur adj. du Jardin zoologique d*Anvers . 5
Montant de la septième liste . . fr. 732
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Total. . . fr. 10,887 06
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TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES
CONTENUES DANS LES
SIX VOLUMES DE LA PREMIÈRE SÉRIE
(1865-1871).
Cercle d'arboriculture de Belgique. Actes et documents.
Admissions démembres, 1865, p. 15. — i 866-67, p. \i, 4,5, 107, 258. —
1868, p. 3, 19, 155, 220. — 1869, p U, 65, 19^. — 1870, p. 56, 105, 221,
2i5. — 1871, p. 2^, 91, 166, 259.
Adresse au Roi, 1866-67, p. 1.
Assemblées générales, 1865, p. -i3,52. — 1866-67, p. 3, 57, 110, 129, 265. —
1868, p. 27, 93, 209, 273. — 1869, p. 7, 6(j, 196. — 1870, p. 62, 125. —
1871, p. 49, Ul, 221.
Bibliothèque, règlement, 1865, p. 13. — 1870, p. 13.
Bibliothèque, catalogue, 1866-67, p. 32, 55, 127. — 1871, p. 15.
Comité. Séances, 1865, p. 25, 28, 31, 33, 36, 39. — 1866-67, p. 17, 33, 105..
— 1870, p. 221.
Composition du Comité pour 1868, p. 2. — Pour 1869, p. 6. — Pour 1870,
p. U. — Pour 1871, p. 4.
Questions à Tétude et projets àTexamen, 1870, p. 217, 218.
Rapport sur la situation et les travaux du Cercle d^arboricuUure, par
Ém. Rodigas, en 1865, 1866-67, p. 10, — en 1866 67, p. 81, — en 1867-68,
p. 27, — en 1868-69, p. 16, ■- en 1869-70, p. 57, — en 1§70-71, p. 27*
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Eèglement, 1865, p. 9. — 1870, p. 9. ~ 1871, p. 9.
SectioDS locales. Anvers, i870, p. 129.
— Gand, 1870, p.20l,29i.
— Liège, 1870, p. 5, 290, 293.
Statuts, 1865, p. 5. - 1870, p. 5. - 1871, p. 5.
Arboriculture fruitière.
Arboriculture à TExposition uaiverselle, par D' Pig^aux, 1866 67, p. 171.
Arboriculture fruitière au Congrès de Londres, par Ém. Rodigas, 1866-67,
p. 91, 135, 153, 177, 2i2. - 1868, p. 185, 250.
Arboriculture fruitière en Danemark, par Éd. Pynaert, 1866-67, p. 167.
Arboriculture fruitière en Néerlande, par Van Huile, 1869, p. 133, 175,226.
Badigeonnage des arbres fruitiers, par Éd. Pynaeit, 1870, p. 288.
Bouturage de la Vigne, procédé nouveau, 1866-^7, p. 123.
Cassement du Poirier, par £. Wéry, 1870, p. 184.
Conservation des gieffons, par Fr. Burvenich, 1869, p. 61.
Considérations sur la taille, par J. Sommeiller, 1866-67, p. 228.
Cordons en zig-zag, par Éd. Pynaert, 1870, p. 216.
Cueillette des fruits, par A. Mas, 1869, p. 82.
Culture de la Vigne en Angleterre, par Vander Mecrsch, 1868, p. 70.
Culture de la Vigne en contre espalier, par Éd. Pynaeit, 1866-67, p. 25.
Culture des pêchers eu plein vent en Allemagne, 1871, p. 274.
Culture du Prunier d'Enté, par Lauze, 1870, p. 58.
Culture forcée de la Vigne à Garston, par E. Mertens, 1869, p. 214.
Culture forcée du Pécher, par Éd. Pynaert, 1868, p. 203.
Culture perfectionnée du Noyer, 1866-67, p. 123.
Déplantation estivale, par Ch. Patin, 1870, p. 184.
Dressage des pyramides, par Fr. Burvenich, 1870, p. 233.
Excursion à TExposition universelle de Paris, par Fr. Burvenich et £1, J. Van
Huile, 1866-67, p. 216, 271. — 1868, p. 77, 101, 161, 238.
Faux bourgeon, par H. J. Van Huile, 1869, p. 42.
Formation du Pêcher, par L. Meert, 1870, p. 142.
Formes sinueuses de la Vigne, par A. Pirotte, 1866-67, p. 168.
Formes sinueuses du Poirier, par A. Pirotte, 1866-67, p. 255.
Fruiterie modèle, par Em. Rodigas, 1868, p. 257.
Greffage printanier en Angleterre, parFr. Forckel, 1868, p. 20.
Greffe de boutons à fruits, 1866 67, p. 198.
Greffe d'été en couronne, par Th. Mulié, 1868, p. Il I.
Greffe du Noyer, par De Mortillet, 1868, p. 87.
Greffe du Noyer, par Ch. Baltet, 1869, p. 63.
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Incision annulaire de la Vigne, par Ch. Ballet, 1870, p 227.
Jardin fruitier bourgeois, par Fr. Burvenich, 1870, p. 208.
Marcottage de la Vigne, nouveau procédé, par Fr. Burvenich, 1866-67, p. 201 .
Moyen d'augmenter le volume des fruits, par Éd. Pynaert, 1866-67, p. 3.
Multiplication, culture et taille de la Vigne, par Fr. Delsa, 1870, p. 109.
Non taille et arqûre des brindilles, par Buisseret, i868, p. 38.
— — par Van Huile, 1869, p. 88.
Nouvelle méthode défaille, par A. Pirotte, 1869, p. 165.
— — appréciations, par Fr. Burvenich, 1869, p. 170.
Noyer fertile, par Éd. Pynaert, 1870, p. 213.
Petit jardin fruitier, par Fr. Burvenich, 1869, p. i5.
Pincement de la Vigne, par H. J. Van Huile, 1870, p. 177.
Plantation fruitière le long des roules, par A. Van Imschoot, 1868, p. 229.
Plantez peu profondément, par H. J. Van Huile, 1870, p. 268.
Pommiers dans les jardins, par Fr. Burvenich, 1870, p. 123.
Procédé Jalbert pour obtenir les deux premières branches d'un arbre fruitier,
par Hérincq, 1868, p. 7.
Retardement de la végétation des arbres précoces,par Burvenich, 1869, p. 2i.
Soufrage de la Vigne, 1866-67, p. 174.
Taille des racines, par Rordebise, 1870, p. 74.
Taille du Pêcher en forme tabulaire, par Éd. André, 1866-67, p. 213.
Taille rationnelle applicable en Angleterre, par Van Huile, 1866-67, p. 114.
Taille sur empâtement, par H. J. Van Huile, 1868, p. 43, 158.
Taillez pas trop court les rameaux latéraux, par Van Huile, 1870, p. 289.
Traitement des ailerons de la Vigne, par Burvenich, 1870, p. 182.
Transplantation des arbres, par Is. De Smedt, 1869, p. 234.
Vigne et raisin, 1870, p. 192, 257.
Pomologie.
Arbres fruitiers (Les) dégénèrent-ils ? par Éd. Pynaert, 1865, p. 70.
Abricot de Schiraz, 1866-67, p. 174.
Amateurs de Pomologie, 1870, p. 257.
Aux obtentcurs de fruits nouveaux, 1 870, p. 72 .
Cerisier à bouquet, par Éd. Pynaert, 1870, p. 172.
Cerise Beauté de l'Ohio, par Éd. Pynaert, 1870, p. 88.
Cerise Bigarreau des Capucins, par Éd. Pynaert, 1866-67, p. 121 .
Cerise de Mai, par Éd. Pynaert, 1870, p. 207.
Cerise d'Ostheim, par Éd. Pynaert, l866-67,p. 45.
Classification des pêchers, par Carrière, 1866-67, p. 45.
Culture du Pécher en plein vent, par Hordebise, 1869, p. 64.
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Douze meilleures poires de verger, Ï866-67, p. 264. — 1869, p. 25. — 1870,
p. il, 45.
Douze meilleures poires françaises, 1870, p. 47.
Études historiques sur les progrès de Parboriculture fruitière et la pomologie,
par Éd. Pynaert, 1865» p. 61.
Études pour servir à Thistoire de la pomologie, par Pynaert, 1866-67, p. 84.
Fraise Double perpétuelle, par N. Gaujard, 1870, p. 258.
Fruits à déclasser, par Van Imschoot, 1868, p. 227.
Fruits recommandables, par Ch. Baltet, 1868, p. 40.
Groseillier à maquereau sans épines, 1866-67, p. 285.
Meilleures pommes de verger en Hollande, par Éd. Pynaert, 1870, p. 86.
Meilleures variétés de poires, par Decaisne, 1866-67, p. 90.
Meilleures variétés de poires pour verger, par Éd. Pynaert, 1869, p. 78, 106,
145, 208. — 1870, p. 77, 145, 189,254.
Nouvelle poire, 1870, p. 47.
Nouvelles poires hybrides, par Éd. Pynaert, 1866-67, p. 42.
Nouvelles variétés de vignes, 1866-67, p. 252.
Nouvelles vignes en Angleterre, par A. Vander Meersch, 1869, p. 225.
Origine du Brugnon, 1871, p. 217.
Pèches de plein vent, par Éd. Pynaert, 1870, p. 261, 278.
Poires à Texposition d'Anvers, 1870, p. 42.
Poire Beurré de Nivelles, par A. Boucqueau, 1870, p* 90.
— Beurré Dubuisson, par Dclrue-Schrevens, 1870, p. 95.
— Bézy César ine, par Is. De Smedt, 1870, p. 174.
— Bézy de Bon secours, 1868, p. 64.
— Doyenné d'hiver à feuilles panachées, par Pynaert, 1866-67, p. 282.
— Fondante du Panisel, par Ed. Pynaert, 1866-67, p. 42.
— Fondante Thirriot, par Ch. Gilbert, 1870, p. 117.
— Henriette Van Cauwenbergbe, par Éd. Pynaert, 1866-67, p. 194.
— Joséphine de Binche, par Éd. Pynaert, 1870, p. 55.
— nouvelles, 1868, p. 208.
— Reinette de Kienast, 1H70, p. 274.
— Reinette Van Eyck, 1870, p. 267.
Poires types de perfection, 1870, p. 46.
Pomme Belle de Lippe, par Fr. Rodigas, 1866-67, p. 65.
— de Brichy, par Éd. Pynaert, 1866-67, p. 120.
— Gravensteiner, par Éd. Pynaert, 1870, p. 154.
— Guelton, par Henri Delmotte, 1870, p. 195.
Quelques fruits nouveaux, 1866-67, p. 261.
Raisin Champion doré, par Éd. Pynaert, 1869, p. 175.
Raisins de plein air en Belgique, par B. C. Du Mortier, 1870, p. 86.
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Ronce à gros fruits, 1868, p. 207, 272.
Six meilleures pommes de verger^ par Baitet, 1870, p. 262.
Synonymie du Beurré Diibuisson, 1871, p. 176.
Variétés locales de fruits, par Éd. Pynaert, 1870, p. 266.
Horticulture florale et ornementale.
Cèdre de TAtlas, 1871, p. 210.
Clematis hybrida aurea, 1866-67, p. 262.
Fresne (nouvelle variété), 1866-67, p.292.
Orme doré, 1866-67, p. 105.
Orme gras à larges feuilles, par Ém. Rodigas, 1868, p. 56.
Pécher à feuilles rouges, 1871, p. 217.
Peuplier parasol de St Julien, 1866-67, p. 285.
Robinia pseudo-acacia, par Fr. Burvenich, 1869, p.l05.
Inseotologie.
Destruction du lucane, 1871, p. 21^^.
Destruction du ver blanc, par F. Pouchel, 1866-67, p. 196. — 1870, p. 122.
Destruction hivernale des pucerons, 1870, p. 250.
Échenillage d'hiver, 1866-67, p. 255.
Exemple d'échenillage, 1870, p. 75.
Fléau des Lilas et des Troènes, par P. Joigneaux, 1866-67, p. 227.
Influence de la chaux sur le puceron lanigère, par Hordebise, 1870, p. 289.
— 1871, p 212.
Insecte utile, par A. Vander Meersch, 1866-67, p. 161.
Insecticide économique, 1866-67, p. 152.
Nouvel ennemi des Conifères, par Éd. Pynaert, 1870, p. 1^.
Otiorhynque sillonné, par Éd. Pynaert, 1870, p. 197.
Remède contre les parasites, 1866-67, p. 89.
Bibliographie.
André (Éd.). Le mouvement horticole, 1867, p. 159.
» Un mois en Russie, 1870, p. 1 16.
fialtet (Ch.). Arboriculture fruitière et viticulture, 1870, p. lli.
» L'art de greflfer, 1869, p. 154.
n Culture des arbres fruitiers, au point de vue de la grande pro-
duction, 1871, p. 216.
» Culture du Poirier, 1865, p, 57.
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Carrière (£. A.). Origine des plantes domestiques, 1860, p. 192.
Dandois (H.). Souvenir du Berry, 1870, p. 111.
De Damseaux (Ed.). L'azoto et la végétation, 1870, p. 118.
DeMorlillet(P.). Le Cerisier, 1869, p 192. — 1870, p. 92.
rt Les meilleurs fruits, 1866-67, p. 30, 46.
Le Poirier, 1870, p. 275.
Du Alortier (B. C). Pomone tournaisienne, 1869, p. 260.
Inseclologic agricole, 186S, p. 91. ~ 1869, p. 192.
Jamain (Perd.). Fruits à cultiver, 1868, p. 272. — 1869, p. 126.
Koch (Karl). Dendrologic, 1869, p. 191.
Leroy (André). Dictionnaire de pomologie, 1870, p. 179.
Mas (A ). Le verger, 1869, p. 127, 260.
Mas et De Mortillet. Leurs publications, 1869, p. 305.
Morren. L*horticulture à l'Exposition de Paris, 1870, p. 117.
Mulder (L.). De nieuwe boeren goudmijn, 1871, p. 2i2.
Over de beredenering en bchandeling der fruitboomen, 1870, p. 110.
Pynaert (Ed.). Études historiques sur les progrès de Parboriculture et de la
pomologie, 1865, p. 56.
» Les serres vergers, 1869, p. 260.
» Manuel de Pamateur de fruits, 1866-67, p. 1 12, 200.
» Over het enten en griffelen der fruitboomen, 1870, p. 1 19.
Rodigas (Ëm.). De burgerlijke moestuin, 1871, p. 300.
Vander Bruggen (L.). Manuel de culture, 1866-67, p. 63.
Van Hall. De kruidtuin van Middelburg, 1871, p. 215.
Van Huile (H. J ). Boomteelt, iàt uitgave, 1870, p. 120, 127.
Verlot (J. B.). Arboriculture fruitière en 24 leçons, 1869, p. 189.
Expositions.
Anvers, 1866-67, 279. — 1870, 284.
Audenarde, 1866-67, 232. - 1870,
242.
Beirvelde, 1870, p. 246
Bordeaux, 1868, p. 205, 270.
Deinze, 1870, p. 246.
Dijon, 1869, p 257.
Gand (internationale), 1868, 114,64.
Lierre, 1869, p. 187,257.
Lima, 1871, p. 214.
Londres (universelle), 1 871 , 240, 200.
Louvain (fruits), 1866-67, 176, 206.
— 1869, p. 187. - 1870, p. 120.
187. -1871, p. 196.
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Maestricht, 1868, 208. - 1869, 186.
MoDS, 1869, 257. — 1871, p. 219.
Paris (universelle), 1866-67, p. 102.
St Pétersbourg et Hambourg, 1869
p. 143.
Sylviculture, par Éd. Pynaerl, 1869,
p.4i6,215, 111, 218.
Tournay, 1866-67, p. 198^ 259. —
1869, p. 238, 86 iU, 238. - 1870,
p. 248.
Tirlcmont, 1866-67, p. 282.
Troyes, 1866-67, p. 102.
Uccle, 1868, p. 158.
Wyngheue, 1870, p. 28^.
Mélanges.
Acacia blanc, son utilité, par Fr. Burvenich, 1869, p. 105.
Acide phénique, par Ém. Rodigas, 1868, p. 267.
Action de certains gaz sur la végétation, par Fr. Crépiuy 1866, p. 67> 76.
Antidote contre les lapins et les lièvres, 1871, p. 284.
Apparence de la récolte, 1870, p. 124.
Appel à la charité, 1871, p. 31, 100.
Arboriculture à l'Exposition de Gand, 1866-67, p. 230.
Arboriculteurs diplômés, 1866-67, p. 16, 256. — 1868, p. 304. — 1869,
p.255. — 1870,p.294.
Arboriculture aux environs de Londres, par £. Mertens^ 1866^7, p* 68.
Arboriculture en Italie, 1871, p. 253.
Arboriculture en Russie, par Éd. Aiulré, 1869, p. 150.
Arboriculture fruitière à Harlem, 1870, p. 75. 81.
Bon exemple, 1871, p. 299.
Bons fruits et les mauvais, par Janiain, 1860, p. 120.
Botanique à Pusage des jardiniers, par Fr. Grépin, 1866-67, p. 147, 204. —
1868, p. 68, 108, 196. — 1869, p. 50, 111, loi.
Châtaignier greffé sur Ghéne, par Ém. Rodigas, 1868, p. 64.
Chronique arboricole, par Ém. Rodigas, 1869, p. 142, 186,257.
Clôtures fruitières, par Éd. Morren, 1809, p. 54.
Coloration des fruits sans lumière, 1870, p. 123.
Concours d'arboriculture en Hollande, 1869, p. 187.
Concours de vergers dans la Flandre Or., 1870, p. 287. — 187|!, p. 236, 281.
Conférence à Amsterdam, 1866-67, p. 257.
Conférences horticoles, 1865, p. 84. — 1866-67, p. 87.
Congrès pomologique de France, 1866-67, p. 199. — 1868, p. 208, 235. —
1870, p. 264.
Conservation de la Bcrgamotte Espcren, 1871, p. 271.
Consommation des fruits à Paris, 1866-67, p. 124.
Conservation des raisins, par Buchetct, 1869, p. 156.
Décoration agricole, 1866-67. p. 52.
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Distinction à l'horticulture, 1870, p. 121.
Doyen des espaliers, 1871, p. ii.
École d'horticulture de TÊtat, à Gand, personnel, règlement, 1871, p. 217.
Ecole d'horticulture à Vilvorde, 1868, p. 272.
ÉcoledesemisdeM. Grégoire-Nélis, 1870, p. 56, 101, 119, \U,
Élèves diplômés de l'Ecole d'horticulture de Gand, 1868, p. 306.
Émules du Wellingtonia, 1866-67, p .284.
Engrais chimique et arbres fruitiers, par Éd. Pynaert, 1870, p. 293.
Enseignement horticole en France, 1866-67, p. 262.
Étiquettes imprimées et gommées pour fruits, 1871, p. 245» 265, 297.
Examens d'arboriculture, 1866-67, p. 151. — par Van Huile, 1876, p. 159.
Excursion arboricole dans quelques jardins des environs de Gand, par Éd.
Pynaert, 1866-67, p. 218.
Expositions de fruits, par Fr. fiurvenich, 1869, p. 71, 83.
Forme en cordon horizontal, par Fr. Burvenich, 1869, p. 210.
Fruits du jardin Van Mons, 1866-67, p. 2i, 260, 283.
Gare à l'Oïdium, 1866-67, p. 185.
Grefife Boisselot, 1866-67, p. 53.
Grégoire-Nëlis (M.), décoré, 1868 p. 6i.
Haies fruitières de Biiixelles à Louvain, par Ém. Rodigas, 1869, p. 102, 119.
— 1870, p. 2U.
Importance des vignobles en France, 1866-67, p. 283.
Importance du commerce des fruits, par Éd. Morren, 1870, p. 76.
Influence du froid sur la direction des branches, par Grépin, 1866-67, p. 75.
Influence du sujet sur la gre£fe, 1866-67, p. 282.
Institut de Watergrafsmeer, 1871, p, 242.
Jardin de l'instituteur, par Fr. Burvenich, 1870, p. 190, 205, 285.
Jardin fruitier de M. De Poorter, par Fr. Burvenich, 1870, p. 253.
» » du professeur Hennau, par H. J. Van Huile, 1870, p. 257.
» » de M. Millet, par H. J. Van Huile, 1870, p. 269.
Koch (professeur Karl), 1866-67, p. 176
Lettre de M. Buchetet, 1868, p. 302.
» M. Burvenich, p. 303.
Maladie de la Vigne, 1866-67, p. 261.
Maladie de l'Oranger, 1868, p. 271.
Marche de la sève, par F. Crépin, 1866-67, p. 98.
Mastic à greffer, 1870, p. 219.
Morren (M. Éd.), décoré de la Légion d'honneur, 1868, p. 64.
Moyen de faire grossir les poires, par P. Van Lil, 1868, p. 204.
Moyens de garantir les boutons des moineaux, par Fr. Burvenich, I870,p.29i.
r^ote 9ur la végétation, par Ém. Rodigas, 1868, p. 306.
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— 353 —
Nouveau système de non-taille, 1868, p. 205.
Nutrition des arbres par imbibition, par De Veen, 1870, p 83.
OEuvre d'art offerte au président Du Mortier, 1870^ p. 69.
Orientation des arbres, par Crépin et par Éd. Pynaert, 1869, p. 56, 180.
Plantation fruitière dans les jardins d'agrément, par Burveniçh, 1870,
p. 151, 199.
Poire Bergamotte Esperen grcflfée sur épine, 1871, p. 271.
Promoteurs de l'arboriculture e» France, par P. DeMortillet, 1866-67, p. 1 13.
Proposition du D' Koch, 1870, p. 123.
Prix décerné aux Bulletins, 1870, p. 217. — 1871, p. 242.
Rapports et rapporteurs, par Buchetet, 1868, p. 253.
Rhus glabra laciniata, 1866-67, p. 122.
Rien de neuf sous le soleil, par Fr. Burveniçh, 1869, p. 222.
Ronnberg (M. A.), décoré de la Légion d'Honneur, 1868, p. 64.
Rusticité d'un Camellia, 1866-67, p. 105.
Siphon alimentateur des arbres fruitiers, par Burveniçh, 1870, p. 140, 218.
Soufrage des fruits malades, par Wober, 1869, p. 60.
Souscription en faveur des horticulteurs français, 1871, p. 48, 195, 244.
Suppression et choix des fleurs d'arbres fruitiers, par Ém. Hodigas, 1868, p. 58.
Utilité contestée des onguents et mastics, 1866-67, p. 101.
Visite à quelques jardins fruitiers de Liège, par Ém. Rodigas, 1868, p'. 298.
Wellingtonia (les plus anciens de l'Angleterre), 1866-67, p. 101.
Nécrologie.
Baumann (A.), 1866-67, p. 264.
Bremond (J. B.), 1866-67, p. 104.
Cripps (H. H.), 1866-67, p. 104.
Gailly (Ant.), 1866-67, p. 260. — 1868, p. 14.
Jacques, 1866-67, p. 55.
Jahn (Fr.), 1866-67, p. 80.
Léopold Ferdinand, comte de Hainaut, 1869, p. 5.
Lindley (John), sa vie et ses œuvres, par Ém. Rodigas, 1866-67, p. 19.
Royer (A. P. A.), 1866-67, p. 164. — 1870, p. 244.
Siebold (P. F. von), 1866-67, p. 103.
vanden Hecke de Lembeke (Victor), 1869, p. 123. — Notice biographique,
par Ém. Rodigas, 1870, p. 40.
Verrier (Louis), 1866-67, p. 104.
Planche coloriée.
Fraise double perpétuelle, 1871, p. 258.
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Planches noires.
1,11. Botanique, détails de physiologie, 1866-67, p. U7. — 1868, p. 108.
XIIT. Etiquettes pour fruits : tableaux A^ B, G, 1871, p. 2ii, 26i, 296.
X. Fao simile du diplôme d^faonneur offert au Président, 1870, p. i6.
VI. Formes d'arbres, 1868, p. 86.
III, IV. Formes d'arbres fruitiers, 1866-67, p. 2^, 272.
VU. Fruiterie modèle, 1868, p 257.
VIII. Greffage printanier, 1870, p. 20.
XI. Pomone, statuette en bronze, 1870, p. 172.^
V. Taille sur empâtement, 1868, p. 45.
IX. vanden Hecke de Lembeke (portrait de Victor), 1870, p. 59.
XII. Van Mons (portrait de J. B.), 1871, p. 224.
Figures.
Arbre forme en U, 1870, p. 210.
Candélabre à branches sinueuses,
1866-67, p. 169.
Cerise à bouquet, 1871, p. 172.
• beauté de TOhio, 1870, p. 89.
» Bigarreau des Capucins, 1866-
1867, p. 121.
» de Bruges, 1866-67, p. 75.
n de Mai, 1870, p. 207.
n d'Ostheim, 1866-67, p. 45.
Clôtures fruitières des Chemins de
fer, 1869, p. 85, 56.
Conduite de la Vigne, 1871, p. 115.
id. id. système Delaville,
1871, p. 115.
id. id. système savoisien,
1866-67, p. 6.
Conservation du raisin , 1868 ,
p. 246, 265.
Con(r*espalier à 5 branches^, 1868,
p. 251. — 1870, p. 211.
id. double, 1866-67, p. 146.
Cordon géniculé, 1870, p. 216.
Cordon horizontal, 1869, p. 211. —
1870, p 212.
Cordons sinueux de vignes, 1866-
1867, p. 169.
Cordon vertical, 1870, p. 241.
» « de Vigne,! 870,240.
Échenilloire, 1^69, p. 254.
Fuseau, 1870, p. 212.
Greffage de boutons à fruits, 1866-
1867, p. 185.
Greffage par approche, 1871, p. 88.
Haie fruitière, 1868, p. 247.
Formation des cordons par les
ailerons de la V^igne, 1871, p. 185.
Jardin fruitier de M. Millet, 1870,
p. 277.
Marcottage Calloigne,1866-67,p. 201.
— 1871, p. 112.
Modèles d*arbres à Texposition de
Harlem, 1871, p. 77,79, 85, 84, 88.
Modèle de serpette, 1866-67, p. 217.
Non taille, 1869, p. 95, 94, 97.
Nouvelle méthode de Uille, 1869,168.
Petite serre à Vigne, 1868, p. 248.
Plan d'un jardin fruitier bourgeois,
1870, p. 209.
Plantation fruitière, 1870, p. 202.
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Plantation sur butte, 1871, p. 270.
Poire BergalnotteEsperen,1870, 189.
» Beurré d*AmanIis, 1869, p. 80.
« Diel, 1870, p. 75.
« » Dubuisson, 1871,p.97.
» » Durondeau, 1869, 145.
• » ranee, 1870, p. Ii5.
» Bon chrétienWilliam,1869,U9.
• Conseiller à la Cour,1870;p.82.
» Double Philippe, 1870, p. 256.
» Fondante du Panisel, 1866-
1867, p. 88.
• « Thirriot, 1871,p.118.
»» . Henriette Van Cauwenberghe,
1866-67, p. 195.
» Joséphine de Binche, 1871, 35.
» » de Malines, 1869,208.
Poire Louise Bonne d^Avranches,
1869, p. 109.
» Soldat Laboureur, 1 869, p. 108.
» Beurré Sterckmans, 1870, 149.
Pomme Belle de Lippe, 1866-67, 65.
« . de Brichy, 18C6-67, p. 120.
« Gravensteiner, 1871, p. 154.
Procédé d'aérage, 1866-67, p. 155.
» coupe horizontale,! 866-67, 156.
» système Ormson, 1866-67, 156.
Pyramide modèle, 1870, p. 256.
» palmette de pommier,
1871, p. 125.
Baisin Champion doré, 1869, p. 175.
Serre à Orangers, 1866-67, p. 153.
Serre fruitière adossée, 1868, p. 188.
Vigne du Jardin botanique, 1870,1 92.
Le Jardin d'agrément et le potager,
Supplément au volume de 1871.
Pages.
Abris et couvertures des plantes en hiver, par H. J. Vun Huile ... 92
Arrangement d^une corbeille parterre, par H. J. Van Huile . . . . 25
Bouquets de S" Barbe, par Éd. Pynaert 84
Cercle des horticulteurs de Bruges 27
Cerfeuil tubércux, par Éd. Pynaert 57
Chenillette, par H. J. Van Huile 56
Chicorée bruxelloise, par Fr. Burvenich 86
Corbeilles, parterres, plates bandes, etc., par Fr Burvenich . ... 41
Culture des Calcéolaires herbacées, par John Bénary 59
Culture des choux en sillons, par Fr. Burvenich 50
Culture des Glaïeuls, par Ém. Rodigas H
Culture rationnelle de PAsoerge, par Ém. Rodigas 17
Destruction des hannetons, par Fr. Burvenich 37
Encore la pomme de terre rose d'Amérique, par Fr. Burvenich ... 85
Ëpimèdes, par Ém. Rodigas. 52
155m* Exposition de plantes à Gand, par H. J. Van Huile 19
Exposition de la Société royale de Flore, à Bruxelles, le 25 avril 1871 . 46
Floraison hivernale des jacinthes sur carafons, par Éd. Pynaert ... 81
Floralies de Louvain, par Ém. Rodigas 70
Fraise Docteur Morère, par E. A. Carrière 89
Froid précoce de l'hiver de 1871-1872, par H. J. Van HuUç^ .... 94
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Pages.
Funkia panachés, par Ém. Rodigas 80
Graminées ornementales, par Fr. fiurvenich 5
Gynerium argenté, par Éd. Pynaert 28
Haricot d^Espagne, par Fr. Bun'enich 30
Hivernage des brocolis, par H. J. Van Huile 9
Jardin botanique de PUniversité de Gand, par Ém. Rodigas 40
Marantha, par Lucien Linden . 24
Note sur le Lilium auraturo, par Éd. Pynaert 77
Nouveau produit maraîcher, par Ém. Rodigas 61
Origine des jardins botaniques, par H. J. Van Huile 52
Repiquage des plantes racines, par Fr. Burvenich 65
Serre à vigne et appareil à blanchir les légumes, par Van Huile ... 75
Société « La jeunesse horticole, » par Ëm. Rodigas 64
Supercherie horticole, par H. J. Van Huile 67
Veltheimie à feuilles vertes, par Éd. Pynaert 65
Victoria Hegia Lindl., par H. J. Van Huile 64
Fig.
Figures.
10. Appareil pour blanchir
Fig.
5. Corbeille parterre . .
les légumes ... 76
7. Culture des Choux en
8. Cerfeuil tubéreux . . 57
sillons
9. Chêne rosier. ... 67
12, 13, li, 15. Fraise Docteur
1,2,3,4. Corbeille et bou-
Morère
quets de Graminées
6. Gynerium argenté . .
6, 7, 8, 9
1 1 . Jacinthe sur carafon .
25
51
81
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TABLE GENERALE DES MATIERES
CONTENUES DANS LES
CINa VOLUMES DE LA DEUXIÈME SÉRIE
(18 7 2-1876),
Cercle d'arboriculture de Belgique. Actes et documents.
Admissions des membres, 1872, p. li, 225. — 1873, p. 53, 65, 97, 181,
205, 237, 269, 301, 334. - 1874, p. H, 33, 65, 129, 162, 193,225, 257,
329, 353. — 1875, p. 12, 33, 65, 97, 136, 193, 225, 321, 361. — 1876,
p.5, 40, 65, 129,161,257.
Assemblées générales, 1872, 61, 161, 193, 321, 353. — 1873, 34, 66, 182,
237. — 1874, 34, Î63, 194. — 1875, 34, 66, 194, 226. — 1876, 41, 321.
Comité. Séance, 1875, p. 257.
Composition du Conseil d^administration, du Comité central et des bureaux
des Sections, 1872, 4. - 1873, 3. - 1874, 3. — 1875, 4. — 1876, 4.
Rapport sur la situation et les travaux du Cercle d^arboriculture, par Emile
Rodigas, en 1871, 1872, p. 42. — 1872, 1873, 5.— 1873, 1874, 5. —
1874, 1875, 5. — 1875, 1876, 33.
Rapport sur les travaux de la Section liégoise, par F. Lonay, 1872, p. 72.
Règlement, 1872, p. 8.
Sections locales. Gand, 1872, p 95, 97, 99, 129, 257.
« » Liège, 1872, p. 102, 289.
Statuts, 1872, p 5.
Arboriculture fruitière.
A propos de la taille d'été, par H. J. Van Huile, 1876, p. 170.
A propos de la taille d'été du Poirier, par A. Fillot, 1876, p. 205.
A propos de la taille du Poirier, par E. Wéry et H. J. Van Huile, 1872, p. 84.
Arbres fruitiers à branches renversées, par Fr. Rur\^enich, 1876, p. 25.
Arbres fruitiers à hautetige, par Ëd Pynacrt, 1873, p. 11, 84.
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Arbres fruitiers dans le? cours d'école, par Fr. Bupvenich, 187^, p. 200.
Bouturage des arbres fruitiers, par Fr. Rodigas, 1872, p. i8.
Boutures de Poirier, par Ch. Gilbert, 1872, p. 373.
Boulures herbacées de Vigne, par Fr. Burvenich, 1876, p. 60.
Causes pouvant modifier la qualité du fruit, par Gagnaire, 1872, p. iSi.
Charpente en fer pour contr'espaliers, par Ém. Rodigas, 1873, p. 318.
Châtaigniers de Grandgiise, par Éd. Pynaert, 1875, p. 77.
Cisellement du raisin, par Fr. Burvenich, 1876, p. 322.
Coloris du raisin, par J. B. Protin, 1873, p. 378.
Cordons en guirlande pour bordures, par Fr. Burvenich, 1873, p. 46.
Contr'cspalicrs doubles, par Fr. Burvenich, 1873, p. 270.
Contr'espaliersen cordons verticaux, parFr. Burvenich, 1873, p. 111.
Culture de la Vigne dans les écoles, par Fr. Burvenich, 1874, p. 200.
Culture de la Vigne sous verre, observations par Vanden Ham, 1873, p. 2U.
par H. J. Van Huile, 1873, p. 290.
Culture des groseilliers dans les Polders du Nord de la Hollande, par
H. J. Van Huile, 1 873, p. 236.
Culture en cordons du Groseillier à grappes, par Klipp, 1875, p. 76.
Culture naturelle des arbres fruitiers, par Fr. Burvenich :
Travaux de janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, 1875»
p. 31, 64, 96, 128, 160, 192, 224, 256.
— de septembre, par H. J. Van Huile, 1875, p. 280.
— d'octobre, novembre, décembre, par Fr.. Burvenich, 1875, p. 320,
359, 378.
Deux bonnes poires nouvelles, par Ch. Baltet, 1875, p. 75.
Deux bonnes variétés de groseilles, par Éd. Pynaert, 1875, p. 108.
Doit-on tailler les arbres qu'on transplante, par Burvenich, 1873, p 323.
Éclaircissage des grappes de raisins, par Éd. Pynaert, 1876, p. 153.
Encore le Sureau, etc., par C. De Vos, 1876, p. 285.
Époque du pincement, par Fr. Burvenich, 1872, p. 508.
» » par 0. Laurent, 1872, p. 376.
Essai à faire sur les Pêchers, par Th. Buchetet, 1873, p. 1 13.
Excellent engrais pour les arbres fruitiers, par Éd. Pynaert, 1872, p. 379.
Fécondation artificielle des arbres fruitiers, 1876, p. 186.
Forçage de la Vigne eu pots, par Éd. Pynaert, 1872, p. 25.
Framboisier, par de Stappaert, 1875, p. 51.
Fructification du Noyer, 1874, p. 77.
Greffage à longs greffons, par Fr. Burvenich, 1876, p. 91.
Greffage de boutons à fruits, par Fr. Burvenieh, 1875, p. 242.
Greffage de l'Abricotier sur le Pêcher, par Fr. Burvenich, 1873, p. 283.
Greffage des arbres fruitiers, par H. J. Van Huile, 1874, p. 29.
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Greffage du Pommier sur Poirier, par Éd. Pynaert, 1873, p. 16.
Greffe de boutons à fruit appliquée au Pécher, par Baltet frères, 1875^ p. 262.
Groseilliers, par Bagucl, 1875, p. 152.
Incision annulaire de la Vigne sous verre, par Éd. Pyuaerl, 1873, p. 211.
Murs à stalles, par Fr. Burvenich, 1873, p. 259.
Néflier, par 0. Vigeaux, 1876, p. iU.
Notes sur la culture du Pêcher, d'après M. Thomas Rivers, par Dr Ceute-
rick, 1875, p. 2U.
Note sur la culture retardée de la Vigne, par Éd. Pynaert, 187i, p. 3^.
Nouveau marcottage de la Vigne, par P. H. (Vivier, 1875, p. 72.
Nouveau mode de culture des arbres de plein vent, par Daumerie, 1873,
p. 320.
Nouveau mode de traitement des sarments fructifères de la Vigne, par
A. Calloigne, 1872, p. 235.
Pêchers et brugnoniers cultives en pots, par Éd. Pynaert, 1876, p. 32i.
Pignons perdus, par Fr. Burvenich, 1876, p. li, 45, 285.
Plantation de la Vigne, par Fr. Burvenich, 1875, p. li.
Poires nouvelles de M. Arsène Sannier, par Éd. Pynaert, 1875, p. i\i.
Pommiers en espalier, par A. de Biseau d'Hauteville, 1876, p. 54.
Prunellier ou épine noire comme sujet, par Roville, 1876, p. 92.
Pruniers en 1875, parCh. Ballet, 1875, p. 232.
Quelques mots sur la culture du Pêcher, par E. Wéry, 1873, p. 293.
Réponse aux observations de M. De Vos, par Fr . Burvenich, 1876, p. 287. ,
Rognage des feuilles, par Buchetet, 1874, p. 160.
Sui*eau, par Fr. Burvenich, 1876, p. 193.
Taille du Pécher, par Gustave Liénard, 1876, p. 258.
Taille du Poirier, par A. Baguet, 1872, p. 180.
— — par Kupffersiaeger, 1 872, p. 136, 242.
— — par Eug. Wéry, 1872, p. 110.
Vigne en cordon vertical, par Eug. Wéry, 1874, p. 46.
Viticulture. Petite invention, par Oliveira Junior, 1874, p. 140.
Vergers en miniature, par Fr. Burvenich, 1874, p. 323.
Pomologie.
Brugnon Lord Napicr, par Fr. Burvenich, 1875, p. 210.
Cerise Bigarreau noir tardif, par Fr. Burvenich, 1875, p. 316.
Fraises (meilleures), par Éd. Pynaert, 1873, p. 253, 316.
Fraise Marguerite, par Fr. Buivenich, 1876, p. 56.
Fraisier Napoléon III, par Fr. Burvenich, 1876, p. 225.
Pèche Alexandra Nobless, par Fr. Burvenich, 1874, p. 80.
— avocat Collignon, par Éd. Pynaert et J. N. Hordebise, 1873, p. 82.
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— 360 —
Pèches et raisins à PExposition internationale de fruits à Gand, par Â. Geu-
terick, 1876, p. 6.
— Dagmar, par Fr. fiurvenich, i87i, p. i77.
— Grosse Mignonne, par de Mortillet, 187i, p. 28.
— hâtive de Rivers, par Fr. fiurvenich, 1873, p. 28i.
— Lord Paimerston, par Fr. Burvenich, 1876, p. 115, 217.
— Madame Narcisse Gaujard, par N. Gaujard, 1872, p. 17.
— Quétier, par Fr. Burvenich, 1876, p. 246.
Pécher à feuilles pourpres, par Fr. Burvenich, 1875, p. 328. —1876, p. U2.
Pèche Hivers' Early York, par Éd. Pynaert, 1875, p. 145.
Poire Ananas de Courlrai, par Éd. Pynaert, 1874, p. 358.
— Beurré Baguet, par A. Baguet, 1875, p. 358. — 1876, p. 323.
Bretonneau, 1876, p. 63.
Capiaumont, par Éd. Pj'naert, 1872, p 81.
Dcgallait, par Delrue-Schrevens, 1874, p. 273.
Delheeq, par Éd. Pynaert, 1872, p. 305.
Dilly, par Delrue-Schrevens, 1872, p. 177.
Dubuisson, par Delrue-Schrevens, 1872, p. 271.
Dubus, par Éd. Pynaert, 1876, p. 207.
Duinont, par Alfred Allard, 1872, p. 240.
Perpétuel, par Éd. Pynaert, 1876, p. 231.
— Clapp's Favourite, par Fr. Burvenich, 1874, p. 368. — 1875, p. 79.
— Coimar Darras, par Delrue-Schrevens, 1875, p. 80.
Dumortier, par Delrue-Schrevens, 1873, p. 193.
— Crassane Dumortier, par Delrue-Schrevens, 1874, p. 17.
— Curé (synonymie), Fr. Burvenich, 1876, p. 278.
— Délices Cuvelier, par Éd. Pynaert, 1874, p. 209.
— Dieudonné Antoine, par A. Baguet, 1876, p. 323.
— Doyenné du Comice, par J. De PoorleretÉd. Pynaert, 1872, p. 208.
Jamin, par Fr. Burvenich, 1875, p. 372.
— Duchesse d'AngouIéme, par Osw. de Kerchove de Denterghem, 1876,
p. 148.
— Henriette Van Cauwenbepghe, par Éd. Pynaert, 1873, p. 219.
— Howell, par Fr. Burvenich, 1875, p. 49.
— Joséphiuede Binche, par Ed. Pynaert, 1872, p. 145.
— Koolstok, parÊro. Rodigas, 1873, p. 197.
— Léonce de Vaubernier, par Fr. Burvenich, 1875, p. 112.
— Madame Treyve, par Éd. Pynaert, 1872, p. 369.
— Pêche, par Éd. Pynaert, 1875, p. 181.
— Pèche et Poire Double Bergamotte, par Éd. Pynaert, 1875, p. 246.
— Sainte Dorothée, par Delrue-Schrevens, 1874, p. 340.
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~ 361 ~
Poire Saint Liévin, par Éd. Pynaert, 1872, p. 48.
— Williams' Duchess, par.Fr. Burvenich, 1876, p. 86.
Pomme Belle de Lippe, par Ém. Kodigas, 1875, p. 515.
— Belle fleur, par Fr. BurTcnich, 1872, p. 556.
— Borawinskji, par Fr. Burvenich, 1875, p. 55.
— Jacques Lebel, par A. Fillot, 1878, p. 2il .
— Jouin, parFr. Burvenich, 1872, p. 17.
— Lord Suffield, par Fr. Burvenich, 1876, p. 81.
— Marie Joseph D'Othée, par H. Monville, 1876, p. 298.
— Petite Emma, par Fr. Burvenich, 1875, p. 241.
— Reinette Belle de Furnes, par Éd. Pynaert, 1875, p. 120.
— Warner's King, par Éd. Pynaert, 1872, p. 115.
Prune Columbia, par Fr. Burvenich, 1874, p. 148.
— St-Aubert, parDeIrue-Schrevens, 1875, p. 49.
— Victoria, par Fr. Burvenich, 1878, p. 16.
Raisin Chasselas de Falloux, par 0. Thomas, 1878, p. 271 .
— Comte de Kerchove, par Éd. Pynaert, 1876, p. 19.
— Gros doré, par Ém. Rodigas, 1875, p. 549.
— Muscat Ch. Alberdienst, par Amb. Verschaffeit, 1876, p. 555.
Hortioulture florale et ornementale.
A propos du Pêcher pourpre, 1876, p. 125, 127.
Araucaria imbricata, par Éd. Pynaert, 1872, p. 105.
Arbres pleureurs, par Éd. Pynaert, 1875, p. 71.
— — par Ém. Rodigas, 1874, p. 528.
Arum crinitum, par Fr. Burvenich, 1876, p. 140.
Bégonia fleurissant Thiver, par Éd. Pynaert, 1872, p. 550.
Bordures et tapis viraces, par A. Fillot, 1876, p. 264.
Bouleau à feuilles pourpres, par Éd. Pynaert, 1875, p. 191.
Buis en bordure, par E. Wéry, 1874, p. 121.
Cèdre de PHimalaya, par Éd. Pynaert, 1872, p. 256.
Chamaecyparis Boursierî, par Éd. Pynaert,. 1872, p. 181.
Corbeille en bordure, par Van Huile, 1876, p. 250.
Corbeille parterre, par A. Fillot, 1876, p. 282.
Culture des glaïeuls, par E. Wcry, 1874, p. 85.
Culture du Paufownia imperiali»^ par Fr. Burvenich, 1872, p. 60.
Formation des arbres d'ornement, par H. J. Van HuUc, 1875, p. 75.
Liste des rosiers les plus recommandables, 1874, p. 101.
Livistona sinensis, par Ém. Rodigas, 1874, p. 278.
Massifs d'arbustes à feuillage coloré, par Fr. Burvenich, 1874, p. 22, 41, 124.
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— 362 —
Multiplication des plantes par leur feuillage, par A. Fillot, 187^, p. 204.
Multiplication du Larix K.aempfen, par Désiré Vaii Herzeele, !872, p. ÎJO.
Multiplication du Rosier par boutures de racines, par Ad. D'Haene, 1872,
p. 19i.
Nouveaux Dracaena, par Ém. Rodigas, 1873, p. 373.
Nouveaux Helleborus, par Ém Rodigas, 1874, p. 141.
Ormes gras, par Ém. Rodigas, 1874, p. 30.
Palmiers, parVaii Huile, 1872, p. 92, 1^4, 263.
Pelouses de Muguet, par Ém. Rodigas, 1873, p. 382.
Petite modification à la taille du Rosier, par Van Huile, 1872, p. 89, 170.
Piccamorinda, 1873, p. 15.
Plantation automnale du Rosier, par A. df> Riseau, 1876, p. 277.
Plantation des rosiers, 1873, p. 240.
Plantes alpines, par Van Huile, 1874, p. 59, 74, 259.
Printanières vivaces, par Ém. Rodigas, 1874, p. 119.
Psilotum triquetrum, par Ém. Rodigas, 1873, p. 245.
Recepag0 annuel des arbres d^ornement, par Burvenicb, 1872, p. 329.
Rosiers en corbeille, par Van Huile, 1876, p. 100.
Taille d'été des arbres et arbustes k fleurs, par Burvenicb, 1876, p. 202.
Taille du Lilas, par Burvenicb, 1874, p. 148.
Taxus hibernica par Pynaert, 1874,»p. 82, par C. De Vos, 1874, p. 176.
Theobroma Cacao, par Lucien Linden, 1872, p. 396.
Tbrinax radiata, par Van Huile, 1873, p. 50.
Thuya gigantea, par Éd. Pynaert, 1872, p. 186.
Tiiia parvifolia, par Van Huile, 1875, p. 60.
Traitement des arbres de collection, des arbres de paysage et des végétaux
résineux, par Van Huile, 1873, p. 98.
Tritoma Uvaria grandiflora, par J. Burvenicb, 1876, p. 179.
Vernis du Japon, par Aug. Van Geerl, 1873, p. 115.
Wellingtonia gigantea, par Éd. Pynaert, 1872, p. 186.
Culture maraîolière.
Ananas pour la grande culture, par Éd. Pynaert, 1874, p. 277.
Arroche à grandes feuilles, par Éd. P}naert, Ut74, p. 272.
Artichauts et cardons au point de vue ornemental, par Osvald de Kerchove
de Dentergbem, 1873, p. 193.
Aspergerîe en juillet, parFr. Burvenicb, 1872, p. 219.
Bordures du potager, par Fr. Burvenicb, 1874, p. 229.
Calendrier du primeuriste, par Ém. Rodigas.
Travaux de janvier, février, mars, avril, mai, juin, octobre, novembre,
décemb» e, 1876, p. 32, 64, 96, 128, 160, 186, 288, 317, 342.
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— 363 —
Choux Brocolis, par Éd. Pynaert, 1872, p. 116.
Chou cavalier, par Ch. Patin, 1872, p. 259.
Choux d'York, parFr. Burfenich, 1873, p. 265.
Chou marin, par Pynaert, 1873, p. 26.
Choux non pommés frisés, par F. Buivenich, 1875, p. 122.
Chou remontant, par Fr. Burvenich, i87i, p. 17i.
Comment on blanchit les petites endives, par Burvenich, 1873, p. 376.
Conservation des choux rouges, par Fr. Burvenich, lb73, p. 52.
Conserve d'Oseille, par Fr. Burvenich, 1874. p. 23i.
Culture de la pomme de terre Early rose, parO. Klipp, 1875, p. 125.
Culture de l'Artichaut, parE Wéry, 1872, p. lU.
Cultures dérobées dans les serres à vignes, par Fr. Burvenich, 1873, p. 78.
Culture des champignons comestibles; par Fr. Burvenich, 1876, p. 326.
Culture du Melon sur treille, par Fr. Burvenich, 1873, p. 22i.
Encore la pomme de terre Early rose, par Burvenich, 1873, p. 346.
Endive toujours blanche, par Fr. Burvenich, 1873, p. 117.
Fève de marais mange tout, par Fr. Burvenich, 1875, p. 201.
. gname de Chine, par Oswald de Rerchovede Denterghem, 1873^ p. 328.
Laitue d*hiver à couper, par Van Huile, 1873, p. 196.
Lavande, par 0. Klipp, I87i, p. 271.
Légumes trop peu cultivé^, par Burvenich, 1873, p. 212.
Meilleur haricot de primeur, par Burvenich, 1873, p. 372.
Persil à grosses racines, par Burvenich, 1875, p. 158.
Plants de fraisiers forcés deux fois, par J. B. Protin, 1872, p. 243.
Pois précoces, par Léon Speder, 1875, p. 18i.
Pomme de terre Early rose, par 0. Klipp, 1875, p. 61.
Premiers pois de pleine terre, par Fr. Burvenich, 1872, p. 28.
Préparation du plant de pommes de terre, par Fr. Burvenich, 1874, p. 54,79.
Quelques mots à propos des légumes hâtifs, parEug. Wéry, 1874, p. 72.
Radis rose de Chine, par Fr. Burvenich, 1875, p. 374.
Raphanus acanthiformis ou radis du Japon, par 0. Klipp, 1875, p. 78.
Semis en place du Poireau, par Burvenich, 1873, p. 88.
Tarro ou chou Caraïbe, par 0. Klipp, 1874, p. 326.
Inseotologie.
Amorce pour les rongeurs, par Fr. Burvenich, 1875, p. 90.
A propusdes guêpes, par 0. Klipp, 1875, p. 276.
Araignée rouge, parO. Klipp, 1875, p. 247.
Capricorne du Peuplier, par Mulié, 1875, p. 106.
Cétoine piquetée, par Osw. de Kerchove de Denterghem, 1875, p. 153.
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Charançon do Peaplier, par O. Klipp, i875, p. 109.
Destruction des coortillières, par Osw. de KerchoTe de Deoterghem, 1875,
p. 153.
Guêpes, par Ëm. Rodigas, 1872, p. 249.
Hannetons, par Fr. Bonrenich, i97f, p. i55.
Kermès ou Cochenille, par O. Klipp, iSTS, p. i8.
Perce-oreilles, par Fr. Burvenich, 1875, p. 213.
Plantes insectifuges, par H. J. Van Huile, 1874, p. 270.
Pour distraire Taltise, par Fr. Burvenich, 1873, p. 204.
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Expositions.
Congrès pomologique de Lyon, par Fr. Burvenich, 1876, p. 284.
Congrès pomologique et exposition de fruits, à Gand, par £m. Rodigas,
187K,p.53, i6l.
Exposition à Forest, par Éai. Rodigas, 1876, p. 276.
- automnale de Verviers, par Éd. Pynaert, 1876, p. 339.
— d'Audcnarde, par H. J. Van Huile, 1876, p. 274.
— de fruits à Angers, par Éd. Pjnaert, 1875, p. 26.
— — Gand, par Ém. Rodigas, 1874, p. 350.
. — et congrès pomologique & Gand, par Rodigas, 1875,
p. 219, 257, 278, 281.
— de Florence, 1874, p. 217.
— de la Soc. de botanique de Gand, par Pynaert, 1872, p. 47,221.
— — — - Van Huile, 1872, p. 111.
— — pomologique d'Anvers, par Pynaert, 1872, p. 378.
— — royale d'agriculture et de botanique, 1873, p. 121.
— de Matines, par Ém. Rodigas, 1876, p. 315.
— de plantes à St Nicolas, par Van Huile, 1874, p. 158.
— de Roulers, par Fr. Bunrenich, 1872, p. 350.
— de Vienne, par Éd. Pynaert, 1873, p. 233.
— d'horticulture à l'Exposition universelle de Vienne, par Van
Huile, 1873, p. 338.
— et congrès pomologique à Brunswick, 1872, p. 248.
— florale h Bruges, parËm. Rodigas, 1874, p. 126.
— florales à Hasselt, Bruxelles, Malines, Lierre, par Rodigas, 1874,
p. 372.
— florale à Ledebcrg, par Ém. Rodigas, 1874, p. 175.
— horticole à Spa, par J. N. Hordebise, 1873, p. 311.
— internationale d'horticulture à Florence, par Ém. Rodigas,187i.
— — — Maestricht, par Ém. Rodigas
1874, p. 205.
— nationale et internationale à La Haye, par Van Huile, 1872^
p. 223, 349.
— Philadelphie (section pomo1ogique),par P. Marchand, 1876,p. 312.
— pomologique à Gand, par Ém. Rodigas^ 1873, p. 251, 302.
— — à Lokeren, par Van Huile, 1874, p. 377.
— printauière de plantes et de fleurs à Arnhem, par Van Huile,
1874, p. 201.
Fêles florales à Gand (31 mars-6 avril 1873), par Burvenich, Osw. de ICtr-
chove, Pynaert, Rodigas, Van Huile, 1873, p. 121.
Grandes expo9itions horticoles, par Van Huile, 1872, p. 279.
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367 — ^
Expositions annoncées.
Amsterdam, 1875, p. 65. Congres
remis^ i87S, p. 138. — «876,
p. 30, 239.
Angers (congrès pomologique), 187-^,
p. 250.
Anvers, 187^, p. 250. — 1875, p. 63.
— 1876, p. 6i.
Aruhem, 1876, p. 30.
Audenarde, 1876, p. 253.
Borgerhoul, 1874, p. 287. — 1875,
p. 159.
Breda, 1876, p 253.
Brème, 1875, p. 63. — 1876, p. 62.
Bruges, 1875, p. 63. — 1876, p 62,
253.
Bruxelles, 187i, p. 255. - 1876,
p. 29. Congrès de botanique horti-
cole, 1876, p. 31.
Chili, 1875, p. 63.
Deinzc, 1874, p. 255.
Forest, 1876, p. 253.
Gand, 1875, p. 63. ~ 1876, p. 30.
Harlem, 1875, p. 65.
Hasselt, 1874, p. 287.
Huy, 1876, p. 253.
La Haye, 1875, p. 65, 255. — 1876,
p. 50.
Leeds (Angleterre), 1876, p. 61.
Liège, 1876, p. 62.
Lierre, 1874, p. 287.
Lodelinsart, 1874, p. 286.
Londres, 1876, p. 62.
Loufain, 1874, p. 255. — 1876,
p. 253.
Lyon (Société pomologique), 1876,
p. 251, 253.
Malines, 1876, p. 253.
Manchester, 1876, p. 62.
Marchin, 1874, p. 287.
Middelbourg, 1875, p. 159.
Namur, 1875, p. 159, 255.
Noordwyek (Néerlande), 1876, p. 61.
Paris, 1874, p. 255, 287. — 1875,
p. 63. — 1876, p. 82.
Philadelphie, 1876, p. 58.
Rotterdam, 1859, p. 159.
Saint Nicolas, 1874, p. 287.
South Kensington, 1876, p. 62.
Spa, 1876, p. 253.
Tournai, 1874, p. 255. — 1876,
p. 253.
Trêves (congrès pomologique), 1 874,
p. 256.
Ulrecht, 1876, p. 61.
Uccle, 1875,p.255.
Verviers, 1876, p. 53.
Vienne, 1875, p. 63.
Wetteren, 1875, 255.
Chronique horticole et maraîchère.
Amarantus Herderl, par H. J. Van Huile, 1875, p. 95.
Arboriculture à Lille, par Ém. Rodîgas, 1873, p. 267.
Arbres fruitiers dans les écoles, par Em. Rodigas, 1873, p. 266.
Art do greffer, par Ém Rodigas, 1873, p. 268.
Catalogues, par H. J. Van Huile, 1874, p. 12.
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— 368 —
C*«8t un moyen, par H. J. Van Huile, 1873, p. 6i.
Chronique horticole, par H. J. Van Huile, 187^, p. 213, 319.
Chronique oiaraîchère, par Fr. Burvcnich, i87i, p. 55« 185.
De la production fruilière et maraîchère de la Belgique, par 0. Klipp,
1874, p. 358.
École d*horticulture de TÉtat. Examens, par Ém. Rodigas, 1873, p. %8.
Engrais pour plantes d'appartements, par Em. Rodigas, 1873, p. 377.
Exposition d'Amsterdam en 1876, par H. J. Van Huile, 1875, p. 95.
Exposition au Casino de Gand, par H. J. Van Huile, 1874, p. 91.
— quinquennale de Gand en 1873, par H. J. Van Huile, 1873, p. 62.
Fuchsia, par H. J. Van Huile, 1874, p. 93.
Gardeners* Chronicle, par Em. Rodigas, 1873, p. 380.
Graminées immortelles, par H. J. Van Huile, 1874, p. 94.
Horticulteurs inondés, par H. J. Van Huile, 1873, p. 63.
Linden (J.), Bellefroid, de Cannart d^Hamale, Ronnberg, Leclerc (J), (MM.),
Commandeurs de Tordre de François-Joseph, 1873 , p. 380.
Marmelade de betteraves, par Em. Rodigas, 1873^ p. 378.
Médaille décernée à M. Deirue-Schreveus, par Rodigas, 1873, p. 377.
Mode de conserver les fruiu, par Em. Rodigas, 1873, p. 369.
Orchidées de serre froide, par H. J. Van Huile, 1873, p. 64.
Parterres, par H. J. Van Huile, 1874, p. 94.
Prochain Congrès d*horticulture et de pomologie à Vienne,par Ém. Rodigas.
1873, p. 266.
Serres vergers de Éd. Pynaert, par Ém. Rodigas, 1873, p. 267.
Sieboldia, par Van Huile, 1875, p. 95.
Société Linnéenne, par Rodigas, 1873, p. 380.
Tarif pour le prix des plantes, par H. J. Van Huile, 1873, p. 62.
Wittc (M. H.), chevalier de Tordre de François-Joseph, 1873, p. 382.
Bévue poxnologique.
Abricot Triomphe de Trêves, par Éd. Pynaert, 1875^ p. 84.
Arbres fruitiers au Japon, par Éd. Pynaert, 1874, p. 170.
Brugnon semis de Welbcck, 1875, p. 9&.
Catalogue descriptif des variétés fruitières des frères Simon-Louis^ par Éd.
Pynaert, 1875, p. 84.
Congrès pomologique de France, par Éd. Pynaert, 1874, p. 172.
Deux poires nouvelles, par Éd. Pynaert, 1876, p. 12.
Évaluation ou estimation des arbres fruitiers dans les jardins, les champs et
les routes publiques, par Dr Lucas^ 1874, p. 171.
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Fiuils admis en {87i, 1875, p. 551.
Fruits adoptés par le Congrès pomologique de France, 1875, p. '172.
Linneous pippin, par Éin. Rodigas, 1876, p. 12.
Notes sur quelques pommes russes, par P. VV^olkenstein, 1875, p. 258.
Nouveau remède contre l'Oïdium, 1875, p. 82.
Nouvel arbre géant, 1875, p. \7i.
Pêches Franz Koelitz et baron Dufour, 1875, p. 82. — 1876, p. 11.
~ Pavic Mazères, par Éd. Pynaert, 1873, p. 190.
Poire Beurré d'Aspremont, Calebasse Marianne et Calebasse Bosc, par Éd.
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— Dubuisson, par Éd. Pynaert, 1873, p. 168. — 1875, p. Si.
— rance, par l'h. Buchetet, 1874, p. 23i.
— — (un dernier mol), parDureulx et Wibaut, 1874, p. 565.
— Docteur Jules Guyot, 1875, p. 83.
— Duchesse de Mouchy (son identité avec la poire De Schryver), par
Éd. Pynaert, 1874, p. U.
— Elisabeth de Jackson, par Ed. Pynaert, 1875, p. 43.
— Emile d'Heyst, par Eu. Pynaert, 1874, p. 4i.
— Épiscopale et le Doyenné d* A lençon, par Ém. Rodigas, 1876, p. 12.
— incomparable d'Hacon, par Éd. Pynaert, 1873, p. 82.
— Passe Colmar François ou poire Jean De Witte, par Éd. Pynaert,
1875, p 190
— Royale Vendée, par Éd. Pynaert, 1875, p. 44.
— Vande Weyer Bâtes, par Éd. Pynaert, 1874, p. 276.
Poiriers à fleurs doubles, par Éd. Pynaert, p. 169.
Pomme Barthélémy Dumortier, par Éd. Pynaert, 1874, p. 172.
— Gravensteiner, par Éd. Pynaert, 1875, p. 52.
— Jouin (première synonymie), 1875, p. 191.
Prune d^ornement, 1874, p. 45.
Prunier Simon, par Éd. Pynaert, 1874, p. 45.
Raisins de l'Exposition, par Ém. Rodigas, 1876, p. 15.
Raisin Gamay Nicolas, par Ém. Rodigas, 1876, p. 15.
Session de la Société pomologique de France^ par Éd. Pynaert, 1875, p. 534.
Vitalité de TOranger, par Fr. Burvenich, 1873, p. 292.
Mélanges.
Abri pour garantir les vignes, par Raphaël Gauthier, 1876, p. 99.
Agriculture au Brésil, par A. Baguet, 1875, p. 45.
Angers et ses pépinières, par F. Burvenich, 1875, p. 146.
A nos confrères, -1874, p. 97.
A nos lecteurs, 1875, p. 555.
il
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— 370 —
Appareils d*arrosage, par Éd. Pynaert, 1875, p. 227.
A propos de corbeilles, par Van HuIIe^ 1875, p. 222.
A propos de fruits à déclasser, par De Puydt, 1875, p. i06.
Aquarium de salon, par Pynuert, 1875, p. 88.
Arbre utile, par 0. Kiipp, 1874, p. 284.
Arroseracnts d'été, par Van Huile, 1874, p. 2i9.
Auxilliaires de la culture, par Van Huile, 1876, p. 298.
Banquet donné dans les salons du Grand théâtre, 1875, p. 176.
fianquet du Cercle d'arboriculture, 1875, p. 180.
fiois, par 0. Rlipp, 1874, p. 285.
Bois de Boulogne, par Van Huile, 1875, p. 247.
Boisement du littoral et des dunes, par P. fiortior, 1875, p. 90. 104.
Bouquets de table, par Ém. Rodigas, 1874, p. 220, 250.
Brouette à ressorts, par Biirvenich, 1878, p. 54.
Buste de M. Mas, 1876, p. 65.
Cacographie des noms de fruits, par Fr. Burvenich, 1876, p. 296.
Causerie horticole, par H. J. Vau Huile, 1875, p. 266.
Catalogues, par H. J. Van Huile, 1875, p. 125.
Charlatanisme agricole et horticole, par de Stappaert, 1876, p. 115.
Cicatrisation des fruits attaqués, 1875, p. 278.
Concours de jardinage à Bièvre, parEm. Kodigas, 1876, p. 50i«
— de jardinage entre les instituteurs delà province de Namur, par
Ém. Rodigas, 1875, p. 250.
— de 40 Camellia, 1875, p. 204
— de vergers en France, par Éia. Rodigas, 1875, p. 227.
— ourert à Troyes pour deux places de professeur d'horticulture et
d'agriculture, 1875, p. 156.
Conférence à Amsterdam, 1876, p. 125 .
Congrès pomologique en 1875, à Amsterdam, par Van Huile, 1875, p. 60.
— d'horticulture à Vienne, par Ém. Rudigas, 1875, p. 295.
— international d'œnologie à Vienne, par Pynaert, 1 874, p. 66.
Conservation des petits pois, par V., 1876, p. 208.
— du raisin, par Burvenich, 1874, p. 195.
Consommation des fruits à Paris, 1876, p. 63.
Constructions horticoles en bois treillage, par Pynaert, 1875, p. 4.
Coup (i'œil sur l'arboriculture dans le Danemark, par Van Huile, 1876, p. 63.
Coupe greffe Aubert, par Burvenich, 1874, p. 45.
Cours publics à Lille, 1876, p. 123.
Création et entretien des pelouses, par Pynaert, 1873, p. 286. — 1874,
p. 86, 107, 159.
Cuisson des légumes par la fermentation, par Ch. Laporte, 1876, p. 1 13.
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Culture maraîchère en Belgique, par Éd. Pynaert, 1876, p 1^9.
Culture potagère aux environs de Paris, 1875, p. 277.
Curé d'Hénouville, parO. Klipp, 1876, p. 202.
DecaisDe(M. Joseph), par Em. Rodigas, 1873, p. 333.
Déchets de laine pour arbres fruitiers, par L. Mulder, 1873, p. 60.
Décorations industrielles et agricoles, par Ém. Rodigas, 187i, p. 9i.
Dénudation de la charpente fibreuse des feuilles, par Ch. Patin, 1872, p. 87.
Deux remèdes, par 0. Klipp, 1875, p. 157.
Deux synonymes à étudier, par Baltet, 1873, p. 274.
Distinction horticole, par 0. Klipp, 1873, p. 200.
Du sol, par Osw. de Kerchove de Denterghera, 1876, p. 102.
Ecole d*horticulture de TEtat, annexée au Jardin Botanique de l'Université
de Gand, par Ém. Rodigas, 1872, p. 287, 312. — 1873, p. 342. — Id. par
Réd., 1876, p. 280.
Ecole normale de iMons, parÉm. Rodigas, 1876, p. 315.
Elagage, par H. J. Van Huile, 1872, p. 319, 360.
Emploi du coaltar ou goudron de houille comme peinture bydrofuge, par
Dauverné, 1875, p. 125.
Emploi du houblon comme levam de pâte, par Klipp, 1876, p. 301.
Emploi du liège naturel en horticulture, par Pynaert, 1872, p. 201.
En Angleterre, par J. Bénary, 1873, p. 117.
Engrais et plantations en espalier, par Comte de Gomer, 1875, p. 139.
Enseignement agricole et horticole en Autriche, par Van Huile, 1874, p. 370.
Enseignement de ragriculture et de Thorticulture dans les écoles primaires,
par de Stappaert, 1875, p. 155.
Enseignement de la s,lviculture, par Aug. Siraux, 1875, p. 86.
Enseignement supérieur de l'agriculture, par Ém. Rodigas, 1876, p. 335.
Espalier superposé, par Fr. Burvenich, 1876, p. 97.
Établissement horticole de MiM. Baltet frères, à Troyes, par Éd. Pynaert,
1875, p. 204.
État actuel de rhorticulture belge. Discours, etc., par Van Huile, 1874, p. 179.
Étai naturel, par 0. Klipp, 1876, p. 143.
Étiqueleur Hardiville, par J. M. De Smet, 1876, p. 114.
Étiquettes pomologiques, par Éd. Pynaert, 1872, p. 189.
Examens d'arboriculture, 1872, p. 186, 247.
— desortie à PËcole d'horticulture de PÉtat, par Rodigas, 1873, p. 286
Exposition à Arnhem, par Van Huile, 1874, p. 62.
— et les médailles, par Buchetet, 1873, p. 27.
— horticole à Brème, par Van Huile, 1874, p. 62.
— internationale à Cologne, 1875, p. 127.
Faculté germinative des graines d'Euryale, par Van Huile, 1875, p. 62.
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— 372 —
Faucheuse Sprague, par Daumei-îe, 1872, p. 538.
Fleur qui chasse les mouches, par Pynaert, 1872, p. 252.
Fleurs à l'église, par Van Huile, 1873, p. 315.
Formation des arbres forestiers, par Van HulJe^ 1873, p. 22.
Fruits à préférier, par Van Huile, 1875, p. 183.
Fruits à rejeter, par fiuchetet, 1875, p. 50.
Fruits de garde à ^Exposition de Bruxelles, parfiurveuich, 1876. p. 150.
Glacière à bon marché, par Van Huile, 1875^ p. 137.
Graines offertes, par Van Huile, 1873, p. 315.
Guérison du chancre des arbres, 1876, p. 126.
Hoilicultureau Brésil, par À. Biiguet, 1876, p. 198.
Importance des vergei's, par £. Jaequemyns, 1872, p. 18.
Institut pomologique de Reutlingen, par Jongkindt-Coninck, 1875, p. 212.
Jardin de l'instituteur, pir Hurvenich, 1872, p. 123, $î02.
— fruitier de M. Hage, par Van Huile, 1876, p. 260.
— — de Si Mandé et c ;lui de M. Gresseut, 1874^ p. 3i2.
— — modèle, par Van Huile, 187i, p. 98.
~ militaire de l'Inde, par 0. Klipp, 1875, p. 61.
Le plus gros pied de vigne, par Ëin. Rodigas, 187i, p. 19.
Lucas (D'Ed.), par Osw. de Kerchove de Denterghem, 1876, p. 151.
Monument à la mémoire de Louis Van Houtte, 1876, p. 160, 218. Listes de
souscriptions, 1876, p. 187. 25i, 317, 512.
— Van Houtte, 1876, p. 16.
Marche aux fleurs de la Place d'Armes, à Gand^ par Van Huile, 187^, p. 227.
Manuel de culture maraîchère, de Ém. Rodigas, 1875, p. 223.
Mastic pour greffer à froid, par Rademaekers, 1873, p. 61.
Mauve, 1876, p. 127.
Modèle de brouette, par Van Huile, 1873, p. 348.
Modèle de corbeille parterre, par Éd. Pynaert, 1872, p. 30.
Moyen de rendre les piquets incorruplihies, par Pynaert^ 1873, p. 191.
Moyen pour conserver l'Oseille, 1876, p. 126.
Nécessité de simplifier la nomenclature pomologique, par Pynaert, 1874
p. 147.
Noix, par Van Huile, 1873, p 300.
Noi\ de Kasjoe, par Ém. Rodigas, 1874, p. 266.
Notes de voyage, par Van Huile, 1874, p. 86, 107, 150, 318. — 1875, p. 22,
91,118.
Note sur Parbre aux quarante écus, par Pynaert, 1874, p. 269.
Nouveau procédé pour prolonger la saison des fruits, par Pynaert, 1873,
p. 189.
Nouvelle classification des pommes du D' Robert Hogg, par Pynaert, 1876,
p. 210.
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Nouvelle tondeuse amépicaine, par Ed. Pynaert, i872, p. 216.
Paillages, par Rodigas, 1875, p. 182.
Pépinières d'Orléans, par Burvenich, i876, p. 130.
Philosophie de la floriculture, par Ch. Naudin, 1875, p. 80.
Pignons perdus, par Burvenich, i875, p. 258, 522.
Plantations publiques à Tétranger et les essais faits à Gand, par H. J. Van
Huile, 1875, p. 367.
Plantations publiques en Belgique, par Van Huile, 1875, p. 529.
Plante qui se perd, parO. Klipp, 1875, p. 61.
Plus grand verger du monde, par Pynaert, 1872, p. 250.
Plus gros pied de vigne, par Rodigas, 1874, p. 19.
Poids et prix fabuleux d'une douzaine de poires « Belle Angevine » etc., par
Jongkindt-Coninck, 1875, p. 127.
Poirier phénoménal, par Pynaert, 187i, p. 61.
Poiriers qui fructifient celte année, par Pynaert, 1876, p. 245, 268, 505, 550.
Pomme de terre Early rose, par 0. Klipp, 1875, p. 61.
Pomologic en Néerlande, par Van Huile, 1874, p. 285.
Pompes brouettes, par Éd. Pynaert, 1874, p. 189.
Pour obtenir de beaux fruits, 1876, p. 127.
Prix de 300,000 francs, 1875, p. 126.
Prunus Simoni, 1875, p. 225.
Psilotum triquetrum, par Rodigas, 1875, p. 245.
Quelques mots sur un jardin fruitier en Hollande, par Van Huile, 1876,
p. 121.
Récompenses nationales, 1872, p. 18.
— obtenues par les exposants belges à Vienne, 1875, p. 541.
Remède contre la coulure de la Vigne, 1876, p. 62.
Remèdes contre la rouille, 1876, p. 126.
Rodigas (M. Km ), directeur du Jardin zoologique, 1876, p. 65.
Scies perfectionnées, par Jongkindt-Coninck, 1874, p. 147.
Sève ne circule pas, par Ém. Rodigas, 1872, p. 52.
Société horticole de Brème, 1875, p. 126.
— — du pays de Waes, par Éd. Pynaert, 1875, p. 52.
Synonymie de quelques poires nouvelles, par André Leroy, 1875, p. 40.
Tangue ou sablon calcaire marin, par Éd. Pynaert, 1875, p. 175.
Tarroou chou Caraïbe, par 0. Klipp, 1874, p. 526.
Thé de Cassis, par Van Huile, 1874, p. 61.
Thermomètre avertisseur, 1872, p. 59.
Tracé des jardins paysagers, par Pynaert, 1875, p. 108.
Traçoir et les semis en rayons, par Burvenich, 1875, p. 98.
Utilité du Crapaud, 1876, p. 125.
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Van Huile (M. H. J.); par Ëm. Rodigas, 1875^ p. 322.
Verger américain, par 0. Klipp, 1875, p. 13.
Verre violet» par fin rvenich, i872, p. 299.
Visite au jardin fruitier de M. Puis, par Octave Burvenich, 1876, p. i82.
Nécrologie.
Barillet-Deschamps, parÉm. Rodigas, 1875, p. 570.
Bivort (Alexandre), parÉm. Rodigas, 1*<72, p. 250.
deGhellinck de Walle, par Ém. Uodigas, 1875, p. 152.
Jacob Weyhe (L.), par Ém. Rodigas, 1875, p. 96.
Jaequemyns (Edouard), par Oswaid de Kerchove de Denterghem, 1874,
p 289.
Jamin père, 1876, p. 65.
Hardy (Julien Alexandre), par Éd. Pyiiaert, 1876, p. 502.
Leroy (André), par Éd. Pynaert, 1875, p. 255.
Lesoinne (Cli.), par Ém. Rodigas, 1875, p. 200.
Mas (Alphonse), 1875, p. 576.
Mas (Notice biographique), 1876, p. 67.
Spring(J. A.), parÉm. Rodigas, 1872, p. 58.
Steizncr (Ad.), par Ém. Rodigas, 1875, p. 254.
Van Houtte (Louis), par Osw. de Kerchove de Denterghem, 1876, p. 158.
Van Houtte (Louis), notice biographique, par Ém. Rodigas, 1876, p. 162.
Planches coloriées.
Cerise Bigarreau noir ta rdif,1875,516.
Brugnon Lord Napier, 1875, p. 210
Fraises (les bonnes), 1875, p. 255, 516.
— (nouvelles), 1876, p. -472.
Pèche Alexaiidra Nobless, 187'4,p. 80.
' Avocat Coliignon, 1875, p. 82.
— Dagmar, 1874, p. 177.
— Lord Palmerslon, 1876,p. 115.
— Madame Gaujard, 1872, p. 17.
— River'sEarly York, 1875, 145.
Pécher à feu il les pourpres, 1875^p.52.
Poire ananas de Courtrai, 1872, p. 18*
— Beurré Capiaumont,1872,p. 81.
— — Degallait, 1874, p. 257.
— — Delbecq, 1872, p. 505.
— - Dilly, 1872, p. 177.
Poire Beurré Dubuisson, 1872^.271.
— — Dubus, 1876, p. 207.
— — Dumont, 1872, p. 240.
— — Perpétuel, 1876, p. 251.
— Clapp'sFavourite,187^,p.568.
— Colmar Darras, 1875, p. 80.
— — Du Mortier, 1 875, p. 193.
— Délices Cuvelier, 1874, p. 209.
— Doyenné Jamin, 1875, p. 572.
— Henriette Van Cauwenberghe,
1875, p. 219.
— HoweIl,1875, p. -49.
— Joséphine de Binche, 1872,145.
— KooUtok, 1875, p. 197.
— Léonce de Vaubernier, 1875,
p. 112.
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Poire Madame Treyve, 1872, p. 369.
— Marie Louise, 1876.
— Pêche, 1875, p. 181.
— Sainte Dorothée, 187i, p. 310.
— Saint Liévin, 1872, p. -48.
— William's Duehcss, 1876, 56.
Pomme Belle de Lippe, 1873, p. 213.
— Belle fleur, 1872, p. 536.
— Borawinskji, 1873, p. 53.
— Jacques Lebel, 1875, p. 24Î.
— Jouin, 1872, p. 17.
— LordSuffield, 1876, p. 81.
Pomme Petite Emma, 1874, p. 241 .
— Reinette Belle de Fumes, 1873,
p. 120.
— Warners' King, 1872, p. 113.
Prune Columbia, 1874^ p. 145.
— S» Aubert, 1873, p. 49.
— Victoria, 1875, p 16.
Raisin Chasselas de Falioux^ 1875,
p 271.
— Comte de Kerchove, 1876, 19.
— Gros doré, 1873, p. 349.
— !>luscatÂlberdienst,1876,p333,
Planches noires.
Étiquettes pomologiqucs, tableau D,
les poires de Grégoire-Nelis,
1872, p. 188.
Plan de la grande salle du Casino de
Gand, 1873, p. 129.
Plan de l'Annexe, 1873, p. 131.
Plan des pépinières de MM. Baltet,
frères, 1875, p. 204.
Portrait de Bivorl (Alexandre), 1872,
p. 230.
Porlrait de Decaisne (J.), 1873,236.
— de tiheilinck, 1875, p. 130.
— Jaequemyns(Ed.),1874,p.289.
— Lucas(Ed.), 1876, p. 151.
— xMas (Alphonse), 1876, p. 67.
— Van Houlte (Louis), 1876, 162.
— Wilder (Marshall P.), 1874, 19.
Vue intérieure d'une serre consacrée
à la culture tardive de la
vigne, 1874, p. 346.
Figures.
Abris passagers, 1876, p. 309.
Appareil à conserver le raisin, 1874,
p. 144.
Appareils d'arrosage, 1873, p. 227,
228.
Appel sève, 1876, p. 23.
Aquarium de salon, 1873, p. 89.
Aquilegia alpina, 1874, p. 76.
— viscosa, 1874, p. 78.
Araucaria imbricata, 1872, p. 105.
Arbres à couronne tronçonnée, 1873,
p. 324.
Aibres de collection, 1873, p. 98.
Arbres fruitiers à hautes tiges, 1874,
p. 12, 13, 14.
Arum crinihim, 1876, p. 140.
Assèchement du verger, 1873, p. 14.
Aster alpinus, 1874, p. 77.
Bank form, 1876, p. 24.
Boulevard à Milan, 1875, p. 121.
— à Munich, 1874, p. 134.
— à/Vienne, 1874, p. 319.
Bouture greffe du Poirier, 1872,
p. 574.
Boutures de vignes, 1872, p. 26.
Broueltc à ressorts, 1875, p. 85.
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376
Butte à melons, i876, p. 94.
Carré d'Artichaats, 1872, p. 115.
Carolte courte hâtive, 1876, p. 175.
— d'AItringham, 1876, p. 176.
Cèdre de THimalaya, 1876, p. 2X^.
Chamaecyparis Boursicri,1876,p. 155.
Chamaerops excelsa, 1876, p. 264.
Chicorée sauvage améliorée, 1876,
p.2i7.
Choux d'York, 1875, p. 265, 266.
Coin du Cercle, 1876, p. U.
Constructions horticoles en hois
treUlagé, 1875, p. 42.
Contr^espalier de cordons verticaux,
1873, p. 112.
— pour hautes tiges, 1876, p. 51.
Corbeille de rosiers, 1876, p. 101.
— du parc Vauban, 1876, p. 232.
Corbeille en liège, 1873, p. 202, 203.
— parterre, 1872, p. 31. — 1876,
p. 282.
Cordons à branches renversées, 1876,
p. 26.
Cordons doubles, 1876, p. 23.
— en guirlande pour bordures
d'arbres fruitiers, 1875, 48.
— obliques, 1876, p. 25.
Coupe de corps de pompe, syslème
Noël, 1874, p. 190.
— greflFe Aubert, 1875, p. 46.
— verticale de l'appareil, 1874,
p. 221.
du porte fleurs, 1874, 232.
Courge bonnet d'électeur, 1876, 302.
Culture du melon sur treille, 1875;
p. 225.
Division d'une planche en carrés,
1875, p. 105.
Double espalier à branches ren-
versées, 1876, p. 46.
Dracaena Baptisti, 1873, p. 374.
Échelle américaine, 1872, p. 360.
Échelles pour jardins fruitiers et
vergers, 1873, p. 53 à 57.
Égohine et scies perfectionnées, 1874,
p. 147, 148.
Élagage, 1872, p. 364, 365, 368, 369.
Élagage des arbres, 1875, p. 74, 76.
Espalier à branches renversées, 1876,
p. 27.
— de façade renversé, 1876, 48.
— haute tige, 1876, p. 17.
— pour pignon, 1875. p. 260.
— nain protégé, 1875, p. 325.
— superposé, 1876, p. 97.
Étiqueteur Uardiville, 1876, p. 114.
Faucheuse Sprague, 1872, p. 359.
Flore des Alpes, 1874, p. 74.
Formation des arbres fruitiers, 1875,
p. 25, 24, 25.
Formes d'arbres fruitiers, 1875,
p. 85, 86, 87.
Fosse pour butte à Melon, 1876, 94.
Fraise Marguerite, 1876, p. 56.
— Napoléon m, 1876. p. 225.
Grappe après le cisellement, 1876,
p. 157.
— avant le cisellement, 1876, 155.
Greffage des boutons à fruits, 1875,
p. 244.
— du Garrya sur Aucuba, 1875,
p. 148.
Greffe de brindille en fente, 1875,
p. 245.
sur branche charpcntièrc,
1876, p. 245.
— par approche, 1876, p. 24.
Groseille cerise, 1875, p. 108.
— fertile de Palluau, 1875, p. 108.
Hêtre pleureur, 1875, p. 71.
Inciseup Dumas, 1873, p. 211.
Jubaea spectabilis, 1872, p. 155.
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— 377 —
Rcrmès ou cochenille, I87i, p. 19.
Lambourdes taillées, 1875, p. 2^.
Livislona sinensis, I87i, p. 278.
Machine à rencaisser, 1873, p. 299.
Marcotte Boda, 1873, p. 73.
— avec raousso, 1875, p. 73.
— sevrée, 1875, p. 7L
Massifs de rosiers francs de pied,
1873, p. 243.
— hautes tiges, 1873, p. 243.
— vigoureux 1873, p. 2ii,
Médaille de l'Exposition de 1875,
1876, p. U.
Melon brodé de Siam, 1876, p. 110.
— Cuntaloup précoce, 1876, p. 95.
noir de Portugal, 1876,
p. 109.
orange, 1876, p. 95.
— de Cavaillon, 1876, p. 109
— noir des Carmes, 1876, p. 95.
— Prescott fond blanc, 1876,
p. 108.
Meule à champignons, 1876, 328.
Meule à Melons, 1876, p. 94.
Milieu de table, 1874, p. 221.
Modèle de brouette, 1873, p. 348
Murs à stalles, 1873, p. 200, 261.
Noix de Kasjoe, 1875, p 267.
Nouveau mode de culture de la Vigne,
1873, p. 284, 285.
Nouvelle culture des groseilliers à
grappes, 1875, p. 77.
Orme de Bagschot, 1873, p. 101.
Palmette pour pignons bas, 1876, p. 16.
Peuplier tremble, 1873, p. 92.
Picea morinda, 1873, p. 16.
Pignon avec porte au milieu^ 1876,
p. 15.
— entièrement garni, 1875, p. 324.
Pincement du Poirier, 1872, p. 309
— 1876; p. 205.
Pii.us Cembro, 1873, p. 105.
Plan de jardin paysager, 1873, p. 109.
Plan de l'Exposition, 1876, p. 283.
Pian du Jardin d'arboriculture de
Lille, 1874, p. 99.
de l'instituteur, 1872, 125.
Plantation de la Vigne, 1875, p. 14.
— des artichauts, 1876, p. 310.
— des cardons, 1876, p. 242.
Poire Délices Cuvelier ou Poire des
Ursuiines, 1874, p. 211.
— Double Bergamotte, 1875, 249.
Poire Pêcho, spécimen récolté en Bel-
gique, 1875, p. 150.
Hollîinde, 1875, p. 125.
Radis rose de Chine, 1875, p. 374.
Raisin de Caiabre, 1875, p. 318.
— INicc blanc, 1875, p. 319.
Bouleau pour gazon, 1873, p. 289.
Robinia pyramidalis, 1876, p. 132.
Sabal Blaekburniana, 1872, p. 57.
Section horizontale, 1874, p. 221.
Serre à fraisiers, 1876, p. 265.
Soufflet à soufrer, 1874, p. 144.
Taille du rosier, 1872, p. 90.
Thermomètre avertisseur, 1872, 59.
Thuya gigantea, 1872, p. 187.
Thrinax radia ta, 1873, p. 51.
Tracé de rayons à 0">15 de distance,
1875, p. 102.
0'»25 de distance, 1875, 102.
— de sillons, 1875, p. 105.
— pour la plantation du céleri à
côtes, 1875, p. 104.
— pour les semis de concombres
et courge à la moelle, 1875, p. lOi.
— pour les pois, 1875, p. 104.
Traçoir pour les semis en lignes,
1875, p. 99.
Treillis pour groseilliers, 1875, 76.
Tritoma Uvaria, 1876, p. 180.
28
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— 378 —
Tondeuse amërîcaiDe,i872, 216, 217.
— Automaton, 1874, p. i09.
— Shanks, i874, p. 110.
— Gieen, 187f p. III.
perfectioiince, 1874, p. 111.
— silencieuse, 1874, p. 110.
— de gazon, 1874, p. 150, 151,
152,153,154,155.
Vigne élevée en pot,H872, p. 27.
Vue générale de l'établissement Bal-
let, à Troycs, 1875, p. 206.
Wellingtonia gigantea, 1872, p. 510.
Wilioof ou Barbe de Capucin^ 1876,
p 248.
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TABLE DES MATIÈRES
DU VOLUME DE 1876,
P«gw.
Composition du Conseil d^Administration et Comité central. ... l
Admissions de membres.
Admissions prononcées en décembre 1875 ^
» » janvier, février, mars-avril^ mai, août, 5, ^, 65,
129,161,257
Assemblée générale.
Assemblée générale tenue à Gand, le 23 janvier 41
n » à tenir à Gand, le 21 janvier 1877 321
Rapport.
Rapport sur la situation et les travaux du Cercle d'arboriculture
en 1875, par Emile Rodigas 33
Pomologie.
Los pécbes et les raisins à TExposilion internationale de fruits a Gand,
par A. Ceuterick 6
Raisin Comte de Kerchove, ^SLT FA.Pynhert 19
Potre W^t7/iams' DmcAcm, par Fr. Burvenich 52
Fraise il/argfMertVe, par Fr. Burvenich 56
A propos du Beurré Bretonneau 65
Pomme Lord Suffield, par Fr. Burvenich 81
PecAe Z/ord Pa/wer«/on, par Fr. Burvenicb 115
Pécher pourpre, par Fr. Burvenich 142
Poire Nathalie Soetent^ par Éd. Pynaert et Victor De Moor. . . . 145
Poire Duchesse d*Angoulême^ par Osw. de Kerchove de Denterghem . 148
Poire beurre' perp^fMc/, par Éd. Pynaert 177
Potre IFtV/taww' />McAe«», par Fr. Burvenich 184
Poire Beurré Du Bus, par Éd. Pynaert 207
Pêehe Lord Palmerston, par Fr. Burvenich 217
Fraisier Napoléon 111 j par Fr. Burvenich 225
Poire Beurré Spae, par Éd. Pynaert 231
Pêche Quétier, par Fr. Burvenich 246
Fraises nouvelles ^ par Th. 31 u lié 272
Synonyme de la po»rc Curé, par Fr. Burvenich 278
Pomme Marie Joseph d^Othée^ par H. Monville 295
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— 380 -
Page».
Poire Marie. Louise^ par Éd. Pynaert 305
Poires Beurré Bnguet et Dinidonné Antoiney par A. Baguet. . . . 323
Kaisin Muscat Ch. Albfvdienêl, par kmh.\eTSc\ïBiïe\i 335
Arboricaltare fruitiôre.
Les pignons perdus, par Fr. Burvenich 14, i5, 283
Les arbres à branches renversées, par Fr. Burvenich 25
Les pommiers en espalier, par A. de Biseau d^HautevilIc 54
Boutures herbacées de vignes, par Fr. Burvenich 60
Greffage à longs greffons, par Fr. Burvenich 91
Du Pru'iellier on Epine noire comme sujet, parRoville 92
Eclaircissage des grappes de raisins, par Éd. Pynaert i33
Le Néflier, par 0. Vigeaux 144
A propos de la taille d'été, par H. J. Van Huile 170
Fécondation artificielle des arbres fruitiers f86
Le Sureau, par Fr. Burvenich 193
A propos de la taille d'été du Poirier, par A. Fillot 205
La taille du Pécher, par «îustave Liénard 258
Encore le Sureau, etc., par C. De Vos . . 285
Réponse aux observations de M. De Vos, par Fr. Burvenich .... 287
Le Cisellt'mv'il du raisin, par Fr. Burvenich 322
Pêchers et bnignoniors cultivés en pots, par Ed. Pynaert .... 32i
Revae pomologiqiae
Revue pomologique par Éd. Pynaert : '
Les pèches Frans Roelitz et Baron Du four 11
Deux poires nouvelles 12
Revue pomologique par Ém. Rodigas :
Linneous Pippin 12
La poire Épiscopale et le Doyenné d*Alençon 12
Les raisins de l'Exposition 15
Raisin Gamay Nicolas '13
Hortioaltare florale et maraîchère.
Le Thym panaché, par Fr. Burvenich 5^
Culture du Melon sur buttes, par Fr. Burvenich 93
Rosiers en corbeille, par H. J. Van Huile 100
Soins à donner aux couches à melons, par Fr. Burvenich .... 107
Pommes de terre permanentes, par Osw. de Kerchove de Denterghero. 112
A propos du Pêcher pourpre 123, 127
Arum crinitum, par Fr. Burvenich 140
Les radis du Japon et de la Chine, par 0. Klipp 146
Les carottes potagères, par Fr. Burvenich 175
Le Tritoma Uvaria grandiflora Gawl., par Jules Burvenich .... 179
L^horticulture au Brésil, par A. Baguet 198
Taille d'été des arbres et arbustes à fleurs, par Fr. Burvenich . . . 202
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— 381 —
Fftg«i.
Traitement des fraisiers en juillet, par Fr. Burvcnich 212
Corbeilles et bordures, par H. J. Van Huile 230
Artichauts en miniature 25^
Les cardons en succession, par Fr. BurvenJch 2i2
La Barbe de Capucin ou Witloof^ par A. Fillot 2i7
Forçage des fraisiers, par Ed. Pynaert 262
Bordures et tapis vivaces, par A. Fillot 26i
L'Ail, par 0. Klipp 266
L*Arroche, par 0. Klipp. . 267
Plantes d'ornement. Soins en vue de l'hiver, par H J. Van Huile. . 269
Plantation automnale du Bosier, par A. de Biseau d'Hautcville. . . 277
Corbeille parlerre, par A. Fillot. . 282
Soins à donner aux Choux fleurs, par Ém. Bodigas 28i
Les Courges comestibles, par Fr. Burvenich 502
Culture de l'Artichaut, par Fr. Burvenich 308
Culture des champignons comestibles, par Fr. Burvenich .... 326
Bibliographie.
Fr. Burvenich. -— Les pignons perdus. . * • • ^2i
Bévue des publications, par Ém. Bodigas :
A. Bellynck. — Cours élémentaire de botanique ^^7
F. Crépin et J. J Poncin. — Notions élémentaires de botanique, à
l'usage des écoles *^'
J. A. Dybdahl. — Tidskrifl for Havevaezen ^^^7
D' Ed. Lucas. — Chrisl's Garlenbuch . 185
E. Verhille. — Cours d'arboriculture à Tiisage des écoles primaires . 183
Bibliographie pomologique et horticole, par Éd. Pynaert :
0. Thomas. — Catalogue descriptif et raisonné des variétés de fruits,
cultivées dans l'établissement de Simon-Louis frères. Guide pratique
et complet de l'amateur de fruits 234
H. de la Blanchère. — Les ravageurs des vergers et des vignes. — Les
ravageurs des forêts et des arbres d'alignement 235
Expositions.
Exposition d'Audenarde, par H. J. Van Huile 274
Exposition à Forest, par Km. Bodigas S76
Congrès pomologique de Lyon, par Fr. Burvenich 284
La section pomologique de l'Exposition de Philadelphie, par P. Marchand 312
Exposition de Mali nés, par Ém. Bodigas 315
Exposition de Verviers, par Ed. Pynaert 339
Expositions annoncées.
Expositions annoncées 29, 62
Congrès de botanique et horticole 3i
Exposition internationale de Philadelphie »... 58
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— 382 -
Pages.
L^exposition française du palais de l'Industrie 82
Exposition internationale d'horticulture d'Amsterdam en 1877 . . . 239
Congrès de la Société pomologique de France 251
Expositions annoncées 253
Nécrologie.
Jamin père 63
Notice biographique sur Alphonse Mas, par Éd. Pynacrt 67
Louis Van Houtte,par Osw. deKerchovede Denterghem .... 158
Notice biographique sur Louis Van ÏJoutte, par Ém. Rodigas . . . 162
Julien Alexandre Hardy, par Éd. Pynaert o02
Monament Van Hontte.
Monument à la mémoire de Louis Van Houtte 160,218
Listes de souscriptions 187, 254, 317, 3i2
Mélanges.
Coup d'oeil sur l'arboriculture dans le Danemark, par H. J. Van Huile 20
Le puceron lanigère, par A. Morel 57
Remède contre la coulure de la vigne 62
M. Ém. Rodigas 65
Consommation des fruits à Paris 63
Buste de M. Mas 63
Les Pucerons du Pécher, par P. J. Ronsmans 76
Espalier superposé, par Fr. Ourvenich. . * 97
Abri pour garantir les vignes, par Raphaël Gauthier 9'J
Du sol, par Osw. de Kerchove de Denterghem 102
Cuisson des légumes par la fermentation, par Ch. Laporte .... 113
L'étiqueteur Hardivilie, par J. M. De Smet 114
Charlatanisme agricole et horticole, par M. de Stappaert 115
Nos petits ennemis, par O. RI ipp 120
Quelques mots sur un jardin fruitier en Hollande, par H. J. Van Huile. 121
Cours publics à Lille 123
Le Puceron 124
Utilité du Crapaud 125
Conférence à Amsterdam 125
Moyen pour conserver l'Oseille 1 26
Remèdes contri; la Rouille 126
Guérison du Chancre des arbres 126
Pour obtenir de beaux fruits 127
Les raisins d'Espagne 127
La Mauve 127
Les pépinières d'Orléans, par Fr. Burvenich 130
Le Scarabée du Framboisier, par 0. Klipp 138
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— 383 —
Pages.
Un ennemi de l'Oranger, par P. W. R lit
Un étai naturel, par 0. Klipp Ii3
La culture maraîchère en Belgique, par Ed. Pynaert i^9
Les fruits de garde à TExposition de Bruxelles, par Fr. Burvenieh . .150
Le D' Ed. Lucas, par Osw. de KerchoTe de Denterghem 151
Les Criocères de l'Asperge, par 0. klipp 173
Le Ver du Chou, par Fr. Burvenieh 180
Visiteau jardin fruitier de M. Puis, par Octave Burvenieh . . . . 182
De remploi du houblon comme levain de pâte, par 0. K 501
Destruction des Kermès et du Puceron* lanigère, par Éd. P. . . . 203
Les eaux d'égoûts, par P. B . 20i
Conservation des petits pois, par V 208
Une nouvelle classification des pommes du D' Robert Hogg, par Éd P. 210
Les poiriers qui fructifient cette année, par Éd. Pynaert 243, 268, 305, 330
La sangsue des arbres fruitiers, par Fr. Burvenieh 249
Le jardin fruitier de M. Hagii, par H. J. Van Huile 260
Encore le puceron lanigère, par Vorsterman van Oyen 278
L'École d'horticulture de l'Etat à Gand, par la Réd 280
Cacographie des noms de fruits, par Fr. Burvenieh 296
Les auxiliaires de la culture, par H. J. Van Huile 298
Concoursde jardinage à Jtièvrc, par Ém. Rodigas 304
L'École normale de Mons, par Ém. R 315
L'enseignement supérieur de l'agriculture, par Em. Rodigas . . . 335
Table générale des volumes de la l'" série 345
» » t> 2"»« » 357
Calendrier du Primeariste.
Calendrier du primeuriste, par Ém. Rodigas :
Travaux de janvier, février, mars, avril, mai, juin, octobre, novembre et
décembre 32, 64, 96, 128, 160, 186, 288, 317, 342
Flanches ooloriées.
Raisin Comte de Rerchove.
Poire Williams' Duchess.
Pomme Lord Suflield.
Pêche Lord Palmerston.
Poire Nathalie Soetens.
Poire Beurré perpétuel.
Poire Beurré Du Bus.
Poire Beurré Spae.
Fraises nouvelles.
Poire Marie Louise.
Raisin Muscat Ch. Alberdienst.
Planches noires
Portrait de Alphonse Mas.
Portrait du D»" Ed. Lucas.
Portrait de Louis Van Houtte.
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— 384 ~
Fignres.
Pages.
1. — Pignon avec porte au
milieu iJS
2. — Palmette pour pignons
bas iQ
3. — Espalier haute tige . . 17
i. — Cordons doubles. . . 23
5. — Appel- sève .... 23
6. — Bank-form .... 24
7. — Greffe par approche. . 2i
8. — Cordons obliques . . 26
9. — Cordon à branches ren-
versées 26
10. — Espalier branches ren-
versées 27
II.- Coin du Cercle ... 44
12. — Médaille de TExposition
de 1875. . , . U
13. — Double espalier à bran-
ches renversées . . 46
14. — Espalier de façade, bran-
ches renversées . . 48
15. — Contre espalier pour
hautes liges . .51
16. — Fraise Marguerite . . 56
17. — Fosse pour butte à
melons 94
18. — Butte à melons ... 94
19. — Meule h melons ... 94
20. — Melon noir des Carmes . 95
21. — Melon Cantaloup précoce 95
22. — Melon Cantaloup orange 97
23. — Espalier superposé . . 97
24. — Corbeille de rosiers. . 101
25. -
fond
P«gM-
de
27. —
28. —
29. —
50. —
31. -
32. —
33. -
34. -
55. -
36. —
37-38.
591 —
40-41.
42. —
43. -
44. —
45. -
46. -
47. -
48. -^
49.
50.
108
109
109
110
114
132
Melon Preâcott,
blanc . . .
Cantaloup noir
Portugal , . . .
Melon de Cavaillon . .
Melon brodé de Siam .
L'Etiqueteur Hardiville.
Robinia pyramidalis. .
Grappe avant le cisel-
lement 135
Grappe après le ciselle-
ment 137
Arum crinttum . . .140
Carotte courte hâtive . 175
Carotte d'Altringham . 176
Tritoma Uvaria . . .180
— Pincement du Poirier 205
Fraise Napoléon III. . 225
— Corberles du Parc
Vauban 232
Plantation des Cardons. 242
Chicorée sauvage amé-
liorée 247
Witloof ou Barbe de
Capucin 248
Serre à Fraisiers. . . 263
Corbeille parterre . . 282
Courge Bonnet d'électeur 502
Abris passagers . . . 309
Plantation des artichauts 510
Meule à champignons . 328
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REVUE DE L'HORTICULTURE BELGE
ET ÉTRANGÈRE
PUBLIÉE ET RÉDIGÉE PAR
Pr. Barvenîch, Osw. deKerchove de Denterghem, Éà, Fynaert, Ém. Kodigas,
Ang. Van Geert fils, H. J. Van Hnlle,
avec la colIaboratioD de
Alf. Allard, Ch. Baltet, Th. Bughetët, Jul. Burvenigh, Fr. Grépin, Dantier, Ecg. de
DuREN, F. Denis, deLombaehdk, de Oliveira Jr, P. E. De Puydt, Fr. Dbsbois, Art. De
Smet, L. Duval, a. FiLLOT, J. GiLLON, Jadoul, R. JoLiBois, Ch. Joly, a. m. C. Jong-
RiNOT-CoKmcK, J. J. KicKX, Max Leightlin, Lucien Linden, Aug. Siraux, 0. Thûmas,
S. Vanden Heede, E. Vander Meersch, Alf. Wesmael, P. Wolkenstein, etc.
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afi^anchié accompagnée d'un franc en timbres poste. On accepte les
timbres de tous pays.
LlSl Hevue de lE'orticulture belge et étrangère paraît régulièrement
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BULLETIN DE SOUSCRIPTION.
Le soussigné
demeurant à : -
déclare s'abonner à un exemplaire de la Revue de rHorticuIture belge et
étrangère, aux conditions cp-dessus mentionnées,
le ^ 187 .
On est prié de vouloir remplir dûment ce bulletin et de le renvoyer, affranchi, à
t'ue de Bruxelles, 142,
GAND.
Pour
l'affraucbissement
en Belgique.
Timbre
d'an
oogle
Ouvrages des mêmes auteurs.
BURVENICH, PYNAERT, RODIGAS et VAN HULLE. ANNUAIRE DE
L'HORTICULTURE BELGE pour 1877. Un vol. in-l8«^ de
250 pages, avec vignettes et portrait fr. 5 00
Les fêles florales de Gand. En collaboration avec O. de
RERCIIOVË, vol. in-S», avec plans 5 00
F. BURVENICH. Practische aanwijzingen over den snoei der fruitboomcn en .
den fruitkweek onder glas, 4« oragewerkte uîtg. . . . 3 00
— De burgerlijke fruitkweek/in-IS» met pi. . . . . 1 25
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gave met pluten - - 1 50
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les prés, les cours d'école, etc. . . , * • * . . 2 00
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collaboration de M. Van Huile). ...#*... 1 00
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. >- De tuin des ondcrwiizers . .-.'.'♦ V '\. ^ ... . 7S
ÉD. PYNAERT. Manuel de l'amateur dé frujlff f arlirtï'IcullUre fruitière en
dix leçons, in- 18», de 388 p. et 89 flg . , ; . . . . . 3 50
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des arbres fruitiers, 2« édition, in* f8',^i^v«fi 6i^ figuras . .4 00
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employées eu horticulture. J)ô la possîbUité d'û^liser la chaleur
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den grond. — Outwatering. — Bemesting. - — Aankweeking, enz.,
in-l8omct2Sfig 2 00
— Eeu woordover defruitboomkweek iapottèn. . . . . . 7|î
— Over îjet enten of gi'iffelen der fruitbnomen, aUook der sieraadboomen
en heesfcers,'naar het werk : a l*Art de greffes « van K. Baltet,
in-l8«, mellISfig ... ...'...... 3 00
EMILE RODIGAS. Traité théorique et pratique de culture maraîchère,
3« éd , avec fig . . . 3- 50.
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— De burgerli^':e moestuin. Beknopt over«icht der cuituur van al de in
eenen gei» ^'len luin te lelen groenselplanten 2 00
H. J. VAN HULLE. Culture de la vigne sous verre, 2* éd. in-8<», avec pi. \ 00
— De mocshovenierderij, 3«uitg., met pi. . ... . , , ', 2 50
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— De boorateell.^e uitgavB, met fig . . . . . . . . 3 00
~ Coup d'œil sur les promenades et les jardins publics à notre époque,
précédé d'une étude sur le Jardin botanique de PC|niversite dç
Cand, 2' éd. in-8* 1 ^
— Élagage des essences forestières, des arbres des promenades et des
boulevards, tonte des haies et émondage d«s Conifères, in-8^ 75
— Desleuningder boschhoutsoorten, der boomeu iangs wandeidreven en
lanen, het scheren der hagen, het dunnen der harsachtige gewas-
seu, in-8*', met pi. . . . . , ô 75
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